מידרש תנחומא

La famille du Midrash Tan’houma

Bibliographie française

La famille du Midrash Tan’houma

Le Midrash Tan’houma est un midrash sur les cinq livres de la Torah rédigé entre 500 et 800 de l’ère commune. Il est structuré autour de sermons sur les premiers versets de chaque paragraphe de la Torah. Nommé en l’honneur du sage talmudique Rabbi Tan’houma, qui figure en bonne place dans le texte, il est également appelé « Tan’houma-Yélamédénou » en raison de la prévalence de passages juridiques commençant par les mots « yélamédénou rabeinou » (enseigne-nous, notre rabbin). La datation et l’histoire de la composition du Tan’houma sont des sujets de débat scientifique (sefaria.org). Ce Midrash est connu à travers plusieurs versions :

Le Tan’houma A (ou Tan’houma Buber)

Traduction Maurice Mergui, éditions Objectif Transmission.

Le Midrash TanHuma sur la Genèse (version Buber), tomes 1–4
Le Midrash TanHuma sur l’Exode (version Buber), tomes 1–2
Le Midrash TanHuma sur le Lévitique (version Buber), tomes 1–2
Le Midrash TanHuma sur les Nombres (version Buber), tomes 1–3
Le Midrash TanHuma sur le Deutéronome (version Buber)

Présentation de l’éditeur : Le Midrash TanHuma (מדרש תנחומא) est un corpus midrashique portant sur le Pentateuque. Contrairement au Midrash Rabba, il nous est parvenu sous trois formes, dont la troisième ne nous est connue que par des citations dans d’autres corpus. Ces midrashim se présentent comme écrits par R. TanHuma, d’où le nom du corpus — ce nom provient simplement de la formule introductive « R. TanHuma a dit ». Il est possible cependant que R. TanHuma lui-même ait conservé ses homélies, et que sa collection ait été utilisée par les éditeurs du midrash. Nous publions ici la version éditée par Salomon Buber (Vilnius, 1885). Cette recension est parfois nommée Recension A ou simplement TanHuma Buber. Buber a restitué cette œuvre à partir de plusieurs manuscrits. Il soutenait que ce corpus était antérieur au Midrash Rabba qui citerait certains passages du TanHuma. Buber avance que le TanHuma daterait du Ve siècle, antérieur donc à la clôture du Talmud Babylonien — hypothèse que certains auteurs ont contestée. De nombreux paragraphes du TanHuma Buber débutent par un syntagme qu’on ne retrouve pas dans le Rabba ou d’autres corpus : yelamedenu rabbenu (« Que notre maître veuille bien nous enseigner »), qui vient juste après le verset scripturaire cible et qui est invariablement suivi de l’expression kakh shanu rabbotenu (« Voici ce que nos Maîtres ont enseigné »), expression qui introduit un enseignement de type halakhique issu d’une mishna ou d’une baraïta, toujours puisé dans le corpus palestinien — jamais du corpus babylonien. Cette caractéristique tranche donc avec le Midrash Rabba où le matériel halakhique est très limité. Le TanHuma Buber contient près de 61 fois ces séquences de questions-réponses de type halakhique. Mais le TanHuma est d’abord un recueil d’aggada. Le contenu aggadique du TanHuma est très varié : exégèse midrashique de versets bibliques, homélies, réfutations d’hérétiques, récits, paraboles, aphorismes, dictons et proverbes. On y retrouve les procédés habituels du midrash : al tiqra, qeri/ketib, Hasser/male, raisonnements a fortiori, etc. Le raisonnement par les valences (gematria) est fréquent. Le TanHuma Buber représente un moment important dans l’histoire de la redécouverte du Midrash conduite au XIXe siècle par une pléiade d’auteurs tels que Leopold Zunz, Adolf Jellinek, Solomon Aaron Wertheimer, Lazar Grünhut, Karl August Wünsche et Louis Ginzberg.

Le Tanhuma B ou Yelamedenu

Traductions Huguette Brunel (Genèse, Exode) et Maurice Mergui (Lévitique, Nombres, Deutéronome), éditions Objectif Transmission.

Le Midrash TanHuma-Yelamedenu sur la Genèse (version Berman), tomes 1–3
Le Midrash TanHuma-Yelamedenu sur l’Exode (version Berman), tomes 1–3
Le Midrash TanHuma-Yelamedenu sur le Lévitique (version Berman), tomes 1–2
Le Midrash TanHuma-Yelamedenu sur les Nombres (version Berman), tomes 1–2
Le Midrash TanHuma-Yelamedenu sur le Deutéronome (version Berman)

Présentation de l’éditeur : Solomon Buber publia en 1885 une édition d’un Midrash TanHuma basée principalement sur un manuscrit de l’Université d’Oxford. Nous avons commencé à publier la traduction française de ce corpus (3 tomes parus à ce jour, soit l’ensemble du TanHuma de Buber sur la Genèse). Le texte dont nous publions ici la traduction française diffère notablement du texte de Buber et a été établi par Berman. Pour le distinguer du TanHuma de Buber, nous lui donnons le nom de TanHuma yelamedenu. Un certain nombre de manuscrits et d’éditions imprimées donnent en effet à ce texte tantôt le titre de TanHuma, tantôt celui de TanHuma yelamedenu. On sait que le terme yelamedenu provient d’une formule, yelamedenu rabbenu, « que notre maître veuille bien nous enseigner », qu’on retrouve fréquemment dans notre texte ainsi que dans celui de Buber. Rashi, dans ses commentaires, se réfère tantôt au TanHuma, tantôt au yelamedenu comme sources de certains de ses commentaires. Il semble donc que Rashi avait sous les yeux deux textes différents, l’un intitulé TanHuma et l’autre, yelamedenu.

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