תרגום ניאופיטי
Targoum Néofiti
Trad. R. Le Déaut (1968-1978)
Parashat ‘Houqat-Balaq פָּרָשַׁת חֻקַּת-בָּלָק
Première portion (19:1–20:6)
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes :
YY parla à Moïse et à Aaron, en disant :
« Ceci est un statut de la loi qu’a prescrit l’Éternel, savoir : Avertis les enfants d’Israël de te choisir une vache rousse, intacte, sans aucun défaut, et qui n’ait pas encore porté le joug.
« Voici la disposition de la Loi que YY a présentée, en disant : Dis aux enfants d’Israël qu’ils se procurent et t’amènent une vache rousse, parfaite, qui n’ait aucune tare en elle (et) sur laquelle n’a pas été posée la servitude d’un joug.
Vous la remettrez au pontife Éléazar; il la fera conduire hors du camp, et on l’immolera en sa présence.
Vous la remettrez à Éléazar, le prêtre, qui la fera sortir en dehors du camp et on l’immolera devant lui.
Le pontife Éléazar prendra du sang de l’animal avec le doigt, et il fera, en les dirigeant vers la face de la Tente d’assignation, sept aspersions de ce sang.
Éléazar, le prêtre, prendra de son sang, avec son doigt, et il fera une aspersion de son sang, par sept fois, en direction de la partie antérieure de la Tente de Réunion.
Alors on brûlera la vache sous ses yeux : sa peau, sa chair et son sang, on les brûlera avec sa fiente.
Puis on brûlera la vache en sa présence : on brûlera sa peau, sa chair, et son sang avec ses excréments.
Le pontife prendra du bois de cèdre, de l’hysope et de l’écarlate, qu’il jettera dans le feu où se consume la vache.
Alors le prêtre prendra du bois de cèdre, de l’hysope et de la teinture de beau cramoisi, qu’il jettera et lancera au milieu du feu où se consume la vache.
Puis ce pontife lavera ses vêtements, baignera son corps dans l’eau, et alors il rentrera au camp ; mais il restera impur jusqu’au soir.
Le prêtre lavera ensuite ses vêtements et baignera son corps dans l’eau ; après cela il rentrera à l’intérieur du camp. Le prêtre sera impur et exclu des choses saintes jusqu’au soir.
Celui qui aura brûlé la vache nettoiera ses vêtements dans l’eau, baignera dans l’eau son corps, et restera impur jusqu’au soir.
Celui qui brûle (la vache) lavera ses vêtements dans l’eau et baignera son corps dans l’eau. Il sera impur jusqu’au soir.
Cependant un homme pur recueillera les cendres de la vache et les déposera hors du camp, en lieu pur, où elles resteront en dépôt, pour la communauté des enfants d’Israël, en vue de l’eau lustrale ; c’est un purificatoire.
Un homme pur recueillera la cendre de la vache et la déposera en dehors du camp dans un lieu pur (où) elle sera en réserve pour la communauté des enfants d’Israël pour (faire) l’eau lustrale. C’est un sacrifice pour le péché.
Celui qui aura recueilli les cendres de la vache lavera ses vêtements, et sera impur jusqu’au soir. Et ceci sera, pour les enfants d’Israël et pour l’étranger établi parmi eux, un statut invariable :
Celui qui a recueilli la cendre de la vache lavera ses vêtements et sera impur jusqu’au soir. Ce sera là une loi éternelle pour les enfants d’Israël et pour les étrangers qui sont établis parmi vous.
celui qui touchera au cadavre d’un être humain quelconque sera impur durant sept jours.
Quiconque touche un mort, quiconque devient impur (par le contact d’un) cadavre de fils d’homme sera impur durant sept jours.
Qu’il se purifie au moyen de ces cendres, le troisième et le septième jour, et il sera pur ; mais s’il ne s’est pas purifié, le troisième et le septième jour, il ne sera point pur.
Il s’aspergera le troisième jour et le septième jour, alors il sera pur. Mais s’il ne s’asperge point (avec l’eau lustrale) le troisième jour et le septième jour, il ne sera pas pur.
Quiconque a touché à un cadavre, au corps d’une personne morte, et ne se purifie point, souille la résidence du Seigneur, et cette existence sera retranchée d’Israël : parce que l’eau lustrale n’a pas été lancée sur lui, souillé qu’il est, il gardera sa souillure.
Quiconque touche un mort (ou) à quelqu’un qui est souillé par un cadavre de fils d’homme qui est mort, et qui ne se fait point des aspersions, souille le tabernacle de YY : cette personne sera exterminée d’Israël. Puisqu’il n’a pas répandu sur lui l’eau lustrale, il est impur, son impureté est encore en lui.
Voici la règle, lorsqu’il se trouve un mort dans une tente : quiconque entre dans cette tente, et tout ce qu’elle renferme, sera impur durant sept jours;
Voici quelle est la prescription de la Loi : Quand un homme meurt dans la tente, quiconque entre dans la tente, et tout ce qui est placé dans la tente, sera impur durant sept jours.
et tout vase découvert, qui n’est pas entièrement clos d’un couvercle, sera impur.
Et tout vase d’argile ouvert, qui n’a pas de couvercle d’argile assujetti tout autour de lui, est impur.
Quiconque touchera, en pleine campagne, au corps d’un homme tué par le glaive ou mort naturellement, ou à un ossement humain ou à un sépulcre, sera souillé durant sept jours.
Quiconque, dans la campagne, touche quelqu’un qui a été tué par le glaive, ou à un mort, ou à un ossement (de fils) d’homme, ou à un tombeau, sera impur durant sept jours.
Pour purifier l’impur, on prendra des cendres provenant de la combustion du purificatoire, auxquelles on mêlera de l’eau vive dans un vase.
Pour celui qui est impur, on prendra de la cendre du brasier (où l’on a brûlé) la vache et l’on y ajoutera de l’eau pure de source, dans un vase d’argile.
Et un homme pur prendra de l’hysope, la trempera dans l’eau et aspergera la tente, ainsi que tous les vases et les personnes qui s’y trouvaient ; pareillement, celui qui aurait touché à l’ossement, à l’homme tué ou mort naturellement, ou au sépulcre.
Puis un homme pur prendra de l’hysope et la plongera dans l’eau ; il fera l’aspersion sur la tente ainsi que sur tous les objets et (toutes) les personnes qui s’y trouvaient, et sur quiconque aurait touché un ossement, un tué, un mort ou un tombeau.
L’homme pur fera donc aspersion sur l’impur, au troisième et au septième jour; et lorsqu’il l’aura purifié le septième jour, l’autre lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau, et sera pur le soir.
L’homme pur fera l’aspersion sur l’impur le troisième jour et le septième jour ; le septième jour il sera purifié, il lavera ses vêtements, se baignera dans l’eau et le soir il sera pur.
Mais l’individu qui, devenu impur, ne se purifierait pas, celui-là sera retranché du sein de l’assemblée, car il a souillé le sanctuaire du Seigneur : l’eau lustrale n’a pas été jetée sur lui, il reste impur.
Mais l’homme qui est impur et omet de s’asperger, cette personne sera exterminée du milieu de l’assemblée ; car elle a souillé le sanctuaire de YY. Il n’a pas répandu sur lui l’eau lustrale, il est impur.
Ce sera pour eux une règle invariable. Quant à celui qui aura fait aspersion de l’eau lustrale, il lavera ses vêtements, et celui qui touchera à l’eau lustrale sera impur jusqu’au soir.
Ce sera pour eux une loi perpétuelle. Celui qui fait l’aspersion d’eau lustrale lavera ses vêtements, et celui qui aura touché à l’eau lustrale sera impur jusqu’au soir.
Tout ce que touchera l’impur sera souillé ; et la personne qui le touchera sera souillée jusqu’au soir. »
Tout ce que l’impur aura touché sera impur, et la personne qui le touche sera impure jusqu’au soir. »
Les enfants d’Israël, toute la communauté, arrivèrent au désert de Cîn, dans le premier mois, et le peuple s’arrêta à Kadêch. Miriam mourut en ce lieu et y fut ensevelie.
Les enfants d’Israël, tout le peuple de la communauté, pénétrèrent au désert de Tsin, le premier mois, et le peuple campa à Reqem. C’est là que mourut Miryam et là qu’elle fut mise au tombeau.
Or, la communauté manqua d’eau, et ils s’ameutèrent contre Moïse et Aaron ;
Il n’y avait pas d’eau pour le peuple de la communauté et ils s’assemblèrent contre Moïse et contre Aaron.
et le peuple chercha querelle à Moïse, et ils parlèrent ainsi : « Ah ! que ne sommes-nous morts quand sont morts nos frères devant l’Éternel !
Le peuple de la communauté se querella (avec Moïse) et se mit à parler ainsi : « Ah, que ne sommes-nous morts comme sont morts nos frères devant YY !
Et pourquoi avez-vous conduit le peuple de Dieu dans ce désert, pour y périr, nous et notre bétail ?
Pourquoi donc avez-vous amené l’assemblée de la communauté de YY dans ce désert pour y mourir, nous et nos bêtes ?
Et pourquoi nous avez-vous fait quitter l’Égypte pour nous amener en ce méchant pays, qui n’est pas un pays de culture, où il n’y a ni figuiers, ni vignes, ni grenadiers, ni eau à boire ! »
Et pourquoi donc nous avez-vous fait monter d’Égypte pour nous introduire dans ce mauvais coin, un endroit impropre aux semailles, sans plantes, sans figuiers, sans vignes et sans grenadiers ? Et il n’y a même pas d’eau pour boire ! »
Moïse et Aaron, assaillis par la multitude, se dirigèrent vers l’entrée de la Tente d’assignation et se jetèrent sur leur face ; et la majesté divine leur apparut.
Quittant l’assemblée, Moïse et Aaron vinrent à l’entrée de la Tente de Réunion ; ils se prosternèrent sur leurs faces et la Gloire de la Shekinah de YY leur apparut.
Deuxième portion (20:7–20:21)
Et l’Éternel parla ainsi à Moïse :
Et YY parla à Moïse, en disant :
« Prends la verge et assemble la communauté, toi ainsi qu’Aaron ton frère, et dites au rocher, en leur présence, de donner ses eaux ; tu feras couler, pour eux, de l’eau de ce rocher, et tu désaltéreras la communauté et son bétail. »
« Prends la verge, et rassemblez le peuple de la communauté, toi et ton frère Aaron ; et vous direz sous leurs yeux au rocher (qui se trouve) devant eux qu’il donne ses eaux. Tu feras sortir pour eux de l’eau du rocher et tu feras boire le peuple de la communauté ainsi que leurs bêtes. »
Moïse prit la verge de devant l’Éternel, comme il le lui avait ordonné.
Moïse prit donc la verge de devant YY, ainsi que YY le lui avait prescrit.
Puis Moïse et Aaron convoquèrent l’assemblée devant le rocher, et il leur dit : « Or, écoutez, à rebelles ! Est-ce que de ce rocher nous pouvons faire sortir de l’eau pour vous ? »
Puis Moïse et Aaron réunirent l’assemblée devant le rocher. Il leur dit : « Écoutez donc, peuple (de gens) qui veulent en apprendre à leurs maîtres (et) qui auraient besoin d’apprendre ! Est-ce que nous pourrons faire sortir pour vous de l’eau de ce rocher ? »
Et Moïse leva la main, et il frappa le rocher de sa verge par deux fois ; il en sortit de l’eau en abondance, et la communauté et ses bêtes en burent.
Moïse éleva la verge et frappa par deux fois le rocher avec la verge ; il en sortit de l’eau en abondance et le peuple de la communauté but, ainsi que leurs bêtes.
Mais l’Éternel dit à Moïse et à Aaron : « Puisque vous n’avez pas assez cru en moi pour me sanctifier aux yeux des enfants d’Israël, aussi ne conduirez-vous point ce peuple dans le pays que je leur ai donné. »
YY dit à Moïse et à Aaron : « Parce que vous n’avez pas cru en moi, au nom de ma Parole, pour sanctifier mon Nom aux yeux des enfants d’Israël, je le jure, à cause de cela, vous ne ferez pas entrer cette assemblée au lieu que je leur ai donné ! »
Ce sont là les Eaux de Meriba1, parce que les enfants d’Israël contestèrent contre le Seigneur, qui fit éclater sa sainteté par elles.
1 « Contestation, querelle. »
Ce sont là les « Eaux-de-la-Querelle » où les enfants d’Israël se querellèrent devant YY et par lesquelles il sanctifia son nom.
Moïse envoya, de Kadêch, des députés au roi d’Édom : « Ainsi parle ton frère Israël : Tu connais toutes les tribulations que nous avons éprouvées.
Moïse envoya des messagers de Reqem au roi (des Iduméens) : « Ainsi parle votre frère Israël. Vous, vous savez toutes les épreuves qui nous sont survenues.
Jadis, nos pères descendirent en Égypte, et nous y avons demeuré de longs jours ; puis les Égyptiens ont agi méchamment envers nous et nos pères.
Nos pères sont descendus en Égypte et nous sommes demeurés de nombreux jours en Égypte. Mais les Égyptiens nous ont mal traités ainsi que nos pères.
Mais nous avons imploré l’Éternel, et il a entendu notre voix, et il a envoyé un mandataire, qui nous a fait sortir de l’Égypte. Or, nous voici à Kadêch, ville qui confine à ta frontière.
Nous avons prié devant YY ; il a entendu la voix de notre prière et envoyé (un ange) de miséricorde qui nous a sauvés d’Égypte. Et nous voici à Reqem, ville qui se trouve sur les bords de ton territoire.
Permets-nous de traverser ton pays ! Nous ne passerons pas par tes champs ni par tes vignes, et nous ne boirons point de l’eau des citernes ; nous suivrons la route royale, sans nous en écarter à droite ou à gauche, jusqu’à ce que nous ayons passé ta frontière. »
Nous voudrions donc passer par ton pays. Nous ne traverserons pas de champs ni de vignes et nous ne boirons pas l’eau des citernes ; nous irons par la voie royale, nous ne dévierons ni à droite ni à gauche, jusqu’à ce que nous ayons passé ton territoire. »
Édom lui répondit : « Tu ne traverseras point mon pays, car je me porterais en armes à ta rencontre. »
[Mais le roi des Iduméens leur dit : « Vous ne passerez pas par (mes) frontières, sinon je sortirai avec l’épée à votre rencontre »].
Les enfants d’Israël lui dirent : « C’est par la chaussée que nous voulons monter, et si nous buvons de ton eau, moi ou mes bestiaux, j’en paierai le prix; mais il n’en sera rien, je ne ferai que traverser à pied. »
Les enfants d’Israël lui dirent : « Nous monterons par la voie royale. Si nous buvons de ton eau, nous et nos bêtes, nous donnerons l’argent pour l’acheter. De plus, il n’y aura à cela aucun dommage, nous passerons à pied. »
Il répliqua : « Tu ne passeras point ! » Et Édom s’avança à sa rencontre, en grande multitude et à main armée.
Mais il dit : « Tu ne passeras pas. » Et les Iduméens sortirent à leur rencontre avec un peuple puissant (= en grand nombre) et des forces considérables.
Édom ayant donc refusé à Israël la permission de traverser son territoire, Israël prit une autre direction.
Les Iduméens se refusèrent donc à laisser Israël passer par leur territoire. Et Israël se détourna d’eux, car ils avaient reçu ordre de leur Père qui est dans les cieux de ne point aligner contre eux les formations de combat.
Troisième portion (20:22–21:20)
Ils partirent de Kadêch, et les enfants d’Israël en masse arrivèrent à Hor-la-Montagne2.
2 Ne pas confondre avec celle du chap. 34.
Ils partirent de Reqem et les enfants d’Israël, toute la communauté, arrivèrent à Hor-la-Montagne.
L’Éternel parla à Moïse et à Aaron, à Hor-la-Montagne, sur les confins du pays d’Édom, en ces termes :
YY parla à Moïse et à Aaron, à Hor-la-Montagne, à côté des frontières des Iduméens, en disant :
« Aaron doit rejoindre ses pères; car il n’entrera point dans le pays que j’ai donné aux enfants d’Israël, attendu que vous avez dérogé à ma parole au sujet des eaux de Meriba.
« Aaron va être réuni à son peuple, car il n’entrera pas dans le pays que j’ai donné aux enfants d’Israël, puisque vous vous êtes rebellés contre la décision de ma Parole au sujet des Eaux-de-la-Querelle.
Prends donc Aaron avec Éléazar, son fils, et fais-les monter sur le mont Hor ;
Prends Aaron et Éléazar, son fils, et fais-les monter à Hor-la-Montagne.
dépouille Aaron de son costume, et revêts-en Éléazar, son fils : alors Aaron rejoindra ses pères et il mourra là. »
Dépouille Aaron de ses vêtements et tu en revêtiras Éléazar, son fils. C’est là qu’Aaron sera réuni (à son peuple) et qu’il mourra. »
Moïse fit comme avait ordonné l’Éternel : ils gravirent le mont Hor à la vue de toute la communauté.
Moïse fit donc comme YY l’avait prescrit. Ils montèrent à Hor-la-Montagne, sous les yeux de tout le peuple de la communauté.
Et Moïse dépouilla Aaron de son costume, le fit revêtir à Éléazar, son fils, et Aaron mourut là, au sommet de la montagne. Moïse et Éléazar redescendirent la montagne.
(Moïse) dépouilla Aaron de ses vêtements et en revêtit Éléazar, son fils ; et Aaron mourut là au sommet de la montagne. Puis Moïse et Éléazar descendirent de la montagne.
La communauté voyant qu’Aaron avait cessé de vivre, toute la maison d’Israël le pleura trente jours.
Tout le peuple de la communauté vit qu’Aaron avait expiré et toute la maison d’Israël pleura Aaron durant trente jours.
Le Cananéen, roi d’Arad, qui habitait au midi, ayant appris qu’Israël s’acheminait par ces régions, attaqua les Israélites et en fit quelques-uns prisonniers.
Le Cananéen, roi d’Arad, qui habitait dans le sud, apprit qu’Aaron était mort, l’homme pieux pour le mérite de qui les nuées de la Gloire entouraient Israël ; que Miryam, la prophétesse, était morte, par le mérite de qui le puits montait pour eux, et qu’Israël arrivait par la route par laquelle les explorateurs étaient montés. Ils engagèrent le combat contre Israël et en firent (un certain nombre) prisonniers.
Mais Israël fit un vœu à l’Éternel en disant : « Si tu livres ce peuple en mon pouvoir, je vouerai ses villes à l’anathème. »
Les Israélites firent alors un vœu à YY et dirent : « Si tu livres ce peuple entre nos mains, j’anéantirai leurs villes. »
L’Éternel écouta la voix d’Israël et lui livra les Cananéens; et on les frappa d’anathème, eux et leurs villes, et l’on donna à ce lieu le nom de Horma.
Et YY entendit la voix de la prière d’Israël et livra les Cananéens entre ses mains. Il les anéantit ainsi que leurs villes ; et l’on donna à l’endroit le nom de Hormah.
Ils partirent de Hor-la-Montagne dans la direction de la mer des Joncs, pour tourner le pays d’Édom. Le peuple perdit courage pendant cette marche,
Ils partirent de Hor-la-Montagne, par le chemin de la mer des Roseaux, en contournant le pays des Iduméens. Mais en chemin l’âme du peuple fut affligée ;
et il se plaignit de Dieu et de Moïse : « Pourquoi nous avez-vous tirés de l’Égypte, pour nous faire mourir dans ce désert ? car il n’y a point de pain, point d’eau, et nous sommes excédés de ce misérable aliment3. »
3 C’est-à-dire de la manne.
le peuple parla contre la Parole de YY et ils murmurèrent contre Moïse : « Pourquoi donc nous avez-vous fait monter d’Égypte pour nous faire mourir dans le désert, puisque nous n’avons ni pain à manger ni eau à boire, et que notre âme en a assez de ce pain qui est une maigre nourriture ? »
Alors l’Éternel suscita contre le peuple les serpents brûlants, qui mordirent le peuple, et il périt une multitude d’Israélites.
Une bath qôl sortit alors de la terre et sa voix se fit entendre (jusque) dans les hauteurs : « Venez, voyez, toutes les créatures, et venez, écoutez, tous les fils de la chair ! Autrefois j’ai maudit le serpent et lui ai dit : La poussière sera ta nourriture ! J’ai fait remonter mon peuple du pays d’Égypte et j’ai fait descendre pour eux la manne du ciel ; j’ai fait monter pour eux le puits de l’abîme et pour eux transporter les cailles de la mer. Et mon peuple s’est remis à murmurer devant moi au sujet de la manne qui serait un aliment trop maigre ! Que vienne (donc) le serpent qui n’a pas murmuré à cause de sa nourriture et qu’il domine (= sévisse) sur le peuple qui a murmuré à cause de sa nourriture ! » C’est pourquoi, YY lança contre le peuple les serpents brûlants ; ils mordirent le peuple et d’Israël un grand nombre de gens moururent.
Et le peuple s’adressa à Moïse, et ils dirent : « Nous avons péché en parlant contre l’Éternel et contre toi ; intercède auprès de l’Éternel, pour qu’il détourne de nous ces serpents ! » Et Moïse intercéda pour le peuple.
Le peuple vint vers Moïse, en disant : « Nous avons péché, car nous avons parlé contre la Parole de YY et murmuré contre toi. Prie devant YY pour qu’il éloigne de nous les serpents. » Et Moïse pria pour le peuple.
L’Éternel dit à Moïse : « Fais toi-même un serpent et place-le au haut d’une perche : quiconque aura été mordu, qu’il le regarde et il vivra ! »
Alors YY dit à Moïse : « Fais-toi un serpent d’airain et place-le dans un endroit élevé [et il adviendra que quiconque aura été mordu par le serpent et le regardera, restera en vie. »
Et Moïse fit un serpent d’airain, le fixa sur une perche ; et alors, si quelqu’un était mordu par un serpent, il levait les yeux vers le serpent d’airain et était sauvé.
Moïse fit donc un serpent d’airain et le plaça dans un endroit élevé]. Or, si le serpent mordait quelqu’un et que celui-ci jetait les yeux sur le serpent d’airain, il restait en vie.
Les enfants d’Israël levèrent le camp, puis campèrent à Oboth.
Les enfants d’Israël (partirent) et campèrent à Oboth.
Partis d’Oboth, ils campèrent à Iyyé-Haabarîm, dans le désert situé devant Moab, vers le soleil levant.
Puis ils partirent d’Oboth et campèrent dans le Défilé-des-Hébreux, dans le désert qui est en face des Moabites, au soleil levant.
De là ils repartirent et campèrent dans la vallée de Zéred.
Ils partirent de là et campèrent dans le torrent de Zéréd.
De là ils repartirent et campèrent sur la rive de l’Arnon située dans le désert et partant du territoire des Amorréens ; car l’Arnon est la frontière de Moab, entre Moab et le territoire amorréen.
Ils partirent de là et campèrent au-delà de l’Arnon, qui est dans le désert (et) qui sort des frontières des Amorrhéens ; car l’Arnon est la frontière des Moabites, entre les Moabites et les Amorrhéens.
C’est pourquoi l’on cite, dans l’histoire des guerres du Seigneur, « Vaheb en Soufa, et les affluents de l’Arnon ;
C’est pourquoi se trouvent écrits et expliqués dans le livre de la Loi de YY — qui est comparable au livre des Guerres —, les prodiges que YY accomplit avec Israël quand ils se tenaient à la mer des Roseaux et les prouesses qu’il accomplit avec eux tandis qu’ils passaient les torrents de l’Arnon.
et encore le bassin des rivières, qui s’étend vers Chébeth-Ar et confine à la frontière de Moab… »
Tandis que les Israélites passaient les torrents de l’Arnon, les Amorrhéens se cachèrent dans les grottes des torrents de l’Arnon, se disant : « Quand les enfants d’Israël passeront, nous sortirons contre eux et nous les tuerons. » Mais le Maître de tous les siècles, YY, fit un signe — lui qui connaît ce qu’il y a dans les cœurs et devant qui est manifesté ce qu’il y a dans les reins — il fit signe aux montagnes qui rapprochèrent leurs sommets les uns des autres et écrasèrent les têtes de leurs preux ; et les torrents débordèrent de leur sang. Mais (les Israélites) n’étaient pas au courant des prodiges et des prouesses que YY avait accomplis avec eux dans les torrents (de l’Arnon). Mais après cela, on (les leur) expliqua, puis ils s’en furent chez eux (litt. : à leurs places). Leḥayyat, la ville, qui n’était pas entrée dans leur plan fut sauvée. Elle est proche des frontières des Moabites.
Puis, ils gagnèrent Beêr4, ce puits à propos duquel le Seigneur dit à Moïse : « Assemble le peuple, je veux lui donner de l’eau. »
4 « Puits. »
À partir de là, le puits leur fut (re)donné. C’est le puits dont YY avait dit à Moïse : « Rassemble le peuple et je leur donnerai de l’eau. »
C’est alors qu’Israël chanta ce cantique : « Jaillis, ô source ! Acclamez-la !…
Alors Israël chanta ce poème de louange : « Monte, puits ! » lui chantaient-ils. Et celui-ci montait.
Ce puits, des princes l’ont creusé. Les plus grands du peuple l’ont ouvert. Avec le sceptre, avec leurs verges ! … » Et de Midbar ils allèrent à Mattana;
Le puits que les princes du monde, Abraham, Isaac et Jacob ont creusé autrefois, les (hommes) avisés du peuple l’ont achevé, les soixante-dix sages qui avaient été mis à part, les maîtres d’Israël, Moïse et Aaron, l’ont mesuré avec leurs verges. Et depuis le désert, il leur a été donné (comme) un don.
de Mattana à Nahalïel; de Nahalïel à Bamoth ;
Et après leur avoir été donné en présent, le puits se transforma pour eux en torrents impétueux ; et après être devenu torrents impétueux, il se mit à monter avec eux sur la cime des montagnes et à descendre avec eux dans les vallées profondes.
et de Bamoth, au plateau qui est dans la campagne de Moab, au sommet du Pisga, d’où l’on découvrait l’étendue du Désert.
Et après être monté avec eux sur les cimes des montagnes élevées et être descendu avec eux dans les vallées profondes, il leur fut caché dans la vallée qui se situe aux frontières des Moabites, au sommet de la hauteur, celle qui regarde en direction de Beth Yeshimon.
Quatrième portion (21:21–22:12)
Israël envoya des députés à Sihôn, roi des Amorréens, pour lui dire :
Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amorrhéens, en disant :
« Je voudrais passer par ton pays. Nous ne traverserons ni champs ni vignobles, nous ne boirons point de l’eau des citernes ; nous irons par la route royale, jusqu’à ce que nous ayons passé ta frontière. »
« Je voudrais maintenant passer par ton pays ; nous ne dévierons point (pour passer) dans des champs ou des vignes et nous ne boirons point l’eau des citernes ; nous marcherons par la voie royale jusqu’à ce que nous ayons traversé ton territoire. »
Mais Sihôn ne permit point à Israël de traverser son territoire ; et Sihôn rassembla tout son peuple, marcha à la rencontre d’Israël, vers le désert et atteignit Yahça, où il livra la bataille à Israël.
Mais Sihon ne laissa point Israël passer par son territoire. Sihon rassembla tout son peuple et sortit à la rencontre d’Israël au désert ; il arriva à Yahasah, et ils engagèrent le combat avec Israël.
Israël le passa au fil de l’épée, et il conquit son pays depuis l’Arnon jusqu’au Jaboc, jusqu’aux possessions des Ammonites ; car elle était forte, la frontière des enfants d’Ammon.
Et Israël l’extermina au fil de l’épée. Ils s’emparèrent de son pays depuis l’Arnon jusqu’au Jabo, jusqu’aux frontières des fils d’Ammon, car elle était forte la frontière des fils des Ammonites.
Israël s’empara de toutes ces villes ; et il s’établit dans toutes les villes des Amorréens, à Hesbon et dans toutes ses dépendances.
Israël s’empara de toutes ces villes et Israël s’établit dans toutes les villes des Amorrhéens, à Hesbon et dans tous ses villages.
Car Hesbon était devenue la ville de Sihôn, roi des Amorréens, celui-ci ayant fait la guerre au précédent roi de Moab, et lui ayant pris tout son territoire jusqu’à l’Arnon.
C’est que Hesbon était la ville de Sihon, roi des Amorrhéens et celui-ci avait engagé le combat avec le précédent roi des Moabites et lui avait enlevé tout le pays jusqu’à l’Arnon.
C’est à ce propos que les poètes disaient : « Venez à Hesbon ! Cité de Sihôn, qu’elle se relève et s’affermisse !
C’est pourquoi les poètes disent : « Entrez à Hesbon ; elle est (bien) bâtie et bien achevée, la ville de Sihon !
Car un feu a jailli de Hesbon, Une flamme, de la ville de Sihôn, Qui a dévoré Ar-en-Moab, Les maîtres des hauteurs d’Arnon.
Car un peuple de preux, ainsi qu’un feu dévorant, est sorti de Hesbon ; des guerriers sont sortis comme la flamme de la ville de Sihon ; ils ont anéanti Leḥayyat des Moabites, tué les prêtres qui sacrifiaient devant les bamoth de l’Arnon.
C’est fait de toi, Moab ! Tu es perdu, peuple de Camôs !… Ses fils, il les laisse mettre en fuite, Ses filles, emmener captives, Par un roi amorréen, par Sihôn !
Malheur à vous, Moabites ! Ils sont finis, exterminés, le peuple (de ceux) qui sacrifiaient devant l’idole de Camosh ! Il a livré leurs fils, emmenés avec les chaînes au cou, ainsi que leurs filles devenues captives, à Sihon, le roi des Amorrhéens.
Hesbon perdu, Nous les avons poursuivis de nos traits jusqu’à Dibôn ; Nous avons dévasté jusqu’à Nôfah, Même jusqu’à Médebal !… »
Finie la royauté pour Hesbon et la suprématie pour Dibon ! Les chemins sont désolés jusqu’à la citadelle de Nephaḥayya qui est près de Meydeba. »
Israël s’établit donc dans le pays des Amorréens.
Israël s’établit dans le pays des Amorrhéens.
Moïse envoya explorer Yazêr ; on s’empara de ses dépendances, et l’on déposséda les Amorréens qui y demeuraient.
Moïse envoya explorer Yazêr ; ils conquirent ses villages et exterminèrent les Amorrhéens qui y demeuraient.
Puis ils se dirigèrent, en montant plus haut, vers le Basan. Og, roi du Basan, s’avança à leur rencontre avec tout son peuple, pour leur livrer bataille, à Édréi.
Puis ils montèrent en se dirigeant par la route de Butnin. Og, roi de Butnin, sortit à leur rencontre, lui et tout son peuple, pour (disposer) les formations de combat à Edreï.
Mais l’Éternel dit à Moïse : « Ne le crains point, car je le livre en tes mains, lui et tout son peuple, et son pays; et tu le traiteras comme tu as traité Sihôn, roi des Amorréens, qui résidait à Hesbon. »
Or, quand Moïse vit Og, roi de Butnin, il fut pris de peur et il se mit à trembler devant lui. Il dit : « N’est-ce pas là Og qui tournait en dérision Abraham et Sarah et leur disait : Abraham et Sarah sont à comparer à de beaux arbres situés auprès des sources d’eau, mais qui ne font pas de fruits ! C’est pour cela que YY l’a fait vivre jusqu’à ce qu’il ait vu leurs fils et les fils de leurs fils et qu’il vienne tomber entre leurs mains. » Ensuite YY dit à Moïse : « N’aie aucune crainte devant lui, car je l’ai livré entre tes mains, ainsi que tout son peuple : tu lui feras comme tu as fait à Sihon, roi des Amorrhéens, qui demeurait à Hesbon. »
Et ils le battirent, ainsi que ses fils et tout son peuple, tellement qu’ils n’en laissèrent survivre aucun ; et ils conquirent son territoire.
Ils l’exterminèrent donc, ainsi que ses fils et tout son peuple, sans qu’il lui reste un seul survivant, et ils s’emparèrent de son pays.
Les enfants d’Israël repartirent, et ils allèrent camper dans les plaines de Moab, sur la rive du Jourdain qui fait face à Jéricho.
Les enfants d’Israël partirent et campèrent dans la plaine de Moab, au passage du (Jourdain) face à Jéricho.
Balak, fils de Cippor, ayant su tout ce qu’Israël avait fait aux Amorréens,
Balaq, fils de Sippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amorrhéens.
Moab eut grand’peur de ce peuple, parce qu’il était nombreux, et Moab trembla à cause des enfants d’Israël.
Les Moabites furent pris d’une grande peur devant le peuple, tant il était fort, et les Moabites furent tourmentés à cause des enfants d’Israël.
Et Moab dit aux anciens de Madian : « Bientôt cette multitude aura fourragé tous nos alentours, comme le bœuf fourrage l’herbe des champs ! » Or, Balak, fils de Cippor, régnait sur Moab, à cette époque.
Les Moabites dirent alors aux sages des Madianites : « Maintenant cette troupe va anéantir toutes les villes situées aux alentours, de même que le bœuf broute avec sa langue l’herbe de la surface de la campagne ! » Or Bala, fils de Sippor, était alors roi des Moabites.
Il envoya des messagers à Balaam, fils de Beor, à Pethor qui est sur le Fleuve5, dans le pays de ses concitoyens, pour le mander, en ces termes : « Un peuple est sorti d’Égypte ; déjà il couvre la face du pays, et il est campé vis-à-vis de moi.
5 L’Euphrate.
Il envoya donc des messagers à Balaam, fils de Beor, l’interprète des songes, qui se trouvait sur la rive du Fleuve, (au) pays des fils de son peuple, pour l’appeler, en disant : « Voici qu’un peuple nombreux est sorti d’Égypte et qu’il cache la terre de vue. Les voilà campés en face de moi.
Viens donc, je te prie, et maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi : peut-être parviendrai-je à le vaincre et le repousserai-je du pays. Car, je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit. »
Et maintenant viens donc ! Maudis-moi ce peuple, car ils sont plus forts que nous. Peut-être pourrai-je (ainsi) les exterminer et les chasser du pays. Je sais en effet (que celui) que tu bénis sera béni et que celui que tu maudis, est maudit. »
Les anciens de Moab et ceux de Madian partirent, munis des honoraires de la divination, et, arrivés chez Balaam, lui transmirent les paroles de Balak.
Les princes des Moabites et les princes des Madianites s’en allèrent avec, dans leurs mains, les salaires scellés des divinations. Ils arrivèrent chez Balaam et lui dirent les paroles de Balaq.
Il leur répondit : « Restez ici cette nuit, et je vous rendrai réponse selon ce que l’Éternel m’aura dit. » Et les princes moabites restèrent chez Balaam.
Il leur dit : « Logez ici aujourd’hui et (cette) nuit et je vous rendrai réponse selon ce qui me sera dit de devant YY. » Et les princes des Moabites demeurèrent avec Balaam.
Dieu aborda Balaam, en disant : « Qui sont ces hommes-là chez toi ? »
La Parole de YY apparut à Balaam et dit : « Qui sont ces hommes qui sont avec toi ? »
Balaam répondit à Dieu : « C’est Balak fils de Cippor, roi de Moab, qui m’envoie dire :
Et Balaam dit devant YY : « Bala, fils de Sippor, roi des Moabites, m’a envoyé (dire) :
Déjà ce peuple, sorti de l’Égypte, a couvert la face du pays. Viens donc, maudis-le-moi; peut-être pourrai-je l’attaquer et l’expulserai-je. »
« Voici qu’un peuple nombreux est sorti d’Égypte et qu’il cache la terre de vue. Et maintenant, viens donc, maudis-les pour moi ! Peut-être (alors) pourrai-je engager le combat contre eux et les chasser. »
Dieu dit à Balaam : « Tu n’iras point avec eux. Tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni ! »
Mais la Parole de YY dit à Balaam : « Tu n’iras pas avec eux et tu ne maudiras pas le peuple, car ils sont bénis. »
Cinquième portion (22:13–22:38)
Balaam, s’étant levé le matin, dit aux officiers de Balak : « Retournez dans votre pays; car l’Éternel n’a pas voulu me permettre de partir avec vous. »
Au matin, Balaam se leva et dit aux princes de Balaq : « Allez-vous-en dans votre pays, car ce n’est point le bon plaisir de (devant) YY de me laisser venir avec vous. »
Les princes de Moab se retirèrent, revinrent auprès de Balak et lui dirent : « Balaam a refusé de nous accompagner. »
Les princes des Moabites se levèrent donc et se rendirent auprès de Balaq, disant : « Balaam a refusé de venir avec nous. »
Balak revint à la charge, en envoyant des princes plus nombreux et plus considérés que ceux-là.
Balaq envoya à nouveau des messagers plus nombreux et plus considérés que ceux-là.
Arrivés chez Balaam, ils lui dirent : « Ainsi parle Balak, fils de Cippor : Ne te défends pas, de grâce, de venir auprès de moi.
Ils vinrent donc vers Balaam et lui dirent : « Ainsi a parlé Bala, fils de Sippor : Ne refuse donc pas de venir vers moi ;
Car je veux te combler d’honneurs, et tout ce que tu me diras je le ferai ; mais viens, de grâce, maudis-moi ce peuple ! »
car je te veux honorer grandement et tout ce que tu me diras, je le ferai. Mais viens donc, maudis-moi ce peuple ! »
Balaam répondit en ces termes aux serviteurs de Balak : « Quand Balak me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l’ordre de l’Éternel mon Dieu, en aucune façon.
Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balaq : « Même si Balaq me donnait plein sa maison d’argent et d’or, il ne me serait pas possible de transgresser ce qu’a décidé la Parole de YY, mon Dieu, en faisant petite ou grande chose.
Et maintenant, veuillez attendre ici, vous aussi, cette nuit, que je sache ce que l’Éternel doit encore me dire. »
Et maintenant montez ; restez donc ici vous aussi cette nuit, pour que je sache ce qui doit encore m’être communiqué de devant YY. »
Dieu aborda Balaam pendant la nuit, en lui disant : « Puisque ces hommes sont venus pour te mander, va, pars avec eux ! et cependant, les ordres que je te donnerai, ceux-là seulement, tu les accompliras ! »
Et la Parole de YY se manifesta à Balaam pendant la nuit et lui dit : « Si les hommes sont venus pour l’appeler, lève-toi, pars avec eux. Mais tu feras seulement la chose que je te dirai. »
Balaam se leva le matin, sangla son ânesse, et partit avec les princes de Moab.
Le matin Balaam se leva, disposa son ânesse et s’en fut avec les princes des Moabites.
Mais Dieu étant irrité de ce qu’il partait, un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle. Or, il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes esclaves l’accompagnaient.
Mais la colère de YY s’enflamma parce qu’il s’en allait et l’Ange de YY se posta sur le chemin pour s’opposer à lui, qui était monté sur son ânesse, ses deux garçons étant avec lui.
L’ânesse, voyant l’ange du Seigneur debout sur son passage et l’épée nue à la main, s’écarta de la route et alla à travers champs ; Balaam frappa l’ânesse pour la ramener sur la route.
L’ânesse vit l’Ange de YY posté sur le chemin avec l’épée dégainée dans sa main ; l’ânesse dévia du chemin et alla dans les champs ; mais Balaam frappa l’ânesse pour la ramener en direction du chemin.
Alors l’ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux entre les vignes, — clôture deçà, clôture delà.
Mais l’Ange de YY se tint debout entre les clôtures des vignes, une haie de-ci, une haie de-là.
L’ânesse, voyant l’ange du Seigneur, se serra contre le mur, et froissa contre le mur le pied de Balaam, qui la frappa de nouveau.
Quand l’ânesse vit l’Ange de YY, elle se serra contre le mur et écrasa le pied de Balaam contre le mur. Et celui-ci se remit à la frapper.
Mais de nouveau l’ange du Seigneur prit les devants, et il se plaça dans un lieu étroit, où il n’était possible de s’écarter ni à droite ni à gauche.
L’Ange de YY se remit à avancer et il se tint dans un endroit resserré, où il n’y avait pas de chemin pour dévier ni à droite ni à gauche.
L’ânesse, voyant encore l’ange du Seigneur, se coucha sous Balaam; enflammé de colère, Balaam la frappa de son bâton.
L’ânesse vit l’Ange de YY et elle se coucha sous Balaam […] qui se mit à frapper l’ânesse avec son bâton.
Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l’ânesse, qui dit à Balaam : « Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée ainsi à trois reprises ? »
Alors YY ouvrit la bouche de l’ânesse et elle dit à Balaam : « Que t’ai-je fait pour que tu m’aies frappée déjà par trois fois ? »
Balaam répondit à l’ânesse : « Parce que tu te joues de moi ! Si je tenais une épée, certes, je te tuerais sur l’heure ! »
Et Balaam dit à l’ânesse : « Parce que tu t’es jouée de moi ! Ah, si j’avais une épée dans la main, je te tuerais sur-le-champ ! »
Et l’ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as toujours montée jusqu’à ce jour ? Avais-je accoutumé d’agir ainsi avec toi ? » Et il répondit : « Non. »
L’ânesse dit à Balaam : « Où vas-tu, impie Balaam ? (Tu es) à court d’intelligence ! Eh quoi, si moi qui suis une bête impure, qui doit mourir en ce monde et ne peut entrer dans le monde à venir, tu n’es pas capable de me maudire, à plus forte raison les fils d’Abraham, d’Isaac et de Jacob à cause desquels fut créé le monde dès l’origine et pour le mérite desquels celui-ci est rappelé devant eux (devant Lui ?), comment pourrais-tu les maudire ? Et quant à ce que tu as abusivement prétendu à la face de ces hommes : Cette ânesse n’est pas à moi ; elle (m’)est prêtée ! Ne suis-je pas ton ânesse sur laquelle tu as chevauché depuis ta jeunesse jusqu’à ce jour ? Est-ce que j’ai jamais eu l’habitude d’agir de la sorte à ton endroit ? » Il dit : « Non. »
Soudain, le Seigneur dessilla les yeux de Balaam, et il vit l’ange du Seigneur debout sur la route, l’épée nue à la main; il s’inclina et se prosterna sur sa face.
Alors YY dessilla les yeux de Balaam ; il vit l’Ange de YY qui se tenait posté sur le chemin, son épée dégainée dans sa main, il s’inclina et se prosterna sur sa face.
L’ange du Seigneur lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse par trois fois ? C’est moi qui suis venu me poser en obstacle, parce que ce voyage a lieu contre mon gré.
L’Ange de YY lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà par trois fois ? Voici que moi je suis sorti pour m’opposer à toi, car c’est contre moi que (ta) route s’est égarée.
Cette ânesse m’a vu, et elle s’est écartée à mon aspect, trois fois; si elle ne s’était écartée de devant moi, assurément je t’aurais fait mourir, tandis que je l’aurais laissée vivre. »
L’ânesse m’a vu et par trois fois déjà a dévié devant moi. Si elle n’avait pas dévié de devant moi, je t’aurais maintenant mis à mort et, elle, je l’aurais laissée vivre. »
Balaam répondit à l’ange du Seigneur : « J’ai péché, parce que je ne savais pas que tu fusses posté devant moi sur le chemin; et maintenant, si cela te déplaît, je m’en retournerai. »
Balaam dit à l’Ange de YY : « J’ai péché, car je ne savais pas que tu te tenais posté au-devant de moi sur le chemin. Et maintenant, si cela te déplaît, je retournerai chez moi. »
Mais l’ange du Seigneur dit à Balaam : « Va avec ces hommes ! Et cependant, la parole que je te dicterai, celle-là seule tu la diras. » Et Balaam poursuivit sa route avec les officiers de Balak.
Mais l’Ange de YY dit à Balaam : « Va avec les hommes, mais tu diras seulement les paroles que je te dirai. » Balaam s’en fut donc avec les princes de Balaq.
Balak, ayant appris que Balaam venait, alla le recevoir à Ir-Moab, qui est sur la limite de l’Arnon, au point extrême de la frontière.
Balaq apprit que Balaam arrivait et il sortit à sa rencontre au pays des Moabites qui jouxte la frontière de l’Arnon, aux extrémités du territoire.
Et Balak dit à Balaam : « Ne t’avais-je pas appelé par un premier message ? Pourquoi n’es-tu pas venu près de moi ? Est-ce qu’en vérité je n’ai pas le pouvoir de te faire honneur ? »
Balaq dit à Balaam : « Est-ce que je n’avais pas envoyé (des gens) vers toi pour te convoquer ? Pourquoi donc n’es-tu pas venu vers moi ? Est-ce qu’en vérité je ne serais pas capable de t’honorer ? »
Balaam répondit à Balak : « Tu le vois, je suis venu vers toi ; mais est-il en ma puissance de dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu mettra dans ma bouche, c’est celle-là que je dois dire. »
Et Balaam dit à Balaq : « Voici que je suis arrivé près de toi. Maintenant est-ce que je pourrai dire quoi que ce soit ? La parole que YY placera dans ma bouche, c’est elle (seulement) que je dirai. »
Sixième portion (22:39–23:26)
Balaam fit route avec Balak, et ils arrivèrent à Kiryath-Houçoth.
Balaam partit avec Balaq. Ils arrivèrent à la cité royale, à savoir Maréshah.
Balak immola bœufs et brebis, dont il envoya des parts à Balaam et aux officiers qui l’accompagnaient.
Balaq immola du gros et du petit bétail et (en) envoya à Balaam et à ses princes qui étaient avec lui.
Et le matin venu, Balak alla prendre Balaam et le conduisit sur les hauteurs de Baal, d’où il vit jusqu’aux dernières lignes du peuple.
Puis, au matin, Balaq emmena Balaam et le fit monter aux Autels-de-Baal, d’où il put voir une partie du peuple.
Alors Balaam dit à Balak : « Dresse-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. »
Balaam dit à Balaq : « Construis-moi ici sept autels et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. »
Balak fit ce qu’avait dit Balaam ; puis Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
Balaq fit comme l’avait dit Balaam ; puis Balaq et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
Balaam dit à Balak : « Demeure près de ton holocauste; moi je m’en irai : peut-être l’Éternel s’offrira-t-il à ma rencontre, et, quoi qu’il me révèle, je t’en ferai part. » Et il s’en alla dans la solitude.
Balaam dit à Balaq : « Tiens-toi debout près de ton holocauste et je vais m’en aller. Peut-être la Parole de YY se présentera-t-elle à ma rencontre, et la parole que (me) fera connaître YY, je t’en ferai part. » Et Balaam s’en fut, le cœur tranquille, pour maudire Israël.
Dieu se présenta à Balaam, qui lui dit : « j’ai dressé les sept autels, et j’ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel. »
La Parole de YY se rencontra avec Balaam et celui-ci lui dit : « J’ai disposé les sept autels et offert un taureau et un bélier sur chaque autel. »
L’Éternel mit sa parole dans la bouche de Balaam, et lui dit : « Retourne vers Balak, et tu parleras de la sorte… »
La Parole de YY mit alors une parole dans la bouche de Balaam et dit : « Retourne vers Balaq et c’est ainsi que tu parleras. »
Il retourna vers lui et le trouva debout près de son holocauste, lui et tous les princes de Moab.
Il s’en retourna donc vers lui et voici qu’il était posté auprès de son holocauste, ainsi que tous les princes des Moabites.
Et il proféra son oracle en disant : « Il me fait venir d’Aram, Balak roi de Moab ; Il m’appelle des monts de l’Orient : « Viens maudire pour moi Jacob ! Oui, viens menacer Israël !
Et il proféra son oracle prophétique : « D’Aram il m’a fait venir, Bala, le roi des Moabites, des montagnes de l’Orient : Viens, maudis-moi Jacob ! Viens donc et réduis pour moi (le nombre de) ceux de la maison d’Israël !
Comment maudirais-je celui que Dieu n’a point maudit ? Comment menacerais-je, quand l’Éternel est sans colère ?
Comment moi irais-je (les) maudire, quand la Parole de YY les (bénit) ? Comment pourrais-je moi les réduire, quand la Parole de YY les multiplie ?
Oui, je le vois de la cime des rochers. Et du haut des collines, je le découvre : Ce peuple, il vit solitaire, il ne se confondra point avec les nations.
Car je vois ce peuple qui est conduit et mené ici (litt : arrive) par le mérite des pieux patriarches, qui sont comparables aux montagnes, Abraham, Isaac et Jacob, et par le mérite des pieuses matriarches qui sont comparables aux collines, Sarah, Rébecca, Rachel et Léa. Voici ce peuple qui campe seul et ne se mélange point aux coutumes des nations.
Qui peut compter la poussière de Jacob, Nombrer la multitude d’Israël ? Puissé-je mourir comme meurent ces justes, Et puisse ma fin ressembler à la leur ! »
Qui pourra dénombrer les jeunes gens de la maison de Jacob, dont il a été dit qu’ils seraient bénis comme la poussière du sol ? Ou qui pourra faire le compte d’une seule des quatre formations du campement des enfants d’Israël, dont il a été dit : Ils seront aussi nombreux que les étoiles du ciel ? » Balaam dit dans son Oracle prophétique : « Si Israël le mettait à mort par le glaive, Balaam annonce qu’il n’aura point de part dans le monde à venir. Mais si Balaam venait à mourir de la mort des justes, ah ! si sa fin pouvait être comme (celle du) moindre parmi eux ! »
Balak dit à Balaam : « Que m’as-tu fait ! J’ai eu recours à toi pour maudire mes ennemis, et voilà que tu les bénis, au contraire ! »
Balaq dit à Balaam : « Qu’est-ce que tu m’as fait ? Je t’ai fait venir pour maudire mes ennemis et voici que tu les as bénis ! »
Mais il répondit : « Certes, ce que l’Éternel met dans ma bouche, ne dois-je pas fidèlement le redire ? »
Il répondit et dit : « N’est-ce pas ce que la Parole de YY place dans ma bouche que je suis tenu de dire ? »
Balak lui dit : « Viens, je te prie, avec moi dans un autre lieu, d’où tu pourras voir ce peuple : tu n’en verras que les derniers rangs, tu ne le verras pas tout entier. Et maudis-le-moi de là. »
Alors Balaq lui dit : « Viens donc avec moi dans un autre endroit d’où tu pourras les voir. Mais tu ne verras que l’extrémité du peuple et tu ne les verras pas tous. Et de là tu les maudiras pour moi. »
Il le conduisit au plateau de Çofîm, sur la crête du Pisga; il y dressa sept autels, et offrit sur chaque autel un taureau et un bélier.
Il l’emmena donc au Champ-des-Guetteurs, au sommet de la hauteur, construisit sept autels et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
Balaam dit à Balak : « Tiens-toi ici, près de ton holocauste, et moi, j’attendrai là-bas la rencontre. »
(Balaam) dit à Balaq : « Tiens-toi ici près de ton holocauste tandis que moi je me rendrai là-bas. »
L’Éternel se présenta à Balaam, inspira un discours à ses lèvres, lui disant : « Va rejoindre Balak, et tu parleras ainsi… »
La Parole de YY se présenta à Balaam, il lui mit une parole dans la bouche et lui dit : « Retourne auprès de Balaq et c’est ainsi que tu parleras. »
Il revint près de lui, et le trouva debout près de son holocauste, les princes de Moab à ses côtés. Et Balak lui demanda : « Qu’a dit l’Éternel ? »
Il vint donc vers lui et voici qu’il était posté à côté de l’holocauste et les princes des Moabites avec lui. Et Balaq lui dit : « Qu’est-ce qui a été dit de la part de (litt. : de devant) YY ? »
Il proféra son oracle en ces termes : « Prépare-toi, Balak, à m’entendre; Prête-moi l’oreille, fils de Cippor !
Il se mit à proférer son Oracle prophétique et dit : « Lève-toi, Bala, et écoute ! Prête donc l’oreille à mes paroles, fils de Sippor !
Dieu n’est pas un mortel, pour mentir, Ni un fils d’Adam, pour qu’il se ravise : Est-ce lui qui parle et ne tient point parole ? Qui affirme et n’exécute point ?
La Parole de YY n’est point comme la parole des fils de l’homme, ni les œuvres de YY comme les œuvres des fils de l’homme, qui disent mais ne font point, décident et ne réalisent point, qui reviennent sur leurs paroles et (les) démentent. Mais Dieu dit et il fait, il décide et il accomplit, et à jamais subsistent les paroles de sa prophétie,
Oui, j’ai reçu mission de bénir; Il a béni, je ne puis le dédire.
Voici qu’on m’a fait venir pour bénir : je bénirai (donc) Israël et je ne leur refuserai point la bénédiction.
Il n’aperçoit point d’iniquité en Jacob, Il ne voit point de mal en Israël; L’Éternel, son Dieu, est avec lui, Et l’amitié d’un Roi le protège.
Je ne vois point de serviteurs de mensonge parmi ceux de la maison de Jacob, ni de serviteurs du culte idolâtrique parmi ceux de la maison d’Israël. La Parole de YY, leur Dieu, est avec eux, et la fanfare de la splendeur de la Gloire de leur Roi est (comme) un bouclier au-dessus d’eux.
Délivré, par ce Dieu, de l’Égypte, Il a le vigoureux élan du reêm6.
6 Rhinocéros ou plutôt buffle.
C’est Dieu qui les a fait sortir du pays d’Égypte, — à qui appartiennent la puissance, la louange et la majesté.
Il ne faut point de magie à Jacob, Point de sortilège à Israël : Ils apprennent à point nommé, Jacob et Israël, Ce que Dieu a résolu.
Car je ne vois ni augures parmi ceux de la maison de Jacob, ni devins parmi ceux de la maison d’Israël. En ce temps-là on annoncera à la maison de Jacob le bonheur et les consolations qui doivent vous advenir, ainsi qu’à ceux de la maison d’Israël. » Balaam dit en son oracle prophétique : « Bienheureux, vous les justes ! Quelle bonne récompense est préparée pour vous de devant YY dans le monde à venir !
Voyez ! ce peuple se lève comme un léopard, Il se dresse comme un lion : Il ne se reposera qu’assouvi de carnage, Qu’enivré du sang de ses victimes ! »
Voici que le peuple (d’Israël) repose comme le lion et se relève comme les lionnes ; car ainsi que le lion ne se repose ni ne dort avant d’avoir dévoré la proie et bu le sang, de même ce peuple ne se reposera ni ne se tiendra tranquille avant d’avoir mis à mort ses ennemis et d’avoir répandu comme l’eau le sang de leurs tués. »
Balak dit à Balaam : « Ne le maudis point, soit, mais ne le bénis point non plus. »
Balaq dit à Balaam : « Eh bien, si tu ne peux les maudire, du moins ne va pas les bénir ! »
Balaam répondit à Balak : « Ne t’avais-je pas fait cette déclaration : Tout ce que dira l’Éternel, je dois le faire ? »
Balaam répondit et dit : « Ne t’avais-je point averti en disant : Tout ce que dira YY, c’est cela que je ferai ? »
Septième portion (23:27–25:9)
Et Balak dit à Balaam : « Viens donc, que je te conduise à une autre place; peut-être ce dieu trouvera-t-il bon que, de là, tu me les maudisses. »
Balaq dit à Balaam : « Viens donc que je t’emmène dans un autre endroit ! Peut-être sera-t-il trouvé bon (de) devant YY que de là tu les maudisses pour moi. »
Et Balak emmena Balaam sur la cime du Peor, qui domine la surface du désert.
Balaq conduisit donc Balaam au sommet des Idoles-de-Peor qui regarde en direction de Beth ha-Yeshimon.
Balaam dit à Balak : « Construis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. »
Et Balaam dit à Balaq : « Construis-moi ici sept autels et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers. »
Balak fit ce qu’avait dit Balaam, et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
Balaq fit comme avait dit Balaam et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
Balaam, voyant que l’Éternel se plaisait à bénir Israël, n’eut plus recours, comme précédemment, à des opérations magiques, mais tourna son visage du côté du désert.
Balaam vit qu’il était bon (de) devant YY de bénir Israël. Mais il ne s’en fut point, comme il était allé toutes les autres fois en quête des devins pour consulter des spectres. Mais il s’en fut et tourna sa face vers le désert, en rappelant contre eux l’affaire du veau (d’or).
En y portant ses regards, Balaam vit Israël, dont les tribus s’y déployaient; et l’esprit divin s’empara de lui,
Balaam leva les yeux et il vit les Israélites campés selon leurs bataillons et un esprit saint de devant YY fut sur lui.
et il proféra son oracle en ces termes : « Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l’homme au clairvoyant regard,
Il proféra alors son Oracle prophétique et dit : « Il dit Balaam fils de Peor, il dit l’homme qui est plus honorable que son père, (car) ce qui a été caché à tous les prophètes lui a été révélé.
De celui qui entend le verbe divin. Qui perçoit la vision du Tout-Puissant — Il fléchit, mais son œil reste ouvert — :
Oracle de celui qui a entendu une parole de devant YY, le Très-Haut, qui a vu une vision de Shaddaï. » Tandis qu’il avait sa vision, il était prosterné sur sa face et les secrets de la prophétie lui furent révélés : et il prophétisait au sujet de lui-même qu’il devait tomber par le glaive. Et en fin de compte sa prophétie devait se réaliser.
Qu’elles sont belles tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
« Comme sont belles les tentes de la maison de Jacob — par le mérite des tentes où s’asseyait Israël, votre père ! Comme sont bonnes et réconfortantes les paroles qui doivent vous être adressées (litt. : venir sur vous), ceux de la maison de Jacob —, pour le mérite des maisons d’étude où servait Israël, votre père ! Comme est belle la Tente de Réunion qui réside parmi vous, ceux de la maison de Jacob, avec (vos) tentes tout autour d’elle, ceux de la maison d’Israël !
Elles se développent comme des vallées, Comme des vergers le long d’un fleuve; Dieu les a plantées comme des aloès, Comme des cèdres au bord des eaux.
Comme des torrents qui débordent, ainsi Israël l’emportera sur vos ennemis. Comme des jardins plantés auprès des sources d’eau, ainsi leurs villes produiront sages et fils de la Loi. Comme (les cieux que YY a étendus) comme demeure pour sa Shekinah, ainsi Israël vivra et subsistera à jamais, beau et fameux comme les cèdres (du bord) de l’eau, fameux et exalté entre ses créatures.
La sève ruisselle de ses branches, Et sa graine est abondamment arrosée; Son Roi est plus grand que n’est Agag, Sa royauté est souveraine !
D’entre eux se lèvera leur roi et leur libérateur sera (l’un) d’eux. Il rassemblera leurs exilés des provinces de leurs ennemis et leurs fils domineront sur des nations nombreuses. Il sera plus puissant que Saül qui eut pitié d’Agag, roi des Amalécites, et le règne du Roi Messie sera exalté.
Quand Dieu le fit sortir de l’Égypte, Son élan fut celui du reêm : Il dévore les peuples qui l’attaquent, Il brise leurs os, Trempe ses flèches dans leur sang.
C’est Dieu qui les a fait sortir libérés d’Égypte — à qui appartiennent la puissance, la louange et la majesté. Les enfants d’Israël consommeront les richesses des peuples, leurs ennemis ; ils tueront leurs preux, enlèveront et partageront leurs cités.
Il se couche, il repose comme le lion et le léopard : Qui osera le réveiller ? Heureux ceux qui te bénissent ! Malheur à qui te maudit ! »
Ils restent tranquilles et reposent comme le lion et les lionnes ; il n’est peuple ni royaume qui puisse se dresser contre eux. Qui les bénit sera béni et qui les maudit sera maudit. »
Balak, enflammé de colère contre Balaam, frappa des mains, et il dit à Balaam : « C’est pour maudire mes ennemis que je t’avais appelé, et tu as persisté à les bénir, par trois fois !
Alors la colère de Balaq s’enflamma contre Balaam et il battit des mains. Et Balaq dit à Balaam : « Je t’ai fait venir pour maudire mes ennemis et voici que tu les as déjà bénis par trois fois !
Eh bien donc, fuis dans ton pays; je voulais te combler d’honneurs, et voici que l’Éternel t’en a frustré ! »
Et maintenant, va-t’en chez toi ! J’avais dit que je (te) comblerais d’honneurs ; mais voici que YY t’a refusé l’honneur. »
Balaam repartit à Balak : « N’avais-je pas déjà, aux messagers que tu m’avais envoyés, répondu en ces termes :
Balaam dit à Balaq : « Mais n’avais-je pas parlé (ainsi) à ton messager que tu avais envoyé vers moi, en disant :
Quand Balak me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne saurais désobéir à la voix de l’Éternel, en agissant bien ou mal de mon chef; ce que dira l’Éternel, je le dirai.
Même si Balaq me donnait plein sa maison d’argent et d’or, il ne me serait pas possible de transgresser ce qu’a décidé la Parole de YY, en faisant de mon propre chef une chose bonne ou mauvaise : ce que YY dira, je le dirai !
Et maintenant, je m’en retourne chez mon peuple; mais écoute, je veux t’avertir de ce que ce peuple-ci fera au tien dans la suite des jours. »
Maintenant donc que je repars vers mon peuple, viens que je te donne un conseil ! Fais-les pécher ! Sinon tu n’arriveras pas à les dominer ; aussi bien, c’est ce peuple qui doit dominer sur ton peuple à la fin des jours ».
Et il proféra son oracle de la sorte : « Parole de Balaam, fils de Beor, Parole de l’homme au lucide regard.
Alors il proféra son oracle prophétique et dit : « Il dit Balaam, fils de Beor, il dit l’homme qui est plus honorable que son père, (car) ce qui a été caché à tous les prophètes, lui a été révélé.
De celui qui entend le verbe divin Et connaît le secret du Très-Haut; Qui perçoit la vision du Tout-Puissant, Qui fléchit, mais dont l’œil reste ouvert :
Oracle de celui qui a entendu une parole de devant YY et qui a reçu la connaissance de devant le Très-Haut et qui voit la vision de Shaddaï. » Tandis qu’il demandait (une révélation), il était prosterné sur sa face et les secrets de sa prophétie lui furent révélés : et il prophétisait au sujet de lui-même qu’il devait tomber par le glaive. Et en fin de compte sa prophétie devait se réaliser.
Je le vois, mais ce n’est pas encore l’heure; Je le distingue, mais il n’est pas proche : Un astre s’élance de Jacob. Et une comète surgit du sein d’Israël, Qui écrasera les sommités de Moab Et renversera tous les enfants de l’orgueil,
« Je le vois, mais non (pour) maintenant ; je le contemple, mais il n’est pas proche. Un roi doit se lever d’entre ceux de la maison de Jacob, un libérateur et un chef d’entre ceux de la maison d’Israël. Il mettra à mort les puissants des Moabites, il exterminera tous les fils de Seth et dépossédera les détenteurs de richesses.
Fera sa proie de l’Idumée, Sa proie de Séir, — ses ennemis; Et Israël triomphera.
Édom sera pays conquis et la montagne de Gabla sera pays conquis sur leurs ennemis. Et Israël prospérera avec de multiples richesses.
Oui, un dominateur naîtra de Jacob, Qui balaiera des villes leurs derniers habitants. »
D’entre ceux de la maison de Jacob doit surgir un roi et il exterminera qui sera coupable de la cité pécheresse, à savoir… »
Puis il vit Amalec, et il proféra son oracle en disant : « Amalec était le premier des peuples; Mais son avenir est voué à la perdition. »
Puis voyant les Amalécites, il proféra son oracle prophétique et dit : « Le premier des peuples qui engagèrent (le combat) avec Israël, ce fut les Amalécites ; et, à la fin, aux jours de Gog et Magog, ils doivent (encore) contre eux engager le combat : mais leur destin est l’anéantissement, et leur anéantissement sera éternel. »
Il vit le Kénéen, et il proféra son oracle en disant : « Fortifie ta demeure ! Pose ton nid sur le rocher !
Quand il vit les Shalméens, il proféra son oracle prophétique et dit : « Qu’il est fort ton campement (toi qui) as placé ta demeure dans l’anfractuosité de la Roche !
Car, s’il est consumé, ô Kénéen, En combien peu de temps Assur te fera captif ! »
Car si le Shalméen doit être razzié, (cela n’arrivera point) jusqu’à ce que les Assyriens t’emmènent en captivité. »
Il proféra encore son oracle et il dit : « Hélas ! qui peut vivre Quand Dieu ne l’a pas voulu ?
Il proféra encore son oracle prophétique et dit : « Ah ! qui vivra en ces jours-là, quand la colère de YY s’enflammera pour tirer vengeance des impies et donner aux justes leur récompense et lorsqu’il lancera les royaumes les uns contre les autres !
Des flottes, parties de la côte de Kittîm, Subjugueront Assur, subjugueront Héber; Mais lui aussi est voué à la ruine. »
Des troupes nombreuses à la langue insolente sortiront en galères, de la province d’Italie qui est… À elles s’adjoindront de nombreuses légions de (Rome) qui asserviront les Assyriens et opprimeront (le pays) d’au-delà du Fleuve (Euphrate). Mais leur fin sera l’anéantissement et leur destruction (durera) à jamais ».
Alors Balaam se leva et reprit le chemin de son pays; et Balak aussi se remit en route.
Puis Balaam se leva pour partir et il retourna chez lui. Balaq aussi s’en retourna chez lui et il installa ses filles dans la prostitution.
Israël s’établit à Chittîm. Là, le peuple se livra à la débauche avec les filles de Moab.
Israël campa à Shittim et le peuple commença à forniquer avec les filles des Moabites.
Elles convièrent le peuple à leurs festins idolâtres ; et le peuple mangea, et il se prosterna devant leurs dieux.
Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs idoles ; le peuple mangea et se prosterna devant leurs idoles.
Israël se prostitua à Baal-Peor; et le courroux du Seigneur s’alluma contre Israël.
Israël s’attacha à l’idole de Peor ; et la colère de YY s’enflamma contre Israël.
Et le Seigneur dit à Moïse : « Prends tous les chefs du peuple et fais-les pendre7 au nom du Seigneur, à la face du soleil, pour que la colère divine se détourne d’Israël. »
7 À savoir les coupables.
Alors YY dit à Moïse : « Prends tous les chefs du peuple et constitue-les en Sanhédrin devant YY pour qu’ils soient juges. Quiconque a mérité d’être mis à mort, ils le crucifieront sur la croix, et on enterrera leur cadavre au coucher du soleil. Ainsi la fureur de la colère de YY se détournera d’Israël. »
Et Moïse dit aux juges d’Israël : « Que chacun de vous immole ceux des siens qui se sont livrés à Baal-Peor !
Moïse dit aux juges d’Israël : « Tuez chacun les hommes de son peuple qui se sont associés aux adorateurs de l’idole de Peor. »
Cependant, quelqu’un des Israélites s’avança, amenant parmi ses frères la Madianite, à la vue de Moïse, à la vue de toute la communauté des enfants d’Israël, qui pleuraient au seuil de la Tente d’assignation.
Et voici que vint un homme d’entre les enfants d’Israël qui fit avancer vers ses frères la Madianite, aux yeux de Moïse et aux yeux de toute la communauté des enfants d’Israël, tandis qu’ils étaient en train de pleurer à l’entrée de la Tente de Réunion.
À cette vue, Phinéas, fils d’Éléazar, fils d’Aaron le pontife, se leva du milieu de la communauté, arma sa main d’une lance,
Ce que voyant, Pinekhas, fils d’Éléazar, fils d’Aaron, le prêtre, se leva du milieu de la communauté et prit une lance dans sa main.
entra, sur les pas de l’Israélite, dans la tente, et les perça tous deux, l’Israélite ainsi que cette femme, qu’il frappa au flanc; et le fléau cessa de sévir parmi les enfants d’Israël.
Il entra à la suite de l’homme d’Israël à l’intérieur de l'(assemblée) et les transperça tous deux, l’homme israélite et la femme par le milieu du ventre. Et le fléau (qui sévissait) sur les enfants d’Israël fut arrêté.
Ceux qui avaient péri par suite du fléau étaient au nombre de vingt-quatre mille.
Les morts qui périrent du fléau furent (au nombre de) vingt-quatre mille.
Maftir : versets 25:7–25:9 (cf. ci-dessus).
Sources — Traduction du Targoum Néofiti : R. Le Déaut, dans A. Díez Macho (dir.), Neophyti 1 : Targum Palestinense MS de la Biblioteca Vaticana, Tomo IV. Numeros. Madrid (CSIC), 1974 [archive.org] · Traduction du Rabbinat : M. Zadoc Kahn (dir.), La Bible, Tome Ier : Pentateuque. Paris (Durlacher), 1899 [NLI]