שולחן ערוך — יורה דעה

Shoul’han aroukh — Yoré Déa

Trad. de Pavly & Neviasky (1898)

Lois sur les cas morbides chez les animaux — הלכות טריפות

Siman 29. Des huit principes morbifiques et de leur désignation — שְׁמוֹנָה מִינֵי טְרֵפוֹת (1 article)

שמונה מיני טריפות הן וסימנם ד״ן חנ״ק נפ״ש. דרוסה. נקובה חסרה. נטולה. קרועה. נפולה פסוקה. שבורה: (סימן זה הוא בסמ״ג דף קמ״א ע״ב וב״י לא הביאו):

29.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §29.1

Les[1] principes morbifiques[2] rendant l’animal immangeable sont au nombre de huit, et leur désignation mnémonique[3] est « PREDICAT » : Perforation[4], Rupture[5], Enlèvement[6], Défectuosité[7], Incision[8], Chute[9], Aiguillon[10], Taillade[11].

Siman 30. De la fracture du crâne — שְׁבִירַת הַגֻּלְגֹּלֶת (2 articles)

בהמה או חיה שנתרוצץ רוב עצם גולגלתה בין ברוב גבהה בין ברוב הקיפה טריפה אע״פ שהקרום קיים:

30.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §30.1

Est[12] immangeable la bête à cornes ou l’animal sauvage dont le crâne a été fracturé[13] sur une longueur embrassant la majeure partie de son étendue, soit[14] la majeure partie de sa hauteur, soit celle de son circuit, alors[15] même que la membrane de la cervelle[16] est demeurée intacte[17].

נפחתה וחסר ממנה כסלע טריפה ואם ניקבה נקבים שיש בהן חסרון אם בין כלם כסלע שהוא שליש טפח טריפה: הגה אבל פחות מזה יש להכשיר אפילו בזמן הזה דלא חיישינן בבהמה לנקיבת קרום של מוח (כך משמע בטור ובא״ו הארוך כלל נ״ד) ובעוף המים כגון אווזא (ובר אווזא) (רשב״א ותשובת הרא״ש כלל כ’ סימן ט’) אפי’ לא ניקב העצם אלא כל שהוא טריפה ועוף היבשה שנשכתה חולדה בשיניה בראשה או שנגפה בעץ או באבן מניח אצבעו בצד הנקב ונועץ אצבעו שם או מכניס ידו לתוך פיה ודוחק שם אם לא בצבץ המוח ולא יצא מהנקב בידוע שלא ניקב קרום של מוח וכשרה ואם יצא טריפה: הגה ואנן אין בקיאין בבדיקת הטריפות ולכן יש להטריף אם ניקב עצם הגלגולת בכל שהוא בעוף אפילו בעוף דיבשה (בשערים דמהרא״י שער ל״א ובא״ו הארוך כלל צ״ד):

30.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §30.2

Est[18] immangeable l’animal dont la boîte crânienne vient d’être diminuée, par suite d’une fracture, d’une pièce de la grandeur d’un « selà[19] » ; est[20] également immangeable l’animal dont le crâne vient d’être troué avec retranchement de l’os en plusieurs endroits, de telle sorte qu’en additionnant les parties retranchées, elles constitueraient ensemble une diminution mesurant un « selà », ce qui équivaut à la longueur d’un tiers de quatre travers de doigt[21]. הגה · RemaMais[22] si le retranchement de l’os est inférieur à l’espace indiqué, on peut, même de nos jours, déclarer l’animal mangeable, car chez une bête à cornes on n’appréhende guère que la membrane de la cervelle soit perforée. La[23] volaille palmipède qui vit souvent dans l’eau devient immangeable même à la suite de la moindre perforation du crâne[24]. Lorsque[25] une des volailles qui ne vivent que sur la terre ferme, vient d’être mordue[26] à la tête par une martre ou frappée à la tête avec un morceau de bois ou avec une pierre, on procède à l’examen suivant : on pose le doigt du côté de l’ouverture du crâne et on l’y enfonce, ou bien on introduit le doigt dans le bec de la volaille en pesant sur le crâne ; si la cervelle ne fait aucune éruption et ne s’échappe point par l’ouverture, on en conclut que la membrane de la cervelle n’est pas perforée, la volaille est donc mangeable ; mais si la cervelle s’échappe, la volaille est immangeable. הגה · RemaNous[27] ne sommes pas assez expérimentés pour procéder à un examen en cas de lésion[28]. C’est pourquoi il faut déclarer immangeable toute volaille, même celle qui ne vit que sur la terre ferme, dont le crâne a été tant soit peu perforé.

Siman 31. De la perforation de la cervelle et de ses membranes — נֶקֶב הַמֹּחַ (4 articles)

המוח יש לו ב’ קרומים זה על זה ניקב התחתון נקב מפולש טריפה אבל אם ניקב העליון לבדו כשרה: הגה ויש מטריפין ג״כ בניקב העליון לבד (בה״ג הביאו הגהות אשיר״י ות״ה סימן קס״ו והגהות ש״ד סימן פ״א) והכי נהוג אם לא במקום הפסד מרובה (דעת עצמו):

31.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §31.1

La[29] cervelle est entourée de deux[30] membranes superposées. Si[31] la membrane inférieure est perforée de part en part, l’animal est immangeable ; mais si la membrane supérieure seule est perforée, l’animal est mangeable. הגה · RemaD’aucuns[32] déclarent l’animal immangeable alors même que la membrane supérieure seule est perforée. Il est d’usage de se conformer à cette opinion, à moins que l’adoption de cette opinion aggravante n’entraîne une perte considérable[33].

המוח עצמו שנרקב מעט ממנו או נתמעך והקרום קיים כשרה ואם נשפך כמים או כדונג טריפה ואם נמצאו מים בתוך הקרום ונחסר מהמוח כשיעור המים אם המוח מקיף המים סביב שלא היו מגולים כלל אפילו לקרום כשרה ואם לאו טריפה והוא הדין אם היו המים מונחים בתוך שלחופית (פי’ כעין כיס) קטנה שאם היה המוח מקיפה שלא היתה מגולה אפילו לקרום כשרה ואם לאו טריפה: הגה וכן אם השלחופית מונחת בין הקרום והגלגולת טריפה (הג״א פ’ א״ט) היה ספק אם היה מכוסה במוח או לא טריפה על כן יש ליזהר כשפותחין את הראש שיפתחהו בדרך שיוכל לראות אם המוח מקיף אם ימצאו שם מים או לא ומ״מ אין צריך לבדוק אחר זה דסמכינן ארובא ויכול להשליך הראש או למכרו לעובד כוכבים בלא פתיחה (ד״ע):

31.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §31.2

Si[34], tout en ayant gardé la membrane intacte, une minime partie de la cervelle vient d’être putréfiée ou écrasée, l’animal est mangeable. Mais si elle devient liquéfiée, semblable à l’eau ou à la cire fondue, l’animal est immangeable. Lorsqu’on[35] trouve de l’eau dans l’intérieur de la membrane et qu’il manque à la cervelle autant de substance qu’il y a de l’eau, l’animal est mangeable si la cervelle entoure complètement l’eau de sorte que celle-ci n’est nullement en contact avec la membrane[36] ; s’il n’en est pas ainsi, l’animal est immangeable. Il[37] en est de même lorsque l’eau y contenue est renfermée dans une vésicule ; l’animal est mangeable si la cervelle entoure la vésicule de telle sorte que celle-ci n’est nullement en contact avec la membrane ; il est immangeable s’il en est autrement. הגה · RemaL’animal[38] est également immangeable si l’on trouve la vésicule entre la membrane et le crâne. En cas de doute si la cervelle entourait l’eau ou non, l’animal est immangeable.[39] C’est pourquoi il faut faire attention, quand on ouvre une tête, de l’ouvrir de telle façon qu’on puisse voir, en cas où l’on y trouverait de l’eau, si la cervelle l’entoure ou non. On[40] n’est pas tenu cependant d’examiner la tête, car on se base sur la généralité. On peut jeter la tête ou la vendre à un païen[41] sans l’ouvrir[42].

אם נמצא תולעת בקרום המוח והמוח קיים ואין בקרום התחתון רושם ולא קורט דם כשרה ויש מי שאומר שאין אנו בקיאין בבדיקה וטריפה (והכי נהוג) אבל אם נמצא חוץ לקדירה כגון בחוטם כשירה דתלינן שלא הגיע למוח מעולם:

31.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §31.3

Si[43] l’on trouve un ver dans l’intérieur de la membrane supérieure, l’animal est mangeable, pourvu que la cervelle soit intacte et qu’il n’y ait sur la membrane inférieure ni trace de perforation ni trace de sang. Il y a quelqu’un[44] qui opine que nous ne sommes pas assez expérimentés pour procéder à cet examen et que, par conséquent, l’animal est en pareil cas immangeable. הגה · RemaIl est, en effet, d’usage de se conformer à cette opinion. Mais si l’on trouve le ver hors de la boîte crânienne, par exemple dans les fosses nasales, l’animal est mangeable, car nous supposons en pareil cas que le ver n’a jamais atteint la cervelle.

עצם שהמוח מונח בתוכו יש בו חלל גדול כמו קדירה ויש על פיה כלפי הצואר כמו ב’ פולין וכל מה שיש מהמוח בתוך הקדירה עד הפולין והפולין בכלל נידון כמוח ונקיבתו במשהו ומשם ואילך נידון כחוט השדרה :

31.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §31.4

La[45] boîte osseuse qui contient le cerveau présente une grande cavité semblable à celle d’un pot. Elle est pourvue à sa base, du côté du cou, de deux protubérances[46] semblables à des bulbes. Toute la substance renfermée dans la cavité du crâne jusqu’aux protubérances, y compris celles-ci, est considérée comme cervelle ; donc la moindre perforation en cet endroit[47] rend l’animal immangeable. À partir de là, la substance est considérée comme moelle épinière.

Siman 32. D’une lésion de la moelle épinière — נֶקֶב הַחוּט הַשִּׁדְרָה (8 articles)

חוט השדרה שנפסק רוב היקף עור החופה את המוח טריפה אע״פ שכל המוח קיים ואם לא נפסק רוב העור אף על פי שנפסק כל המוח שבפנים כשר:

32.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.1

Si[48] la plupart de la circonférence de la membrane qui enveloppe la moelle épinière a été coupée, l’animal est immangeable, alors même que toute la moelle est intacte. Mais l’animal est mangeable si la plupart de la membrane n’a pas été coupée, alors même que la moelle dans l’intérieur a été entièrement coupée[49].

נסדק העור לארכו כשרה וכן אם נשברה השדרה ולא נפסק החוט או שנתמעך המוח שבתוך החוט ונתנדנד הואיל ועורו קיים הרי זו מותרת:

32.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.2

Si[50] la membrane est coupée dans le sens de la longueur du canal rachidien, l’animal est mangeable. De[51] même si la colonne vertébrale a été brisée sans que la moelle ait été coupée, ou encore[52] si la substance renfermée dans la membrane a été écrasée et ramollie, l’animal est mangeable, attendu que la membrane est intacte.

הומרך המוח ונשפך כמים או כדונג שנמס עד שימצא החוט כשמעמידו בידו היה המעט שחוץ לידו שוחה ולא היה יכול לעמוד טריפה (ל’ הטור) וכן אע״פ שלא נתרכך מבפנים אלא שהוא עב וכבד ואם מעמידין אותו אינו יכול לעמוד מפני כבדו טריפה:

32.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.3

Lorsque[53] la moelle s’est ramollie et liquéfiée semblable à l’eau ou à la cire fondue, à tel point que, si l’on prenait dans la main la tige molle que forme la moelle épinière, la petite partie supérieure de la tige qui déborde le poing se courberait et ne saurait pas rester droite, l’animal est immangeable. L’animal est également immangeable, alors même que la substance renfermée dans la membrane ne s’est point ramollie, lorsque la moelle est devenue tellement épaisse et lourde que, si l’on prenait la tige dans la main, elle ne pourrait non plus rester droite par suite de sa lourdeur.

נחסר קצת מהמוח ונתרוקן כשר:

32.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.4

Si[54] la substance a diminué un peu de volume de sorte que la membrane présente un vide, l’animal est mangeable.

טריפות זה של חוט השדרה הוא עד פי פרשה שלישית ועד בכלל ואם נפסקו אחד משני חוטי פיצולים ראשונים ושניים טריפה אבל אם נפסקו חוטי פיצול השלישי כשרה ובעוף הוא טרפות החוט עד בין האגפיים התחלת המקום שהם מחוברים בו בגוף: הגה ויש מטריפים בעוף עד מקום כלות שכיבת העצם המחובר לגוף (תוס’ וא״ז ומרדכי וא״ו הארוך כלל נ״ה ד״ב ותא״ו נט״ו) והכי נהוג אם לא בהפסד מרובה (ד״ע):

32.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.5

Les[55] lois relatives aux lésions de la moelle épinière qui rendent l’animal immangeable ne visent que la région du canal rachidien ayant pour limite extrême l’orifice de la troisième vertèbre lombaire y compris. Si la moelle logée sous la première ou la seconde vertèbre lombaire a été coupée, l’animal est immangeable. Mais[56] si elle a été coupée sous la troisième vertèbre lombaire, l’animal est mangeable. Chez[57] la volaille, la limite jusqu’à laquelle une lésion de la moelle rend la bête immangeable, est l’espace entre les ailes, c’est-à-dire le point où les ailes sont attachées au corps. הגה · RemaD’aucuns[58] indiquent chez la volaille, comme dernière limite, le point jusqu’où descend l’aile repliée sur le corps. Il est d’usage de se conformer à cette opinion, à moins que l’adoption de cette opinion n’entraîne une grande perte.

בהמה שהכו אותה על השדרה במקל והלך המקל על פני כל אורך השדרה כשרה ולא חיישינן שמא נפסק החוט ואם יש במקל קשרים חוששין למקום הקשרים וכן אם לא הגיע המקל על פני כל השדרה חוששין שראש המקל במקום שהוא כלה מכה בכח וכן אם הכה לרוחב השדרה חוששין שמא נפסק החוט:

32.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.6

Lorsqu’on[59] a donné un coup de bâton sur la colonne vertébrale d’un animal et que le bâton a atteint la colonne dans toute sa longueur, l’animal est mangeable, et il n’y a pas lieu d’appréhender que la moelle épinière ne soit coupée. Si[60] le bâton a des nœuds, on appréhende que la moelle épinière ne soit coupée à l’endroit où les nœuds l’ont touchée. Mais[61] si le bâton n’a pas atteint la colonne dans toute sa longueur, on appréhende que la moelle ne soit coupée, parce que le coup atteint plus gravement l’endroit touché avec le bout du bâton. De[62] même on appréhende que la moelle ne soit coupée, si le coup de bâton a été porté non pas dans le sens de la longueur de la colonne, mais transversalement.

בהמה שגוררת רגליה אין חוששין שמא נפסק החוט: הגה אלא אמרינן שגרונא והוא כאב הרגלים נקטה (גמרא) וה״ה בעוף נמי דינא הכי (הגהות מרדכי בחולין וא״ו הארוך כלל נ״ה):

32.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.7

Quand[63] un animal traîne ses pieds de derrière, on n’appréhende guère qu’il ait la moelle épinière coupée. הגה · RemaMais on suppose dans ce cas que l’animal est atteint d’un engourdissement. Il[64] en est de même chez la volaille.

בד״א כשלא נודע שנפלה אבל אם נודע שנפלה חוששין:

32.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §32.8

Le[65] règlement ci-dessus énoncé ne s’applique qu’au cas où l’on ne sait pas de façon certaine si l’animal a fait une chute ; mais s’il en est ainsi, on appréhende que la moelle ne soit coupée.

Siman 33. De l’ablation de la mâchoire et de la lésion de l’œsophage — נְטִילַת הַלְּחִי וְנֶקֶב הַוֶּשֶׁט (11 articles)

ניטל הלחי התחתון כשרה והוא שיכול לחיות על ידי המראה והלעטה: הגה וכן עוף שניטל חרטומו ויכול לחיות על ידי המראה והלעטה כשר (א״ו הארוך כלל נ״ד ורוקח):

33.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.1

Un[66] animal dont la mâchoire inférieure a été emportée est mangeable. À[67] condition toutefois que l’animal aurait pu vivre par l’introduction artificielle de la nourriture. הגה · RemaEst[68] également mangeable une volaille dont le bec a été emporté, mais qu’on aurait pu quand même nourrir en l’appâtant.

ניטל הלחי העליון להרמב״ם טריפה וראוי לחוש לדבריו:

33.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.2

Un animal dont la mâchoire supérieure a été emportée est immangeable, selon l’avis de Maïmonide[69]. Il convient de tenir compte de cet avis.

וושט או תורבץ הוושט שניקב לחללו בכל שהוא נבילה:

33.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.3

Est[70] nebēlà[71] la viande d’un animal dont l’œsophage ou le vestibule de l’œsophage[72] a été percé de part en part[73], ne fût-ce que d’un tout petit trou.

שני עורות יש לוושט ניקב אחד מהם כשרה ניקבו שניהם אסורה ואפי’ עלה בו קרום ונסתם ואפילו ניקבו זה שלא כנגד זה אסורה והוא שניקבו שניהם מרוח אחד דאפשר דמתרמי אהדדי (פירוש שמזדמנים להתכוון יחד) (ב״י בשם ריטב״א): הגה וכל זה לא מיירי אלא בניכר שהנקב בא מחמת חולי אבל אם יש לחוש שניקב ע״י קוץ אפי’ לא ניקב רק הפנימי טריפה דחיישינן שמא ניקב גם החיצון וושט אין לו בדיקה מבחוץ (ב״י בשם תוספות והרא״ש ור״ן וע״פ):

33.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.4

L’œsophage[74] a deux membranes. Si une seule en est perforée, l’animal est mangeable ; mais si toutes les deux sont perforées, l’animal est immangeable, alors même qu’une pellicule s’est formée autour du trou qu’elle ferme. L’animal[75] est immangeable alors même que les trous des deux membranes ne sont point disposés l’un en face de l’autre, pourvu qu’ils soient sur le même côté, de sorte qu’il y ait possibilité de rencontre. הגה · RemaIl[76] ne s’agit ici que du cas où il est reconnu que la perforation a été l’effet d’une maladie. Mais s’il y a lieu de craindre que la perforation n’ait été occasionnée par une épine, l’animal est immangeable alors même que la membrane intérieure seule a été perforée, car dans ce cas on appréhende que la membrane extérieure n’ait été également perforée, et celle-ci ne peut être soumise à un examen[77].

עורות אלו החיצון אדום והפנימי לבן ואם נתחלפו שהחיצון לבן ופנימי אדום טריפה וכן אם שניהם אדומים או לבנים טריפה: הגה וכל שכן אם יש לו שני וושטים או שני קנים דטריפה (תשובת הרא״ש כלל כ’ סימן ט’):

33.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.5

De[78] ces deux membranes, l’extérieure est rouge et l’intérieure est blanche. Lorsqu’il y a interversion, c’est-à-dire que l’extérieure est blanche et que l’intérieure est rouge, l’animal est immangeable. L’animal est également immangeable si toutes les deux membranes sont rouges ou blanches. הגה · RemaL’animal[79] est à plus forte raison immangeable lorsqu’il a deux œsophages ou deux trachées-artères.

וושט אין לו בדיקה מבחוץ אצל דרוסה שצריכה בדיקה מפני שכיון שהוא אדום אין אודם הארס ניכר בו כיצד יעשה אם עוף הוא בודק הקנה מבחוץ [ושוחטו] ואח״כ מהפך הוושט ובודקו מבפנים ואם בהמה היא אין לה תקנה: הגה ולדידן דאין אנו בקיאין בבדיקה אף עוף אין לו תקנה:

33.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.6

En[80] cas où l’animal a reçu une griffade[81], accident qui nécessite un examen, l’œsophage ne peut pas être examiné extérieurement, car, étant donnée la couleur rouge de la membrane extérieure, la tache de rousseur provoquée par l’aiguillon ne peut y être constatée. Comment faire donc en pareil cas ? S’il s’agit d’une volaille[82], on en examine d’abord la trachée-artère extérieurement, on saigne ensuite la volaille dont on tourne après l’œsophage qu’on examine intérieurement. Mais s’il s’agit d’une bête à cornes[83], le cas reste irrémédiable. הגה · RemaPour[84] nous, qui ne sommes pas assez expérimentés pour procéder à un examen, le cas reste irrémédiable, même lorsqu’il s’agit d’une volaille.

ולענין נקב נמי אין לושט בדיקה מבחוץ אלא מבפנים:

33.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.7

Lorsqu’il[85] s’agit d’examiner une perforation de l’œsophage[86], l’examen ne peut non plus être fait extérieurement, mais intérieurement seulement.

עוף הבא לפנינו וצוארו מלוכלך בדם אין חוששין לספק דרוסה (ע״ל סימן נ״ז) לבדוק כל החלל אבל חוששין לספק נקובה לבדוק מקום המלוכלך: הגה ויש אוסרין כל עוף או בהמה דצוארה מלוכלך בדם דחיישינן לנקיבת הוושט ואין אנו בקיאין (הגהות אשיר״י פא״ט בשם א״ז) וכן המנהג:

33.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.8

Lorsque[87] nous nous trouvons en présence d’une volaille dont le cou est ensanglanté, nous n’avons pas à considérer cet accident comme un cas de griffade douteuse[88], ce qui nécessiterait l’examen de toute la cavité de la volaille, mais nous le considérons comme un cas de perforation douteuse, de manière que nous pouvons nous contenter d’examiner la région ensanglantée[89]. הגה · RemaD’aucuns[90] déclarent immangeable toute volaille ou bête à cornes dont le cou est ensanglanté, car nous appréhendons que l’œsophage ne soit perforé, et nous ne sommes pas assez expérimentés pour l’examiner. Il est, en effet, d’usage de se conformer à cette opinion.

נמצא קוץ בושט לארכו או לרחבו ואינו תחוב בו כשרה (אם אין עליו קורט דם מבחוץ) (טור והגה״מיי) אבל אם הוא תחוב בו אסורה אפילו אין שם קורט דם דחיישינן שמא ניקב הושט והבריא ונתרפא ואינו ניכר: הגה ויש מכשירין אם אין קורט דם מבחוץ דלא חיישינן שמא הבריא (הראב״ן והרא״ש והג״א בשם סה״ת) וכן נהגו להקל בעירנו באותן אווזות שמלעיטין לעשות מהן שומן שיש תקנה בעיר לבדוק אחר נקיבת הוושט משום דשכיח יותר מסרכות הריאה ונהגו להקל בישב לו קוץ בושט אם אינו נקוב משני צדדים או שאין קורט דם מבחוץ ויש לדקדק בזה הרבה כי הוא איסור דאורייתא ויותר היה טוב שלא לבדוק כלל ולסמוך ארובא מלבדוק ולהקל במקום דאיכא ריעותא:

33.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.9

Si[91] l’on trouve dans l’intérieur de l’œsophage une épine, placée soit horizontalement, soit verticalement, mais non enfoncée dans les parois, l’animal est mangeable, הגהPourvu[92] qu’on ne trouve à la face extérieure une goutte de sang. Mais[93] si l’épine est enfoncée dans les parois, l’animal est immangeable, alors même qu’on ne constate aucune goutte de sang, car il y a lieu d’appréhender que l’œsophage n’ait été perforé et cicatrisé ensuite, de sorte qu’on ne puisse reconnaître la trace du trou. הגה · RemaD’aucuns[94] déclarent l’animal mangeable si l’on ne trouve à l’extérieur une goutte de sang, car on n’appréhende guère que la paroi soit cicatrisée. Dans notre ville, il est, en effet, d’usage de se conformer à cette opinion modérée, lorsqu’il s’agit des oies qu’on appâte afin d’en obtenir plus de graisse et dont, en vertu d’une ordonnance rabbinique en vigueur en notre ville, on examine l’œsophage s’il n’est pas perforé, attendu que, en pareil cas, la perforation de ce canal est plus fréquente qu’une adhérence du poumon[95]. On déclare donc l’animal mangeable lorsqu’on trouve une épine dans l’œsophage, si les parois ne sont pas percées de part en part, et[96] si l’on ne trouve à l’extérieur aucune goutte de sang. Il faut procéder avec beaucoup de circonspection en pareil cas, car il s’agit d’une défense expresse[97] ; et on ferait mieux de ne rien examiner et de se baser sur la règle générale, que d’examiner et de prendre la chose à la légère lorsqu’on se trouve en présence d’une anomalie.

נפרד הושט מהקנה ונתדלדלו זה מזה ברוב שיעור ארכן טריפה:

33.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.10

L’animal[98] est immangeable lorsque l’œsophage s’est écarté de la trachée-artère et que l’écartement s’étend sur la plupart de la longueur des canaux[99].

זפק שניקב גגו נקב מפולש במשהו טריפה ואיזהו גגו זה שימתח עם הושט כשיאריך העוף צוארו אבל שאר הזפק שניקב מותר: הגה ניטל הזפק טריפה (ב״י בשם רוב הפוסקים) אפי’ נשתייר בו כדי שיוכל המאכל לעבור מן הושט אל הקורקבן (כך משמע מהר״ן פא״ט) ניקב הבשר (המעי’) שבין הזפק לקורקבן טריפה: (בסוף ש״ד ומהרי״ל):

33.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §33.11

Si[100] le sommet du jabot a été percé de part en part ne fût-ce que d’un trou minime, la volaille est immangeable. Qu’est-ce qu’on entend par l’expression sommet du jabot ? C’est[101] cette partie du jabot qui se dilate avec l’œsophage lorsque la volaille allonge le cou. Mais[102] la volaille est mangeable lorsqu’une des autres parties du jabot a été perforée. הגה · RemaSi[103] le jabot a été enlevé, la volaille est immangeable, alors[104] même qu’il en est resté assez pour permettre aux aliments de passer de l’œsophage au gésier. La[105] volaille est immangeable si le boyau intermédiaire entre le jabot et le gésier a été perforé.

Siman 34. D’une lésion de la trachée-artère — נֶקֶב הַקָּנֶה (10 articles)

גרגרת שנפסק רוב חללה במקום הראוי לשחיטה או למעלה מזה הרי זו אסורה:

34.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.1

L’animal[106] est immangeable si la plupart de la circonférence intérieure de la trachée-artère a été coupée, à l’endroit où l’opération de la saignée est praticable ou au-dessus de cette région[107].

אם ניקבה נקב שיש בו חסרון כאיסר אסורה ואם ניטלה ממנו רצועה לארכה אי כד מעגלת לה הויא כאיסר אסורה ויש מי שאומר שאין אנו בקיאים בשיעור כאיסר הלכך משערים אותו ברוב רוחב חלל הקנה: הגה ולפי מה שיתבאר בסמוך דשיעור איסר הוא פחות מרוב אם כן מי שאינו בקי יבא להקל על כן נראה דרצה לומר רוב רוחב חלל קנה של עוף דהוא פחות מכאיסר ומי שאינו בקי יטריף בכל ענין. (ד״ע):

34.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.2

Si[108] la trachée-artère vient d’être perforée, avec retranchement d’une partie de la paroi de la grandeur d’un « Yssar »[109], l’animal est immangeable. Lorsqu’il[110] vient d’être retranché de la trachée-artère, dans le sens de sa longueur, une pièce de forme oblongue semblable à une courroie, l’animal est immangeable si cette pièce, roulée en spirale, embrasse l’espace d’un « Yssar ». Quelqu’un[111] opine que nous ne connaissons pas exactement l’étendue d’un « Yssar » et que, par conséquent, nous sommes tenus en pareil cas de prendre pour mesure l’étendue de la plupart de la largeur intérieure de la trachée. הגה · RemaDe la sentence suivante[112] il résulte que l’espace d’un « Yssar » est inférieur à l’étendue de la plupart de la largeur de la trachée. Or, d’après l’avis de l’auteur précité, il s’ensuivrait que celui qui ne connaît pas exactement la dimension d’un « Yssar » aurait un avantage[113] sur celui qui la connaît bien[114]. C’est pourquoi il me semble que l’auteur précité veut parler de l’étendue de la plupart de la largeur de la trachée d’une volaille, laquelle est inférieure à l’espace d’un « Yssar », en sorte que celui qui n’en connaît pas la dimension déclarera l’animal immangeable dans tous les cas[115].

ניקב סביב היקפה נקבים דקים זה אצל זה כנקבי הנפה אם אין בהם חסרון מצטרפין לרוב חללה ואם יש בהם חסרון מצטרפין לכאיסר שאם יש כאיסר בנקבים עם השלם שביניהם אסורה והוא שהנקבים סמוכין כל כך שאין בין נקב לנקב כמלא נקב אבל אם יש ביניהם יותר משיעור זה אין מה שביניהם מצטרף:

34.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.3

Lorsque[116] la trachée-artère est percée, dans le sens de son circuit, de petits trous rapprochés les uns des autres, semblables à ceux d’un tamis, si ces trous n’ont occasionné aucun retranchement de la paroi, l’animal ne devient immangeable qu’en ce seul cas où les trous, additionnés ensemble, constitueraient un espace égal à l’étendue de la plupart de la largeur intérieure de la trachée. Mais si les trous ont occasionné un retranchement d’une partie de la paroi, l’animal devient immangeable même dans le cas où, additionnés, ces trous ne formeraient qu’un espace égal à celui d’un « Yssar » ; de[117] sorte que si tous les trous, y compris l’intervalle qui les sépare, mesurent un « Yssar », l’animal est immangeable. Cependant[118], pour que l’intervalle soit compris dans la mesure, il faut que l’espace de chaque intervalle soit inférieur à celui de chaque trou ; mais il n’est pas compris dans la mesure s’il est supérieur[119].

בעוף אם ניקב כנפה חותך המקום המנוקב כנפה ומשימו על פי חלל הקנה אם יש בו כדי לחפות רוב הקנה אסורה: הגה ואם נחסרה גרגרת של עוף י״א דמשערין כמו בנקובה כנפה (הרי״ף והרמב״ם) וי״א דמשערין הגדול לפי גדלו והקטן לפי קטנו לפי ערך השיעור שהוא בבהמה כאיסר (רש״י והרא״ש ורבי ירוחם):

34.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.4

Quand[120] c’est la trachée-artère d’une volaille qui est percée, à l’instar d’un tamis, de plusieurs trous, on détache la partie pourvue de trous et on la pose sur l’orifice de la trachée ; si elle en couvre la plupart de la cavité, la volaille est immangeable. הגה · RemaMais s’il y a chez la volaille retranchement d’une partie de la paroi, on indique, selon les uns[121], en pareil cas la même mesure que celle fixée pour le cas d’une trachée percée semblable à un tamis. Selon d’autres[122], c’est la dimension d’un « Yssar » qu’il faut indiquer en pareil cas, toute proportion gardée, c’est-à-dire que la volaille est immangeable, si l’espace qu’occupent les trous avec retranchement d’une partie de la paroi est à la totalité de la trachée de la volaille ce qu’un « Yssar » est à la trachée d’une bête à cornes[123].

יש אומרים שאם נפחתה כמו דלת שלא ניטל הפחת אלא תלוי ועומד וזקוף שם כדלת על פי הארובה כיון שהדלת סותם הנקב צריך שיהא הפחת גדול כדי שיכנס ויצא בו איסר דהיינו יותר מכאיסר:

34.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.5

D’aucuns[124] opinent que si le retranchement d’une partie de la paroi a la forme d’un battant, c’est-à-dire que la partie retranchée n’est pas tout à fait enlevée, mais qu’elle est attachée d’un côté à la paroi, semblable à un battant de volet, il faut, pour que l’animal devienne immangeable, — en raison de l’avantage qu’offre une telle forme de retranchement, en ce sens que le battant ferme l’ouverture, — que l’ouverture soit si grande que la pièce d’un « Yssar » puisse aisément y être introduite et en être extraite ; donc il faut que l’ouverture soit plus grande qu’un « Yssar ».

י״א שאם ניקבה נקב מפולש משני צדדים אע״פ שאין בנקב אלא כדי שיכנס בו איסר לרחבו דהיינו כעובי איסר אסורה:

34.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.6

D’aucuns[125] opinent que si tous les deux côtés de la paroi ont été percés de part en part l’animal est immangeable alors même que l’ouverture de la perforation est si petite qu’on ne pourrait y introduire un « Yssar » que par son bord, c’est-à-dire alors même que l’ouverture ne mesure que l’épaisseur d’un « Yssar »[126].

נסדקה כולה לארכה אע״פ שלא חסר ממנה כלום אסורה ואם נשאר ממנה כל שהוא למעלה ולמטה במקום הראויה לשחיטה כשרה מפני שכל מה שהצואר נמשך הסדק סוגר והולך הלכך הדר חלים:

34.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.7

Si[127] la trachée est fendue dans le sens de la longueur, l’animal est immangeable, alors même qu’il n’y a aucun retranchement de la paroi. Mais si une partie, si petite soit-elle, en est restée intacte au commencement et à la fin de la région indiquée pour l’opération de la saignée[128], l’animal est mangeable, attendu que l’état de tension permanente de la trachée, provoquée par les fréquents allongements du cou, détermine une fermeture de la fente, de sorte que celle-ci se serait, à la longue, oblitérée[129].

ניקבה למטה ממקום שחיטה במשהו טריפה:

34.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.8

Si[130] la trachée est percée au-dessous de la région indiquée pour l’opération de la saignée, l’animal est immangeable, si minime soit la perforation.

מצא גרגרת שנפסקה או חסר ואינו ידוע אם נעשה מחיים (ולא יוכל לתלות שמחמת השחיטה נעשה ששחט בשני מקומות) (ב״י בשם חידושי רשב״א) פוסקה במקום אחר ורואה אם הם שוים כשירה ואם לאו אסורה ואין מדמין אלא מחוליא לחוליא או מבר חוליא לבר חוליא אבל לא מחוליא לבר חוליא ולא מבר חוליא לחוליא: הגה ואנו אין בקיאין בבדיקה ויש להטריף בכל ענין וכל דינים אלו דנקובה וחסרון בגרגרת הם דוקא כשידוע שהוא מחמת חולי (ב״י ואו״ה כלל נ״א) אבל אם נעשה מחמת קוץ או מחט לדידן דלא בקיאינן בבדיקת הושט טריפה בכל ענין דחיישינן שמא ניקב הוושט דלא גרע מאלו היה הצואר מלוכלך בדם כמו שנתבאר לעיל סימן ל״ג:

34.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.9

Lorsqu’on[131] constate sur la trachée une coupure ou un retranchement d’une partie de la paroi, sans qu’on sache si cette lésion existait déjà quand l’animal vivait encore הגהet[132] que l’on ne peut non plus l’attribuer à l’opération de la saignée, c’est-à-dire qu’on ne peut admettre qu’elle soit simplement l’effet d’une double incision faite en deux différents endroits au moment de la saignée, on coupe la trachée à un autre endroit et on compare ensuite les deux coupures ; si elles sont semblables, l’animal est mangeable[133] ; l’animal est immangeable si elles sont dissemblables. On[134] ne doit faire de comparaison que de la façon suivante : la coupure du cerceau cartilagineux est comparée avec une coupure d’un autre cerceau cartilagineux[135], celle du cerceau fibreux avec celle d’un autre cerceau fibreux ; mais on ne doit pas comparer la première avec la seconde, ni inversement. הגה · RemaNous[136] ne sommes pas assez expérimentés pour procéder à un tel examen ; aussi convient-il en pareil cas de déclarer l’animal immangeable de toutes façons. Tous[137] ces règlements, touchant la perforation de la trachée ou le retranchement d’une partie de ses parois, ne s’appliquent qu’au cas où l’on est certain que ces lésions sont l’effet d’une maladie : mais si elles ont été occasionnées par une pointe d’épine ou d’aiguille, l’animal est de toutes façons immangeable pour nous, qui ne sommes pas à même d’examiner l’œsophage, de crainte que l’œsophage ne soit perforé ; car notre cas ne le cède en rien à cet autre cas où l’on se trouve en présence d’un animal dont le cou est ensanglanté, cas spécifié précédemment, § 33[138].

הקנה בסופו משנכנס תחת (החזה) מתפצל ומשם יפרד והיה לשלושה ראשים האחד נוטה ללב ואחד לכבד ואחד לריאה ושלשתן נקובתן במשהו: הגה מיהו בקנה הלב שהוא שומן שיורד בין ערוגות הריאה ללב רגילין להיות בו נקבים קטנים דקים והיינו רביתייהו ולא מקרי נקבים וכשר (הגהות אשיר״י פא״ט ורוקח ובשערים שער ל״א):

34.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §34.10

À[139] l’extrémité de la trachée-artère, au point où ce canal s’enfonce dans la cavité thoracique, on rencontre trois vaisseaux réunis[140] qui, à partir de cette hauteur, divergent en se dirigeant l’un vers le cœur[141], l’autre vers le foie[142], et le troisième vers le poumon[143]. La[144] moindre perforation d’un de ces trois vaisseaux rend l’animal immangeable. הגה · RemaSur[145] l’aorte, ce canal entouré de graisse qui, montant du cœur, s’enfonce dans la gouttière[146] formée par les cônes du poumon, on trouve souvent des petits trous[147] qui, étant naturels, ne peuvent pas être considérés comme perforation. Aussi l’animal, dont l’aorte est percée de pareils trous, est-il mangeable.

Siman 35. Des lésions du poumon et de ses lobes — נֶקֶב הָרֵאָה וְאֻנּוֹתֶיהָ (10 articles)

ריאה שניקבה טריפה:

35.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.1

La[148] perforation du poumon rend l’animal immangeable.

חמשה אוני (פי’ כעין אזנים) אית לריאה תלתא מימינא ותרי משמאלא כשהבהמה תלויה ברגליה ובני מעיה כלפי הטבח שאז ימין הבהמה וימין הטבח אחד ויש לה עוד בצד ימין אונה אחת קטנה ונקראת עינוניתא דורדא ואינה עומדת בסדר האונות אלא מרוחקת מהם לצד פנים ואם חסרה אחת מימין או מהשמאל או שהיו שנים מימין ושלשה משמאל טריפה: הגה צורות האונות של ימין אינן דומות לשל שמאל ואם נתחלף צורתן טריפה וכן כשאונה האמצעית של ימין גדולה מהתחתונה טריפה (מהרי״ו) ואם האונה של שמאל העליונה גדולה מאונה עליונה של ימין טריפה וכן אם האומא של ימין גדולה משל שמאל כל זה מיקרי חליף וטריפה (מהר״א מפרא״ג) . והורדא אם חסרה או אם יש לה שתים או שנמצאת בצד שמאל כשרה: הגה ובמדינות אלו נהגו להטריף בין נמצאו ב’ ורדות או אם חסרה או ששינתה מקומה (מהרי״ו וע״פ) והכי נהוג כי יש רבוותא סוברין כן ואין לשנות המנהג וכן אם שינתה תוארה וצורתה הרגילה בה טריפה (אגור) אם נמצאו בה ב’ ורדות ויש להם שורש אחד כעובי אצבע אע״פ שיש בו סדק כשר (מ״כ בבד״י) (א״ז בשם ראבי״ה וכ״כ מהרי״ו והוא בהג״א) ואם אחד הפוך והשני אינו הפוך הולכין אחר היותר גדולה ואם היא אינה הפוכה כשר (בדיקות ישנים) . הורדא דרכה להיות בכיס ואם לא נמצא לה כיס או שיש לה שני כיסין או שיש לה כיס ואינה מונחת בתוכו ואף כשמניחין אותה בתוכו חוזרת ויוצאת ממנה כשנופחין הריאה טריפה (כל בו בשם הר״מ בר יודה והגהות במהרי״ו ובדיקות ישנים וקצת מפי השמועה הלכה למעשה בוירמיש’ בשם מהר״ש מזיי״א) . וכל אלו הדינין אינן אלא במקומות שנוהגין להטריף בשתי ורדות או אין לה ורדא כלל אבל במקומות שמכשירין גם כל אלו החילוקים הם כשרים (ב״י) . אם חסר מקצת מן הורדא יש לבדוק באונות או באומא מצד שמאל (ס״א בצד ימין) אם נמצאת החתיכה החסירה יש אומרים דכשר כי כן נמצא לפעמים בגדיים וטלאים (כך מצא כתוב) וכן יש מכשירין אם יש לה תואר ורד בשורש שלה כעובי אצבע אע״פ שאין לה תואר ורד בראשה רק שלא תהא הפוכה ולא שינתה מקומה וכל אלו הדברים יש להקל מאחר דרבים מכשירים בכל ענין:

35.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.2

Le[149] poumon a cinq lobes, dont trois se trouvent du côté droit et deux du côté gauche. L’orientation[150] de côté droit et gauche s’entend quand l’animal, suspendu à ses pieds de derrière, a l’abdomen tourné vers l’examinateur, de manière que le côté droit de l’animal devient aussi le côté droit de l’examinateur. Il[151] y a en outre, du côté droit, un petit lobe[152], appelé lobule rose[153], qui n’est pas situé dans la rangée des lobes, mais reculé vers la concavité interne du poumon[154]. Lorsqu’il[155] manque un des lobes du côté droit ou un de ceux du côté gauche, ou lorsqu’il y a deux lobes du côté droit et trois du côté gauche, l’animal est immangeable[156]. הגה · RemaLa[157] configuration des lobes du côté droit diffère de celle des lobes du côté gauche. S’il y a interversion dans la forme, l’animal est immangeable. De même si le lobe moyen du poumon droit est plus grand que le lobe inférieur, l’animal est immangeable. Si le lobe supérieur du poumon gauche est plus grand que le lobe correspondant du poumon droit, l’animal est immangeable. En outre, si le cône du poumon droit est plus grand que celui du poumon gauche, on considère cette anomalie comme une interversion ; l’animal est donc immangeable[158]. Si[159] le lobule manque, ou si on en trouve deux, ou encore s’il est situé du côté gauche du poumon, l’animal est mangeable. הגה · RemaDans[160] nos pays, il est d’usage de déclarer l’animal immangeable aussi bien lorsqu’on trouve deux lobules que lorsqu’il n’y en a aucun, ou bien qu’il est déplacé[161]. Tel est, en effet, l’usage chez nous ; car, des grands hommes[162] ayant été de cet avis, nous ne devons pas changer l’usage. De même lorsque le lobule a changé d’aspect et de configuration habituelle[163], l’animal est immangeable. Si l’on trouve deux lobules ne formant qu’une seule racine sur une hauteur qui représente la valeur d’un travers de doigt, l’animal est mangeable, alors même que la racine présente une scissure[164]. Si l’un des lobules[165] est renversé et l’autre droit, on se conforme au plus grand ; si celui-ci n’est pas renversé, l’animal est mangeable. Le[166] lobule est généralement caché dans une pochette[167]. Si on n’en trouve aucune, ou s’il y en a deux, ou encore s’il y en a une, mais que le lobule n’y est point logé, de sorte que lorsqu’on l’y enfonce il s’en échappe quand on insuffle le poumon, l’animal est immangeable. Tous ces règlements ne trouvent d’application que dans les pays où il est d’usage de déclarer immangeable l’animal qui a deux lobules ou qui n’en a aucun ; mais dans les pays où, en pareil cas, l’animal est déclaré mangeable, il l’est également dans les autres cas énumérés ci-dessus. S’il manque une partie du lobule, il faut inspecter les lobes et le cône du poumon gauche ; si l’on y trouve la partie du lobule qui manque, l’animal est mangeable, selon l’avis de quelques-uns[168], attendu qu’on trouve parfois de pareilles anomalies chez les chevreaux et les agneaux. De même il y en a quelques-uns[169] qui déclarent l’animal mangeable lorsque le lobule a conservé sa forme habituelle à sa racine, sur une hauteur de la valeur d’un travers de doigt, bien qu’il n’ait plus sa forme habituelle à son sommet, pourvu qu’il ne soit ni renversé, ni déplacé. Dans tous ces cas, il convient d’incliner à la modération, attendu que, selon l’avis de beaucoup d’auteurs[170], l’animal est mangeable dans tous les cas[171].

נתוספו האונות במנינם אם היתה האונה היתרה בצד האונות או מלפני הריאה שהיא לעומת הלב מותרת ואם היתה על גבה שהוא לעומת הצלעות הרי זו טריפה והוא שתהיה כעלה של הדס אחר שנפחוה אבל אם היא פחות מזה כשרה: הגה ויש מחמירין לאסור כל יתרת שאינה בדרי דאוני (אשיר״י ומרדכי וסמ״ק ומהרי״ו וטור בשם העיטור וע״פ) וכן נוהגין במקצת מקומות לאסור יתרת אפילו מקמא ואין מחלקין בין מקמא בין מגבא אלא אם היא עומדת בדרי דאוני וכשנופחין אותה נוטה לקמא כשר ואם נוטה לגבה טריפה (מהרי״ו וב״י בשם מ״כ) ובמדינות אלו המנהג להכשיר יתרת מקמא ואין לשנות המנהג:

35.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.3

Lorsqu’il[172] y a excédent du nombre des lobes, l’animal est mangeable si le lobe surnuméraire est situé dans la rangée des autres lobes ou s’il est situé à la face médiastine, c’est-à-dire à la face interne tournée vers le cœur ; mais s’il est situé à la face costale, c’est-à-dire à la face externe tournée vers les côtes, l’animal est immangeable[173]. Pour[174] que l’animal soit immangeable dans le dernier cas, il faut que le lobe excédant ait, après l’insufflation du poumon, le volume d’une feuille de myrte ; l’animal est mangeable, si le volume du lobe est inférieur. הגה · RemaD’aucuns[175] sont plus sévères en l’occurrence et déclarent l’animal immangeable dans tous les cas d’excédent hors de la rangée des lobes. En quelques pays, il est, en effet, d’usage de déclarer l’animal immangeable même lorsque le lobe excédant est situé à la face médiastine ; dans[176] ces pays, la distinction entre la face médiastine et la face costale n’existe que dans le cas où le lobe excédant est situé dans la rangée des autres lobes, alors on déclare l’animal mangeable si, après que le poumon est insufflé, le lobe incline vers la face médiastine, et immangeable s’il incline vers la face costale. Dans nos pays, il est d’usage de déclarer l’animal mangeable s’il y a excédent d’un lobe à la face médiastine ; et il ne faut pas déroger à cet usage.

נמצאת אונה יתרה בסוף שיפולי האומה כשרה (דזה מקרי בדרי דאוני) (ב״י):

35.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.4

Lorsque[177] le lobe excédant est situé à la base du bord antérieur du poumon, l’animal est mangeable. הגה · RemaCar[178], disposé de telle façon, le lobe excédant est considéré comme situé dans la rangée des autres lobes.

אונה של ימין הסמוכה לגרגרת במצר החזה אצל הצואר ממש התחתונה שהיא עליונה הסמוכה לצואר אם ימצא על גבה כטרפא דאסא כשרה מפני שכן דרכה ליפצל ודוקא ימנית אבל לא שמאלית ויש מי שאומר דדוקא למעלה מחציה אבל למטה מחציה טריפה: הגה הא דמכשרינן יתרת בדרי דאוני מכל מקום בעינן שלא יהיו יותר אונות בשמאל מבימין כגון שיהו ד’ בשמאל וג’ בימין (מהרי״ו) אבל אם הם שוה בשוה בכל צד ג’ או ד’ אונות ועומדות כלם בדרי דאוני כשר (שם בהג״ה) ואם נראה באונה אחת כמין סדק מצטרף להכשיר אבל לא להטריף דאין חוששין בסדקין להטריף (כך מצא כתוב) אונה שנתפצלה ויש לה שורש א’ כעובי אצבע אינה נחשבת אלא לאחת (מהר״י מולין) ולא מקרי יתרת אלא אם יש לה צורת אונא אבל אם נמצא על גבי הריאה מקום גבוה רחב למטה ועב למעלה שאינו חד בראשו נקרא גבשושית וכשרה (מהרי״ו וב״י בשם מ״כ) וכן אם נמצא אונא על גבי הריאה וגומא תחתיה וכשנופחין הריאה כל האונ’ נופלת לתוך הגומא ושוה לשאר הריאה (מה’ רבינו יעקב ווייל וב״י) אע״פ שאינה נכנסת תוך הגומא אלא כשמניחים היד בנחת עליה כשרה דאין זה יתרת אלא פיצול הריאה ומאחר שיש לו גומא תחתיו לנוח בו אינו עתיד להתפרק כשאר יתרת וכשרה (ד״ע) ואין להכשיר פצול כזה רק מגבה דהפצול מונח על הגומא אבל מקמא הפצול נופל למטה וסופו להתפרק וטריפה (כך מצא כתוב) י״א דאם נמצא יתרת נגד חריץ הורדא דינו כמו פצול בגומא (מהר״י מולין בשם ר’ מאיר שחטן) ואין לסמוך אזה רק בשעת הדחק והפסד מרובה:

35.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.5

Si[179] l’on trouve sur le lobe supérieur du poumon droit qui est situé près de la trachée, dans la cavité thoracique rétrécie — c’est-à-dire le lobe situé près du cou et qui, inférieur quand l’animal est suspendu à ses pieds de derrière, est en réalité le supérieur — une proéminence de la grandeur d’une feuille de myrte[180], l’animal est mangeable, attendu que de telles saillies sont fort communes[181]. Cette[182] règle ne s’applique qu’au poumon droit, mais non pas au poumon gauche. Quelqu’un[183] opine qu’il n’en est ainsi que lorsque la proéminence est située à la moitié supérieure du lobe, mais que l’animal est immangeable si elle est située à la moitié inférieure du lobe. הגה · RemaBien[184] que l’on déclare l’animal mangeable lorsqu’il y a excédent du nombre des lobes et que ceux-ci sont situés tous dans la rangée, il faut pourtant que le nombre des lobes du poumon gauche ne soit pas supérieur à celui du poumon droit, par exemple quatre du côté gauche et trois du côté droit. Mais lorsque[185] tous les deux poumons ont un nombre égal de lobes, par exemple chacun trois ou quatre, et que tous les lobes sont situés dans une seule rangée, l’animal est mangeable. Lorsqu’on[186] constate sur un lobe une sorte de sillon, celui-ci tient lieu de scissure, si, en l’occurrence, une scissure est nécessaire pour rendre l’animal mangeable ; mais il ne tient pas lieu de scissure, si l’on se trouve en présence d’un cas où une scissure rendrait, au contraire, l’animal immangeable ; car les sillons ne sont pas considérés comme des scissures pour rendre un animal immangeable[187]. Un[188] lobe divisé au bord, mais n’ayant qu’une seule racine sur une longueur d’une valeur d’un travers de doigt, est considéré comme un lobe indivis. On[189] ne considère comme excédent qu’une excroissance ayant la forme d’un lobe. Mais si l’on trouve au bord postérieur du poumon une proéminence dont la base est large et dont le sommet est épais, c’est-à-dire dont le sommet n’est pas aminci, on appelle cela une simple saillie ; l’animal est donc mangeable. De[190] même lorsqu’on trouve au bord postérieur du poumon un lobe situé au-dessus d’une petite concavité, de sorte qu’en insufflant le poumon, le lobe s’enfonce totalement dans la concavité et détermine ainsi le nivellement de la surface du poumon, l’animal est mangeable, alors même que le lobe ne s’enfonce pas de lui-même dans la concavité, mais qu’il faut, pour y parvenir, le pousser légèrement car, en l’occurrence, ce n’est point d’un excédent, mais d’une simple saillie qu’il s’agit ; or celle-ci étant pourvue d’une concavité dans laquelle elle repose, elle ne se détachera pas du poumon, ainsi que cela arrive en cas d’excédent ; c’est pourquoi l’animal est mangeable. Pourtant, on ne déclare, en cas d’une telle saillie, l’animal mangeable que si la saillie est située à la face costale du poumon, car alors elle repose, durant la vie de l’animal, dans l’excavation qui se trouve au-dessous d’elle ; mais si elle est située à la face médiastine, elle sort certainement hors de la concavité, de sorte que si l’animal était resté vivant, elle aurait fini par se détacher du poumon, c’est pourquoi l’animal est immangeable. D’aucuns[191] opinent que si l’on trouve une proéminence située en face de l’échancrure du lobule[192], on peut considérer ce cas comme une saillie située au-dessus d’une concavité. Il ne faut suivre cette opinion que dans un cas d’extrême urgence et de grande perte.

אחת מהאונו’ שהיא פחותה מכעלה הדס אחר שנפחוה הוה לי’ חסרה וטרפה:

35.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.6

Quand[193] un lobe présente, après insufflation, un volume inférieur à une feuille de myrte, on le considère comme totalement absent ; l’animal est donc immangeable.

חסרה אחת מאונות הימין הורדא משלמת (ויש אומרים דאינה משלמת) (רש״י ותוס’ והרא״ש) (והכי נהוג):

35.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.7

S’il[194] manque un des lobes du poumon droit, le lobule le remplace. הגה · RemaD’aucuns[195] opinent qu’il ne le remplace guère.

ריאה שאין לה חתוכה דאונא טריפה ואם סדק כמראה הפרש ביניהם כשיעור עלה הדס בין בעיקרן בין באמצען בין בסופן כשרה: הגה ויש מכשירין בהיכר או סדק כל שהוא אע״פ שאינו כטרפא דאסא (רש״י והעיטור ותוס’ וסמ״ג ורא״ש וטור ורבינו ירוחם ותשב״ץ ומרדכי בשם ה״ג ור״ח וש״ד וראבי״ה) ויש לסמוך עלייהו אם יש הפסד מרובה להטריף (צ״ל להכשיר) האונא התחתונה של ימין דרכה להיות עבה וארוכה מאונה האמצעית גם היא יותר גבוה משל שמאל ואם היא דבוקה לאומא לגמרי רק שנראה היכר סימנים אלו במקום שראוי להיות האונא מיקרי היכר וכשירה (מהרי״ו) וה״ה אם ניכר שם סימן אחר שניכר האונא קצת ואפילו היכר על ידי הסימפון הרגיל להיות באונא אם נמצא שם סימפון במקום הרגיל להיות אונא מיקרי היכר (מ״כ בשם מהרי״ק) וכל אלו הדברים בדקינן ומשערינן אחר שנפחו הריאה משום דבחיי הבהמה הריאה נפוחה יש אומרים דבגדיים וטלאים אין להטריף אם לא נמצאו אונות אפילו בלא היכר וסדק כלל דהכי רביתייהו ואורחייהו דבקטנות לית להו וכשמתגדלים גדילי האונות בהדייהו (בדיקות ישנים מהר״ש):

35.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.8

Lorsque[196] le poumon est dépourvu de scissures, l’animal est immangeable. S’il[197] y a, à la place des scissures, des sillons indiquant la démarcation entre les lobes sur une longueur de la valeur d’une feuille de myrte, que ces sillons se trouvent à la racine, au centre ou au bout des lobes, l’animal est mangeable[198]. הגה · RemaD’aucuns[199] déclarent l’animal mangeable si, à la place des scissures, le poumon ne présente que des traces ou des sillons vagues, sans même qu’ils occupent la longueur d’une feuille de myrte. D’ordinaire[200], le lobe inférieur du poumon droit est plus volumineux et plus long que le lobe moyen ; il est également plus saillant que le lobe correspondant du poumon gauche. Lorsque ce lobe est entièrement adhérent au sommet du poumon, mais limité quand même par les marques ci-dessus indiquées qui le caractérisent, l’animal est mangeable. Il en est de même lorsqu’on trouve un autre indice permettant de distinguer vaguement le lobe. On peut même se contenter de l’indice du tuyau bronchique qui parcourt d’ordinaire le lobe ; de sorte que si l’on trouve le tuyau bronchique à la place où est situé d’ordinaire le lobe, cela est déjà considéré comme une délimitation suffisante. Dans[201] tous les cas énumérés, les examens et les évaluations[202] se font après l’insufflation du poumon, vu que le poumon est insufflé quand l’animal est vivant. D’aucuns[203] opinent que si on ne trouve pas chez les chevreaux et les agneaux ni scissures, ni même des traces indiquant les limites des lobes, il ne faut pas déclarer l’animal immangeable, cette disposition étant normale chez ces sortes d’animaux qui, jeunes, sont dépourvus de scissures, et ce n’est qu’avec l’âge que leurs lobes se développent.

אם בצד אחד של הריאה חסרה אונא א’ אלא שבסוף האומא שבאותו הצד היתה בליטה גדולה כמו אונא אע״פ שדרך האונות להיות סמוכות זו לזו וכאן האומא מפסקת ביניהם כשרה: הגה ויש נוהגין להטריף בכי האי גוונא כי כל מה שלמטה מן הורדא מקרי שלא בדרי דאוני וכן נוהגין במדינות אלו:

35.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.9

Lorsqu’un[204] des poumons ayant un lobe de moins présente à sa base une protubérance de la grandeur d’un lobe, bien que d’ordinaire les lobes soient rapprochés l’un de l’autre, alors que dans le cas présent la protubérance est séparée des autres lobes par la masse du poumon, l’animal est mangeable. הגה · RemaD’aucuns[205] ont coutume de déclarer en pareil cas l’animal immangeable, attendu que tout ce qui est situé au-dessous du lobule est considéré comme étant disposé hors de la rangée des lobes[206]. Tel est, en effet, l’usage dans nos pays.

אין כל הדברים הללו אמורים אלא בבהמה וחיה אבל העוף אין לו חיתוך אונות כבהמה ואם ימצא אין לו מנין ידוע:

35.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §35.10

Tous[207] les règlements énoncés ne s’appliquent qu’aux bêtes à cornes et aux animaux sauvages. Quant aux volailles, leur poumon est dépourvu de scissures et, si on en trouve, leur nombre est indéterminé[208].

Siman 36. De diverses lésions du poumon — שְׁאָר פְּגָמֵי הָרֵאָה (17 articles)

הריאה יש לה שני קרומים ניקבו זה בלא זה או זה שלא כנגד זה כשרה עד שניקבו שניהם זה כנגד זה (טור בשם רשב״א): הגה ויש מטריפים בנקבו זה שלא כנגד זה (הגהות אשיר״י פא״ט ורבינו ירוחם וא״ו הארוך וע״פ) והכי נהוג:

36.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.1

Le[209] poumon est revêtu de deux[210] membranes ; si une seule en est perforée, ou si la perforation de l’une ne fait pas face à celle de l’autre, l’animal est mangeable. Pour qu’il en soit autrement, il faut que toutes les deux membranes soient perforées et que la perforation de l’une soit en face de celle de l’autre. הגה · RemaD’aucuns[211] déclarent l’animal immangeable alors même que la perforation d’une membrane ne fait pas face à celle de l’autre[212]. Tel est, en effet, l’usage.

אפילו נגלד (פירוש נקלף) קרום העליון כולו כשרה אלא שצריכה בדיקה: הגה מיהו אם נמצא בועה על מקום שנקלף העור העליון יש להטריף כי הוי כקרום שעלה מחמת מכה (בד״י) יש אומרים אם נפחו הריאה ונקרע הקרום מחמת הנפיחה טריפה (בבדיקות):

36.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.2

Alors[213] même que la membrane extérieure a été entièrement enlevée, l’animal est mangeable, seulement[214] il faut, en pareil cas, procéder à un examen[215]. הגה · RemaMais[216] si l’on trouve une vessie à l’endroit où la membrane extérieure a été enlevée, il faut déclarer l’animal immangeable, car ce cas est assimilable à celui d’un tissu cicatriciel[217]. D’aucuns[218] opinent que si, en insufflant le poumon, la membrane se déchire sous l’effort de l’insufflation, l’animal est immangeable[219].

ניקבה ועלה בו קרום ונסתם טריפה:

36.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.3

L’animal[220] est immangeable si, après que la membrane pulmonaire a été perforée, une pellicule s’est formée qui recouvre la perforation.

ריאה שנשמע בה הברה כשנופחין אותה אם ניכר המקום שממנו נשמע ההברה מושיבין עליו רוק או תבן וכיוצא בו אם יתנדנד בידוע שהיא נקובה וטריפה ואם לא ניכר המקום מושיבין אותה במים פושרין ונופחין אותה אם בצבץ המים טריפה ואם לאו בידוע שקרום התחתון בלבד ניקב והרוח מהלך בין שני הקרומים ומפני זה ישמע בה קול הברה בשעת נפיחה וכשרה: הגה ואם שמו אותה פעם אחת במים חמין (אליבא דכ״ע) או קרים שוב אין לה בדיקה אפי’ בפושרין (ב״י בשם הר״ן):

36.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.4

Lorsque[221] le poumon fait entendre un bruit quand on l’insuffle[222], on procède de la façon suivante : Quand on peut désigner l’endroit précis d’où le bruit s’échappe, on y dépose de la salive, une paille ou quelque chose de semblable : si l’on constate un remuement, on en conclut que les membranes sont perforées ; l’animal est, par conséquent, immangeable. Mais[223] si l’on ne peut pas désigner l’endroit précis, on plonge le poumon dans de l’eau tiède et on l’insuffle : si l’eau mousse, l’animal est immangeable ; si non, alors il est évident que c’est la membrane intérieure seule qui est perforée, et que c’est l’air qui, en pénétrant entre les deux membranes, fait entendre le bruit quand on insuffle le poumon ; aussi l’animal est-il mangeable. הגה · RemaMais[224] si le poumon a été déjà plongé une fois dans l’eau chaude ou froide, on ne peut plus l’examiner, même dans de l’eau tiède[225].

נמצאת נקובה במקום שיש לתלות שנעשה אחר שחיטה כגון שהעביר הטבח ידו בכח או שתלשה בכח או שלקחה זאב והחזירה נקובה תלינן להקל וכשרה ואפילו יש נקבים הרבה שלא במקום שיניו תלינן כולהו בזאב: הגה ולא תלינן ביד הטבח אלא אם הנקב משוך שדרכו להיות מכח הטבח אבל אם הוא עגול (בד״י בשם מהרי״ל ומהר״י מולין) לא תלינן בטבח כי אין דרכו להיות עגול וכל נקב שהוא פתוח (הגהות מרדכי פ״ק דחולין) או שהושחר או אדום סביב הנקב (ב״י בשם מ״כ) ואפילו הוא רק אדום סביב הצלעות נגד הנקב טריפה ולא תלינן בשום דבר דבודאי מחיים נעשה (שם): וכן אם נמצאו עליה תולעים שנקבוה ואין ידוע אם נקבוה קודם שחיטה או אחר שחיטה כשרה ואם אין מקום לתלות והדבר ספק אם ניקבה מחיים עושים נקב אחר ומקרבין אצלו אם הם דומים כשרה שכמו שזה נעשה אחר שחיטה כן נעשה הראשון ואם אינם דומים טריפה ואין מדמין מריאה של בהמה דקה לריאה של בהמה גסה אלא מדקה לדקה ומגסה לגסה (רי״ף ורמב״ם ורשב״א ותוספות והגה״מ בשם ר״ח): הגה וי״א דאין מקיפין מבהמה זו לבהמה אחרת (רש״י ובה״ג ורא״ש וטור (ואגודה) וסמ״ג ור״ן ור’ ירוחם הביאו דעת רש״י בסוף) ואפילו בבהמה אחת אין מקיפין אלא מגסה לגסה דהיינו מאומא לאומה או מדקה לדקה דהיינו מאונה לאונה מיהו בזמן הזה אין אנו בקיאין ואין לסמוך אהקפה כלל להכשיר (כל בו בשם הגאונים) (ומהרי״ל ושאר אחרונים):

36.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.5

Lorsqu’on[226] trouve le poumon perforé et que la conjoncture permet de supposer que la perforation ne s’est produite qu’après l’opération de la saignée, par exemple lorsque le boucher a passé brusquement sa main sur le poumon ou qu’il l’a arraché violemment hors du thorax[227], ou encore lorsqu’un loup, après avoir enlevé le poumon, l’a rapporté perforé[228], on incline à l’atténuation et on déclare l’animal mangeable ; et alors même qu’on trouve sur le poumon de nombreux trous hors de la portée des dents du loup, on les attribue tous au loup. הגה · RemaIl[229] ne faut attribuer un trou du poumon à la main du boucher qu’autant que le trou a la forme ovale, un tel trou pouvant être l’effet de l’effort fait par le boucher. Mais s’il est rond, on ne l’attribue pas au boucher ; car les trous déterminés par la main du boucher ne sont pas ronds d’ordinaire. Tout trou béant, ou dont le bord est noirci ou rougi, alors même que la rousseur n’existe que sur un point de la paroi thoracique faisant face au trou, l’animal est immangeable ; on n’attribue un pareil trou à aucune cause accidentelle, car il est manifeste qu’il existait déjà quand l’animal vivait encore. De[230] même lorsqu’on trouve sur le poumon des vers qui l’ont perforé, et que l’on doute si ces parasites l’ont perforé avant ou après l’opération de la saignée, l’animal est mangeable. Lorsqu’on[231] se trouve en présence d’un cas où rien n’autorise à attribuer le trou du poumon à une cause accidentelle quelconque[232], et que l’on doute quand même s’il existait déjà quand l’animal vivait encore, ou s’il ne s’est produit qu’après la saignée, on pratique sur le poumon un autre trou et on compare les deux trous : s’ils sont semblables, l’animal est mangeable, car on suppose alors que, de même que le second, le premier trou ne s’est produit qu’après la saignée. Mais si les trous sont dissemblables, l’animal est immangeable. On[233] ne doit pas faire cette comparaison des trous d’un poumon d’animal du petit bétail d’avec celui d’un poumon d’animal du gros bétail, mais on compare le poumon d’animal du petit bétail avec un poumon d’animal semblable, et celui d’animal du gros bétail également avec un poumon d’animal semblable. הגה · RemaD’aucuns[234] opinent que la comparaison des trous ne doit pas se faire sur les poumons de deux animaux différents ; et même, en faisant la comparaison des trous sur un seul poumon, il ne faut pas comparer celui pratiqué sur un cône du poumon avec celui qui existe sur un lobe, ni inversement. Pourtant[235], de nos jours, nous ne sommes pas à même de procéder à un tel examen, et nous ne devons pas nous appuyer sur l’examen comparatif pour déclarer l’animal mangeable.

ניקב אחד מהסמפונות (פי’ קנים החלולים שבתוך הריאה) שבפנים לחבירו כגון במקום שמתפצלים זה מזה ואין בשר ביניהם טריפה שחברו קשה ואינו מגין עליו אבל ניקב לבשר הריאה הבשר מגין עליו וכשרה:

36.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.6

Si[236] un des tuyaux bronchiques vient d’être perforé à un endroit où les parois de deux tuyaux sont juxtaposées, par exemple au point où les bronches se bifurquent et où aucune substance pulmonaire ne les sépare, l’animal est immangeable, attendu[237] que la paroi avoisinant le trou est trop dure pour boucher le trou. Mais si le trou du tuyau est ouvert du côté de la substance pulmonaire, cette substance molle bouche le trou ; aussi l’animal est-il mangeable[238].

הריאה שנשפכה כקיתון וקרום העליון שלה קיים שלם בלא נקב אם הסמפונות עומדים במקומם ולא נמוחו כשרה ואם נמוק אפילו סימפון אחד טריפה כיצד עושים נוקבים אותה ושופכין אותה בכלי שהוא שוע באבר אם נראה בה חוטים לבנים בידוע שנמוקו הסמפונות וטריפה ואם לאו בשר הריאה בלבד הוא שנימוק וכשרה והוא שיהא מחוי המים זך אבל אם הם עכורים או סרוחים טריפה: הגה ויש מכשירין אפילו בעכורים וסרוחים (הרא״ש והרשב״א והרז״ה והר״ן וטור וסה״ת וסמ״ג והגה״מ וכל בו סימן ק״א וע״ל ר״ס ל״ז) ומי שהוא בקי לבדוק שלא נמוחו הסמפונות יכול לסמוך עלייהו לצורך הפסד מרובה:

36.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.7

Lorsque[239] le tissu pulmonaire s’est liquéfié, de manière que la substance présente des mouvements d’oscillation semblables à un liquide renfermé dans une cruche agitée[240], et que la membrane supérieure est restée intacte, ne présentant aucune perforation, l’animal est mangeable si les bronches sont restées à leur place sans se liquéfier ; mais s’il y a également liquéfaction des bronches, ne fût-ce que d’une seule, l’animal est immangeable. Comment faire en pareil cas ? On[241] perce la membrane du poumon et on verse le liquide qu’elle renferme dans un vase étamé : si l’on y aperçoit des filets blancs, on en conclut que les bronches ont été également liquéfiées, et on déclare, par conséquent, l’animal immangeable ; si non, on en déduit que c’est la substance pulmonaire seule qui a été liquéfiée, et on déclare l’animal mangeable. Cette[242] dernière règle ne s’applique pourtant qu’au cas où la masse liquéfiée est limpide ; mais si elle est trouble ou fétide, l’animal est immangeable. הגה · RemaD’aucuns[243] déclarent l’animal mangeable alors même que la substance liquéfiée est trouble ou fétide. Celui qui est assez expérimenté pour pouvoir examiner si les bronches ne sont pas liquéfiées peut, en cas de grande perte, suivre cette opinion.

חסר מגוף הריאה ולא ניקבה כשירה ויש מי שאוסר: הגה והמנהג להכשיר אם החסרון ככ״ף פשוטה אבל אם החסרון ככ״ף כפופה כזה אם יוכל להניח בגומא ההוא אצבע אגודל מקרי חסרון וטריפה ואם לאו כשרה וכל זה כשנראה החסרון מבחוץ לאחר הנפיחה אבל אם היא מבחוץ כשאר ריאה אלא שנחסר מבשרה מבפנים אפילו מחזיק החסרון עד כדי רביעית כשרה יתר מכאן טריפה (מהרי״ו ובדיקות ישנים וראה מעשה וש״ס וטור ופוסקים וב״י בשם אהל מועד):

36.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.8

S’il[244] manque une partie du parenchyme pulmonaire sans que la membrane extérieure en soit perforée, l’animal est mangeable. Quelqu’un[245] le déclare en pareil cas immangeable. הגה · RemaIl[246] est d’usage de déclarer l’animal mangeable si le vide résultant du manque d’une partie du parenchyme a la forme de la lettre « Caf » droite[247] ; mais s’il présente la forme de la lettre « Caf » courbée[248], l’animal est immangeable, si la concavité formée par le vide est si large qu’on peut y plonger le pouce ; car une pareille cavité constitue un manque considérable. Il[249] n’est question ici que du cas où le vide formé dans le poumon est visible à la surface du poumon insufflé. Mais lorsque la surface du poumon ressemble à celle des poumons ordinaires et qu’il manque une partie de son tissu interne, l’animal est mangeable, même si la partie qui manque représente la valeur d’un quart de « Loug »[250] ; mais si elle représente une valeur plus considérable, l’animal est immangeable.

הריאה שנמצא בה מקום אטום כל שהוא (ל’ רמב״ם פ״ז ד״ו) שאין הרוח נכנס בו ואינו עולה בנפיחה מביאין סכין וקורעין (הקרום לבד) (מהרי״ו וב״י בשם מ״כ ורשב״א בת״ה) סמוך ממש למקום האטום אם נמצא בו ליחה מותרת שמחמת הליחה לא נכנס שם הרוח ואם לא נמצא בו ליחה נותנין עליו מעט רוק או תבן או נוצה אם נתנדנד כשרה שהרי הרוח בא שם ואם לאו טריפה: הגה ולא מקרי אטום אלא כשמראהו דומה לשאר ריאה אלא שאינו עולה בנפיחה אבל אם מראהו דומה למוגלא אינו אלא טינרי וכשר בלא בדיקה (הגהות מיימוני וסמ״ג וב״י בשם רש״י) ואף באטום יראה תחילה ליתן הריאה במים פושרין או ליתן מים פושרין תוך הקנה ולנענע אותה (הגהות אשיר״י) או למשמש הרבה במקום האטום (רוקח) ולשפוך אחר כך מה שבתוך הקנה ואם עולה אחר כך בנפיחה כשרה ואפילו אם כבר נחתכה הריאה אם יוכל לבדוק על ידי שפופרת שיעלה מקום האטום בנפיחה יש להכשיר (מהרי״ו וערוך ערך אפי פי’ כן פחיזה דש״ס):

36.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.9

Lorsqu’une[251] partie du poumon, si petite soit-elle, est imperméable à l’air, de manière que l’insufflation ne la dilate pas, on apporte un couteau et on pratique une entaille הגהà[252] la plèvre seulement, immédiatement à côté de l’endroit imperméable : si on y trouve une infiltration d’humeur, l’animal est mangeable, car il est évident que c’est l’humeur qui a empêché l’air de pénétrer dans cette partie du poumon. Mais si on n’y trouve pas d’humeur, on pose dessus de la salive, une paille ou une plume ; si l’on constate alors, en insufflant le poumon, quelque mouvement dans les matières posées dessus, l’animal est mangeable, puisque l’on voit que l’air y parvient ; si non, l’animal est immangeable. הגה · RemaOn[253] ne désigne un tel cas par le nom d’imperméabilité qu’autant que la partie en question a une couleur semblable à celle du reste du poumon, seulement qu’elle ne se dilate pas par l’insufflation. Mais si cette partie est puriforme[254], alors ce n’est qu’un bouton ; l’animal est donc mangeable, sans autre examen. En[255] cas d’imperméabilité, on ferait bien de plonger préalablement le poumon dans de l’eau tiède, ou de verser de l’eau tiède dans la trachée et d’agiter le poumon, ou encore de bien pétrir l’endroit imperméable ; on vide ensuite la trachée et on insuffle le poumon : si l’endroit en question se dilate, l’animal est mangeable. Même dans le cas où le poumon a été découpé déjà, on peut déclarer l’animal mangeable, s’il y a moyen d’insuffler la partie imperméable à l’aide d’un tuyau et d’en provoquer ainsi la dilatation.

ריאה שקשה כעץ במשמושה טריפה (וה״ה אם קלה כעץ טריפה) (מהרי״ו):

36.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.10

Si[256] le poumon est tellement dense qu’il provoque à la palpation la sensation qu’on éprouve en touchant le bois, l’animal est immangeable. הגה · RemaDe[257] même si le poumon est léger comme du bois[258], l’animal est immangeable.

ריאה שנתמסמסה דהיינו שנמצאת שלימה וכשתולין אותה תחתך ותפול חתיכות חתיכות טריפה:

36.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.11

Lorsque[259] le poumon est gangrené de telle façon qu’il n’a de la cohésion que tant qu’il reste à sa place, mais qu’aussitôt suspendu, il tombe en morceaux[260], l’animal est immangeable.

ריאה שנמצאת נפוחה כמו עיקר חריות של דקל אוסרין אותה מספק:

36.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.12

Si[261] l’on trouve le poumon insufflé[262], à l’instar de l’écorce d’un dattier, on déclare l’animal immangeable, parce que le cas est douteux[263].

ריאה שיבשה אפילו מקצתה טריפה והוא שתהא נפרכת בצפורן: הגה ואם משרטט בציפורן על בשר הריאה ונראה השרטוט בתוכה מקרי יבש וטריפה. (מצא כתוב וכן הוא בבדיקת האחרוני’):

36.13
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.13

Si[264] le poumon est desséché, ne fût-ce qu’en partie, l’animal est immangeable ; mais à condition toutefois que la dessiccation soit telle que le poumon s’émiette sous la pression de l’ongle. הגה · RemaSi[265] la raie tracée avec l’ongle sur la surface du poumon y laisse une empreinte, on considère ce cas comme une dessiccation, et l’animal est, par conséquent, immangeable.

צמקה כולה אם מחמת בני אדם שהפחידוה כגון ששחטו אחרת לפניה וכיוצא בזה טריפה ואם בידי שמים כגון שפחדה מקול רעם או ראתה זיקים וכיוצא בזה או מפחד שאר בריות כגון מקול שאגת אריה וכיוצא בזה כשרה:

36.14
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.14

Lorsque[266] le poumon est entièrement[267] ratatiné, l’animal est immangeable si ce rétrécissement pulmonaire est dû à la frayeur que l’animal a éprouvée par suite d’un acte humain, par exemple parce qu’on a saigné un autre animal en sa présence, ou par quelque autre motif semblable ; mais si la frayeur de l’animal a été causée par quelque phénomène céleste, tel que le bruit éclatant du tonnerre, la vue de la foudre, ou quelque chose de semblable, ou même si elle a été causée par un autre animal, par exemple par le rugissement du lion, l’animal est mangeable.[268]

כיצד בודקין אותה (אם הדבר ספק מאיזה דבר בא לה) (דעת הר״ן) מושיבין את הריאה במים מעת לעת אם היה זמן הקור מושיבים אותה במים פושרים ובכלי שאין המים מתמצין מגבו ונוזלים כדי שלא יצוננו במהרה ואם היה זמן החום מושיבין אותה במים צוננים בכלי שהמים מתמצין מגבו כדי שישארו קרים אם חזרה לברייתה הרי זה בידי שמים או בידי הבריות ומותרת ואם לא חזרה בידי אדם היא וטריפה (כל הסעיף ל’ הרמב״ם שם ד״י): הגה ונראה דאין לנו לסמוך על בדיקה זו כי אין אנו בקיאין בכל דבר שצריך בדיקה ואם נראה שבא לה בידי שמים אין להכשיר בלא בדיקה זו ובזה יש לסמוך על בדיקתנו (כ״פ רש״ל):

36.15
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.15

Comment[269] examiner ce cas ? הגהlorsqu’il y a incertitude sur la cause de la frayeur On laisse tremper le poumon dans l’eau durant vingt-quatre heures, — en hiver, on le trempe dans l’eau tiède contenue dans un vase qui ne transpire point, pour que l’eau ne se refroidisse vite, et en été, on le trempe dans l’eau froide contenue dans un vase qui transpire, pour que l’eau reste froide[270] — si le poumon revient ensuite à son état normal, on en déduit que la frayeur qui a déterminé le rétrécissement a été causée par un phénomène céleste ou par un autre animal ; aussi l’animal est-il mangeable. Si non, on en conclut que la frayeur est due à un acte humain ; aussi l’animal est-il immangeable. הגה · RemaIl me semble que nous ne devons pas nous baser sur cet examen ; car partout où un examen est commandé, nous ne sommes pas à même d’y procéder. Alors[271] même qu’il paraît certain que la frayeur de l’animal a été causée par un phénomène céleste, nous ne devons pas déclarer l’animal mangeable sans examen préalable, c’est dans ce cas seul que nous pouvons nous baser sur notre examen.

ריאה שהרגיש בה במשמוש היד שמחט בתוכה אם שלימה היא נופחין אותה אם עולה בנפיחה כשרה בין אם היא דקה או עבה בין אם נכנסה דרך חודה או דרך קופה (פי’ דרך צד העב) ואם היא חתוכה טריפה. יש עליה קורט דם כנגד המחט בחוץ טריפה אפילו היא שלימה: הגה ובזמן הזה יש להטריף כל ריאה שנמצא בה מחט ואין דנין בה דין שלימה (ב״י בשם סמ״ק הגהות מיימוני פ״ז וא״ו הארוך ומהרא״י שער ל’) אם לא במקום הפסד מרובה אז יש להקל ולבדוק ע״י נפיחה (ש״ד סימן צ״ב בהגהות ובית יוסף ומהרי״ל וכן משמעות כל הפוסקים):

36.16
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.16

Lorsque[272] on sent, en palpant le poumon, qu’il y a une aiguille dedans, on insuffle le poumon, en cas où il est encore intact, et s’il se dilate l’animal est mangeable, sans[273] nulle différence si l’aiguille est mince ou forte, si[274] elle est entrée par la pointe ou par la tête. Mais[275] si le poumon est déjà découpé, l’animal est déclaré immangeable. Si[276] l’on trouve à la surface du poumon, juste en face de l’aiguille, une goutte de sang, l’animal est immangeable, alors même que le poumon est intact[277]. הגה · RemaDe[278] nos jours, il faut déclarer immangeable dans tous les cas où l’on trouve une aiguille, et on ne tire aucun avantage de l’intégrité du poumon, excepté en cas de grande perte où l’on incline à la modération en se basant sur l’examen à l’aide de l’insufflation.

מחט שנמצא בסמפונא רבה דריאה כשרה: הגה ואפילו בחתיכה שלא נוכל לבדוק בנפיחה יש להכשיר (ב״י בשם ר״ן וש״ד ומהרי״ו בשערים ור’ ירוחם ולאפוקי כלבו ואו״ה):

36.17
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §36.17

Si[279] l’on trouve une aiguille dans le grand tuyau bronchique, l’animal est mangeable. הגה · RemaIl[280] convient de déclarer l’animal mangeable, alors même que le poumon est déjà découpé, de sorte que nous ne pouvons plus l’examiner à l’aide de l’insufflation.

Siman 37. Des vessies et des adhérences filamenteuses — בּוּעוֹת וְסִירְכוֹת (7 articles)

ריאה שנמצאו בה אבעבועות אפילו הם גדולי’ הרבה אם היו מלאים רוח או מים זכים או ליחה הנמשכת כדבש וכיוצא בו או ליחה יבשה וקשה אפילו כאבן הרי זו מותרת ואם נמצאת בהם ליחה סרוחה או מים סרוחים או עכורים הרי זה טריפה: הגה ורבים מכשירים אפילו בעכורין וסרוחין (הרא״ש והר״ן והרשב״א וטור ומהרי״ל וע״ל סימן ל״ו ס״ז ע״פ) וכן המנהג להכשיר בועות בכל ענין אם אינן סמוכות:

37.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.1

Lorsqu’on[281] trouve sur la surface du poumon des vessies[282], alors même qu’elles sont très grandes, l’animal est mangeable si celles-ci sont remplies d’air[283], d’eau limpide ou d’une humeur épaisse semblable au miel ou à quelque liquide similaire[284], ou encore d’une humeur desséchée, fût-elle aussi dure qu’une pierre.[285] Mais[286] si les vessies contiennent une humeur fétide, ou de l’eau fétide ou trouble, l’animal est immangeable. הגה · RemaBeaucoup d’auteurs[287] déclarent l’animal mangeable, alors même que les vessies sont remplies de matières troubles ou fétides[288]. Et, en effet, il est d’usage de déclarer l’animal mangeable en cas de toutes sortes de vessies, tant que celles-ci ne sont pas juxtaposées[289].

אם סירכה תלויה יוצאה מן הבועה טריפה: הגה וה״ה בועה העומדת במקום שאר ריעותא אעפ״י דכשר בלאו הכי כגון בגבשושית או במקום דמשמעת קול או שהבועה בעצמה משמעת קול טריפה (מצא כתוב):

37.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.2

Lorsqu’un[290] filament libre[291] émerge de la vessie, l’animal est immangeable[292]. הגה · RemaIl en[293] est de même lorsque la vessie est située à un endroit du poumon qui présente déjà une autre anomalie, alors même que cette anomalie, seule, n’est pas de nature à rendre l’animal immangeable. Ainsi, lorsque la vessie est située sur une excroissance[294], ou sur un endroit où le poumon fait entendre un bruit[295], ou encore lorsque la vessie elle-même fait entendre un bruit, l’animal est immangeable.

אם יש בה שתי אבעבועות סמוכות זו לזו אסורה אפילו מלאות מים זכים ואם היא אחת ונראית כשתים נוקבים אותה בא’ מצדיה אם שופכות למקום אחד אחת היא וכשרה ואם לאו שתים הם וטריפה והני מילי כשיש בהם מוגלא או מים אבל אם הם צמחים קשים הגה וה״ה מורסא שבריאה דהיינו שקרום הריאה מכסה אותה ואינה גבוה מבשר הריאה (מהרי״ו ושאר אחרונים) אף על גב דסמיכי אהדדי כשרה: הגה ולא מיקרי סמיכי אלא שאין ביניהם כשני חוטי שער לאחר שנפחו הריאה (תוספות והגהות אשיר״י וע״פ) והוא שיהיה במה שמפריש ביניהם מראה ריאה (מ״כ ובד״י בשם מהרא״ק) יש מכשירין אפילו תרי בועי דסמיכי אם המים שבהם זכים צלולים ומתוקים (רשב״ם וריב״ש ומרדכי וע״פ ומהרי״ו) ויש לילך בזה אחר המנהג (ד״ע דקדק במהרי״ל שכ״כ בשיפולי) או לפי ענין ההפסד ושעת הדחק. ובועי בשיפולי ריאה ובמים זכים דינן כמו בסמיכי (ד״ע ממשמעות הפוסקים) . בועה על חריץ וקמט טריפה דהוי כשני בועי דסמיכי (מ״כ) ב’ בועות זה כנגד זה בין ב’ אונות כשרה. אבל בועה נגד טינרי כהאי גוונא טריפה דהטינרי קשה ומנקבת הבועה שכנגדה (מ״כ) בועי וטינרי סמוכים זה אצל זה כשר (ד״ע):

37.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.3

S’il[296] y a deux vessies juxtaposées, alors même qu’elles sont remplies d’eau limpide, l’animal est immangeable[297]. Mais[298] s’il y a une seule vessie à laquelle un sillon médian donne l’apparence d’être divisée en deux, on l’ouvre d’un côté : si toute la matière qu’elle contient s’échappe par cette ouverture, on en déduit qu’elle ne forme qu’une seule, et l’animal est, par conséquent, mangeable ; si non, on en conclut, au contraire, qu’il y en a deux, et l’animal est immangeable. Il[299] n’est question ici que des vessies contenant du pus ou de l’eau, mais s’il s’agit d’ampoules dures[300], l’animal est mangeable, alors même que les ampoules sont juxtaposées. הגה · RemaIl[301] en est de même des boutons pulmonaires[302] que la plèvre recouvre et qui ne forment pas plus de relief que les parties ambiantes du poumon[303]. On[304] ne considère les vessies comme juxtaposées qu’autant que l’intervalle qui les sépare ne présente, après l’insufflation du poumon, la valeur de l’épaisseur de deux cheveux. Il[305] faut que l’intervalle qui les sépare ait la couleur du reste du poumon[306]. D’aucuns[307] déclarent l’animal mangeable, alors même que deux vessies sont juxtaposées, si l’eau dont elles sont remplies est limpide, claire et douce[308]. En l’occurrence, il convient de se conformer à l’usage, en tenant également compte de l’importance de la perte et de l’urgence du cas. Deux[309] vessies situées au bord du poumon et remplies d’eau limpide sont considérées comme juxtaposées. Si la vessie est située au-dessus d’un sillon ou d’une ride[310], l’animal est immangeable, car, en pareil cas, la vessie ressemble à deux vessies juxtaposées. Lorsqu’il y a deux vessies situées l’une en face de l’autre, sur les faces planes par lesquelles les lobes se correspondent, l’animal est mangeable. Mais[311] si la vessie est disposée de cette même façon en face d’un bouton, l’animal est immangeable, car, le bouton étant dur, il aurait fini par percer la vessie. Si[312] une vessie et un bouton sont juxtaposés, l’animal est mangeable.

אבעבוע שנמצא בשיפולי הריאה נוהגין לאסור אם אין בשר כל שהוא מקיף בכל צד (ודוקא בועה אבל טינרי כשר בשיפולי ריאה) (דעת עצמו ומהר״י והג״מ) ושפולי היינו תחתית האומא או האונה אבל לא החתוכים שבין אונא לאונא: הגה וי״א דבכל מקום שיש שם חידוד מקרי שפולי ריאה (מהרי״ו וסמ״ק וכל בו) ולכן יש להטריף אפילו למעלה במקום שהריאה דבוקה לשדרה אם הוא נגד חתוך האונות שעדיין הריאה שם חדה ונקרא שפולי אבל נגד האומות כשר דלא הוי שם שפולי דשם הריאה רחבה (בבדיקות) ויש לילך בזה אחר המנהג ואם אין חוט בשר מקיף נופחין אותה וממשמשין לצד בועה אם על ידי כך חוט בשר מקיף כשרה (בית יוסף) והוא [שיהא] בהיקף מבשר מראה ריאה (בד״י בשם מהרא״ק) ואם לא היה בהיקף מראה בשר ובאו אח״כ בודקים ומומחים ונפחוה ומשמשו בה ועל ידי בקיאותן וכחן יפה שנפחו היטב ומשמשו בבקיאות עשו שהיה שם היקף בשר כשר (ב״י סי’ ל״ט בשם תשובת ריב״ן והרא״ש מעשה שהיה):

37.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.4

Lorsqu’on[313] trouve une vessie près du bord du poumon, il est d’usage de déclarer l’animal immangeable si un filet de poumon sain, si mince soit-il, ne l’environne de tous les côtés[314]. הגהIl[315] n’est question ici que d’une vessie, mais l’animal est mangeable si l’on trouve une ampoule[316] près du bord du poumon. On[317] considère comme bord l’extrémité des cônes ou des lobes du poumon, mais non pas l’extrémité des faces planes par lesquelles les lobes se correspondent. הגה · RemaD’aucuns[318] opinent que tout endroit où le poumon présente une extrémité mince est considéré comme bord du poumon. C’est pourquoi il faut déclarer l’animal immangeable dans tous les cas où la vessie est située près du bord, même près du bord des sommets du poumon qui remplissent les deux espaces coniques que tapisse la plèvre, si c’est du côté de la face médiastine, car de ce côté le poumon se termine en une extrémité mince qu’on considère comme bord ; mais si la vessie est située du côté de la face costale, l’animal est mangeable, l’extrémité du poumon n’étant pas mince en cet endroit, mais large. En pareil cas, il convient de se conformer à l’usage. Mais[319] si la vessie n’est pas environnée d’un filet de poumon sain, on insuffle le poumon et on pétrit l’endroit où est située la vessie ; si, à la suite de cette opération, un filet apparaît autour de la vessie, l’animal est mangeable ; pourvu, toutefois, que ce filet ait la couleur du poumon[320]. Lorsque[321] le filet n’a pas eu d’abord la couleur du poumon, et que ce n’est qu’à la suite, grâce à l’arrivée d’examinateurs et d’hommes habiles qui ont habilement insufflé le poumon et adroitement pétri l’endroit en question, que le filet a recouvré sa couleur naturelle, l’animal est mangeable.

בועה בריאה ונכרת בעבר אחר אע״ג דלא שפיכי אהדדי כשרה: הגה והוא דלא קיימי במקום סמפונות אבל אי קיימי במקום סמפונות דהיינו ב’ אצבעות מן השפולי בדקה וד’ בגסה נהגו להטריף (מהרי״ו ועיין ס״ק כ״ג) ואין לשנות ואפילו מים זכים בבועה (מהרי״ק שורש ל״ו וד״ע) ודוקא דשפכי להדדי אבל אי לא שפכי להדדי כשר (מהרי״ו שם) אפילו בעכורים וסרוחים (ד״ע וכ״פ הפו’) בועא שהיא תחת הורדא במקום הדק ויש שם סימפון טריפה דניכרת מעבר לעבר (מ״כ ומהרי״ו) טינרי הניכרת מעבר לעבר דינה כבועה (בדיקות ישנים) וע״ל סימן מ״ב איזהו מקרי שופכות להדדי:

37.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.5

Lorsque[322] la vessie située sur une face du poumon est visible également sur l’autre face, alors même que la matière contenue dans un côté de la vessie ne s’échappe guère par l’ouverture pratiquée de l’autre côté[323], l’animal est mangeable. הגה · RemaPourvu[324] que cette vessie n’occupe pas la place des tuyaux bronchiques ; mais s’il en est ainsi, c’est-à-dire si elle est située à une distance du bord de deux travers de doigt, chez un animal du petit bétail, et de quatre travers de doigt, chez celui du gros bétail, il est d’usage de déclarer l’animal immangeable, alors[325] même que la vessie est remplie d’eau limpide. Il[326] n’est question ici que du cas où la matière contenue dans une partie de la vessie s’épanche aussi vers l’autre partie ; si non, l’animal est mangeable, alors même que la matière y contenue est trouble et fétide. S’il[327] y a une vessie à la base du lobule, endroit mince et pourvu d’un tuyau bronchique, l’animal est immangeable, attendu qu’une vessie située en cet endroit se voit de tous les deux côtés. Lorsqu’une[328] ampoule est visible de tous les deux côtés, on considère ce cas comme celui d’une vessie[329]. V. plus loin, § 42[330], où l’on indique ce qu’il faut considérer comme épanchement d’humeur d’une cavité à l’autre.

אבעבוע שנמצא בו נקב היכא דלא ממשמש ידא דטבחא ואינו יודע אם ניקב מחיים או לאחר מיתה טריפה:

37.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.6

Lorsqu’on[331] trouve un trou sur une vessie située à un endroit qui n’est pas touché de la main du boucher, et que l’on n’est pas certain si ce trou existait déjà quand l’animal vivait encore, ou s’il s’est produit après, l’animal est immangeable[332].

בועה או סירכא שנמצאו בקנה הלב או בכל מקום חוץ מהריאה כשרה (וע״ל סוף סימן מ״ו):

37.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §37.7

Si[333] l’on trouve une vessie sur l’aorte ou sur tout autre organe, excepté le poumon, l’animal est mangeable. הגהV. plus loin, fin du § 46.

Siman 38. Des couleurs du poumon — צִבְעוֹנֵי הָרֵאָה (5 articles)

ריאה שנמצא בה (אפילו) כל שהוא שחור כדיו או שהיא (דומה) למראה הבשר או שהיא ירוקה אמרילו בלע״ז (ובלשון אשכנז קורין גע״ל) בין שהיא כמראה חלמון ביצה בין שהיא כמראה כרכום בין שהיא כמראה כשותא טריפה וכן אם היא כמראה הבקעת שהיא לבנה כבקעת אסורה. ויש מי שאומר דהיינו שהיא כעין חריות של דקל: הגה וי״א דאף אם היא כלובן ביצה טריפה (מהרי״ו) (ערוך ערך כחל ורוקח וע״פ) והכי נהוג:

38.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §38.1

Lorsqu’on[334] trouve sur le poumon un endroit, si petit soit-il[335], qui est d’une couleur noire semblable à l’encre, ou de la couleur de la chair, ou jaune, semblable à ce qu’on appelle en latin « Amaryllum »[336] הגהet qu’en langue allemande on appelle « gelb », soit d’un jaune semblable au jaune d’œuf, soit d’un jaune de safran, soit enfin d’un jaune de melon, l’animal est immangeable. L’animal[337] est également immangeable si une partie du poumon ressemble au bois, c’est-à-dire d’une couleur blanche semblable à celle du bois. Il y a quelqu’un[338] qui prétend qu’on entend par l’expression « comme le bois »[339], que le poumon est bosselé, à l’instar de l’écorce d’un dattier. הגה · RemaD’aucuns[340] opinent que l’animal est également immangeable lorsque la blancheur d’une partie du poumon ressemble au blanc d’œuf[341]. Tel est, en effet, l’usage.

כל אלו המראות אינם פוסלות עד שנופחים אותה וממרס בה בידו אם נשתנית למראה המותר מותרת ואם עמדה בעינה אסורה (כל הפוסקים לאפוקי ר״י בתוס’):

38.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §38.2

Toutes[342] ces couleurs du poumon ne rendent l’animal immangeable qu’autant que le poumon les conserve même après qu’on l’a insufflé et pétri avec la main. Si, après cette opération, le poumon reprend sa couleur naturelle[343], l’animal est mangeable ; mais s’il conserve ces couleurs même après l’opération, l’animal est immangeable.

יש מי שאומר שאין מראות הללו פוסלות אלא כשהשנוי בעור מחמתו ולא מחמת מוגלא שבתוכו: הגה וכן אם בא השנוי מראה מכח שער שחור או דם נצרר המונח בריאה כשר (מצא כתוב בשם ר״י מולין):

38.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §38.3

Il y a quelqu’un[344] qui opine que les couleurs énumérées du poumon ne rendent l’animal immangeable qu’autant qu’elles sont dues à l’altération du coloris de la plèvre pulmonaire elle-même, mais non pas quand elles ne sont que l’effet de l’humeur infiltrée dessous. הגה · RemaDe[345] même l’animal est mangeable quand la couleur noire du poumon provient d’un cheveu noir ou du sang coagulé au-dessous de la plèvre[346].

אם אינה שחורה כדיו אלא כמראה הכחול (שקורין בלשון אשכנז בלא״ו ודומה לרקיע) (מהרי״ו) או ירוקה ככרתי או שהיא כמראה הכבד. (או כמראה הטחול) (ב״י ובד״י בשם מהרא״ק) או שהיא אדומה אפילו בתכלית האודם כשרה: הגה וי״א אם יש מכה בדופן נגד הריאה האדומה טריפה וצריך לבדוק אחר זה (טור ור’ ירוחם והרא״ש בשם הר״מ והוא דעת רבינו אפרים וב״י בשם בה״ע. ושאר פוסקים לא חלקו ומשמע מדבריהם איפכא וקצת חולקים בהדיא ע״ש) והכי נהוג: אפילו היא כולה כך וכן אם יש בה הרבה גוונים מאלו המראות הכשרות כשרה:

38.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §38.4

Lorsque[347] le poumon n’est pas d’une couleur noire comme de l’encre, mais d’une couleur d’azur הגהqu’on appelle en langue allemande « blau » et qui ressemble au firmament, ou d’une couleur de smaragdite[348], ou d’une couleur semblable à celle du foie הגהou à celle de la rate, ou d’une couleur rouge, même[349] d’un rouge le plus tranchant, l’animal est mangeable. הגה · RemaD’aucuns[350] opinent que la couleur rouge du poumon rend l’animal immangeable si l’on trouve en face de la partie rougie du poumon une tumeur sur la paroi thoracique, et qu’il faut, par conséquent, inspecter la paroi[351]. Tel est, en effet, l’usage. Alors[352] même que le poumon est sur toute son étendue d’une des couleurs énumérées, et même[353] lorsqu’il a plusieurs de ces couleurs bénignes, l’animal est mangeable.

יש בה קליפו’ כמו נתק והיא שלימה כשירה:

38.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §38.5

[Art. 9] Lorsque[354] le poumon a des escarres semblables à la teigne, et qu’il est intact, l’animal est mangeable.

Siman 39. De l’examen du poumon — בְּדִיקַת הָרֵאָה (25 articles)

אין צריך לבדוק אחר שום טריפות מן הסתם חוץ מן הריאה צריך לבדוק בבהמה וחיה אם יש בה סירכה (ריב״ש ור״י ן’ חביב וע״פ) וכל הפורץ גדר לאכול בלא בדיקה ישכנו נחש: הגה ונהגו ג״כ לנפוח כל ריאה אפילו לית בה ריעותא (ש״ד סימן צ״ב ובדיקות וע״פ) ובקצת מקומות מקילין שלא לנפחה רק אם היתה בה סירכא עוברת על ידי משמוש וכן עיקר (רמב״ם פי״א מרדכי וע״פ):

39.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.1

Quand[355] il n’y a aucune anomalie, on n’est pas tenu d’examiner un organe quelconque pour constater qu’il n’est pas atteint d’une des lésions qui rendent l’animal immangeable[356] ; excepté[357] le poumon, qu’on est obligé d’inspecter, aussi bien chez une bête à cornes que chez un animal sauvage, afin de voir s’il n’y a pas adhérence. Que[358] celui qui enfreint cette ordonnance en mangeant sans inspection préalable du poumon, soit mordu par un serpent[359]. הגה · RemaIl[360] est également d’usage d’insuffler tout poumon alors même qu’il ne présente aucune anomalie. En[361] certains pays, on est plus modéré à ce sujet, et on n’insuffle le poumon que dans le cas où il avait un filament adhérent qui a disparu à l’aide de la palpation.[362] C’est, en effet, l’usage le plus correct.

מי שקרע בטן הבהמה וקודם שתבדק הריאה בא כלב או עובד כוכבים ונטלה והלך לו הרי זו מותרת ואין אומרים שמא נקובה או סרוכה היתה: הגה ויש מחמירין אם נאבדה הריאה (בה״ג וראב״ן ור״י הלוי ומרדכי והג״א וע״פ) ואין להתיר רק במקום הפסד גדול או בגדיים וטלאים וחיות שאין סרכות מצויות בהם (טור בשם בעה״ת):

39.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.2

Si[363] le poumon a été enlevé par un chien aussitôt après l’ouverture du thorax et avant l’inspection, ou encore s’il a été emporté par un païen qui, ignorant la loi, partit avec ce viscère avant l’inspection, l’animal est mangeable et on n’appréhende guère qu’il y ait eu perforation ou adhérence. הגה · RemaD’aucuns[364] sont plus sévères en cas de perte du poumon. En pareil cas, il convient de ne déclarer l’animal mangeable que quand il s’agit d’une grande perte d’argent ou bien lorsqu’il s’agit de chevreaux, d’agneaux ou d’animaux sauvages, chez lesquels les adhérences du poumon ne sont pas fréquentes.

בא עובד כוכבים או ישראל והוציא הריאה קודם שתבדק והרי היא קיימת נופחין אותה:

39.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.3

Lorsqu’un[365] païen ou un israélite a retiré le poumon du thorax avant l’inspection, si ce viscère est encore intact, on l’insuffle[366].

אונא הסרוכה לאונא או לאומה בין סרוכה מעט בין סרוכה כולה שלא כסדרן טרפה כסדרן כשרה (ר״ן וחידושי רשב״א) אפי’ בלא בדיקה (הרא״ש וע״פ) (מיהו אם בדקוה ונמצא שם נקב טריפה) (ב״י) ואין נקרא כסדרן אלא בשתים זו אצל זו מחתוך של זו לחיתוך של זו ואפילו היא באלכסון ואפי’ יש בה פלוש אבל מגבה של זו לגבה של זו או אפילו מחיתוך לגב או משפולי לשפולי או משפולי לחתוך או אפילו מחודה של זו לחודה של זו שאצלה או אפילו מחודה של זו לחתוך של זו שאצלה נקרא שלא כסדרן: הגה וי״א דאפילו בכסדרן צריך בדיקה שאין נקב בריאה (סמ״ק והגמ״יי בשם ריצב״א ותוס’ בשם ר״ג ועוד גאונים וכל בו) ומאחר שאין אנו בקיאין בבדיקה כ״מ דאיכא ריעותא יש להטריף כל סירכא (הגהות מיימוני וסמ״ק וסמ״ג וכל בו) וי״א להכשירה אם היא מעיקר האונות עד חציין (מהרי״ו) אפילו מפולש וכן נוהגין להכשיר כי האי בכסדרן וכן אם יש כמין קרום בין אונא לאונא או בין אומה לאונא כסדרן יוצא מעיקרו עד אמצעיתו אין להטריף דדרך הוא להמצא כך ואין זה סירכא (סמ״ג והגמ״יי וסמ״ק וכל בו) ואין דרך קרום זה להמצא אלא בין אונא לאונא או בין אונא לאומה אבל לא בשאר מקומות (ב״י וד״מ) ואם נמצא בשאר מקום אינו אלא סרכא וכל מקום שהסרכא כשירה אף אם יש סרכא תלויה גם באותן סרכות והוא נקרא סרכא כפולה כשר (ב״י):

39.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.4

Lorsqu’un[367] lobe est adhéré à un autre lobe ou au cône du poumon, que l’adhérence soit partielle ou totale, l’animal est immangeable, si l’adhérence est médiate[368] ; mais si elle est immédiate, l’animal est mangeable, même sans examen préalable. הגהMême dans ce dernier cas, si, en examinant le poumon, on trouve un trou, l’animal est immangeable. On[369] ne considère l’adhérence comme immédiate qu’autant qu’elle unit deux lobes juxtaposés à leurs faces correspondantes ; dans ce cas, elle est censée immédiate alors même qu’elle est oblique et alors même qu’elle est à claire-voie[370]. Mais si elle unit les lobes à leurs faces costales, ou même si elle unit la face interne d’un lobe à la face costale de l’autre, ou encore la partie déclive de l’un à la partie déclive de l’autre, ou bien la partie déclive de l’un à la face interne de l’autre, ou même le bord de l’un au bord du lobe voisin, ou le bord de l’un à la face interne du lobe voisin, elle est considérée comme médiate. הגה · RemaD’aucuns[371] opinent qu’alors même que l’adhérence est immédiate, il faut examiner le poumon pour voir s’il n’est pas troué ; et puisque nous ne sommes pas à même de procéder à un examen quand nous nous trouvons en présence d’une anomalie, il convient de déclarer l’animal immangeable en cas de toutes sortes d’adhérences[372]. D’aucuns[373] déclarent l’animal mangeable si l’adhérence est disposée entre la racine et le milieu des lobes, même si elle est à claire-voie. Il est en effet d’usage de déclarer l’animal mangeable en cas d’une pareille adhérence, qu’on considère comme immédiate. De[374] même lorsque deux lobes ou un lobe et le cône voisin sont unis à l’aide d’une espèce de pellicule disposée entre la racine et le milieu des lobes, il ne faut pas déclarer l’animal immangeable, attendu qu’une telle adhérence est très fréquente et, partant, n’est pas assimilée à une adhérence filamenteuse. Une pareille adhérence ne se trouve d’ordinaire qu’entre un lobe et l’autre ou entre un lobe et le cône, mais non pas ailleurs ; si on la trouve en un autre endroit, on la considère comme un simple filament. Partout[375] où un filament ne rend pas l’animal immangeable, l’animal ne l’est pas non plus quand ce filament donne naissance à un autre filament libre ; c’est ce qu’on appelle un filament double.

אם נסתפק אם היא בגב או בחיתוך וכשנופחים אותה הרבה נראה שהיא בחיתוך וכשאין נופחין אותה כל כך נראית הסרכא שהיא בחוץ כשרה:

39.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.5

En[376] cas d’incertitude si le filament émerge de la face costale du lobe ou de sa face interne, de manière qu’il paraît surgir de la face interne après une grande insufflation, et de la face costale après une faible insufflation, l’animal est mangeable.

עינוניתא דורדא לכל מקום שתסרך טרפה אפילו לכיס שלה ואפילו כולה נדבקת בו והוא הדין לכל יתרת דכל היכא דסריכא טריפה: הגה מיהו אם הורדא נדבקת למטה בשורש שלה עם הכיס שלה יש להכשיר דהיינו רביתייהו (בית יוסף בשם מהר״י ן’ חביב):

39.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.6

L’adhérence[377] du lobule à n’importe quelle partie du poumon rend l’animal immangeable, alors même que le lobule n’est uni qu’à sa pochette et alors même que l’adhérence est totale. L’animal est également immangeable si un lobe surnuméraire est adhéré à n’importe quelle partie du poumon. הגה · RemaMais[378] si la racine du lobule est adhérée à la pochette, il convient de déclarer l’animal mangeable : une telle adhérence étant normale.

אם נסרכה האונה או האומה לגרגרת או לחזה או לשמנונית הלב או לכיסו או לטרפש הלב או לטרפש הכבד או לטרפש העינוניתא שהוא סוף טרפש הלב או לרחם או לאלמע״רא שקורין מול״יגא או לסמפון היורד בין שתי הערוגות (ר״י ן’ חביב וד״ע) או לקנה הלב או לשמנוני’ הסמפונות או לכבד טריפה ואפילו היא דבוקה לאחת ממקומו’ הללו בלי פילוש (שם ושאר אחרונים עב״י): הגה ויש מקילין אם האונות העליונות הסמוכות בגרגרת דבוקות ממש בגרגרת ואין ביניהם חלוק כלל שיוכל להכניס אצבע ביניהם (מרדכי פא״ט בשם ראבי״ה ובה״ג ומהרי״ו ואגודה) וכן אם היו האונות או האומות דבוקים לגמרי מראשן עד סופן לשומן היורד בין האומות (שם ור״ב ור״ח) וכן אם היתה כל הריאה דבוקה בשדרה כי אומרים שדרך רביתייהו בכך ואין זה סרכא (מהרי״ו) ואין להתיר כל זה בלא שאלת חכם ומומחה מורה הוראות ואין ללמוד ממקומות אלו לשאר מקומות שנסרכה שם הריאה כי בשאר מקומות אין חילוק בין דבוק כולו או לאו (ד״ע מב״י):

39.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.7

Si[379] un lobe ou un cône est adhéré à la trachée, au sternum, aux appendices graisseux du cœur, au péricarde, au diaphragme, au tissu cellulaire du médiastin antérieur qui est situé près du péricarde, à la matrice, au péritoine, à la veine azygos qui longe le médiastin postérieur, à l’aorte, aux appendices graisseux des vaisseaux ou au foie, l’animal est immangeable, alors même que l’adhérence à un de ces endroits n’est pas à claire-voie[380]. הגה · RemaD’aucuns[381] sont plus modérés et déclarent l’animal mangeable lorsque les lobes supérieurs qui frisent la trachée sont tellement adhérés à ce canal qu’ils ne laissent aucune voie permettant d’y introduire le doigt. Ces auteurs sont du même avis lorsque les lobes ou les cônes sont adhérés, sur toute leur longueur, aux appendices graisseux du médiastin postérieur, ou encore lorsque le poumon est entièrement adhéré à la colonne vertébrale ; de telles adhérences, disent-ils, sont normales et ne doivent pas, par conséquent, être regardées comme des adhérences filamenteuses. Il convient de ne pas déclarer en pareil cas l’animal mangeable sans consulter préalablement un savant expérimenté préposé à résoudre les questions religieuses. Il ne faut pas non plus assimiler les adhérences situées sur les parties du poumon ci-dessus énoncées à celles situées sur d’autres parties ; car pour ces dernières, on ne fait nulle différence entre une adhérence totale ou partielle.

סירכא היוצאת מהריאה והיא תלויה שאינה דבוקה לשום מקום כשירה ואינה צריכה בדיקה: הגה וסירכא תלויה היוצאת מן הבועה טריפה (ב״י בשם ראב״ד ורוקח ומהרי״ו) מטנרי כשרה (מהרי״ו וע״ל סי’ ל״ז ס״ב):

39.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.8

Lorsqu’un[382] filament émerge du poumon et qu’il reste libre, c’est-à-dire qu’il n’est attaché par son bout supérieur à aucun autre endroit, l’animal est mangeable et le poumon n’a pas besoin d’un examen préalable. הגה · RemaSi[383] un filament libre émerge d’une vessie, l’animal est immangeable[384] ; mais s’il émerge d’une ampoule, l’animal est mangeable.

סירכא שהיא ממקום למקום באונה או באומה עצמה דינה כדין סירכה תלויה: הגה ודוקא שאין הסירכא קצרה מבשר הריאה כשנופחין הריאה אבל אם קצרה עד שמכח הסרכא הבשר שתחתיה מקמיט ואינו עולה בנפיחה היטב כשאר הריאה טריפה (מהר״א מפראג ובדיקות האחרונים) וכל סירכא תלויה שעולה גם כן עם נפיחת הריאה או שיש מכה בדופן כנגדה טריפה (בדיקות ישנים):

39.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.9

Lorsque[385] le filament s’attache au même lobe ou au même cône dont il émerge, on le considère comme un filament libre. הגה · RemaÀ condition toutefois que le filament ne soit pas plus court que l’étendue du parenchyme de dessous après insufflation ; mais s’il en est autrement, de manière que le parenchyme situé dessous se ride par suite de la tension du filament et ne peut se dilater suffisamment comme le reste du poumon, l’animal est immangeable. Un filament libre rend également l’animal immangeable s’il se dilate, lui aussi, quand on insuffle le poumon, ou encore s’il y a une tumeur sur la partie de la paroi thoracique qui lui fait face[386].

כל מקום שאסרו סרוכת הריאה אין הפרש בין שתהא הסירכא דקה כחוט השערה בין שתהא עבה וחזקה ורחבה כגודל ולא כאותם שממעכים ביד ואם נתמעכה תולים להקל וכל הנוהג כן כאלו מאכיל טרפות לישראל:

39.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.10

Dans[387] tous les cas où une adhérence filamenteuse rend l’animal immangeable, on ne fait pas de distinction entre un filament mince comme un cheveu et un ligament épais, fort et large comme le pouce. Mais il ne faut pas imiter ceux qui palpent le filament et, si celui-ci disparaît à l’aide de la palpation, déclarent l’animal mangeable. Celui qui a coutume d’agir de la sorte est aussi blâmable que celui qui nourrit un israélite de viande défendue.

יש מי שכתב שמכניס אצבעו תחת הסירכא ומגביה קצת אם נפסקה מחמת הגבהה כל שהוא סירכא בת יומא היא וכשרה ואין להקל בכך אלא בבהמת ישראל ואין סומכין על קולא זו אלא בבודק כשר וירא את ה’ מרבים:

39.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.11

Il y a quelqu’un[388] qui écrit qu’en cas d’adhérence filamenteuse, on pose le doigt au-dessous du filament qu’on relève doucement ; si le filament se déchire sous l’effort léger du doigt, on en conclut qu’il est de date récente, et l’animal est mangeable. On[389] n’applique cette sentence modérée qu’à un animal appartenant à un israélite[390] et uniquement avec le concours d’un examinateur vertueux et pieux entre tous.

טוב להשקות הבהמה סמוך לשחיטה:

39.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.12

On[391] ferait bien d’abreuver l’animal avant l’opération de la saignée[392].

יש מי שאומר שהבודק יכניס ידו בבהמה בזריזות בלא רפיון ידים ואם נתפרקה שום סירכא כשמכניס הבודק ידו מוציא הריאה לחוץ ובודקה אם היא סירכא ימצא ראשה בריאה או בדופן ואם לאו רירא היא וכשירה ואין להקל בכך אלא בבהמת ישראל ואין סומכין על קולא זו אלא בבודק כשר וירא את ה’ מרבים: הגה ויש מתירין למשמש בסרכות ולמעך בהם ואומרים שסרכא אם ימעך אדם בה כל היום לא תנתק ולכן כל מקום שיתמעך תולין להקל ואומרים שאינו סרכא אלא ריר בעלמא (מהרי״ו וכל בו) ואע״פ שהוא קולא גדולה כבר נהגו כל בני מדינות אלו ואין למחות בידם מאחר שיש להם על מה שיסמכו ומכ״מ צריך להיות הבודק ירא אלהים שיודע ליזהר למעך בנחת שלא ינתק בכח ויש מקומות שאין נוהגין למעך ולמשמש בסרכות הורדא אם נסרכה למקום אחר וכל מקום שתסרך טריפה (כך שמע וכן נראה מלשון הר״ד ן’ חייא שבב״י) ויש מקומות שנהגו להקל גם בזה ולי נראה כסברא הראשונה שלא למעך בורדא ובכל סרכות שהם שלא כסדרן מאחר שסירכא שלא כסדרן טריפה מוזכר בגמ’ ואין חולק עליו אין לסמוך אדברי מקילין בענין המעוך והמשמושים (וכ״מ מלשון מהרי״ו שאין חלוק) אבל המנהג בעירנו למשמש ולמעך בכל הסרכות ואין חלוק בין סרכא לסרכא ונכון לחוש למה שכתבתי אם לא בהפסד מרובה עוד נהגו בעירנו להטריף כל סרכות גדיים וטלאים (מצא כתוב) ועגלים הרכים ולא למעך בהם כלל כי יש קבלה בזה להטריף כי הסירכא עדיין רכה ומתנתקת על ידי מיעוך:

39.13
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.13

Il y a quelqu’un[393] qui opine que l’examinateur doit introduire la main dans la cavité thoracique promptement sans arrêt. Lorsque la déchirure de quelque filament se produit au moment que l’on introduit la main dans la cavité, on retire le poumon et on l’examine ; si le filet déchiré constituait une adhérence filamenteuse, on en trouverait le bout soit au poumon, soit à la paroi thoracique ; mais si on n’en trouve nulle trace, on en conclut que ce filet est simplement constitué d’humeur condensée ; aussi l’animal est-il mangeable. On n’applique cette sentence modérée qu’à un animal appartenant à un israélite[394] et uniquement avec le concours d’un examinateur vertueux et pieux entre tous. הגה · RemaD’aucuns[395] permettent de palper les filaments et de les faire disparaître à l’aide de la palpation, car ils prétendent qu’une adhérence filamenteuse ne disparaîtrait pas quand même on la palperait durant toute une journée ; c’est pourquoi, quand le filament disparaît, on incline à la modération, en déclarant que ce filament est simplement constitué d’humeur condensée. Bien[396] que cette modération soit excessive, elle se pratique dans tous nos pays, et on ne peut pas la défendre à ceux qui en font usage, parce qu’ils se réclament de hautes autorités. Pourtant, il faut que l’examinateur soit pieux et assez adroit pour pouvoir palper doucement un filament sans l’arracher violemment. En quelques pays, il n’est pas d’usage de palper et de faire disparaître les filaments émergeant du lobule et l’attachant à un autre endroit, car l’adhérence du lobule, à n’importe quelle partie, rend l’animal immangeable. En d’autres pays, au contraire, on agit dans ce cas également avec modération. La première opinion me paraît plus correcte, d’après laquelle on ne doit palper aucune adhérence du lobule, ni aucune adhérence médiate, attendu que la défense de l’animal en cas d’adhérence médiate est expressément mentionnée dans le Talmud[397], sans qu’aucun auteur le conteste ; aussi ne doit-on pas se baser sur l’opinion modérée au sujet des palpations des adhérences. Mais dans notre ville, il est d’usage de palper et de faire disparaître toutes les adhérences filamenteuses sans nulle distinction[398]. Il convient de tenir compte de ce que j’ai écrit précédemment, excepté en cas de grande perte. En notre ville il est en outre d’usage de déclarer immangeables les chevreaux, les agneaux et les jeunes veaux en cas de toute adhérence filamenteuse, et de ne pas palper le filament ; car il y a une tradition qui déclare en pareil cas l’animal immangeable, parce que, le filament chez ces sortes d’animaux étant tendre, il se déchirerait par la palpation.

בודק שהוציא ידו ואמר טריפה ואח״כ הכניס אחר ידו ולא מצא טריפות הראשון נאמן:

39.14
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.14

Si[399], après qu’un examinateur retire sa main de la cavité thoracique en déclarant l’animal immangeable, un autre examinateur y introduit également la main et ne trouve aucune lésion de nature à rendre l’animal immangeable, on croit de préférence le premier examinateur.

טבח שהכניס ידו ואמר טריפה ואח״כ נתברר שלא נפתח הטרפש ונמצא שהטבח לא נגע בריאה ופתחו הטרפש ובדקוה ולא נמצא בה טריפות מכשירין אותה:

39.15
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.15

Si[400], après que l’examinateur a introduit la main dans la cavité thoracique et déclaré l’animal immangeable, il est reconnu que la plèvre n’a pas été ouverte et que, par conséquent, l’examinateur n’a jamais touché le poumon, on déclare l’animal mangeable si, après l’ouverture de la plèvre, on examine le poumon et qu’on n’y trouve aucune lésion de nature à rendre l’animal immangeable[401].

אמר הבודק שלא כסדרן היתה ואחר מכחישו ואומר כסדרן היתה מעמידין הבהמה בחזקת היתר:

39.16
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.16

Lorsque[402] l’examinateur prétend que l’adhérence était médiate, et qu’un autre le dément et assure qu’elle était immédiate, l’animal est censé mangeable[403].

הקונה ריאה ואמר שמצא בה סירכא במקום שהיא טריפה והמוכר אומר שהיתה במקום שהיא כשרה כיון שבאו שניהם בבת אחת לבית דין אין כאן עדות והרי זה כבהמה שנאבדה ריאה קודם שנבדקה: הגה וכן במקומות ששוחטין אצל עובד כוכבים והניחו הבהמות אצל עובד כוכבים בין שחיטה לבדיקה אין חוששין שמא העובד כוכבים הכניס ידו ונתק הסרכות דבדיקת ריאה דרבנן וספיקא להקל (רשב״א סימן רצ״ח) מיהו אם טבחים עובדי כוכבים רגילין לעשות כך יש לחוש אפילו בדיעבד ולכתחלה יש ליזהר בכל ענין:

39.17
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.17

Lorsque[404] l’acheteur d’un poumon assure qu’il a trouvé une adhérence filamenteuse sur une partie du viscère où une adhérence rend l’animal immangeable, et que le vendeur assure, au contraire, que l’adhérence se trouvait à un endroit où elle n’offre aucun inconvénient, on assimile ce cas à la perte du poumon avant l’inspection, attendu que les assertions de ces deux témoins, comparus à la fois devant le rabbin, n’ont nulle valeur testimoniale[405]. הגה · RemaEn[406] outre, dans les endroits où des bouchers païens sont les fournisseurs des israélites et où les animaux restent, par conséquent, entre l’opération de la saignée et l’inspection du poumon, dans la demeure du païen, on n’appréhende guère que le païen introduise la main dans la cavité thoracique et déchire les adhérences filamenteuses ; car, l’inspection du poumon n’étant qu’une ordonnance rabbinique, on agit avec modération en cas de doute. Mais si les bouchers païens sont coutumiers de ce fait, il faut les en soupçonner, alors même qu’on se trouve déjà en présence d’un fait accompli. De propos délibéré, il convient de les soupçonner dans tous les cas[407].

ריאה שנקבה במקום חיתוך האונות בגב האונה כנגד הדופן ודופן סותמתה בסירכא בבשר שבין הצלעות או בבשר ובעצם כשרה אבל אם היא סרוכה לעצם לבדו טריפה וכן הדין בכל השלם שכנגד האונות למעלה עד הערוגה כשרה מפני שהמקום צר ונדחקה לדופן והוא סותמו ונקרא דופן עד החוט שמנקרים מהחזה ומשם ואילך נקרא חזה ואם נסרכה שם טריפה ואם נסרכה על גבי חוט שבחזה דינו כאלו נסרכה בחזה וטריפה: הגה ולדידן אין נפקותא בחילוקים אלו גם בכל החלוקים אשר יתבארו עד סוף הסימן כי כבר נהגו באלו הארצות להטריף הכל ואין לשנות כי מנהג קדמונים הוא באשכנז וצרפת שאנו מבני בניהם ולכן אין להכשיר שום סירכא בריאה אם לא ב’ אונות הסרוכות בכסדרן למטה מחציין לצד עיקרן והוא הדין אונה באומה בכסדרה כי האי גוונא וכבר נתבאר שנהגו להקל בסרכא המתנתקת על ידי מעוך ומשמוש:

39.18
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.18

Lorsqu’une[408] perforation de la face costale d’un lobe, dans la région des scissures, est bouchée par un filament qui, émergeant des bords du trou, va s’insérer à un muscle intercostal, ou à un muscle intercostal et à une côte à la fois, l’animal est mangeable ; mais s’il va s’insérer exclusivement à une côte, l’animal est immangeable[409]. Cette sentence s’applique également au cas où la perforation se trouve à la partie unie du poumon, entre les scissures et la gouttière formée par les cônes ; l’animal est mangeable même dans ce cas, parce que cette partie du poumon est toujours en contact avec les parois thoraciques, de sorte que celles-ci en bouchent le trou. Est censée susceptible de boucher le trou du poumon seule la partie de la paroi thoracique comprise entre la gouttière et la veine du sternum qu’on doit extirper[410] ; mais si le filament s’insère à la paroi au-delà de cette limite, qu’on considère déjà comme le sternum, l’animal est immangeable. De même lorsque le filament s’insère à la veine du sternum[411], on assimile ce cas à une insertion au sternum ; l’animal est donc immangeable. הגה · RemaNi[412] les distinctions indiquées, ni celles qui vont être énumérées jusqu’à la fin de ce paragraphe, n’ont aucune importance pour nous, attendu que dans nos pays il est d’usage depuis longtemps de déclarer l’animal immangeable dans tous les cas. Il ne faut pas déroger à cette coutume qui était déjà pratiquée par les anciens auteurs d’Allemagne et de France dont nous sommes les descendants. Aussi ne doit-on déclarer l’animal mangeable dans aucun cas d’adhérence filamenteuse, à moins qu’elle n’unisse deux lobes voisins entre la racine et le milieu, ou un lobe et un cône, dans les mêmes conditions. Ainsi qu’il a été déjà dit, il est d’usage de se montrer modéré quand le filament disparaît à l’aide de la palpation.

ודוקא כנגד האונות הוא דמכשרינן אבל שלא כנגד האונות טריפה:

39.19
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.19

On[413] ne déclare l’animal mangeable qu’autant que l’adhérence a lieu en face des lobes ; si non, l’animal est immangeable.

הא דמכשרינן דוקא כשהנקב כנגד הדופן אבל אם ניקבה מבפנים או אפילו בשיפולי ריאה וסרכא יוצאת משם לדופן טריפה ואם סירכא יוצאת משיפולי אונה ומתפשטת על גב האונה ונסרכת לדופן אם רוב הסירכא היא בגב האונא כשרה ואם לאו טריפה:

39.20
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.20

On[414] ne déclare l’animal mangeable qu’autant que le trou du poumon est à la face costale ; mais lorsqu’il est à la face médiastine ou même à la partie déclive du poumon, et qu’un filament, qui en émerge, s’insère à la paroi thoracique, l’animal est immangeable. Lorsque le filament émerge du bord du lobe et, après avoir longé la face costale du lobe, va s’insérer à la paroi thoracique, l’animal est mangeable si la plupart du filament est adhérée à la face costale du lobe ; si non, l’animal est immangeable[415].

אם סרכא עולה מן האונה לדופן שבצד האומה טריפה ואם סרכא עולה מהאונה לדופן שכנגד האונה ולדופן שכנגד האומה אזלינן בתר רובא:

39.21
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.21

Si[416] le filament émergeant d’un lobe s’insère à la partie de la paroi thoracique située en face du cône, l’animal est immangeable ; s’il s’insère, et à la partie de la paroi thoracique située en face du lobe, et à celle située en face du cône, on tranche la question d’après la disposition de la plupart de l’adhérence.

אם האומה סרוכה לדופן אם יש מכה בדופן כשרה ואינה צריכה בדיקה ואם אין מכה בדופן טריפה ולא מהניא לה בדיקה ודוקא בסרוכה לדופן מכשירין ע״י מכה אבל אם סרוכה לשאר מקומות כגון חזה וגרגרת ושמנוני’ הלב וטרפש וכיוצא בהן אע״פ שיש בהן מכה טריפה ולא מהני לה בדיקה:

39.22
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.22

Lorsque[417] le cône du poumon est adhéré à la paroi thoracique, l’animal est mangeable si la paroi est tumescente ; dans ce cas le poumon n’a pas besoin d’être examiné ; mais si la paroi ne l’est pas, l’animal est immangeable, et tout examen devient superflu[418]. La tumescence de la paroi n’est un motif d’atténuation qu’autant que le filament s’insère à la paroi ; mais s’il s’insère à un autre endroit, par exemple au sternum, à la trachée, aux appendices graisseux du cœur, au péricarde ou quelque organe semblable, l’animal est immangeable, et tout examen devient superflu.

מכה זו שאמרו היינו שיש בדופן כעין נגע אבל אם יש בהרות שחורות בלבד אינו סימן מכה ממש ואם נשבר הצלע אף על פי שחזר ונקשר קרינן ביה שפיר מכה:

39.23
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.23

La[419] tumescence de la paroi dont on vient de parler doit affecter la forme d’une enflure ; mais s’il n’y a que des taches noires, on ne les considère pas comme une tumescence[420]. La fracture d’une côte, même coalescente, est assimilée à une tumescence.

אם כל הריאה דבוקה לדופן אם אין מכה בדופן טריפה ולא מהני לה בדיקה אפילו אם דבוקה כולה בלא שום פילוש ויש מי שכתב שהמתירה בר נדוי הוא והכלים אסורים (רשב״ץ):

39.24
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.24

Lorsque[421] tout le poumon est adhéré à la paroi thoracique, l’animal est immangeable si la paroi n’est pas tumescente ; tout examen devient superflu dans ce cas, alors même que l’adhérence est totale et nullement à claire-voie[422]. Quelqu’un[423] écrit que celui qui déclare en pareil cas l’animal mangeable est passible de la peine d’excommunication, et que l’usage des marmites ayant servi à la cuisson de cette viande est interdit.

אם האומה והאונה נסרכו בסרכא אחת לדופן אם רוב הסירכא מהאונה כשרה ואם רובה מהאומה טריפה אם אין מכה בדופן וכן אונה הסרוכה בסירכא אחת לחזה ולדופן אזלינן בתר רובא. וכן אומה הסרוכה בסירכא אחת לדופן שיש בו מכה והסירכה במכה וחוצה לה אם רובה במכה כשרה ואם לאו טריפה וכן אם נסרכה האומא בסירכא אחת לטרפש ולמכה שבדופן אם רובה במכה שבדופן כשירה ואם לאו טריפה: הגה ריאה שנמצא עליה כמו כיסוי חלב והוא בשר בלוי קולפין אותו מעליה ואם הריאה תחתיו שלם ויפה כשר מיהו צריך לבדוק הריאה בנפיחה (ב״י ס״ס ל״ח בשם רוקח):

39.25
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §39.25

Lorsqu’un[424] lobe et un cône sont adhérés à la paroi thoracique par un seul filament, l’animal est mangeable si la plupart du filament émerge du lobe ; en cas contraire, l’animal est immangeable si la paroi n’est pas tumescente. De même lorsqu’un lobe est adhéré par un seul filament au sternum et à la paroi thoracique, on tranche la question d’après l’emplacement qu’occupe la plupart de l’adhérence. En outre, lorsqu’un cône est adhéré par un seul filament, et à la partie tumescente de la paroi thoracique, et à une des parties ambiantes, l’animal est mangeable si la partie tumescente occupe la plupart de l’adhérence ; en cas contraire, l’animal est immangeable. De même lorsqu’un cône est adhéré par un seul filament, et au diaphragme, et à une tumescence de la paroi, si cette dernière occupe la plupart de l’adhérence, l’animal est mangeable ; si non, non. הגה · RemaLorsque[425] le poumon est revêtu d’une espèce de tégument graisseux consistant en un tissu pourri, on détache cette matière et, si le poumon est intact, l’animal est mangeable ; pourtant, il faut examiner le poumon en l’insufflant.

Siman 40. Des lésions du cœur — נֶקֶב הַלֵּב (6 articles)

הלב יש לו ג’ חללים ניקב לאחד מהם טריפה ואפילו אם חלב טרפש הלב סותמו אבל אם שומן הלב עצמו סותמו כשר: הגה וי״א דלא מהני סתימת שומן הלב וכדאיתא בסמוך סוף סי’ זה (כך משמע ממרדכי פא״ט והג’ אשיר״י) ויש לחוש לדבריהם:

40.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.1

Le[426] cœur présente trois[427] cavités ; la perforation de la paroi de chacune d’elles rend l’animal immangeable, alors même qu’elle est bouchée par les appendices graisseux du péricarde ; mais l’animal est mangeable si c’est l’appendice graisseux du cœur même qui en bouche la perforation. הגה · RemaD’aucuns[428] opinent que la fermeture du trou par l’appendice graisseux du cœur est insuffisante, ainsi que cela résulte de la sentence énoncée à la fin du paragraphe. Il convient de tenir compte de cette opinion.

ניקב ולא הגיע לחלל אם מחמת חולי כשרה ואם בקוץ או במחט טריפה:

40.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.2

Lorsque[429] la perforation de la paroi n’atteint pas la cavité, l’animal est mangeable si elle a été l’effet d’une maladie, et immangeable si elle a été déterminée par une épine ou une aiguille[430].

נמצא מחט בלב אע״פ שאינו ניכר בחוץ טריפה והוא הדין אם נמצא בטרפשא דליבא: הגה מיהו אם לא נמצא רק בסימפון הגדול שבלב וקופה לבר דהיינו לצד חלל הלב אם ראש המחט כגרעין של תמרה כשרה (ד״ע בפירוש בה״ג) דתלינן דנכנס דרך הגרגרת לסמפון שבלב ומאחר שראשו למטה אין סופו לנקוב והבהמה תפלוט אותו ע״י כיחה וניעה:

40.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.3

Si[431] l’on trouve une aiguille dans la cavité du cœur, l’animal est immangeable alors même qu’on ne remarque aucune anomalie à la face extérieure du cœur ; il en est de même lorsqu’on trouve une aiguille dans le péricarde. הגה · RemaLorsqu’on[432] trouve dans l’aorte une aiguille placée la tête en bas vers la cavité du cœur, l’animal est mangeable si la tête de l’aiguille est aussi grosse que le noyau d’une datte ; car on suppose qu’elle y est entrée par la trachée[433] et, ayant la tête en bas, elle n’aurait jamais perforé l’organe, mais serait ressortie sous l’effort de la toux ou de l’éternuement de l’animal.

קנה הלב שהוא קנה שומן שיורד בין שתי ערוגות הריאה וכן המזרק (פי’ כעין קנה) הגדול שיוצא ממנו לריאה שניקב לחללו במשהו טריפה (וע״ל סוף סימן ל״ד):

40.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.4

Si[434] l’aorte — ce[435] canal entouré de graisse qui s’enfonce dans la gouttière formée par les cônes du poumon — ou si l’artère pulmonaire[436] a été perforée de part en part, l’animal est immangeable.

ניטל הלב בין ביד בין מחמת חולי טריפה:

40.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.5

Si[437] le cœur a été emporté[438], soit par ablation, soit par suite d’une maladie, l’animal est immangeable.

יש מי שאומר שאם שומן הלב דבוק בלב ואדוק מאד מפרידין אותו בסכין ואם נמצא שם או בעובי הלב קורט דם אסור ואין צריך לומר אם נמצא בחללו: הגה נצרר הדם בעובי הבשר הרי הוא כקורט דם וטריפה (א״ו הארוך) ע״ל סוף סימן ל״ז בדין לב שנסרך למקום אחר:

40.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §40.6

Quelqu’un[439] opine que lorsque l’appendice graisseux est trop adhérent au cœur, on le détache avec un couteau ; si on trouve au-dessous de la graisse ou dans l’épaisseur de la paroi du cœur une goutte de sang, l’animal est immangeable, et à plus forte raison si on la trouve dans la cavité du cœur[440]. הגה · RemaLe[441] sang coagulé dans l’épaisseur de la paroi est assimilé à une goutte de sang ; l’animal est donc en pareil cas immangeable. V. à la fin du § 37[442], au sujet de l’adhérence du cœur.

Siman 41. Des lésions du foie — נֶקֶב הַכָּבֵד (10 articles)

ניטל הכבד טריפה אלא אם כן נשתייר כזית במקום מרה וכזית במקום חיותו שהוא תלוי בו ויהיו כשני זיתים הללו כל אחד שלם במקומו אבל אם היה מתלקט או כרצועה או מרודד טריפה:

41.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.1

Lorsque[443] le foie est absent, l’animal est immangeable, à moins qu’il n’en reste un fragment, de la grandeur d’une olive, du côté de la bile, et un autre fragment, de la même grandeur, du côté vital[444], c’est-à-dire du côté où il est suspendu. Chacun[445] de ces deux fragments doit être cohérent et situé entièrement à l’endroit indiqué. Mais si leur tissu est disséminé, allongé comme une courroie ou aplati, l’animal est immangeable.

שיעור זה דכשני זיתים אפילו בשור הגדול ובעוף הכל לפי גדלו וקטנו (ע״ל סי’ כ’ ס״ב וסי’ ל״ד ס״ד):

41.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.2

Le[446] volume de deux olives suffit, même chez un grand bœuf. Chez les volailles, on fixe le volume d’après la grandeur de la volaille respective.

יבש הכבד עד שנפרך בצפורן טריפה והוא שיבש כולו ולא נשתייר כזית במקום מרה וכזית במקום חיותו: הגה ואם יבשו אלו הב’ זיתים לבד נמי טריפה נימוק הכבד דהיינו שדם יוצא מבשר הכבד שנימוק והיה לדם טריפה (רוקח) אע״פ שנשתיירו ב’ הזיתים דסופו לרקב הכל (ד״ע) יש אומרים כבד שקשה כאבן טריפה (רוקח ועב״י וד״מ) והוא שלא נשתיירו בה ב’ זיתים הנזכרים שלא נתקשו:

41.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.3

Lorsque[447] le foie s’est tellement desséché qu’il s’émiette sous la pression de l’ongle, l’animal est immangeable ; à condition toutefois qu’il se soit desséché entièrement, sans excepter les deux fragments obligatoires, celui du côté de la bile et celui du côté vital. הגה · RemaSi[448] ces deux fragments seuls se sont desséchés, l’animal est également immangeable. Lorsque[449] le foie s’est liquéfié, c’est-à-dire que le tissu du foie s’est transformé en sang, l’animal est immangeable, alors même que les deux fragments obligatoires sont restés intacts ; car, en pareil cas, le foie ne peut manquer de pourrir entièrement. D’aucuns[450] opinent que l’animal est immangeable si le foie est dur comme une pierre[451] ; mais à condition seulement que les deux fragments obligatoires soient également entamés de l’induration.

התליע הכבד אפילו במקום מרה ובמקום חיותו כשרה:

41.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.4

Lorsque[452] le foie est vermineux, alors même que les deux morceaux obligatoires le sont également, l’animal est mangeable.

נעקר הכבד במקומות הרבה ומעורה בטרפשיהון כאן מעט וכאן מעט כשרה:

41.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.5

Lorsque[453] le foie a été arraché en plusieurs endroits de sa position naturelle, de sorte qu’il n’en reste que des fragments disséminés çà et là et attachés au diaphragme, l’animal est mangeable.

מחט שנמצא בכבד בין שבא לפנינו שלם בין שבא חתוך אם צד העב שלו לצד חלל הבהמה אפי’ כולו טמון בבשר הכבד טריפה ואם צד הדק שלו כלפי חוץ כשרה שאנו תולים לומר דרך סמפון בא שם (ודוקא שצד העב פונה לצד הסמפון אבל אם פונה לצדדין בכל ענין טריפה) (בית יוסף) במה דברים אמורים במחט גסה אבל בדקה אין חלוק וטריפה ושיעור גסה כשיעור גרעין של תמרה:

41.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.6

Si[454] l’on trouve une aiguille dans le foie — que celui-ci soit encore complet, ou découpé en morceaux — l’animal est immangeable si l’aiguille est disposée de manière à avoir sa tête tournée du côté de la cavité abdominale, alors même qu’elle est entièrement enfoncée dans l’épaisseur du foie. Mais l’animal est mangeable si l’aiguille a la pointe tournée du côté de la cavité abdominale, car on suppose qu’elle y est entrée par la veine-cave. הגהMais[455] à condition que la tête de l’aiguille soit tournée du côté de la veine cave ; mais si elle est tournée latéralement, l’animal est immangeable dans tous les cas. Il[456] ne s’agit ici que d’une grosse aiguille ; mais si elle est fine, on ne fait aucune distinction entre les différentes dispositions, et l’animal est toujours immangeable. On considère l’aiguille comme grosse, si elle a l’épaisseur d’un noyau de datte.

מחט שנמצא בסמפון גדול שבכבד והוא סמפון הקנה שנכנס בתוכו וכן אם נמצא בסמפון גדול של ריאה כשרה:

41.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.7

Si[457] l’on trouve une aiguille dans la veine-porte hépatique, c’est-à-dire dans ce grand canal qui s’enfonce dans l’épaisseur du foie, ou dans les bronches du poumon, l’animal est mangeable.

ניקב טרפש הכבד נקב מפולש מצד הכבד טריפה אבל אם נסרכה בסירכא בצלע כשרה: הגה ואם נסרך טרפש הכבד לבית הכוסות יש לבדוק בכרס שבודאי יש שם קוץ או מחט שניקבה וע״י זה באה סירכא זו (כן מצאתי בבדיקות ישנים) וראיתי מעשה והכי נהוג:

41.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.8

Si[458] le diaphragme est perforé de part en part du côté du foie, l’animal est immangeable ; mais s’il est adhéré par un filament à la côte, l’animal est mangeable. הגה · RemaMais[459] s’il est adhéré à l’estomac, il faut inspecter celui-ci, car il est certain qu’on y trouvera une épine ou une aiguille qui a perforé la paroi et déterminé l’adhérence. J’ai constaté moi-même un fait pareil. Tel est l’usage.

נמצא מחט בטרפש ספק טריפה :

41.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.9

Lorsqu’on[460] trouve une aiguille dans le diaphragme, il est douteux si l’animal est immangeable.

נמצאו שני כבדים בבהמה או בעוף טריפה דכל יתר כנטול דמי והוה ליה ניטל הכבד:

41.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §41.10

Si[461] l’on trouve chez une bête à cornes ou chez la volaille deux foies, l’animal est immangeable, car, étant donné le principe[462] qu’un organe de plus est assimilable à un organe de moins, notre cas est considéré comme une absence du foie.

Siman 42. Des lésions de la bile — נֶקֶב הַמָּרָה (9 articles)

מרה שניקבה טריפה ואם נקבה כנגד הכבד והכבד סותמו כשרה: נסרכה המרה למקום אחר כשרה (מרדכי פא״ט וא״ו הארוך) (וע״ל סי’ מ״ו):

42.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.1

Si[463] la bile est perforée, l’animal est immangeable. Si[464] la perforation se trouve du côté du foie, de sorte que celui-ci la ferme, l’animal est mangeable. הגה · RemaSi[465] la bile est adhérée à quelque part, l’animal est mangeable.

נטולה ביד או חסרה טריפה:

42.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.2

Si[466] la bile a été emportée, ou si son absence est congénitale, l’animal est immangeable.

אם חסרה המרה קורע הכבד שתי וערב וטועמו בלשונו אם יטעום טעם מר כשר’ ואם לא טעם טעם מר יצלנו בגחלי’ ויטעום אם יש בו טעם מר כשרה ואם לאו טריפה (ואף עכשיו נוכל לסמוך על טעימת הכבד) (פסקי מהרא״י סי’ ל’):

42.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.3

Lorsque[467] la bile manque, on pratique sur le foie une incision cruciale et on le goûte : si on constate une saveur amère, l’animal est mangeable. Si le foie n’a pas cette saveur, on grille le foie sur le charbon et on le goûte ensuite : s’il a une saveur amère, l’animal est mangeable ; si non, l’animal est immangeable. הגהMême[468] de nos jours, nous pouvons nous baser en pareil cas sur la dégustation du foie.

נמצאו שתי מרות טריפה דכנטולה דמו ואם היא אחת ונראית כשתים נוקבין אותה ואם שופכות זו לזו אחת היא וכשרה ואם לאו שתים הם וטריפה:

42.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.4

Si[469] l’on trouve deux biles, l’animal est immangeable, ce cas étant assimilable à l’absence de la bile[470]. Si[471] elle est bifide et paraît double, on pratique une piqûre sur la membrane : si l’humeur se répand d’un compartiment de la bile à l’autre, elle ne forme qu’un seul compartiment, et l’animal est, par conséquent, mangeable ; si non, elle est double, et l’animal est immangeable.

אם נקבוה ולא היו שופכות זו לזו ואח״כ נפחו זו ועלתה גם חברתה בנפיחה זו או שהטילו מים באחת מהן וע״י כך נתמלאת גם חברתה מים כשרה:

42.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.5

Lorsque[472] la piqûre de la membrane ne détermine pas le déversement de l’humeur d’un compartiment à l’autre, mais qu’aussitôt qu’on insuffle l’un des compartiments, l’autre se dilate également, ou bien qu’aussitôt qu’on injecte de l’eau dans l’un, l’autre se remplit, l’animal est mangeable.

אף על פי שהן שתי מרות גמורות רק שבמקום דיבוקן בכבד כמו רוחב אצבע היו כאחת כשרה אפי’ אי לא שפכי אהדדי והוא הדין אם מתחלתן הן שתים ובסוף הן מתערבות ונעשות אחת כשרה:

42.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.6

Alors[473] même qu’il y a deux biles, pourvu qu’elles se réunissent en une seule à l’endroit où elles sont fixées au foie, sur une longueur équivalant à un travers de doigt, l’animal est mangeable, même si l’humeur de l’une ne se répand pas dans l’autre. L’animal[474] est également mangeable si la bile forme, à l’endroit où elle est fixée au foie, deux compartiments qui se réunissent plus bas en un seul.

היו שתי מרות בכבד אחת הנה ואחת הנה וסמפון אחד שופך מרה לשתיהן וכשאדם זוקף האחת חוזרת ליחה למקום שהסמפון מחלק מרה ושופך לשתיהן אבל כשהן שוכבות כדרך שהן עומדות בחיי הבהמה אין שופכות זו לזו יש להכשיר בבהמת ישראל: הגה מרה הניכרת מעבר לעבר של כבד אי שפכי להדדי חדא היא וכשרה (כך פי’ דברי המרדכי שהביא איסור והיתר הארוך כלל נ״ב ד״ט) ואי לא שפכי להדדי טריפה:

42.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.7

Lorsqu’il[475] y a deux biles, une de chaque côté du foie, réunies par un seul conduit cystique, de manière que ce conduit excréteur de la bile ne répand l’humeur de l’une à l’autre que lorsque le foie est disposé verticalement, mais non pas quand il est disposé horizontalement, position qu’il occupe quand l’animal est vivant, il convient de déclarer l’animal mangeable s’il appartient à un israélite[476]. הגה · RemaLorsque[477] la bile apparaît de tous les deux côtés du foie, l’animal est mangeable si l’humeur d’un côté se répand à l’autre ; car alors elle ne forme qu’un seul compartiment ; si non, l’animal est immangeable.

יש מיני עופות שאין להם מרה כמו תורים ובני יונה ואין לאוסרן כיון שכל המין כך והצבי אין לו מרה בכבד אבל יש לו למטה סמוך לזנבו: הגה מי שבא לפניו עוף שאינו מכיר מינו ולא נמצא לו מרה אין אומרים ודאי כל מינו אין להם מרה אלא אמרינן מסתמא יש לו מרה עד שיודע שמין זה אין לו מרה (תשובת רשב״א סימן ק״ח):

42.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.8

Il[478] y a des volailles qui n’ont pas de bile, par exemple les pigeons et les tourterelles ; aussi l’absence de la bile ne les rend-elle pas immangeables, attendu que cette absence est normale chez cette espèce de volaille. Chez[479] le cerf, la bile n’est pas située près du foie, mais plus bas vers la queue. הגה · RemaLorsqu’on[480] constate l’absence de la bile chez une volaille d’une espèce inconnue, il ne faut pas la déclarer mangeable sous prétexte que cette espèce en manque toujours, mais on suppose, à moins que le contraire ne soit prouvé, que normalement elle doit en avoir une.

גרעין שנמצא במרה אם היה כמו גרעינה של תמרה שאין ראשה חד מותרת ואם ראשה חד כגרעינה של זית אסורה שהרי ניקבה אותה כשנכנסה וזה שלא יראה הנקב מפני שהוגלד פי המכה: הגה וכל שכן אם נמצא מחט או קוץ במרה דטריפה (או״ה ור״ן ורמב״ם עד״מ וב״ח ומהרש״ל פא״ט סי’ מ״ט וסוף ש״ד):

42.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §42.9

Lorsqu’on[481] trouve un noyau dans la bile, l’animal est mangeable si le noyau ressemble à celui d’une datte dont la pointe n’est pas aiguë, mais si elle est aiguë comme un noyau d’olive, l’animal est immangeable, car il est évident qu’en entrant dans la bile il en a perforé la membrane[482] et, si on ne voit pas le trou, c’est qu’il a été cicatrisé. הגה · RemaL’animal[483] est à plus forte raison immangeable quand on trouve dans la bile une aiguille ou une épine.

Siman 43. Des lésions de la rate — נֶקֶב הַטְּחוֹל (6 articles)

ניטל הטחול כשרה:

43.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.1

Si[484] la rate a été emportée, l’animal est mangeable.

הטחול ראשו האחד עב והשני דק כבריית הלשון אם ניקב בראש העב נקב מפולש טריפה ואם ניקב נקב שאינו מפולש אם נשאר תחתיו כעובי דינר זהב מותר פחות מכאן הרי הוא כמפולש וטריפה אבל אם ניקב הדק כשרה: הגה ואפילו נחתך במקום הדק כשרה (טור) נקרעה הטחול או נימוקה או לקתה בשינוי בשר דינה כניקבה (שערי’ והג״א) וכן כל מקום שהבשר רע ונרקב דינו כניקב ואם מים בטחול אפילו עכורין וסרוחין אם הבשר סביביו שלם כשר (ב״י בשם מרדכי והג״א וע״ל ס״ס נ’) :

43.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.2

La[485] rate présente une extrémité épaisse et une autre plus mince ; elle affecte ainsi la forme de la langue. Si l’extrémité épaisse est percée de part en part, l’animal est immangeable. Si la perforation n’est pas de part en part, l’animal est mangeable lorsque le tissu non percé a l’épaisseur d’un denier d’or[486] ; si l’épaisseur est inférieure, on considère la perforation comme étant de part en part et l’animal est immangeable. Mais si c’est l’extrémité mince qui est percée, l’animal est mangeable. הגה · RemaMême[487] si la rate est tailladée à l’extrémité mince, l’animal est mangeable. Lorsque la rate est déchirée ou pourrie, ou lorsque le tissu en est décoloré, on considère ces affections comme une perforation. Il en est de même chez tous les autres organes où la corruption ou la pourriture du tissu est considérée comme une perforation[488]. Lorsqu’on[489] trouve de l’eau dans la rate, alors même que l’eau est trouble et fétide, l’animal est mangeable, si le tissu ambiant est en bon état.

יש מי שכתב שכל מה שדבוק לכרס קרוי עב ולא יותר:

43.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.3

Quelqu’un[490] écrit que seule la partie de la rate qui s’applique sur l’estomac est considérée comme extrémité épaisse, mais non les autres parties.

עובי דינר זהב זה לא ידענו שיעורו ומכל מקום נראה שהוא פחות מחצי עביו:

43.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.4

Nous[491] ignorons l’étendue de l’épaisseur d’un denier d’or ; mais il paraît certain qu’elle est inférieure à la moitié de l’épaisseur de la rate.

נמצאו שני טחולים כשרה ואפילו דבוקים זה לזה בצד העב: הגה ויש מחמירים אם נמצא כמין טחול בצד העב (הגהות ש״ד סימן פ״ט ומ״כ בשם מהרי״ל ומהר״י מולין) וטוב להחמיר אם לא במקום הפסד מרובה:

43.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.5

L’animal[492] est mangeable si l’on trouve deux rates, alors même qu’elles sont réunies du côté de leur extrémité épaisse. הגה · RemaD’aucuns[493] se montrent plus sévères lorsqu’on trouve une espèce d’excédent de rate du côté de l’extrémité épaisse. On ferait bien de se montrer sévère en l’occurrence, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas de grande perte.

טחול העוף עגול כענבה ואינו דומה לשל בהמה לפיכך אין הנקב פוסל בו:

43.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §43.6

La[494] rate de la volaille est globuleuse comme un grain de raisin et ne ressemble pas à celle d’une bête à cornes. Aussi la perforation de ce viscère ne rend-elle pas la volaille immangeable.

Siman 44. Des lésions des reins — נֶקֶב הַכְּלָיוֹת (10 articles)

ניטלו הכליות כשרה לפיכך אם נבראת בכוליא אחת או בג’ כליות כשרה וכן אם ניקבה הכוליא או נחתכה אפילו עד מקום חריץ כשרה:

44.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.1

Si[495] les reins ont été emportés, l’animal est mangeable. Aussi en cas d’absence congénitale d’un rein, ou d’excédent d’un rein, l’animal est-il mangeable ; il en est de même si le rein est perforé ou tailladé, même jusqu’à la profondeur de la scissure rénale.

לקתה הכוליא והוא שיעשה בשרה כבשר המת שהבאיש אחר ימים שאם תאחוז במקצתו יתמסמס ויפול והגיע חולי זה עד הלובן שבתוך הכוליא הרי זה טריפה. (מכת חרב דינו כלקתה הכוליא) (הגהות אשיר״י ומרדכי ועיין ס״ק ו’) וכן אם נמצאת בכוליא ליחה אף על פי שאינה סרוחה או שנמצא בה מים עכורים או סרוחים הרי זה טריפה והוא שיגיעו עד הלובן אבל אם נמצאו בה מים זכים כשרה אפילו הגיעו ללובן שבה (ואפילו נמצאו המים זכים בשלחופית קטנה בכוליא כשר) (מרדכי פא״ט והג״א וכל בו ואו״ה כלל צ״ג) ואם נמצא בה דם דינה כמים ואם נמצאת מליאה מים שמראיהם רע אבל לא היו עבים ועכורים אלא מראיהם כרכומי כמראה הדבש כשרה ויש מי שאוסר (והכי נהוג):

44.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.2

Lorsque[496] les reins sont entamés, c’est-à-dire que leur tissu est décomposé semblable à la chair d’un cadavre, après quelques jours de décomposition, de sorte qu’en prenant ce viscère dans la main, il s’écrase et tombe en morceaux, l’animal est immangeable si la corruption a atteint la substance tubuleuse. הגהUne[497] taillade provoquée par un instrument tranchant est assimilée à la corruption du tissu rénal. L’animal[498] est également immangeable lorsqu’on trouve dans les reins une humeur, alors même qu’elle n’est pas fétide, ou de l’eau trouble et fétide ; mais à condition que l’humeur et l’eau atteignent la substance tubuleuse. Si l’on y trouve de l’eau limpide, alors même qu’elle atteint la substance tubuleuse, l’animal est mangeable. הגהAlors[499] même qu’une eau limpide est renfermée dans une petite vessie, l’animal est mangeable. Si[500] l’on y trouve du sang, la loi est la même que pour l’eau. Si on trouve les reins remplis d’une eau non limpide, seulement au lieu d’être trouble et fétide, elle est jaunâtre semblable à la couleur du miel, l’animal est mangeable. Quelqu’un[501] le déclare en pareil cas immangeable. הגהTel est, en effet, l’usage.

אם לא היה הלקות אלא בלובן אף ע״פ שכל שאר הכוליא בריאה טריפה:

44.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.3

Lorsque[502] la substance tubuleuse seule est entamée, alors même que toute la substance corticale est intacte, l’animal est immangeable.

נמצאו בכוליא אבנים כשרה:

44.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.4

Si[503] l’on trouve des graviers dans les reins, l’animal est mangeable.

כוליא שהקטינה טריפה וכמה תקטן ותטרף בבהמה דקה עד כפול ופול בכלל טריפה ובגסה עד כענבה בינונית וענבה בכלל טריפה ודוקא שהקטינה מחמת חולי אבל אם היתה קטנה בתולדתה כשרה והיכי ידעינן אי הוי מחמת חולי או לא אי חזינן שהקרום שלה כווץ בידוע שמחמת חולי היא ואם אינו כווץ אלא שעשוי כמדת כוליא מוכחא מילתא שמתחלת ברייתה היתה כך וכשרה:

44.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.5

Lorsque[504] les reins sont atrophiés, l’animal est immangeable. Jusqu’à quel volume l’atrophie doit-elle réduire le rein pour que l’animal devienne immangeable ? Chez le petit bétail, jusques et y compris le volume d’un grain de poivre ; chez le gros bétail, jusques et y compris le volume d’un grain de raisin. À condition toutefois que l’atrophie soit l’effet d’une maladie ; mais si elle est congénitale, l’animal est mangeable. Comment savoir si elle est déterminée par une maladie ou non ? Si[505] la membrane est ratatinée, il est certain que l’atrophie est due à une maladie ; et si la membrane n’est pas ratatinée, mais tendue, au contraire, autour de la substance rénale, cela prouve que l’atrophie est congénitale, et l’animal est mangeable.

יש מי שכתב שכשאמרו ניטלו הכליות כשרה היינו כשניטלו ביד או כשנבראת כך אבל אם ניטלה על ידי חולי כיון שהקטינה לפחות מכשיעור כבר נאסרה ואיך תחזור להכשירה כשגמרו לכלות ולהמק ולפי זה צריך לבדוק אם הכיס שלהם מלא חלב ניכר שזה תחלת ברייתה וכשרה ואם נמצא שם חלל ומקום ריק ניכר שהיו לה כליות אלא שנימוחו וטריפה:

44.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.6

Il y a quelqu’un[506] qui écrit que la loi déclarant l’animal mangeable en cas d’absence des reins ne s’applique qu’à une absence accidentelle ou congénitale ; mais lorsque l’absence est déterminée par une maladie, il est évident que, pour disparaître complètement, ce viscère a dû commencer par s’atrophier et être réduit à un volume insuffisant, ce qui a déjà rendu l’animal immangeable dès ce moment ; aussi[507] comment l’animal peut-il redevenir mangeable quand la maladie, faisant du progrès, détermine la disparition complète du viscère ? C’est par cette raison qu’en cas d’absence il faut examiner le tissu adipeux qui entoure ordinairement les reins : si ce tissu est rempli de graisse, il est certain que l’absence est congénitale, et l’animal est mangeable ; mais si on y trouve une cavité vide, il est certain qu’il y avait autrefois un viscère qui a disparu, et l’animal est immangeable.

אם היו ג’ כוליות או יותר והקטינו היתרות ונשארו שתים כהלכתן שלא הקטינו כשירה:

44.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.7

Lorsqu’il[508] y a trois reins, ou encore davantage et que les surnuméraires sont atrophiés, de sorte que deux seulement ont conservé le volume spécifié par la loi, l’animal est mangeable.

יש מי שכתב דלובן בכוליא לקותא היא וכל שינוי מראה פוסל בה:

44.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.8

Il y a quelqu’un[509] qui écrit que la coloration blanche des reins est considérée comme une lésion et que tout changement de couleur de ce viscère rend l’animal immangeable[510].

כוליא שהאדימה כולה או מקצתה כשרה:

44.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.9

Si[511] les reins sont devenus rouges, en totalité ou en partie, l’animal est mangeable.

אין טריפות בכוליא של עוף:

44.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §44.10

La[512] volaille ne devient jamais immangeable par suite des lésions des reins.

Siman 45. De l’absence de la matrice — נִטְּלָה הָרֶחֶם (2 articles)

בהמה או עוף שניטל האם שהולד מונח בה כשרה: הגה וכל שכן ניקב דכשר (ד״ע) ויש מחמירין לאסור בניקב או נימוק (שם ורוקח ועס״ק ג’ והגה’ ש״ד סימן פ״ח בשם א״ז ואו״ה כלל נ״ה) ויש להחמיר אם לא במקום הפסד מרובה:

45.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §45.1

Si[513] la matrice, qui est l’organe de la gestation, est absente du bassin d’une bête à cornes ou d’une volaille[514], l’animal est mangeable. הגה · RemaL’animal est mangeable à plus forte raison si la matrice n’en est que perforée. D’aucuns[515] déclarent l’animal immangeable en cas de perforation ou de liquéfaction de ce viscère. Il convient de se montrer sévère en pareil cas, à moins qu’il ne s’agisse d’une grande perte.

ניטלה שלחופית שמי רגלים נקוים לתוכה כשרה ויש אוסרין: (והכי נהוג להטריף אפי’ בניקב) (טור בשם ר״ח והגהמי״י פ״ח מה״ש בשם התוס’ ריש דף מ״ח ואגודה וכ״ה בהג״ה ש״ד סימן פ״ח בשם א״ז וד״מ בשם מהרא״י ומהרש״ל בא״ו שלו סימן צ״ו בשם ראבי״ה ור״י):

45.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §45.2

Si[516] la vessie qui sert de réservoir à l’urine est absente, l’animal est mangeable. D’aucuns[517] le déclarent en pareil cas immangeable. הגה · RemaL’usage est, en effet, de déclarer l’animal immangeable, même par suite d’une simple perforation de la vessie[518].

Siman 46. Des lésions des intestins — נֶקֶב הַמְּעַיִים (6 articles)

ניקבו הדקין טריפה ואפילו ליחה שבהן סותמתן אינה סתימה ואפילו היא דבוקה בהן הרבה עד שאין יכול להוציאה אלא ע״י הדחק ואם חלב טהור סותם כשרה שכל חלב טהור סותם טמא אינו סותם חוץ מקרום שעל הלב וחלב שעל גבי הכרכשתא (פי’ מעי הדבוק בפי הטבעת) שאע״פ שהם טהורים אינם סותמים וחלב חיה שכנגדו אסור בבהמה אינו סותם והעוף כל שומן שלו סותם: הגה ואינו סותם אלא באותו אבר שהשומן דבוק בו בתולדתו אבל אם סותם נקב של אבר אחר לא מקרי סתימה וטריפה (ב״י בשם תוספות והרא״ש והרשב״א):

46.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.1

Si[519] les intestins sont perforés, l’animal est immangeable ; alors même que la perforation est fermée par le mucus[520], cette obturation n’est pas suffisante, quand même le mucus serait tellement appliqué à la paroi perforée qu’on ne saurait le détacher que difficilement. Mais si la perforation est bouchée par de la graisse permise, l’animal est mangeable ; car[521] toute graisse permise sert, en cas de perforation, d’obturation, mais non pas la graisse défendue[522]. Pourtant, la graisse qui entoure le cœur et celle qui entoure le rectum font une exception à cette règle, car, bien que permises, elles ne servent point d’obturation. Chez un animal sauvage[523], toute cette graisse, dont la partie correspondante est défendue chez la bête à cornes, ne sert pas d’obturation. Chez[524] la volaille, toutes sortes de graisses servent d’obturation. הגה · RemaLa[525] graisse ne sert d’obturation qu’à l’organe auquel elle est attachée ; mais s’il arrive que la graisse d’un organe bouche la perforation survenue à un autre organe, on ne considère pas cela comme une obturation, et l’animal est immangeable.

יצאו הדקין לחוץ והוחזרו מאליהן כשרה ואם החזירן אם נתהפכו אע״פ שלא ניקבו טריפה שאי אפשר שיחזירוהו כמות שהיו אחר שנהפכו ואינה חיה וה״ה אם לא יצאו ונמצאו מהופכין טריפה (ל’ רמב״ם פ״ו מה״ש דט״ו): הגה וכן אם נמצאו המעים בין עור לבשר ונמצא תפור שם יש לחוש שיצאו ונתהפכו אבל אם לא נמצא שם תפירה ולא ניכר שם שנקרע ולא היה ניכר בה שום ריעותא כשרה (א״ו הארוך כלל נ״ה והגהת ש״ד סי’ פ״ח בשם ראבי״ה):

46.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.2

Lorsque[526] les intestins sont sortis de l’abdomen et y sont rentrés d’eux-mêmes, sans le concours de l’homme, l’animal est mangeable. Mais si on remet les intestins dans l’abdomen après qu’ils ont été entortillés, l’animal est immangeable, alors même qu’il n’y a point de perforation ; car une fois entortillés, il n’est pas possible que les intestins soient remis convenablement à leur place ; donc l’animal n’aurait pas pu vivre. De même, l’animal est immangeable si l’on en trouve les intestins entortillés, alors même qu’ils ne sont pas sortis hors de l’abdomen. הגה · RemaL’animal[527] est également immangeable lorsqu’on trouve l’intestin entre la peau et les muscles et qu’on constate une couture sur la peau ; car on appréhende que les intestins ne fussent sortis autrefois de l’abdomen en s’entortillant. Mais si on ne constate aucune couture, ni la trace d’une déchirure, ni aucune autre anomalie, l’animal est mangeable.

הדרא דכנתא (פי’ המעים דקין שסובבין סביב לשומן שלהם הנקרא אינטר״יליא) שניקב אחד לחבירו כשרה שחבירו מגין עליו וא״צ לומר אם ניקב לכנתא שהכנתא חלב טהור הוא וסותם:

46.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.3

Si[528] l’intestin grêle est perforé du côté de la circonvolution, où il se moule sur un repli décrit sur lui-même, l’animal est mangeable, car la paroi du repli voisin ferme la perforation. Il[529] en est de même à plus forte raison lorsque la perforation se trouve du côté du mésentère, car le mésentère étant permis, il sert, par conséquent, d’obturation.

מחט שנמצאת בדקים טריפה דחיישינן שמא ניקב:

46.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.4

Si[530] l’on trouve une aiguille dans l’intestin, l’animal est immangeable, car on craint une perforation.

חלחולית והוא מעי האחרון שהוא שוה בלא עיקום והרעי יוצא ממנו אם ניקב במשהו טריפה כמו שאר מעים במה דברים אמורי’ שניקב לחלל הבטן אבל אם ניקב במקום שהוא דבוק בין הירכים כשר ואפילו ניטל כל מקום הדבוק בין הירכים כשר והוא שישאר ממנו כמלא ארבע אצבעות בשור הגדול ובדקה לפי שיעור זה הגדול לפי גדלו והקטן לפי קטנו ואם באותם ארבע אצבעות ניקב יש אוסרים במשהו ויש מכשירים עד שינטל רוב רחבו:

46.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.5

De[531] même que la moindre perforation des autres parties de l’intestin, celle du rectum, qui constitue la dernière portion du tube digestif et par lequel sont expulsées les matières fécales, rend l’animal immangeable. Il n’en est ainsi pourtant que lorsque le rectum se trouve perforé du côté de la cavité abdominale ; mais si la perforation se trouve du côté de l’aponévrose pelvienne, l’animal est mangeable. Alors même que toute la partie du rectum située en face des parois pelviennes a été emportée, l’animal est mangeable, pourvu qu’il en reste un fragment de la longueur de quatre[532] travers de doigt, chez un grand bœuf ; chez le petit bétail, la longueur du fragment exigé est proportionnée à la grandeur de l’animal respectif. Si ce fragment même est perforé, l’animal est immangeable, d’après les uns[533] ; selon d’autres[534], il faut, pour que l’animal devienne immangeable, que la plupart de la circonférence soit retranchée.

אם סירכא יוצאת מהדקין או מאחד משאר איברים שנקובתן במשהו ונסרכה לדופן או למקום אחר כשר דלא אשכחן בועה וסירכא אלא בריאה: הגה ומ״מ יש לדקדק שלפעמים ימצאו בועות הרבה ועל ידן נסתמו המעיים ואז הוא טריפה ויש לבדוק ע״י קש או נוצה אם נסתמו (גם זה שם):

46.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §46.6

L’animal[535] est mangeable si un filament émerge de l’intestin, ou de tout autre organe dont la moindre perforation rend l’animal immangeable, et s’insère à la paroi abdominale ou ailleurs ; car les vessies ou les adhérences filamenteuses ne constituent un inconvénient qu’autant qu’on les trouve sur le poumon. הגה · RemaPourtant[536], si les vessies sont si nombreuses qu’elles déterminent un engorgement, l’animal est immangeable. Il faut, en pareil cas, examiner la cavité de l’intestin, à l’aide d’une paille ou d’une plume, pour constater que le canal n’est pas obstrué.

Siman 47. De la pluralité des intestins — רִיבּוּי מְעַיִים (5 articles)

בהמה שנמצאו בה שתי מעים טריפה כגון שיש לה מעי יתר מתחלתו ועד סופו עד שנמצאו שני מעיים זה בצד זה מתחלה ועד סוף במעי העוף או שהיה המעי יוצא כענף מן הבד והרי הוא מובדל בין בעוף בין בבהמה אבל אם חזר ונתערב עם המעי ונעשה אחד משני ראשיו והרי שניהם מובדלים באמצע הרי זה מותרת ואין כאן יתר וי״א שכשיוצא מהדקין מעי קטן כענף היוצא מן הבד אם בראש הקיבה מקום שהדקין יוצאין משם יש שלם כרוחב אצבע קודם שיתחיל זה המעי ליפרד וגם למטה לאחר שנתחבר עם שאר הדקין יש כרוחב אצבע שלם כשירה ואם לאו שאין כאצבע שלם למעלה ולמטה טריפ’ (וכן עיקר) (ב״י בשם הרשב״א ור״ן):

47.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §47.1

Si[537] l’on trouve chez une bête à cornes un intestin double, présentant sur toute la longueur une forme biloculaire, ainsi que cela arrive parfois chez la volaille, ou encore si l’intestin excédant émerge de l’intestin normal sans s’y insérer de nouveau, l’animal est immangeable. Mais si l’intestin excédant s’y insère, l’animal est mangeable. D’aucuns[538] opinent qu’une caillette surnuméraire ne rend pas l’animal immangeable si elle émerge de la caillette normale un travers de doigt au-dessus du feuillet, et si elle s’y insère un travers de doigt au-dessous du duodénum. Mais l’animal est immangeable s’il en est autrement. הגהC’est l’opinion la plus fondée.

במה דברים אמורים בבהמה אבל בעוף כיוצא בזה כשר (ואפילו כמה ענפים יוצאים ממנו כשר) (רבינו ירוחם):

47.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §47.2

La[539] sentence énoncée ne s’applique qu’à une bête à cornes ; mais une volaille, en pareil cas, est mangeable. הגהAlors[540] même que l’intestin se bifurque en plusieurs branches.

מעי היוצא מבית הכוסות (פירוש סוף הכרס עשוי ככובע וקרוי בית הכוסות והמסס מחובר בו והמאכל נכנס מבית הכוסות להמסס והוא האצטומכא. ולפי שמעכל המאכל נקרא המסס מענין כמסוס נוסס) להמסס [כשירה והיוצא מבית הכוסות לכרס] טריפה:

47.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §47.3

Si[541] l’intestin excédant émerge du réseau et s’insère au feuillet, l’animal est mangeable ; mais s’il s’insère au rumen, l’animal est immangeable.

אי אית לה תרי סניא דיבי טריפה ואי שפכי להדדי כשירה:

47.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §47.4

S’il[542] y a deux pancréas[543], l’animal est immangeable ; mais si le suc pancréatique s’épanche d’un pancréas à l’autre, l’animal est mangeable.

הדרא דכנתא שיוצא מאמצעיתו יתרת שתלוי בדקין כמו מעי קטן כאורך אצבע כשרה: הגה וכל זה דהיתרת סתום בראשו ואין הרעי יוצא ממנו אבל אם הוא פתוח בראשו טריפה דהרעי נופל לגוף (כך משמע ממרדכי ס״פ אלו טריפות וכ״ה בראב״ן סימן כ״א ובהג״ה שבסוף או״ה כלל נ״ה דין ו’ והוא פשוט) ועוד דהוא נקיבת הדקין:

47.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §47.5

Si[544] l’intestin grêle se bifurque et forme une branche de la longueur d’un doigt, l’animal est mangeable[545]. הגה · RemaÀ[546] condition que cette branche ne forme pas d’issue, sans quoi l’animal est immangeable, d’abord parce qu’une issue détermine une déjection des matières fécales dans la cavité abdominale, et ensuite parce qu’elle constitue une perforation de l’intestin.

Siman 48. Des lésions de la caillette et du rumen — נֶקֶב הַקֵּבָה וְהַכֶּרֶס (12 articles)

קיבה (קיבה הוא כיס שבמעי הבהמה שהמאכל נכנס לכרס ובסוף הכרס שקורין פאנץ עשוי ככובע וקרוי בית הכוסות והמאכל נכנס מבית הכוסות להמסס ומהמסס לקיבה ומהקיבה לדקין) שניקבה טריפה ואם החלב שעל היתר סותם הנקב כשרה אבל שעל הקשת אינו סותם:

48.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.1

Si[547] la caillette est perforée, l’animal est immangeable. L’appendice[548] graisseux antérieur de la caillette sert, en cas de perforation, d’obturateur, mais non pas l’appendice postérieur.

כרס שניקב טריפה ואין לו דבר שיסתום אותו שהרי החלב שעליו אסור: הגה תולעים שנמצאו בכרס כשר דמן הפרש הן גדילים או הבהמה אכלה אותן. (ש״ד סימן מ״ז):

48.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.2

La[549] perforation du rumen rend l’animal immangeable, attendu que cette partie de l’estomac est dépourvue d’un obturateur, la graisse qui l’entoure étant défendue[550]. הגה · RemaL’animal[551] est mangeable si l’on trouve des vers dans le rumen, car on suppose que les vers se sont formés dans le chyme, ou qu’ils ont été absorbés par l’animal.

בשר החופה את רוב הכרס והוא המקום מן הבטן שאם יקרע יצא הכרס אם נקרע בשר זה טריפה אע״פ שלא הגיע קרע זה לכרס עד שנראית אלא כיון שנקרע רוב עובי הבשר הזה או ניטל טריפה וכמה שיעור הקרע הזה בארכו אורך טפח ואם היתה בהמה קטנה ונקרע רוב אורך הבשר החופה את הכרס אע״פ שאין באורך הקרע טפח טריפה הואיל ונקרע רובה:

48.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.3

Lorsque[552] la partie de la paroi abdominale qui maintient le rumen a été déchirée, l’animal est immangeable, alors même que l’entaille n’atteint que la plupart de l’épaisseur de la paroi. Il[553] en est de même lorsque cette partie de la paroi a été emportée. Pour que l’animal devienne immangeable, il faut que l’entaille ait la longueur de quatre travers de doigt. Un animal du petit bétail devient immangeable lorsque l’entaille embrasse la plupart de la partie de la paroi qui maintient le rumen, alors même qu’elle ne mesure pas quatre travers de doigt.

אם נקדר הבשר הזה בעיגול או באורך אם היה יתר מכסלע והוא כדי שיכנס בו ג’ גרעיני תמרה זו בצד זו בדוחק אם יש בה אוכל הנשאר סביבותיה כשאוכלים אותה או בריוח כשאין בהם שום אוכל כלל הרי זה טריפה שאם ימתח קרע זה יעמוד על טפח:

48.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.4

Lorsque[554] la partie mentionnée de la paroi a subi un retranchement de forme ronde ou oblongue, l’animal est immangeable si le retranchement présente une plus grande étendue que la valeur d’un « selà »[555], ce qui équivaut à une ouverture dans laquelle trois grains de datte peuvent être introduits difficilement, s’ils sont encore revêtus d’une partie de la pulpe, et facilement, s’ils en sont dépourvus ; car un retranchement de cette dimension constituerait une déchirure de la longueur de quatre travers de doigt si l’on transformait la forme ronde de l’ouverture en forme oblongue.

אם נתמסמס בשר זה עד שהרופא גוררו חשוב כניטל: הגה ואין אנו בקיאין בבשר שהרופא גוררו ולכן כל מקום שנשתנה מראית הבשר דינו כניטל (מרדכי וב״י בשם הגהות מיימוני):

48.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.5

Si[556] la partie mentionnée de la paroi est pourrie, semblable aux chairs que les chirurgiens extirpent ordinairement, elle est considérée comme totalement absente. הגה · RemaNous[557] ignorons le degré de pourriture des chairs qu’extirpent les chirurgiens ; aussi considérons-nous comme absente toute chair décolorée.

מחט שנמצא בחלל הקיבה או הכרס דינו כמחט שנמצא בבית הכוסות:

48.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.6

La[558] présence d’une aiguille dans la cavité du feuillet ou du rumen est assimilée par la loi à la présence d’une aiguille dans la caillette.

המסס ובית הכוסות דבוקין זה בזה ואם נקבו במקום חבורן אפילו הנקב מפולש מזה לזה כשרה ואם הנקב בשאר צדדים שאינם דבוקים יחד אם הנקב מפולש מעבר אל עבר טריפה ואם לאו כשירה בין בהמסס בין בבית הכוסות: הגה ויש אוסרין בהמסס אפילו בלא נקב מפולש (טור בשם רש״י וא״ו הארוך ות״ה סימן קס״ה) והכי נהוג אם לא במקום הפסד מרובה שאז יש לסמוך אמכשירין:

48.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.7

Le[559] feuillet et le réseau sont attachés l’un à l’autre. Une perforation sur leurs faces latérales par lesquelles ces deux portions de l’intestin se répondent entre elles, ne rend pas l’animal immangeable, alors même qu’elle est de part en part ; lorsque la perforation se trouve sur l’autre face des parois, soit celles du feuillet, soit celles du réseau[560], l’animal est immangeable si elle est de part en part et mangeable s’il en est autrement. הגה · RemaD’aucuns[561] déclarent l’animal immangeable en cas de perforation de la paroi du feuillet, alors même qu’elle n’est pas de part en part. Tel est, en effet, l’usage, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas de grande perte.

אם נמצא באחד מהם תחובה מחט או קוץ ולא ניקב מעבר אל עבר הופכין אותו ובודקין אותו מבחוץ אם נמצא עליו קורט דם בידוע שניקב כולו וטריפה ואם לאו כשרה (תוס’ והג״מיי פ״ו בשם סמ״ג וכל הפוסקים) (אפילו לא נשאר רק מעט מעור החיצון שלא ניקב) (עיין ס״ק כ״א) והוא שלא מלחו ולא הדיחו ואפילו ראש העב שלו לצד חוץ: הגה ויש מקילין להתיר אם לא ניקב מעבר לעבר והודח ונמלח או שנאבד ולא בדק מבחוץ אם היה עליו קורט דם (כך משמע בהגהות סמ״ק ורמב״ם ורא״ש דלקמן וע״פ) ויש לסמוך עלייהו במקום הפסד מרובה: ואם עבר המחט מעבר אל עבר ועודנו תחוב בו בודקים אותו אם נמצא קורט דם סביב המחט (וכל שכן עליו) (מרדכי ופוסקים והוא ש״ס ערוך פא״ט דף נ״א וכתובות דף ע״ו) בידוע שקודם שחיטה ניקב כולו וטריפה ואם לאו אחר שחיטה דחק ועבר וכשרה אם לא מלחו ולא הדיחו דכיון שהמחט עודנו שם אילו עבר מחיים היה הדם סביבו אבל כשאין המחט לפנינו אסו’ כשניקב כולו אפי’ אין בו קורט דם: הגה כל מקום שצריך בדיקה אם לא בדקוהו כגון שנאבד או לקחו המחט משם טריפה דהוי כאילו הדיחו ומלחו (רשב״א סימן תש״ס) יש אומרים דבזמן הזה דאין אנו בקיאין בבדיקות יש להטריף אם נקבה המחט משני צדדין אפילו לא נמצא קורט דם ולא חלודה דאין אנו סומכין בזה על בדיקתנו מאחר דניקב משני צדדין (א״ז ואו״ה) והכי נהוג. מחט או קוץ הנמצאים בהמסס ובית הכוסות בחללו ולא נתחב בהן כלל כשר בכל ענין ואין צריך שום בדיקה (הגהות מיימוני) ויש מקילין דאפי’ בניקב המחט מצד אחד אין צריך לבדוק מבחוץ אם יש עליו קורט דם (רמב״ם והרא״ש) ויש לסמוך עלייהו אם הוא הפסד מרובה וא״א לבדוק כגון שנמלח או הודח או נאבד:

48.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.8

Lorsqu’une[562] aiguille ou une épine[563] est enfoncée dans la paroi d’une des portions intestinales mentionnées, sans en atteindre la cavité, on retourne la paroi : si on trouve sur l’envers une goutte de sang, on en conclut que l’aiguille a percé la paroi de part en part, donc l’animal est immangeable ; si non, l’animal est mangeable. הגהAlors[564] même qu’il ne s’en faut que de très peu pour que la perforation soit de part en part. Pourvu[565] que l’intestin n’ait été salé ou lavé[566] avant l’inspection mentionnée. Il en est de même lorsque l’aiguille a la tête tournée du côté de la cavité abdominale[567]. הגה · RemaD’aucuns[568] déclarent l’animal mangeable, lorsque l’intestin, dont la paroi n’est pas perforée de part en part, a été salé, lavé ou perdu avant l’inspection mentionnée. On peut se baser sur cette opinion en cas de grande perte. Si[569] l’aiguille, qui a traversé la paroi de part en part, y est encore fixée, l’animal est immangeable. Si l’on trouve une goutte de sang autour de l’aiguille הגהet[570] à plus forte raison si on la trouve sur l’aiguille même, car il est certain qu’elle a perforé la paroi quand l’animal vivait encore ; si non, on en conclut que la perforation s’est produite après et l’animal est mangeable, à condition que l’intestin n’ait été ni salé, ni lavé avant l’inspection. Mais lorsque l’aiguille n’est plus fixée à la paroi, l’animal est immangeable si la perforation est de part en part alors même qu’on n’y trouve aucune goutte de sang. הגה · RemaDans[571] le cas où une inspection est nécessaire, l’animal devient immangeable si l’intestin a été perdu ou si l’aiguille en a été extraite, attendu qu’en pareil cas l’inspection devient aussi impossible que dans le cas où l’intestin a été préalablement lavé et salé. D’aucuns[572] opinent que de nos jours, où nous ne sommes pas assez expérimentés pour procéder à des examens en cas d’anomalies, il faut déclarer l’animal immangeable si la perforation est de part en part alors même qu’il n’y a aucune goutte de sang et alors même que l’aiguille n’est pas rouillée[573]. Si[574] l’aiguille trouvée dans la cavité du feuillet ou du réseau n’est nullement enfoncée dans la paroi, l’animal est mangeable sans nul examen préalable. D’aucuns[575] opinent que l’examen est superflu même quand l’aiguille est enfoncée dans la paroi, pourvu qu’elle ne l’ait perforée de part en part. On peut se baser sur cette opinion en cas de grande perte et d’impossibilité d’examen, par exemple quand l’intestin a été salé, lavé ou perdu avant l’inspection.

אם נמצא עלי’ חלודה דינה כנמצא עלי’ קורט דם: הגה וכן אם נמצא חלודה מבחוץ נגד המחט אם ניקב מצד אחד טריפה כאילו נמצא שם קורט דם (בית יוסף):

48.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.9

Si[576] l’on trouve de la rouille sur l’aiguille, c’est comme si on y trouvait une goutte de sang[577]. הגה · RemaDe[578] même si l’on trouve de la rouille en face de l’aiguille, alors même que la perforation n’est pas de part en part, l’animal est immangeable, comme si l’on y avait trouvé une goutte de sang.

זה שאמרנו מצד אחד כשרה היינו מבפנים כלפי הרעי דאי צד שבחוץ כלפי חלל הגוף אפי’ לא ניקב כלל אלא שנמצא מחט בחלל הגוף טריפה:

48.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.10

Il[579] n’est question ici que du cas où l’aiguille est enfoncée dans la paroi du côté du chyme ; mais si c’est du côté extérieur de la membrane, l’animal est immangeable alors même que la perforation n’est pas de part en part, attendu que la simple présence d’une aiguille dans la cavité abdominale rend déjà l’animal immangeable[580].

מחט שנמצאת בקורקבן וכולה נבלעת בעובי בשרו ונשאר בחצי אצבע מצד הכיס גם מצד החוץ שלא היתה המחט אוכלת ולא היה ניכר שום נקב לא לצד פנים ולא לצד חוץ תולין להקל: הגה דהמחט בא מבפנים והוי כניקב מצד אחד ואם אין עליו קורט דם מבחוץ כשר (רשב״א) ויש מחמירין ואוסרין אפילו בכי האי גוונא (הגהות ש״ד בשם מהר״ם וא״ו הארוך) ויש לחוש לדבריהם אם לא בהפסד מרובה:

48.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.11

Lorsqu’on[581] trouve une aiguille entièrement enfoncée dans l’épaisseur du gésier, de manière que la paroi musculeuse qui la renferme est intacte de son côté extérieur sur un espace d’un demi-travers de doigt, et du côté de la membrane intérieure sur un espace égal, on incline à la modération[582]. הגה · RemaC’est-à-dire qu’on suppose que l’aiguille est entrée dans la paroi du côté de la cavité du gésier ; aussi l’animal est-il mangeable, si on n’y trouve aucune goutte de sang. D’aucuns[583] déclarent l’animal immangeable même en pareil cas. Il faut tenir compte de cette opinion, à moins qu’il ne s’agisse d’une grande perte.

קטן שמצא מחט תחוב בכרס יש להחמיר ולאסור על פיו אם הוא חריף לידע ולכוין בדברים אלו:

48.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §48.12

Lorsqu’un[584] enfant prétend avoir trouvé une aiguille enfoncée dans la paroi du rumen, il faut déclarer l’animal immangeable et ajouter foi au témoignage de l’enfant, si celui-ci est assez éveillé pour faire des observations exactes.

Siman 49. Des lésions du gésier — נֶקֶב הַקֻּרְקְבָן (5 articles)

הקורקבן יש לו ב’ עורות ניקב זה בלא זה כשרה עד שינקבו שניהם זה כנגד זה אבל אם נקבו זה שלא כנגד זה כשרה:

49.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §49.1

Le gésier[585] a deux membranes. La perforation d’une seule d’elles ne rend pas la volaille immangeable ; pour qu’il en soit ainsi, il faut que toutes les deux soient perforées et que la perforation de l’une soit située en face de celle de l’autre.

ניקב ושומן שעליו סותמו כשר: הגה וכ״ש אם לא ניקבו כל שני העורו’ אע״פ שלא נשאר רק מעט מעור החיצון שלא ניקב שכשר (ת״ה סוף סי’ קס״ה):

49.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §49.2

La graisse[586] qui entoure le gésier sert d’obturation en cas de perforation. הגה · RemaElle[587] sert à plus forte raison d’obturation quand la perforation n’est pas de part en part.

אם נמצא מחט תחוב בו מבפנים דינו כדין מחט שנמצא בהמסס ובית הכוסות: הגה אם המחט נמצא בעובי הבשר ולא ניכר מבפנים ולא מבחוץ עיין לעיל סימן מ״ח:

49.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §49.3

La présence d’une aiguille dans la cavité du gésier est considérée comme la présence d’une aiguille dans le feuillet ou le réseau[588]. הגה · RemaV. § 48[589] au sujet d’une aiguille enfoncée dans l’épaisseur de la membrane musculeuse du gésier.

זה שהכשרנו בניקב עור חיצון לבדו דוקא בניקב מעצמו מחמת חולי דאי מחמת קוץ או מחט טריפה דחיישינן שמא ניקב אחד מהאברים הפנימיים שנקובתן במשהו ואם לא היה מכיר אם הנקב מחמת קוץ או אם הוא מחמת חולי תולין להקל (ד״ע ואהל מועד):

49.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §49.4

La[590] volaille n’est mangeable en cas de perforation de la membrane extérieure seule du gésier qu’autant que la perforation est l’effet d’une maladie ; mais si elle est déterminée par une épine ou une aiguille, la volaille est immangeable, car on appréhende la perforation d’un autre organe encore. En cas de doute sur la cause de la perforation, on incline à la modération.

אם תולעים יוצאים מהקורקבן כשרה דלאחר שחיטה פריש:

49.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §49.5

Si[591] des vers sortent du gésier, la volaille est mangeable, car les vers n’ont quitté le gésier qu’après l’opération de la saignée.

Siman 50. Quelques règles générales touchant les perforations des organes — כְּלָלִים בְּנִקְבֵי הָאֵבָרִים (3 articles)

כל אלו הנקבים אם יש במה לתלות כמו בטבח או בזאב שנטלן תולין בהם ואם אין דבר לתלות בו וספק אם ניקב מחיים אם לאו נוקבין נקב אצלו ומדמין זה לזה ואפילו אין דומים אם משמשו בידים בנקב הספק ימשמשו גם בנקב שעושין לדמותו בו אם דומים לאחר משמוש כשרה ואין מדמין אלא בכרס ובדקין אבל לא בלב וטחול וקורקבן: הגה ועיין לעיל סימן ל״ו כיצד נוהגין כל מקום שאין יכולין לתלות שנעשה לאחר שחיטה אע״פ שהוא טריפות שיש לו בדיקה אם לא בדקוהו או שאין יכולין לבדוק הרי הוא כספק טריפה ואוסרין אותה ולא אמרינן נשחטה הותרה אלא בדבר שנוכל לומר שנעשה הריעותא לאחר שחיטה דלא יצאתה מחזקתה מחיים:

50.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §50.1

On[592] attribue, si cela est possible, toutes les perforations à des causes accidentelles, par exemple à la main du boucher ou aux dents du loup[593]. Si[594] l’on doute si la perforation s’est produite durant la vie de l’animal ou après la saignée, on pratique un second trou qu’on compare avec l’autre[595]. L’examen[596] comparatif ne se fait que pour les perforations du rumen et de l’intestin, mais non pas pour celles du cœur, de la rate et du gésier. הגה · RemaV. § 36 au sujet de l’usage en pareil cas. L’animal[597] est immangeable si on n’a aucune raison pour supposer que la perforation s’est produite après la saignée.

כל אבר שאמרנו שאם ניקב במשהו טריפה כך אם ניטל כולו טריפה בין שניטל בחולי או ביד בין שנברא חסר וכן אם נברא בשני אברים מאותו אבר טריפה שכל היתר כנטול חשוב (חוץ מטחול שניטל כשר וניקב בסומכיה טריפה) (טור) וכל שאמרנו בו אם נברא חסר טריפה כ״ש אם ניטל ביד וכל שאמרנו בו אם ניטל טריפה הוא הדין לנברא חסר ויש מכשירין בזה (ובהפסד מרובה יש לסמוך אמכשירין) (ד״ע):

50.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §50.2

L’animal[598] devient immangeable par la perte, à la suite d’une maladie, ou par l’absence congénitale d’un de ces organes dont la moindre perforation rend immangeable. הגהSauf la rate, dont seule la perforation rend immangeable, mais non pas l’absence[599]. De même si un tel organe est double, l’animal est immangeable ; car un organe de plus est considéré comme un organe de moins[600]. Partout où la perte d’un certain organe rend l’animal immangeable, l’animal est également immangeable en cas d’absence congénitale de ce même organe. D’aucuns[601] déclarent l’animal mangeable dans ce dernier cas. הגהEn cas de grande perte, on peut se baser sur cette dernière opinion.

כל אבר שנקיבתו או חסרונו או נטילתו פוסל אם נתמסמס פסול: הגה ואנן שאין אנו בקיאין כל שנשתנה מראית הבשר לריעותא הוי כניקב שם (הגהות מיימוני ומרדכי):

50.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §50.3

Partout[602] où l’animal devient immangeable par suite de la perforation, de la perte ou de l’absence congénitale d’un organe, il le devient également par suite de l’écrasement de ce même organe. הגה · RemaPour[603] nous qui ne sommes pas assez expérimentés, tout changement de couleur d’un organe est considéré comme une perforation.

Siman 51. De la présence d’une aiguille ou d’une épine dans la cavité abdominale — מַחַט בַּחֲלַל הַגּוּף (4 articles)

קוץ או מחט שניקב לחלל הבהמה או העוף חיישינן שמא ניקב אחד מהמקומות שנקובתן במשהו וטריפה ולפיכך כל האברים ששנינו בהם שאם ניקב מצד אחד כשר כלב ועובי בית הכוסות וקורקבן אם הנקב מצד חוץ דוקא כשניקב מחמת חולי אבל אם הוא מחמת מחט או קוץ טריפה: הגה ואם הוא ספק אם נעשה ע״י חולי או קוץ ומחט כשר (ב״י בשם אהל מועד) ועיין לעיל סי’ מ״ט וכ״ש שיש להכשיר כהאי גוונא בניקב העור והבשר עד החלל: ומיהו אם ניקב בקוץ לפנינו ונשחטה הבהמה ונמצא הקוץ תחוב לפנינו מדופן הבהמה לאחד האברים נראים הדברים שלא ניקב במקום אחר לפיכך אם פגע בלב וכיוצא בו ולא ניקב לבי’ חללו כשרה:

51.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §51.1

La[604] présence d’une épine ou d’une aiguille dans la cavité abdominale d’une bête à cornes ou d’une volaille nous fait craindre une perforation d’un des organes délicats ; aussi l’animal est-il immangeable. Il en résulte que les règles touchant la perforation partielle de quelques organes, tels que le cœur, le réseau ou gésier, ne s’appliquent qu’à une perforation causée par une maladie, mais non pas à celle déterminée par une épine ou une aiguille. הגהSi[605] l’on ignore la cause déterminante de la perforation, l’animal est mangeable. V. § 49. Mais[606] si l’épine ou l’aiguille vient de s’enfoncer dans la cavité abdominale en notre présence, un instant avant la saignée de l’animal, de sorte que nous sommes certains qu’aucun autre organe n’a pas encore été touché, l’animal est mangeable.

הא דמטרפינן [דוקא] בקוץ או מחט שהם דקים (וא״א לבדוק אחר נקב משהו) אבל בקנה וכיוצא בו כשר ע״י בדיקת האברים שנקובתן במשהו:

51.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §51.2

Rien[607] que la présence d’une épine ou d’une aiguille vous fait craindre une perforation des organes. Mais si on trouve dans la cavité abdominale un fragment de roseau ou quelque chose de semblable[608], on examine les organes délicats ; s’ils sont intacts, l’animal est mangeable.

אם הקוץ או המחט לא ניקבו לחלל אפילו כולו טמון בבשר כגון בירך שהיא עבה כשרה אפילו צד העבה של מחט כלפי פנים:

51.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §51.3

Si[609] l’épine ou l’aiguille n’a pas atteint la cavité abdominale, alors même qu’elle est entièrement enfoncée dans la paroi, et alors même qu’elle est disposée avec la tête tournée du côté de la cavité, l’animal est mangeable.

הלעיטה דבר שנוקב בני מעיה כגון קורט של חלתית (פי’ הארוך אס״ה פיטיד״א בלע״ז ובלשון ישמעאל חלתית) וכיוצא בו טריפה ואם הוא דבר שספק אם נוקב טריפה מספק:

51.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §51.4

L’animal[610] devient immangeable s’il absorbe une goutte d’acide muriatique qui corrode les intestins. Il en est de même lorsqu’on a des doutes si l’acide absorbé corrode, ou non, les intestins.

Siman 52. D’une volaille tombée dans le feu et de la décoloration des viscères — עוֹף שֶׁנָּפַל לָאֵשׁ (7 articles)

עוף שנפל לאור ונחמרו בני מעיו ונשתנו הלב וקורקבן וכבד שדרכם להיות אדומים והוריקו ככרתי או המעיים שדרכן להיות ירוקים האדימו טריפה אפי’ במשהו מהם שנשתנו ואפי’ לא הגיע לחלל כיון שנשתנו מחמת מכות אש סופן לינקב והכבד אין השינוי אוסר בו אלא א״כ נשתנה כנגד המעיים דהיינו בראש הדק שלו וכלפי פנים או אם הוריק כנגד המרה או כנגד כל מקום חיותה אבל הריאה אין חוששין לה מפני שצלעותיה מגינות עליה: הגה וטחול שהוריקה בסומכיה אפילו רק משהו טרפה שסופו לינקב (ב״י לדעת הרשב״א):

52.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.1

Une[611] volaille tombée dans le feu est immangeable, lorsque les intestins sont ratatinés ou que les viscères ont changé de couleur, par exemple lorsque le cœur, le gésier ou le foie, dont la couleur est généralement rouge, sont devenus bleus, ou bien lorsque les intestins sont devenus rouges, ne fût-ce qu’en partie ; car il est certain qu’un changement de couleur par suite du feu amène tôt ou tard la perforation de l’organe respectif. Chez le foie, le changement de couleur ne rend la volaille immangeable qu’autant qu’il se produit du côté de l’intestin, c’est-à-dire à son bord mince, ou du côté de la bile, ou encore du côté vital[612] ; on ne craint point pour le poumon, parce qu’il est protégé par les côtes. הגה · RemaSi la rate est devenue verte, de son côté épais, ne fût-ce qu’en partie, l’animal est immangeable ; car ce viscère ne peut manquer en pareil cas d’être perforé.

הא דשינוי פוסל באברים אלו דוקא כשעמדו בשינוים אחר ששלקן אבל אם שלקן וחזרו למראיהן כשר:

52.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.2

Si[613] les viscères recouvrent après la cuisson leur couleur naturelle, la volaille est mangeable.

אם לא נשתנו אברים אלו ואירע ששלקן ונשתנו טריפה כיון שנפלה לאור:

52.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.3

La[614] volaille tombée dans le feu est également immangeable, si le changement de couleur de ses viscères ne s’opère qu’après la cuisson.

אין ירקות פוסל בכבד של עוף בייתי שיש במינו מדבריי שכל המדבריים כבדן ירוק ככרתי:

52.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.4

La[615] couleur bleue du foie ne rend pas immangeable cette espèce de volaille dont bon nombre vit à l’état sauvage : car chez ces sortes de volailles cette couleur du foie est normale.

נפלה לאור ואין ידוע אם נחמרו בני מעיה צריכה בדיקה ואי ליתא קמן למבדקה אסורה:

52.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.5

Lorsqu’il[616] y a un doute si les intestins de la volaille tombée dans le feu sont ratatinés ou non, il faut les examiner ; en cas d’impossibilité, la volaille est immangeable.

נמצא שינוי באחד מאברים אלו אע״פ שאין ידוע לנו שנפלה לאור טריפה: הגה ויש מכשירין כל זמן דלא ידעינן שנפלה לאור אלא תלינן השינוי בדבר אחר (ר״ן ומרדכי בשם ראבי״ה ורש״י ומהרא״י בשער ל״ב ורא״ש וע״פ) ויש לסמוך עלייהו:

52.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.6

La[617] volaille devient immangeable par suite d’un changement de couleur des viscères, alors même qu’on ne sait pas si ce changement est déterminé par le feu. הגה · RemaD’aucuns[618] la déclarent mangeable en pareil cas. On peut se baser sur cette opinion.

אין טרפות שינוי אברים אלו פוסל אלא בעוף אבל בבהמה אין שינוי אברים אלו פוסל אפילו ידענו שנפלה לאור: הגה ויש אוסרין גם בבהמה בידוע שנפלה לאור ונשתנו מעיה והכי נהוג (מרדכי והג״א בשם כמה גדולים ורשב״א וראב״ד ואו״ה):

52.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §52.7

Les[619] changements des couleurs des viscères ne rendent immangeable que la volaille, mais non pas la bête à cornes, alors même qu’on est certain que ces changements ont été déterminés par le feu. הגה · RemaD’aucuns[620] déclarent en pareil cas même la bête à cornes immangeable. Tel est, en effet, l’usage.

Siman 53. Des fractures d’os et des plaies chez la bête à cornes et la volaille — שְׁבִירַת עֶצֶם וּפְצָעִים (5 articles)

נשמטו ידי הבהמה מעיקרם או שנשתברו או נחתכו לגמרי או שיש לה ג’ ידים כשרה אבל העצם (הנשבר) עצמו (עם מעט למעלה מן השבירה) אסור כשנשבר אם אין עור ובשר חופין את רובו: הגה ויש מטריפין גם הבהמה אם נשמט (ש״ד והג״מ וע״פ) או נשבר סמוך לגוף (הג״א פ’ המקשה) ורואין שנצרר הדם מעבר לצלעות שרואין שעברה המכה תוך הגוף (כן משמע מאיסור והיתר הארוך כלל נ’ דין ו’) והכי נהוג אבל אין לחוש לזה כל זמן שאין רואין שנצרר הדם ואין צריך בדיקה (נלמד מעוף דסעיף ב’):

53.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §53.1

Si[621] la bête à cornes a un pied de devant arraché à l’articulation scapulo-humérale, fracturé ou entièrement coupé en cet endroit, elle est mangeable. Elle est également mangeable quand elle a trois pieds de devant. Mais[622] l’os fracturé même הגהAinsi[623] qu’une partie au-dessus de la fracture est immangeable si la plupart de la fracture n’est pas revêtue du muscle et de la peau. הגה · RemaD’aucuns[624] déclarent en pareil cas l’animal immangeable, lorsque la plaie est visible dans l’intérieur de la cavité thoracique. Tel est l’usage.

וכן בעוף אם נחתכו או נשברו אגפיו כשרה אפילו נשברו סמוך לחיבורו לגוף והוא ששבר העצם החיצון לא יהא בו עוקץ שאם היה בו עוקץ תבדק הריאה: הגה ויש אוסרין אם נשבר סמוך לגוף ואומרים דדינו כשמוט (הגהות מיי’) והמנהג הפשוט שנהגו לשער כרוחב אגודל אפי’ בצמצום כשר (אגור ואגודה וכ״כ בש״ג שכן נוהגין) אם לא שרואה שנצרר הדם מעבר לצלעות אבל אין חוששין לזה ומכשירין מסתמא (מהרי״ק שורש ל״ח ות״ה סימן ק״צ) ואין חלוק אם עוקץ בשבירה או לא מאחר שרחוק מן הגוף אבל אם אין רוחב אגודל בין מקום השבירה לגוף אז היא טריפה בכל ענין ולא מהני בדיקת הריאה דאין אנו בקיאין בבדיקה (ש״ד וארוך כלל נ’ ד״ז ומהרי״ל ואגור) בכל מקום דאיכא ריעותא והכי נהוג:

53.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §53.2

Est[625] également mangeable la volaille dont les ailes ont été coupées ou brisées, même près du corps ; pourvu que l’os brisé se termine en pointe, sans quoi, il faut examiner le poumon. הגה · RemaD’aucuns[626] exigent que la fracture de l’aile soit distante du corps d’un espace de la valeur d’un pouce ; dans ce cas la volaille est mangeable, même quand l’os brisé se termine en pointe. Mais s’il en est autrement, la volaille est toujours immangeable pour nous qui ne sommes pas assez expérimentés pour examiner le poumon en cas d’anomalie. Tel est, en effet, l’usage.

נשמטו אגפיו אפילו אחד מהם מעיקרו חוששין שמא ניקבה הריאה וצריך לנפחה לבדקה אם היא שלימה כשרה ואם לאו טריפה:

53.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §53.3

Si[627] les ailes ont été arrachées, ne fût-ce même qu’une seule, on craint la perforation du poumon, qu’il faut, par conséquent, insuffler ; si cela ne se peut pas, la volaille est immangeable.

נמצא הגף שבור ואינו יודע אם קודם שחיטה נשבר או אחר כך טרפה: הגה ויש מכשירין מכח ס״ס ספק שמא נשבר אחר שחיטה ואת״ל קודם שחיטה שמא לא ניקבה הריאה (איסור והיתר הארוך) ויש לסמוך ע״ז להכשיר בנשבר דהא יש מכשירין בלא״ה (ד״ע) אבל כשנמצא שמוט ולא ידעינן אי קודם שחיטה או לאחר שחיטה יש להחמיר ולאסור ועיין לקמן סוף סימן ק״י:

53.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §53.4

S’il[628] y a un doute si la fracture s’est produite avant ou après la saignée, la volaille est immangeable. הגה · RemaD’aucuns[629] déclarent la volaille mangeable en pareil cas, attendu que deux hypothèses militent en sa faveur[630] : D’abord, peut-être la fracture s’est-elle produite après la saignée, et ensuite, en admettant même qu’elle soit survenue avant, peut-être n’a-t-elle pas déterminé une perforation du poumon. On peut se baser sur cette opinion. Mais si l’aile est arrachée, la volaille est immangeable en de pareilles conditions. (V. à la fin du § 110.)

עוף שהיה לו מכה עמוקה תחת הכנף כנגד הריאה ושמו נוצה על המכה ונפחו דרך הגרגרת בקש דק ולא יצא הרוח ימלא מקום המכה מים וינפח בקש דרך הגרגרת אם יבצבצו המים טרפה:

53.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §53.5

Lorsqu’une[631] volaille a une plaie profonde au-dessous de l’aile en face du poumon, et que l’insufflation du poumon provoquée à l’aide d’un tuyau mince ne meut pas la plume qu’on pose sur la plaie, on remplit la plaie d’eau et on insuffle le poumon : si l’eau mousse, la volaille est immangeable.

Siman 54. Des lésions des côtes — שְׁבִירַת הַצְּלָעוֹת (5 articles)

הבהמה יש לה כ״ב צלעות גדולות שיש בהן מוח י״א מכאן וי״א מכאן וכל אחת תקועה בחוליא שלה ולמטה מהן יש עוד צלעות קטנות שאין בהם מוח ולאחר שכלו כל הצלעות יש חוליות שאין צלעות תקועות בהן נשברו רובן של כ״ב הגדולות מחציין ולמעלה כלפי השדרה בין ששה מצד זה וששה מצד זה או י״א מצד זה ואחד מצד השני טריפה ואם נעקרו מהחוליא והחוליא קיימת הוי כאלו נשתברו:

54.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §54.1

La[632] bête à cornes a vingt-deux grandes côtes moelleuses, onze de chaque côté, dont chacune s’articule avec une vertèbre. Plus bas, on trouve des petites côtes dépourvues de moelle, qui sont suivies de vertèbres sans côtes. La fracture de la plupart de ces vingt-deux côtes entre leur milieu et la colonne vertébrale, soit la fracture de six côtes de chaque côté, soit celle de onze d’un côté et d’une de l’autre côté, rend l’animal immangeable. Une désarticulation est considérée comme une fracture, pourvu que les vertèbres soient intactes.

נשתברו צלעות הקטנות שאין בהם מוח כשרה:

54.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §54.2

La[633] fracture des côtes postérieures dépourvues de moelle ne rend pas l’animal immangeable.

נעקר מהצלעות גדולות צלע וחצי חוליא עמה טריפה: הגה ודוקא נעקרה אבל אם אירע כך חסירה כשר וה״ה אם יתירה חוליא אחת אפילו עם ב’ צלעות כגון שנמצאו י״ב צלעות גדולות שיש בהן מוח כשר (ת״ה סימן קע״ז) וכן אם נמצאו בצד אחד ט״ו צלעות ובצד אחד כתקונו (רשב״א שצ״ו):

54.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §54.3

La[634] désarticulation d’une grande côte avec fracture d’une demi-vertèbre rend l’animal immangeable. הגה · RemaL’animal[635] est mangeable en cas d’absence congénitale d’une côte, ou en cas d’excédent d’une vertèbre, même pourvue de deux côtes surnuméraires, de même quand il y a quinze côtes d’un côté et le nombre normal de l’autre côté.

נעקרה חוליא אחת כולה אפילו מאותן שאין בהם צלעות טריפה: הגה ואפי’ הוא למטה במקו’ שאין פסיקת חוט השדרה פוסל שם (טור):

54.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §54.4

L’animal[636] est immangeable si une vertèbre a été arrachée, même une des vertèbres dépourvues de côtes. הגה · RemaEt[637] même à l’endroit où la déchirure de la moelle épinière n’offre nul inconvénient.

אם נשברה השדרה ולא נפסק חוט השדרה כשרה:

54.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §54.5

L’animal[638] est mangeable si la colonne vertébrale s’est brisée sans déchirer la moelle épinière.

Siman 55. Des lésions des pieds et des articulations — שְׁבִירַת הָרֶגֶל וְהַפְּרָקִים (13 articles)

שלשה פרקים יש ברגל. התחתון והוא מה שחותכין עם הפרסות כשמפשיטין הבהמה ונקראת ארכובה הנמכרת עם הראש. ולמעלה ממנו פרק שני והוא הנקרא שוק וצומת הגידים בתחתיתו סמוך לארכובה הנמכרת עם הראש. ולמעלה ממנו פרק שלישי והוא מחובר לגוף ונקרא קולית. בפרק התחתון בכל מקום שיחתך בה כשרה. עצם המחובר לגוף הנקרא קולית בכל מקום שיחתך טריפה. בעצם האמצעי אם נחתך שלא במקום צומת הגידים כשרה ואם נחתך במקום צומת הגידים טריפה ולא נאסרה מפני שהיא חתוכת הרגל במקום זה אלא מפני שנחתכו הגידים לפיכך אם נשבר העצם במקום צומת הגידים ויצא לחוץ ואין עור ובשר חופין את רובו ובדק בצומת הגידים ונמצאו קיימים כשרה. ויש אוסרים בנחתך עצם האמצעי בכל מקום אפי’ שלא במקום צומת הגידים ולדעתם אם נשבר העצם במקום צומת הגידים ויצא לחוץ ואין עור ובשר חופין את רובו אע״פ שבדק בצומת הגידים ונמצאו קיימים טריפה. וכן אם נחתך בתוך הפרק שבין ארכובה הנמכרת עם הראש לשוק בסוף הערקום בין הערקום ובין השוק טריפה לדעת זה (ב״י בשם מהר״י ן’ חביב) ואם נחתך בתוך הפרק במקום שמחובר עצם הקולית עם השוק טריפה: הגה ונהגו בכל אשכנז וצרפת כסברא האחרונה (הרא״ש וטור ורבינו ירוחם) ואין לשנות לכן בכל מקום שנחתך מן הערקום ולמעלה טריפה אע״פ שצומת הגידין קיימין:

55.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.1

Le[639] pied se compose de trois os : le tarse, le tibia et le fémur. L’animal est toujours mangeable en cas de fracture du tarse ; toujours immangeable en cas de fracture du fémur ; quant à la fracture du tibia, elle ne rend l’animal immangeable que si elle est faite au point de l’attache du tendon rotulien ; dans ce cas, l’animal est immangeable de crainte que ce tendon ne soit déchiré. Mais si on trouve le tendon intact, l’animal est mangeable, alors même que le muscle et la peau ne recouvrent pas la plupart de la fracture. D’aucuns[640] déclarent qu’une fracture du tibia rend dans tous les cas l’animal immangeable. D’après cette opinion, l’animal est également immangeable quand la fracture a lieu à l’articulation tibio-fémorale ou à l’articulation tibio-tarsienne. הגה · RemaEn Allemagne et en France, on se conforme à cette dernière opinion. Aussi toute fracture au-dessus de l’astragale rend-elle l’animal immangeable, alors même que les tendons sont intacts.

עצם הקולית שניתק ממקומו במקום חיבורו בגוף והיינו בוקא דאטמא דשף מדוכתיה טריפה בין בבהמה בין בעוף והוא דאיעכול (פי’ שנרקבו) ניביה והם היתרות שבעצם הכף שיוצאות על העצם הזכר ואוחזות אותו אבל נפסקו שלא מחמת עיכול כשרה: הגה וכן אם לא נתעכלו רק מעוטן ורובן קיים כשר מדינא (רשב״א בתשובות ובחידושיו) אך י״א דאין אנו בקיאין באיעכול ניביה לכן יש לאסור כל שמוטת ירך שמא איעכול ניביה וכן אם נשבר סמוך לגוף אע״פ שחזר ונקשר היטב טריפה שמא איעכול ניביה ומשערין ד’ אצבעות בגסה וב’ בדקה ובעוף הגדול לפי גדלו והקטן לפי קטנו (הכל באו״ה כלל נ’ והגהות סמ״ק דף צ״ב ע״ב והגהת ש״ד סי’ פ״ו) וטוב להחמיר במקום שאין הפסד מרובה. אם לא נשמט הירך ואיעכול ניביה כשר (מרדכי):

55.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.2

La[641] désarticulation de l’os fémoral, chez la bête à cornes aussi bien que chez la volaille, rend l’animal immangeable, si le tendon du triceps a été pourri ; mais s’il est simplement déchiré ou coupé, l’animal est mangeable. הגה · RemaSi[642] la plupart du tendon est resté intact, l’animal est mangeable. D’aucuns[643] opinent que nous ne savons pas distinguer entre un tendon pourri et un tendon déchiré ; aussi doit-on déclarer l’animal immangeable en cas de toute désarticulation fémorale ; il en est de même quand le fémur est fracturé près de la cavité cotyloïde, qui se trouve distancée du bassin de quatre travers de doigt, chez le gros bétail, et de deux, chez le petit bétail ; chez la volaille, la distance est en rapport avec la grandeur de la volaille respective. Il convient d’être sévère en pareil cas quand il ne s’agit pas d’une grande perte. La[644] pourriture du tendon sans articulation ne rend pas l’animal immangeable.

ראש עצם הקולית המחובר לשוק שניתק ממקומו כשרה אפילו אם איעכול ניביה. (וי״א דוקא כשעור ובשר חופין את רובו) (תשובת הרא״ש כלל כ’ סימן י’):

55.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.3

La[645] désarticulation de l’os tibial ne rend pas l’animal immangeable, alors même que les tendons sont pourris. הגהÀ condition, disent certains auteurs[646], que les muscles et la peau recouvrent le point d’articulation.

אם יש לה ג’ רגלים טריפה דכל יתר כנטול דמי וכאלו חסר רגל א’ הוא והוא שיהי’ זה היתר מראש עצם התחתון ולמעלה: הגה ודוקא שזה היתרת יש לה תואר רגל ועומדת במקום הרגלים אבל בלאו הכי אינו מקרי יתרת ולא הוי רק דלדול וכשר (ב״י בשם מרדכי בשם ראב״ן ובשערים סימן פ״ט ואו״ה שם) ואם נבראת חסר רגל א’ טריפה (גמרא פא״ט דף נ״ח ובבכורות דף מ’ ורמב״ם פ״ח מה״ש ולא כב״י והכל תפסו עליו בזה):

55.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.4

Un[647] pied surnuméraire rend l’animal immangeable, s’il prend naissance au-dessus de la rotule. הגה · RemaIl[648] faut aussi, pour qu’il rende l’animal immangeable, qu’il ait la forme d’un pied et qu’il se trouve à la région du pied ; si non, on le considère comme une simple excroissance, et l’animal est mangeable. L’absence[649] congénitale d’un pied rend l’animal immangeable.

כל מקום שאם יחתך שם הרגל היא טריפה אפילו לא נחתך אלא נשבר ויצא לחוץ אם אין עור ובשר חופין רוב עביו ורוב היקיפו טריפ’ ואם עור ובשר חופין רוב עביו ורוב היקיפו כשרה ואם נפל קצת מהעצם אם יש בעור ובשר לחפות השבר אף אם לא נפל העצם כשרה אבל אם אין בו כדי לחפותו אלו לא נפל אע״פ שיש בו כדי לחפותו עתה טריפה ואם נשבר עצם במקום שאינו נטרף אם נחתך אם אין עור ובשר חופין את רובו הבהמה מותרת והאבר אסור מדרבנן וצריך לחתוך גם מעט מהמותר כשחותך האבר האסור: הגה וצריך לחתכו קודם שימלחנו עם הבהמה או העוף (מרדכי וסמ״ק) ויש מחמירין ואוסרין אף אם עור ובשר חופין את רובו אם השבירה יצאה פעם אחת מחיים דרך נקב קטן (לפי פי’ רש״י וסה״ת וסמ״ג וסמ״ק) ומזה נתפשט המנהג באלו המדינות להטריף כל שבירה בעצם במקום שאם נחתך טריפה ואף אם עור ובשר מקיפין אותו מכל צדדיו ואין שם נקב כלל מ״מ המנהג להטריף כי חלוקים רבים הם בדין חיפוי בשר ואין רבים בקיאין ואין לשנות אם לא במקום הפסד מרובה לפי ראות עיני המורה שיש להקל להורות כהלכה (ד״ע) ודוקא אם לא חזר ונקשר אבל אם חזר ונקשר נוהגין להכשיר וכמו שיתבאר:

55.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.5

Partout[650] où une ablation du pied rend l’animal immangeable, une fracture en fait autant si la surface de la fracture est mise à nu, c’est-à-dire que les muscles et la peau n’en couvrent la plupart du circuit et de la largeur. Un retranchement d’une partie de l’os ne rend l’animal immangeable qu’autant que cette partie de l’os est mise à nu. En cas de fracture d’os au-dessous de la rotule, l’os fracturé est défendu en vertu d’une ordonnance rabbinique[651]. La surface supérieure de la fracture est également défendue. הגה · RemaIl[652] faut détacher cet os avant le salage du reste de la viande. D’aucuns[653] déclarent l’animal immangeable par suite de toute sorte de fracture mise une fois à nu, ne fût-ce qu’à travers un petit trou de la peau. C’est pourquoi il est d’usage, dans nos pays, de déclarer l’animal immangeable en cas de toute sorte de fracture, alors même qu’elle n’est nullement mise à nu ; car nous ne sommes pas à même de faire les distinctions nécessaires entre les nombreuses nuances relatives à ce sujet. En cas de coalescence, il est d’usage de déclarer l’animal mangeable.

נשבר עצם הקולית וניטל ממנו קורט מראשו העליון המחובר בשדרה ונתעכלו מיעוט ניביו אם עור ובשר חופין את רובו כשרה:

55.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.6

Une[654] fracture de la tête du fémur avec un commencement de pourriture des tendons ne rend pas l’animal immangeable, si la fracture n’est pas mise à nu.

הא דמכשרינן בעור ובשר חופין את רובו דוקא כשרוב החיפוי מן הבשר ואז המעוט של עור מצטרף עמו אבל אם החצי מן העור וחצי מן הבשר לא והני מילי בבהמה אבל בעוף כיון שעורו רך מצטרף עם הבשר ובמחצה בשר ומחצה עור כשר:

55.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.7

Partout[655] où l’on exige que la fracture ne soit pas mise à nu, il faut que ce soient les muscles qui la recouvrent en majeure partie ; pourtant[656], chez la volaille, il suffit qu’une moitié de la fracture seulement soit couverte par les muscles, et l’autre moitié par la peau.

יש מי שכתב שיש מקום שעור לבדו מציל אפי’ בבהמה והוא במקום הסמוך ממש לארכוב’ לפי שאין שם לעולם בשר אלא עור לבד דבוק עם העצם ובשאר מקומות שדרך להיות שם בשר אם לא היה שם בשר אלא עור בלבד והיו רירין בין העור והעצם י״א שמציל:

55.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.8

Quelqu’un[657] écrit qu’en cas d’une fracture à la hauteur de la rotule, il suffit que celle-ci soit couverte par la peau, attendu qu’il n’y a point de muscles en cet endroit ; il en est de même, dit quelqu’un[658], quand il y a des ligaments au-dessous de la peau.

גידין שסופן להקשות אינם מצילין. (וכל הגידין מקרי סופן להקשות) (ב״י):

55.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.9

Les[659] tendons susceptibles de se transformer en cartilage ne suffisent pas pour couvrir une fracture. הגהTous les tendons sont susceptibles de cette transformation.

לא היה הבשר החופה את רובו במקום אחד אלא מתלקט מעט כאן ומעט כאן סביבות העצם או שהוא במקום אחד אלא שהוא מרודד או נקלף מעל העצם או שניטל שלישיתו התחתון או ניקב או נסדק אינם מצילין וכן אם נתמסמס בשר החופה ונעשה כעין בשר שהרופא גורדו אינו מציל: הגה ואנן אין בקיאין בבשר שהרופא גורדו ולכן כל מקום שנשתנה מראית הבשר אינו מציל (הגהות מיימוני):

55.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.10

Les[660] muscles mêmes ne peuvent servir de couverture à la fracture qu’autant qu’ils sont cohérents ; si non, non. Il en est de même quand les muscles sont perforés, déchirés ou pourris, semblables aux chairs que les chirurgiens extirpent. הגה · RemaNe[661] sachant d’une façon positive le degré de pourriture mentionnée, on considère comme pourriture tout changement de couleur du muscle.

נקדר הבשר בסכין מעל השבר כעין טבעת בעיגול ורוב היקיפו מכוסה כשרה והוא שיהא הבשר דבוק בעצם סביב הקדירה:

55.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.11

Si[662] le muscle a été retranché sur la surface de la fracture, tout en en couvrant la plupart du circuit, l’animal est mangeable, pourvu que le muscle adhère à l’os autour de la partie retranchée.

נשבר העצם במקום שעושה אותה טריפה וחזר ונקשר ואין ידוע אם יצא רובו אם לאו כשרה והוא שחזר למקומו הראשון ונתחבר שבר עם שבר יחדיו ידובקו: הגה ואפילו אם הוא עדיין עב במקום השבר וניכר עדיין שנשברה כשר (א״ו הארוך) אבל אם לא חזר למקומו הראשון אלא שני שברי העצם שוכבים זה על זה זה נמשך למעלה וזה נמשך למטה טריפה: הגה וכל זה מיירי שלא במקום צומת הגידין אבל במקום צומת הגידין עיין לקמן סימן נ״ו:

55.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.12

Lorsqu’on[663] doute, en cas de coalescence, si la fracture a jamais été mise à nu, ou non, l’animal est mangeable, pourvu que la coalescence soit parfaite הגהquand même l’endroit de la fracture serait encore reconnaissable, si non, non. הגה · RemaIl ne s’agit ici que des parties de l’os dépourvues de tendons ; quant aux autres parties, v. plus loin, § 56.

נמצא שבור ואינו יודע אם נעשה מחיים או לאחר מיתה אם מקום המכה שחור בידוע שנעשה מחיים ואם אין יכולים לעמוד עליו אם יש במה לתלות כמו שדרסה או שרצצה וכיוצא בו תולין להקל ואם לאו אסורה מספק:

55.13
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §55.13

En[664] cas de doute si la fracture est survenue avant ou après la saignée, on examine la surface de la fracture : si elle est noire, il est certain qu’elle s’est produite avant ; si non, on attribue la fracture à une cause accidentelle, s’il y en a.

Siman 56. Des lésions des tendons — פְּגִימַת הַגִּידִים (10 articles)

ניטלו צומת הגידין (פי’ מקום שהגידין נקשרין יחד לשון מבעד לצמתך) או שנפסקו טריפה אע״פ שכל העצם קיים:

56.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.1

Si[665] les tendons ont été emportés ou coupés, alors[666] même que l’os est intact, l’animal est immangeable.

צומת הגידין הם בבהמה בעצם האמצעי כלפי חוץ שהזנב נופל עליו ויש מי שאומר שהם כלפי פנים לצד חלל הבהמה: הגה ויש להחמיר כשתי הסברות (ב״י בשם ר״י בן חביב וכ״פ מהר״מ אלשקר תשו’ מ״ה) אבל הסברא ראשונה היא עיקר (היא סברת תוס’ ורש״י והרא״ש וגדולי צרפת ואשכנז):

56.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.2

Les[667] tendons dont la lésion rend l’animal immangeable se trouvent, chez la bête à cornes, insérés à la partie postérieure du tibia. Quelqu’un[668] prétend que ces tendons s’insèrent à la partie antérieure du tibia[669]. הגה · RemaIl[670] faut tenir compte de toutes les deux opinions ; pourtant, la première est la plus fondée.

התחלתם למעלה מהערקום והוא עצם קטן שמחבר השוק לארכובה הנמכרת עם הראש ועצם זה הוא שמשחקים בו התינוקות שקורין קוגי״ל ולמעלה ממנו מתחברים וצומתים גידים אלו ועולים ומתפשטים בשוק עד שמתרככים וחוזרים כעין בשר:

56.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.3

Ces[671] tendons commencent à la rotule et se dirigent vers la cuisse où ils se transforment en muscles.

נפסקו או ניטלו כנגד הערקום כשרה. למעלה מהערקום והוא המקום שהטבחים תולין בו טריפה:

56.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.4

La[672] rupture ou le retranchement du tendon en face de la rotule ne rend pas l’animal immangeable ; mais celle au-dessus de la rotule, c’est-à-dire du tendon d’Achille, rend l’animal immangeable.

שיעור ארכן ממקום שמתחילין להיות צומתים עד שמתפשטים בבשר בבהמה גסה י״ו אצבעות ויש מי שאומר שהוא שיעור ד’ אצבעות ובבהמה דקה לא נתנו חכמים שיעור אלא במראיתן ובמישוש שכל זמן שהם לבנים קשים ועבים יש להם דין צומת הגידין אבל כשהם מתחילים להתרכך או שהם קטנים ודקים אין להם דין צומת הגידים ובמקום שאין לבנים כל כך אלא לבנים קצת ומזהירים כעין זכוכית לא הוי צומת הגידים:

56.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.5

La[673] longueur des tendons, c’est-à-dire entre leur insertion et leur transformation en muscle, est de seize travers de doigt chez la bête à cornes. Quelqu’un[674] prétend qu’elle n’est que de quatre travers de doigt. Chez le petit bétail, on considère comme tendon toute la partie blanche et dure du muscle. La partie transparente du muscle avant de blanchir n’est pas considérée comme tendon.

יש גידים אחרים שנבלעים באלו כזכרות בנקבות ואותם אינם בכלל צומת הגידים:

56.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.6

Les[675] fibres charnues situées derrière la malléole interne, où elles sont maintenues par une gaine particulière, ne sont pas considérées comme tendons.

צומת הגידים בבהמה ג’ אחד עב ושנים דקים נחתך העב לבדו מותרת שהרי נשארו שנים נחתכו השנים הדקים מותרת שהרי העב גדול משניהם והרי לא ניטל כל הצומה אלא מיעוטו נחתך רובו של כל אחד מהם טריפה (לשון הרמב״ם פ״ח מה״ש דין י״ח): הגה הגיד העב הוא אותו שמפרידין כשתולין הבהמה והוא מונח על השנים והם דבוקים בבשר ובעצם (מרדכי בשם ראבי״ה):

56.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.7

La[676] déchirure du tendon du jumeau seul ne rend pas l’animal immangeable, ni non plus celle du tendon du plantaire grêle avec celui du soléaire. Il faut, pour que l’animal devienne immangeable, que la plupart de l’épaisseur de tous les trois tendons soit déchirée. הגה · RemaLes tendons du jumeau et du soléaire constituent, dans leur insertion commune, le tendon d’Achille.

בעוף הם בעצם האמצעי כמו בבהמה והם י״ו ואם נפסק רובו של א’ מהם טריפה (רמב״ן ור״ן):

56.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.8

Chez[677] la volaille, les tendons au nombre de seize sont insérés également, comme chez la bête à cornes, à l’os du milieu ; la rupture de la plupart de l’épaisseur de chacun d’eux rend la volaille immangeable.

סימן מקום שכלים צומות הגידים בעוף כסימנם בבהמה דקה: הגה ומי שבקי לשער יוכל לשער בכל עוף לפי גדלו ולפי קטנו כל זמן שהם קשים הוי צומת הגידים ובמקום שמתרככים לא הוי צומת הגידים (פסקי מהרא״י סי’ קמ״א) ומי שאינו בקי לשער ישער ברוחב אצבע בעוף ממקום שמתחילין (שם בשם מהרי״ל) ולעולם אין צומת הגידין למעלה מחצי עצם האמצעי (רוקח סי’ ת״ד) ואנו אין בקיאין בבדיקת צומת הגידין של עוף משום דקשה לבדוק ובקל הוא נטרף ולכן בכל מקום דאיכא מכה במקום צומת הגידין אפילו אינו רק נפוח ונצרר הדם מאחר שהיה צריך בדיקה ואין אנו בקיאין בעוף הוא טריפה (מרדכי פרק בהמה המקשה וא״ו הארוך ואגודה והאחרונים):

56.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.9

La[678] limite des tendons de la volaille est la même que celle des tendons du petit bétail. הגה · RemaL’homme[679] expérimenté peut reconnaître les tendons chez la volaille à leur dureté. Pour l’inexpérimenté, on indique l’espace d’un travers de doigt à partir de l’insertion des tendons. Les[680] tendons sont situés chez la volaille à la partie supérieure de l’os du milieu. Nous ne sommes pas à même d’examiner les tendons des volailles. Aussi la moindre enflure sur cette partie de la patte rend-elle la volaille immangeable.

נשבר העצם במקום צומת הגידים ונקשר ונתרפא יפה יש מתירין אם לא נשתנה מראית בשר שעל השבר ויש אוסרין עד שיבדוק צומת הגידין. (וכן עיקר ולדידן דאין אנו בקיאין בבדיקת העוף טריפה) (רא״ש ומהרא״י בהגהת ש״ד ומ״ש ד״מ ות״ח בשם ב״י אינו נכון כמ״ש בהגהת ד״מ):

56.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §56.10

Lorsque, après avoir été brisée à l’endroit des tendons, la patte s’est soudée de nouveau, la volaille est mangeable, d’après les uns[681], si le muscle n’a pas changé de couleur. Selon d’autres[682], il faut examiner les tendons[683]. הגה · RemaLa dernière opinion est la plus fondée. Or, nous ne sommes pas à même d’examiner les tendons d’une volaille ; donc, celle-ci reste immangeable.

Siman 57. D’un animal griffé par un fauve — דְּרוּסַת הַזְּאֵב (21 articles)

דרוסה (פירוש הדריסה היא הכאה שהכה החיה או העוף בצפרנים) טריפה. ולא כל חיה ועוף שוים בדריסתן אלא מעלות מעלות יש. כיצד הארי יש לו דריסה אפי’ בשור הגדול ובגסה שבחיות. הזאב אין לו דריסה בבהמה גסה ואפי’ בקטנה שבהן כגון בעגלים אבל יש לו דריסה בדקה ואפילו בגדולה שבדקות כגון כבשים גדולים. חתול ונמיה ושועל אין להם דריסה בכבשים גדולים אבל יש להם דריסה בגדיים וטלאים וכל שכן בכל העופות. חולדה אין לה דריסה בבהמה כלל ואפי’ בגדיים וטלאים אבל יש לה דריסה בכל העופות אפי’ בגסה שבהם. כלב אין לו דריסה כלל אפילו בעופות. ואם ניקב עד החלל דינו כקוץ שניקב לחלל. שאר חיות טמאות כל שאינה גסה מהזאב אין לה דריסה בגדולה שבדקה בכבשים ועזים אפילו היא גסה כזאב אבל יש לה דריסה בגדיים וטלאים וכל שכן בעופות ואם היתה גסה מהזאב דינה כזאב ויש לה דריסה בדקה אבל לא בגסה ואפילו היא גדולה כארי. היתה גסה יותר מארי הרי היא כארי ויש לה דריסה בכל: הגה ויש מחמירין עוד דכל שהיא מזאב ולמעלה יש לה דריסה אפי’ בבהמה גסה ויש לחוש לחומרא (ת״ה סימן קע״ח בשם א״ז):

57.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.1

La[684] griffade d’un fauve rend l’animal immangeable[685]. On[686] distingue diverses classes de fauves. Ainsi la griffade du lion est nocive même au plus grand bœuf et à la plus grande d’entre les bêtes sauvages ; celle du loup est inoffensive au gros bétail, et même à un veau, mais elle est nocive au petit bétail, et même à un grand mouton ; celle du chat, du putois ou du renard est inoffensive aux grands moutons, mais nocive aux chevreaux et aux agneaux ; celle[687] de la martre n’est nocive qu’aux volailles, même aux grandes ; celle[688] du chien n’est jamais nocive, et la perforation de la cavité thoracique causée par le chien est considérée comme une perforation déterminée par une épine. Parmi[689] les autres fauves, la griffade de ceux qui ne sont pas plus grands que le loup, n’est nocive qu’aux chevreaux, agneaux et surtout aux volailles, et la griffade de ceux qui sont plus grands que le loup, fussent-ils même aussi grands que le lion, n’est nocive qu’au petit bétail ; mais la griffade des fauves qui sont plus grands que le lion est nocive à tous les animaux. הגה · RemaD’aucuns[690] opinent que si le fauve est plus grand qu’un loup, sa griffade est déjà nocive à tous les animaux. Il faut tenir compte de cette opinion aggravante.

כל העופות אין להם דריסה בבהמה אפילו בגדיים וטלאים חוץ מהנץ שיש לו דריסה בגדיים וטלאים והוא שיקוב בצפרנו לבית החלל שאז מטיל ארס:

57.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.2

La[691] griffade des oiseaux de proie n’est nocive qu’aux volailles, excepté[692] celle de l’épervier qui l’est également aux chevreaux et aux agneaux, mais à condition seulement que le coup de griffe pénètre jusqu’à la cavité thoracique, car ce n’est qu’alors que l’oiseau de proie communique l’aiguillon.

הנץ יש לו דריסה אפילו בעוף גדול ממנו ובלבד שיהא מן הדק כתורים ובני יונה אבל לא בתרנגולת ושלמעלה ממנה (ודוקא בגדולים אבל בקטנים יש להם דריסה) (רשב״א וטור) ושאר עופות הדורסים יש להם דריסה בעוף שכמותם אבל לא בעוף שהוא גדול מהם (חוץ מן הגס שקורין פלקו״ן שיש לו דריסה בכל העופות) (טור וע״פ):

57.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.3

La[693] griffade de l’épervier est nocive aux oiseaux tels que les pigeons et les tourterelles, mais non pas aux poules, ni aux plus grandes volailles. הגהMais elle est nocive aux petites poules. La griffade des autres oiseaux de proie n’est nocive qu’aux volailles de même grandeur. הגה · RemaExcepté la griffade du faucon[694] qui est nocive à toute sorte de volaille.

כל אלו שאמרנו שיש להם דריסה בין אם באים להציל הנדרס ממנו בין אם אין באים להצילו:

57.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.4

La[695] griffade est nocive alors même qu’on est arrivé à temps pour s’emparer soit du fauve, soit de l’animal attaqué.

יש אומרים שעכשיו נוהגין היתר בחתולים הנכנסין בלול של תרנגולים ואע״פ שהיה ראוי לחוש בדבר סומכין על שחתולי’ שלנו הם בני תרבות וכל שלא הכהו אין חוששין:

57.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.5

D’aucuns[696] opinent qu’on n’appréhende guère la griffade de nos chats qui sont apprivoisés, quand ils se sont introduits dans un poulailler, à moins qu’on ne les voie porter des coups de griffe aux volailles.

אין דריסה אלא ביד ובצפורן אבל דרסה ברגלה ונשכה בשיניה לא הוי אלא כקוץ בעלמא:

57.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.6

L’aiguillon[697] ne se communique que par un coup de griffe ; mais le piétinement ou la morsure du fauve est considéré comme une simple perforation déterminée par une épine.

אין דריסה אלא מדעת הדורס אבל שלא מדעתו כגון שנפל עליו דרך מקרה ונתחב בו צפרנו לא הוי דריסה:

57.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.7

La[698] griffade n’est nocive qu’autant que le fauve porte le coup intentionnellement, mais non pas quand il le porte accidentellement, par exemple en tombant fortuitement sur l’animal.

אין דריסה אלא מחיים של דורס ונדרס כיצד הרי שנעץ צפרנו בנדרס ועד שלא הוציא צפרנו הומת הדורס או חתכו ידו או נשחט הנדרס הרי זה כשר במה דברים אמורים כשראינו מתחלה ועד סוף אבל אם בא לפנינו וצפורן תחובה בו חוששין שמא דרס וחזר ודרס ולפיכך אלו הצדים בעופות הדורסים אפי’ שחטו הנדרס קודם שהסיר צפרנו אסור שכן דרך שמכה בו כמה פעמים עד שיצודנו ואפי’ ראינו שלא דרס אותו קודם לכן חיישינן ליה לפי שפעמים כשהנץ רודף אחר העוף הוא מכהו בצפרנו דרך פריחתו:

57.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.8

La[699] griffade n’est nocive qu’autant que le fauve est vivant dès le commencement jusqu’à la fin de l’attaque ; mais s’il vient d’être tué avant qu’il n’ait retiré ses griffes, la griffade est inoffensive. Mais[700] si nous nous trouvons en présence d’un animal qui porte une griffe enfoncée dans le corps, on appréhende que le fauve n’ait attaqué cet animal à plusieurs reprises. Aussi quand on poursuit les oiseaux à l’aide d’oiseaux de proie dressés à cet effet, et qu’on saigne l’oiseau avant que l’oiseau de proie n’ait retiré sa griffe, il faut appréhender que l’oiseau n’ait été déjà attaqué à plusieurs reprises, car le faucon à l’habitude de porter, tout en volant, plusieurs coups de griffe à l’oiseau qu’il poursuit.

חוששין לספק דרוסה כגון אם ראו ארי שנכנס בין השוורים למקום צר שאינם יכולי’ לברוח מפניו כגון שנכנס לדיר שלהם (טור בשם רשב״א) וכן עוף דורס שנכנס לכלוב מלא עוף (או ללול של תרנגולים) (או״ה כלל נ״ז) חוששין שמא דרס במה דברי’ אמורים כשהוא שותק והם מקרקרים (פי’ מתרעדים וצועקים) אבל אם הוא שותק והם שותקים או הוא והם מקרקרים אין חוששין ואם חתך ראשו של אחד מהם אין חוששין לאחרים אפילו הוא שותק והם מקרקרים דאמרינן כבר נח רוגזיה ודוקא כשהרגו אבל אם פצע אחד מהם חוששין לכלם דכל שכן שחמתו בערה בו כשהציל עצמו ולא הרגו: הגה ואפילו הרג אחד מהן דוקא שלא ראינו שדרס עוד אחרים אבל אם דרס אחרים הרי ראינו שלא נח רוגזיה וכל מה שבדיר אסור (א״ו הארוך כלל נ״ו):

57.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.9

On[701] appréhende une griffade en cas de doute, par exemple quand on voit un lion parmi les bœufs renfermés dans une étable dont ils ne peuvent se sauver, ou un oiseau de proie dans un poulailler. Mais[702] à condition que le fauve se tienne tranquille et que les animaux crient ; mais si tous crient ou si tous sont calmes, on n’appréhende guère. Si le fauve en a tué un, on admet que la rage du fauve s’est apaisée ; aussi les autres animaux sont-ils mangeables ; mais s’il n’en a que blessé un, on appréhende aussi pour les autres. הגה · RemaEt[703] alors même qu’il en a tué un, on appréhende pour les autres, si l’on voit qu’il les frappe également.

במה דברים אמורים שאם חתך ראשו של א’ מהם אין חוששין לאחרים דוקא כשנכנס לתוכו ועמד עמהם אבל כגון אלו החתולים שעולים על כלוב מלא עוף ומכניסים ידיהם מבפנים ודורסי’ אע״ג דקטעיה לרישיה דחד מינייהו לא נח רוגזיה משום הכי דמתוך שהם בורחים אף הוא כועס עליהם:

57.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.10

On[704] ne suppose qu’en tuant un des animaux la rage du fauve s’est apaisée qu’autant que ce dernier a pénétré dans l’enceinte où les animaux sont renfermés ; autrement non.

במה דברים אמורים שאם הוא שותק והם שותקים מותר הני מילי דלא חזינן דנגע בהו אבל היכא דחזינן דקפץ עלייהו כדרך הדורסים אע״פ שהוא בן תרבות אסור:

57.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.11

On[705] ne suppose que le fauve n’a pas touché les animaux quand on les trouve tous calmes, qu’autant qu’on ne l’a pas vu sauter sur les animaux, à l’instar des fauves ; autrement non.

יש מי שאומר דהיכא דלא ידעינן אי שתיק ואי צווח ואי מקרקרין אינהו ואי שתקי לא חיישינן לה (ויש אוסרין בכה״ג) (ר״ן פא״ט) ויש לחוש לדבר ואסור:

57.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.12

Quelqu’un[706] opine qu’en cas de doute si le fauve et les animaux étaient calmes, ou non, on n’appréhende pas une griffade. הגהSelon d’autres[707], on l’appréhende bien en pareil cas. Il faut tenir compte de cette opinion.

והא דחוששין דוקא כשידענו שנכנס הארי אבל אם הוא ספק אם נכנס אם לאו או שהוא ספק ארי או כלב או שמא בקנה נגף אין חוששין ודוקא כשיש לפנינו כלב וארי או ארי וקנה אבל כשבא לפנינו מבעבע דם ולא ידענו במה תולין במצוי בין להקל בין להחמי’: (וכבר נתבאר לעיל סימן ל״ג אם מבעבע דם בצואר נוהגים לאסרו) (ד״ע ואו״ה כלל נ״ז דין ח’):

57.13
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.13

En[708] cas de doute si le fauve a pénétré dans l’enceinte, ou bien lorsqu’on doute si c’est un fauve ou un chien, ou enfin lorsqu’on doute si la blessure est l’effet d’une griffade ou d’un coup de bâton, on n’appréhende rien. Il[709] n’est question ici que du cas où toutes les deux suppositions sont également vraisemblables : mais si l’animal est ensanglanté, on attribue la blessure à la cause la plus probable, qu’elle soit atténuante ou aggravante. הגה · RemaSi c’est le cou qui est ensanglanté, on déclare l’animal immangeable, ainsi qu’il est dit au § 33[710].

ארי שנכנס בין השוורים ונמצאת צפורן של הארי תלושה ויושבת בגבו של אחד מהם בין אם הצפורן לחה או יבשה חוששין לה אפילו אם הוא שותק והם שותקים וכל שכן אם מקום צפורן או חמש צפרניו שמוטות מגבו ולא לזה בלבד חוששין אלא לכל השוורים שבדיר:

57.14
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.14

Lorsqu’un[711] fauve a pénétré dans l’enceinte des bœufs, et qu’on trouve ensuite une griffe enfoncée dans le corps d’un bœuf, que la griffe soit humide ou sèche, on appréhende pour tous les bœufs, alors même qu’ils étaient tous calmes y compris le fauve.

הא דחוששין לדרוסה היינו שלא להתירה בלא בדיקה אבל אם בודקה ואינו מוצא בה רושם כשרה ואפילו ודאי דרוסה יש לה היתר בבדיקה:

57.15
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.15

En[712] cas d’appréhension d’une griffade, et même en cas d’une griffade certaine, il suffit d’examiner l’animal, qu’on déclare mangeable si on ne trouve aucune trace d’aiguillon.

כיצד היא הבדיקה שוחטין את הנדרס ובודקין כל החלל שלו מכף הירך עד הקדקד אם נמצא כולה שלימה מכל מיני טרפות ולא נמצא בה רושם הדריסה הרי זו מותרת ואם נמצא בה רושם הדריסה אסורה איזהו רושם הדריסה שיאדים הבשר כנגד בני מעיים ואם נמוק הבשר כנגד בני מעיים עד שנעשה כבשר שהרופא גורדו מהחבורה רואין אותו בשר כאלו חסר וטריפה ואם דרס בסימנים משיאדימו כל שהוא הסימנים עצמם טריפה ואפי’ אם האדים הקנה בכל שהוא:

57.16
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.16

Comment[713] procède-t-on à cet examen ? On saigne l’animal griffé et on inspecte ensuite toute la cavité abdominale : si on n’y trouve aucune anomalie, ni aucune trace de l’aiguillon, l’animal est mangeable. Qu’est-ce qu’on regarde comme la trace de l’aiguillon ? La[714] rousseur ou la pourriture des muscles qui avoisinent l’intestin ; la pourriture doit ressembler aux chairs que les chirurgiens ont coutume d’extirper. Si le fauve a porté le coup de griffe du côté du cou, l’animal devient immangeable, si l’on constate la moindre tache de rousseur sur l’œsophage ou la trachée-artère.

בהמה שנדרסה אין לה תקנה בבדיקה מפני שהושט אין לו בדיקה מבחוץ:

57.17
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.17

Une[715] bête à cornes griffée est irrémédiablement perdue, attendu qu’on ne peut pas examiner l’œsophage extérieurement[716].

יש מי שאומר בכל מקום שהוזכר שם בדיקה כגון בדרוסה נפולה ושבורה בדורות הללו ליכא למיקם אבדיקה שפיר ולית ליה תקנתא אלא לשהויי י״ב חדש או בנקבה שתתעבר ותלד וכן בעוף אם גמרה להטיל כל הביצים של טעינה ראשונה ושהתה כ״א יום ואח״כ חזרה להטיל ביצים כשרה וכן אם לא הטילה ביצים מעולם אם שהתה אחר שנולד בה ספק טרפות כ״א יום והתחילה להטיל ביצים כשרה וי״א שגם בזמן הזה בודקין אלא שצריך ליזהר להביא כל הבקיאים בדבר: הגה ואנו בדורות האחרונים אין בקיאין בבדיקה ולכן המנהג להטריף כל דבר שיש לו ריעותא ואין סומכין על בדיקתנו כלל ולכן יש לנהוג כסברא הראשונה (א״ז והגהות מיימוני ומרדכי סוף פרק בהמה המקשה וכל האחרונים) ויש מחמירין עוד דכל שצריכין להשהותו שנים עשר חדש חיישינן לתקלה ואפי’ אינו אלא אחד העומד בספק ואין למכרו חי לעובד כוכבים אלא ימיתנו קודם שמא יחזור וימכרנו לישראל (מרדכי וסמ״ק והגהות מיימוני וע״ל ס״ס כ״ג) וכן הוא המנהג במדינות אלו וכל מקום שהוא ודאי טריפה אף על פי שנשתהה י״ב חדש והוא חי אסור (רשב״א סימן צ״ח ור’ ירוחם ושאר אחרונים):

57.18
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.18

Il y a quelqu’un[717] qui opine que, de nos jours, nous ne sommes pas à même de procéder à un examen exigé par la loi, par exemple, en cas de griffade, de chute ou de fracture. Aussi n’avons-nous d’autre recours que celui d’isoler l’animal en question durant douze mois[718] ou, si c’est une femelle, d’attendre qu’elle conçoive et mette bas, ou que la volaille ponde, vingt et un jours après l’incubation précédente. D’autres[719] opinent qu’on peut procéder à ces sortes d’examens même de nos jours, seulement qu’il faut pour cela des hommes très expérimentés. הגה · RemaNous[720] nous conformons à la première opinion, car de nos jours nous ne sommes pas à même de procéder à un examen en cas d’anomalie. D’aucuns[721] opinent qu’il ne faut pas isoler un animal durant douze mois, de crainte qu’on n’en mange avant l’expiration du délai, et qu’il ne faut pas non plus le vendre vivant à un païen, de crainte que celui-ci ne le revende à un israélite. Tel est l’usage dans nos pays. Lorsqu’un[722] animal est positivement atteint d’une lésion qui le rend immangeable aux termes de la loi, la vie ultérieure de douze mois ne supprime pas la défense de l’animal.

י״א שצפרים קטנים אין אדמימות ניכרת בהם לפיכך אין להם בדיקה וכן יש אומרים שארס הנץ אינו אדום כל כך ואינו ניכר לפיכך אין לו בדיקה:

57.19
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.19

D’aucuns[723] opinent que chez les petits oiseaux, les taches de rousseur sont invisibles ; aussi ne peut-on jamais les examiner. D’autres[724] opinent que l’aiguillon de l’épervier n’étant pas rouge reste également invisible ; aussi sa griffade ne peut-elle jamais être constatée.

אם רבים הם הנדרסים אסור להשהותם י״ב חדש כדי שלא יבא לידי תקלה. (והמנהג להחמיר אפילו באחד):

57.20
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.20

Si[725] les animaux griffés sont nombreux, il ne faut pas les isoler pour la durée de douze mois, de crainte qu’on n’en mange avant l’expiration de ce délai. הגהIl est d’usage de ne pas agir ainsi alors même qu’il n’y a qu’un seul animal griffé.

אסור למכור דרוסה או ספק דרוסה לעובד כוכבים שמא יחזור וימכרנה לישראל: הגה ודוקא בטריפות שאינו ידוע אבל טרפות הידוע וניכר לכל מותר (שערים כ״ד) וכן אפילו ספק טרפות ויש מכשירין הטרפות ההוא (ת״ה סי’ קע״ח) אע״ג דקיימא לן לאסרו מ״מ מותר למכרו לעובד כוכבים ולא חיישינן שמא יחזור וימכרנו לישראל הואיל ויש מכשירין :

57.21
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §57.21

Il[726] est défendu de vendre un animal griffé, ou dont on doute, à un païen, de crainte qu’il ne le revende à un israélite. הגה · RemaMais[727] si l’animal est atteint d’une lésion qui le rend immangeable et qui est visible de tout le monde, on peut bien le vendre à un païen. De[728] même on peut lui vendre un animal atteint d’une lésion qui, selon certains auteurs, ne rend pas l’animal immangeable, bien que nous ne soyons pas de l’avis de ces auteurs.

Siman 58. D’un animal tombé — נְפִילַת הַבְּהֵמָה (12 articles)

נפולה אסורה כיצד בהמה שנפלה אם היתה עומדת על רגליה כשנפלה אם יש מכריסה עד המקום שנפלה שם י’ טפחים חוששין שמא נתרסקו איבריה ואם היתה שוכבת ונתגלגלה ונפלה צריך שיהיה גובה המקום עשרה טפחים והא דבעינן גובה עשרה טפחים דוקא בנפלה מעצמה (ד״ע בב״י) או הפילוה אחרים וידעה שרוצים להפילה אבל אם הפילוה אחרים שלא מדעתה או אפי’ ידעה בכך אלא שהפילוה בבת אחת אפילו בפחות מעשרה טפחים חוששין לה. (ואין חילוק בזה בין בהמה לעוף דבעוף נמי דינא הכי) (טור ובית יוסף וכן משמעות הפוסקים):

58.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.1

L’animal[729] devient immangeable par suite d’une chute. Ainsi l’animal est immangeable lorsqu’il vient de glisser, s’il y a entre l’abdomen de l’animal et le sol sur lequel il vient de tomber une hauteur de quarante travers de doigt, de crainte que les membres n’en fussent luxés ; il en est de même lorsque l’animal vient de tomber d’une éminence de quarante travers de doigt de hauteur. On n’exige une hauteur de quarante travers de doigt qu’autant que l’animal est tombé seul ou qu’il pouvait prévoir la chute ; mais si on le précipite à l’improviste, on appréhende une luxation des membres même à une hauteur inférieure. הגה · RemaIl[730] n’y a aucune différence à ce sujet entre une bête à cornes et une volaille.

העוף שדרסו אדם ברגליו או טרפו לכותל או שרצצתו בהמה או שנחבט על דבר קשה חוששין לו: הגה וכן אם נפל אבן או דבר קשה על גופו וכן בבהמה אם הוא בדבר שיש לחוש בבהמה (כל בו וא״ו הארוך וטור וב״י ור״ן ורשב״א ור’ ירוחם):

58.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.2

On[731] appréhende la luxation des membres chez une volaille foulée par les pieds de l’homme ou de la bête à cornes, jetée contre le mur ou tombée sur un objet dur. הגה · RemaDe[732] même lorsque quelque pierre ou autre objet dur est tombé dessus. Ceci s’applique également à une bête à cornes.

נפולה שאמרנו שחוששין לה אם לא עמדה אסור לשחוט אותה עד שתשהה מעת לעת ואם שחטה בתוך זמן זה אפי’ בדקוה ומצאו אותה שלימה מכל איבריה טריפה ואם שהתה מעת לעת ואחר כך שחטה צריך לבדקה כנגד כל החלל כולו מקדקד הראש עד הירך אם ימצא בה טריפות מהטריפות שמנו חכמים או שנתרסק אבר מהאיברי’ שבפנים ונפסדה צורתו הרי זו טריפה אפי’ נתרסק אבר מהאיברי’ שאם ניטלו כשרה כגון טחול וכליות הרי זה טריפה חוץ מבית הרחם שאם נתרסק הרי זה מותרת והסימנים אינם צריכים בדיקה שאין הנפילה ממעכת אותם: הגה ואם הוכתה באבן במקום אחד אינה צריכה בדיקה רק נגד המקום שהוכתה שם ולא בשאר אברים (כל בו וכן משמע מלשון הטור):

58.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.3

Lorsque[733] l’animal ne s’est pas relevé après la chute, il est défendu de le saigner avant vingt-quatre heures[734] ; si on l’a saigné avant, il est immangeable, alors même que les membres sont trouvés intacts après examen. Quand on le saigne après vingt-quatre heures, on examine toute la cavité abdominale ; si l’on constate quelque anomalie, ou quelque viscère écrasé, même de ces viscères dont l’ablation n’offre point d’inconvénient, tels que la rate ou les reins, il est immangeable ; mais si c’est la matrice qui est écrasée, il est mangeable. L’œsophage et la trachée n’ont pas besoin d’être examinés, la chute de l’animal ne les endommageant point. הגה · RemaSi[735] l’animal fut frappé avec une pierre sur un point déterminé du corps, c’est ce point seul qui a besoin d’être examiné.

אם עמדה תוך מעל״ע די לה בבדיקה. (ודוקא שעמדה מעצמה אבל העמידוה לאו כלום הוא (הר״ן פא״ט):

58.4
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.4

Si[736] l’animal s’est relevé dans les vingt-quatre heures הגהc’est-à-dire qu’il s’est relevé seul sans le concours de l’homme il suffit de l’examiner.

יש מי שאומר שכל שעמדה והלכה אפילו נמצא שינוי באיבריה אין חוששין לה. (כל שאין השינוי מטריף בשאר בהמה) (ב״י בשם רשב״א):

58.5
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.5

Quelqu’un[737] opine que lorsque l’animal se relève et marche, on n’appréhende une luxation, alors même qu’on constate une anomalie. הגהPourvu que cette anomalie ne soit pas de nature à rendre ipso facto l’animal immangeable.

הלכה כשרה ואינה צריכה בדיקה ואע״פ שלא שהתה מעת לעת במה דברים אמורים כשהלכה הילוך יפה כדרכה אבל הלכה והיא צולעה צריכה בדיקה: הגה וי״א דאנן האידנא לא קים לן בבדיקה ואין להתיר רק בהלכה (בה״ג וטור בשם ב״ה וכל האחרונים) והכי נהוג ולא נקרא הלכה רק כשהלכה ד’ אמות הלוך יפה כמו שהלכה קודם שנפלה או כשאר בהמה (רשב״א והרמב״ן ור״ן וא״ו הארוך) ואם הלכה ואחר כך אינה יכולה לילך דינה כשאר מסוכנת (מהרי״ק שורש ס״א):

58.6
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.6

Lorsque[738] l’animal marche, on n’a pas besoin de l’examiner, alors même qu’on le saigne avant l’expiration des vingt-quatre heures. Pourvu[739] qu’il marche convenablement ; mais si on remarque une claudication, il faut examiner l’animal. הגה · RemaD’aucuns[740] opinent que nous ne sommes pas à même de procéder à un tel examen, et qu’il ne faut déclarer l’animal mangeable que s’il marche, c’est-à-dire s’il parcourt un espace de quatre aunes d’une façon correcte, ainsi qu’il le faisait avant la chute. Tel est l’usage. Si[741], après avoir parcouru l’espace exigé, il ne peut plus marcher, on le considère comme un animal malade et en danger de mort.

עוף שנחבט על פני המים אם שט מלא קומתו ממטה למעלה לעומת המים אין חוששין לו אבל אם שט ממעלה למטה עם הילוך המים חוששין לו וצריך בדיקה ואם קדם לתבן או קש שמהלכים על גב המים בשוה לו הרי זה שט מחמת עצמו ואין חוששין לו:

58.7
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.7

Lorsqu’une[742] volaille fait une chute sur l’eau, on ne craint point une luxation si elle nage encore après la chute, sur un parcours équivalent à sa propre longueur, en amont ; mais la nage en aval ne prouve rien, à moins que la volaille ne devance la paille qui surnage également sur la même eau et au même instant.

דבקו כנפיו בדבק בשעת צידה ונחבט אם שני כנפיו נדבקו בדף שצדין אותו בו חוששין וצריך בדיקה ואם לא נדבק בו אלא אחד מהם אין חוששין שהוא פורח מעט בכנף השני:

58.8
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.8

Lorsqu’un[743] oiseau vient d’être pris à l’aide d’un gluau, on appréhende une luxation si toutes les deux ailes furent collées ; si non, non.

זכרים המנגחים זה את זה ונפלו לארץ חוששין להם:

58.9
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.9

Lorsque[744] deux animaux mâles se frappent des cornes et se renversent, on craint une luxation.

שור שהרביצוהו לשחיטה אף על פי שנפל נפילה גדולה שיש לה קול בעת שמפילים אותו אין חוששין לו מפני שנועץ צפרניו ומתחזק עד שמגיע לארץ (לשון רמב״ם שם דין י״ב): הגה ודוקא שלא קשרו כל רגליו כשהפילוהו אבל אם כל רגליו קשורים בשעה שמפילין אותו חוששין לו (מרדכי פא״ט בשם ראבי״ה ומשמעות שערים שער ל״ד ולא כאו״ה):

58.10
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.10

La[745] chute que fait l’animal qu’on renverse avant la saignée, bien que violente et provoquant un bruit, ne fait pas appréhender une luxation, parce que l’animal s’appuie d’ordinaire sur les cornes des pieds quand on le renverse. הגה · RemaMais[746] à condition qu’on n’en lie pas tous les pieds avant de le renverser ; s’il en est ainsi, on appréhende bien une luxation.

קפצה מדעתה אפילו ממקום גבוה הרבה אע״פ שאנו רואים שאינה יכולה לילך אין חוששין לה (ר״ן) לא שנא קפצה מחלון שבכותל לא שנא מארובה שבאמצע הגג לפיכך אם הניחה למעלה ובא ומצאה למטה אין חוששין לה:

58.11
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.11

Lorsque[747] l’animal fait intentionnellement un saut, même d’une hauteur considérable, on n’appréhende guère une luxation, alors même qu’il ne peut plus marcher ensuite ; peu importe la hauteur d’où il est tombé. Aussi n’appréhende-t-on pas une luxation quand on laisse un animal sur une éminence et qu’on le trouve ensuite en bas.

גנבים שגנבו בהמה מהדיר אפילו השליכוהו מעבר לגדר שהוא גבוה מאד אין חוששין מפני שהם מכוונים להפילה על מתניה כדי שתוכל לרוץ לפניהם לכן בשעה שמחזירין אותה אם מחמת תשובה מחזירים אותה מותרת מפני שמכוונים להפילה בענין שלא יפסידוה אבל אם לא החזירוה אלא מחמת יראה חוששין לה:

58.12
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §58.12

Lorsque[748] des voleurs, après avoir enlevé un animal, l’ont jeté par-dessus une clôture, alors même que celle-ci est très haute, on n’appréhende pas une luxation, parce que les voleurs s’ingénient toujours à jeter l’animal de telle façon qu’il reste intact, afin qu’ils n’aient pas besoin de le porter ensuite, et qu’ils puissent le chasser devant eux. Aussi lorsque les voleurs restituent l’animal et le rejettent dans l’enclos, on n’appréhende guère une luxation si les voleurs ont été poussés à la restitution par le remords, car dans ce cas, ils font attention de ne pas causer de préjudice au propriétaire ; mais on appréhende une luxation si c’est la crainte qui les a déterminés à cet acte[749].

Siman 59. D’un animal dépouillé vivant de sa peau — הֶחֱלִיקָה הָעוֹר (2 articles)

הגלודה אסורה והיא שנפשט עורה בין בידי אדם בין בידי חולי טריפה ואם נשתייר מן העור רוחב סלע על פני כל השדרה ורוחב סלע על הטבור ורוחב סלע על ראשי איבריה הרי זו מותרת (רמב״ם ורשב״א ור״ן ורוב הפוסקים) ואם ניטל כרוחב סלע מעל כל גבי השדרה או מעל הטבור או מעל ראשי איברים ושאר כל העור קיים כשרה: הגה אבל אם ניטלה משלשתם ושאר כל העור קיים טריפה (ד״ע):

59.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §59.1

Un[750] animal dépouillé vivant de la peau, soit par le fait de l’homme, soit par suite d’une maladie, est immangeable, à moins qu’il n’en reste une partie de la grandeur d’un « selà »[751] sur la colonne vertébrale, une partie semblable sur le nombril, et autant aux articulations. Si une partie de la peau de cette grandeur a été enlevée à une des trois régions indiquées, l’animal est mangeable si le reste de la peau est intact. הגה · RemaMais[752] si la peau a été enlevée à toutes les trois régions indiquées, alors même que le reste en est intact, l’animal est immangeable.

העוף שניטלה נוצתו כשר (ב״י בשם רוב הפוסקים וכ״פ מהרש״ל פא״ט סימן ק״ט): הגה ויש אוסרים (ר״ז הלוי וכל בו) וטוב להחמיר אם נפלו כלם מיהו אם נפלו נוצותיו מרוב שומן אע״פ שנפלו כלם ונשאר ערום מכל מקום כשר דהואיל ונעשה מרוב שמנו כשר (ת״ה סי’ קפ״א בשם א״ז):

59.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §59.2

Une[753] volaille dépouillée de ses plumes est mangeable. הגה · RemaD’aucuns[754] la déclarent immangeable ; il convient d’être sévère, si toutes les plumes ont été enlevées. Mais[755] elle est mangeable, si la perte de toutes ses plumes est due à son état graisseux.

Siman 60. D’un animal qui a absorbé du poison — בְּהֵמָה שֶׁשָּׁתְתָה סַם (3 articles)

אחוזת דם והמעושנת והמצוננת או שאכלה סם המות שהורג הבהמה או ששתתה מים הרעים הרי זו מותרת: הגה בהמה שנתפטמה בדברים אסורים מותרת (מרדכי דיבמות פ’ אלמנה לכ״ג) אבל אם לא נתפטמה כל ימיה רק בדברים אסורים אסורה (תוספות דתמורה פ’ כל האסורים):

60.1
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §60.1

Un[756] animal est mangeable s’il est atteint d’hématurie, de congestion ou d’anémie, ou s’il a absorbé un poison mortel pour les animaux, ou s’il a bu de la mauvaise eau[757]. הגה · RemaL’animal[758] est également mangeable s’il était nourri d’aliments défendus ; mais[759] il est immangeable s’il en était nourri exclusivement durant toute sa vie.

אכלה סם המות של אדם או הכישה נחש וכיוצא בו מותרת משום טריפה ואסורה משום סכנת נפשות:

60.2
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §60.2

Si[760] l’animal a absorbé un poison mortel pour l’homme, ou s’il a été mordu par un serpent ou un reptile analogue, il est mangeable aux termes de la loi, mais il est défendu par raison de santé.

בהמה או חיה שנפסקו רגליה לא יאכלו ממנה אלא על ידי בדיקה שיש לחוש שמא נשכה נחש וזו בדיקתה שלא יאכלוה אלא צלי ואם היא נשוכת נחש תתפרק ותפול חתיכות חתיכות: הגה ולדידן דלא חיישינן לגלוי מים הואיל ואין נחשים מצוין לכן אין לחוש לנחש ואם הוא בדרך שלא נעשתה טריפה מותר בלא בדיקה (ב״י בשם רבינו ירוחם וכ״כ א״ו הארוך):

60.3
Yoré Déah — Pavly & Neviasky — §60.3

Il[761] ne faut pas manger sans examen la viande d’un animal dont les pieds sont cassés, car on appréhende que cette infirmité ne soit l’effet d’une morsure de serpent. L’examen consiste en ceci qu’on ne mange cette viande que grillée : si l’animal eût été mordu par un serpent, la viande grillée se désagrégerait et tomberait en morceaux. הגה · RemaDe[762] nos jours, où nous n’hésitons pas à boire de l’eau contenue dans un vase dépourvu de couvercle[763], parce que les serpents ne sont plus si fréquents, nous ne devons pas non plus appréhender une morsure de serpent. Aussi, dans le cas mentionné, si la cassure des pieds est telle que l’animal ne devient pas ipso facto immangeable, on peut manger la viande sans aucun examen préalable[764].

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