רב סעדיה בן יוסף גאון סורא
Bibliographie française de R. Saadia Gaon
Médinet el-Fayoum 882 – Soura 942
Bibliographie française de R. Saadia Gaon
Le Rabbin Saadia Gaon (882–942) — dit le RaSaG — est né en Égypte dans la région du Fayoum avant d’exercer sa carrière de rabbin en Terre d’Israël puis en Babylonie où il exerça en tant que Gaon, soit la plus haute autorité halakhique des académies religieuses de Babylonie. Il laissa une œuvre considérable concernant la halakha, l’exégèse biblique, la poésie, la liturgie, le calendrier, la philosophie, etc.
- « Notice sur Rabbi Saadia Gaon », dans : La Bible : traduction nouvelle par Samuel Cahen, Tome Neuvième — Ieschaïahou (Isaïe), Paris, 1838, p. 73-101. — Fascicule tiré à part : Notice sur Rabbi Saadia Gaon et sa version arabe d’Isaïe…, Paris, impr. de Cosson, 1838. [archive.org]
- « Addition à la notice sur Rabbi Saadia Gaon », dans : La Bible : traduction nouvelle par Samuel Cahen, Tome Douzième — Les Douze petits prophètes, Paris, 1843, p. 104-114.
- « Judaïsme rabbinique et judaïsme karaïte » (Akadem)
- « Une autorité dans la loi et la pensée » (Akadem)
- « La signification des mitsvot » (Akadem)
- « Raison et Révélation » (Akadem)
- « Premier grand penseur de la modernité » (Akadem)
Il s’agit d’un poème liturgique (piyyout) composé en hébreu par le Rabbin Saadia Gaon au Xe siècle qui résume de manière concise chacun des 613 commandements (תרי״ג מצוות). Ce poème n’a pas été traduit en français mais Joël Müller en donne ici une présentation en français ainsi qu’une édition en hébreu. On trouvera une traduction anglaise sous le titre de Sefer Hamitzvot of Rasag sur Sefaria.
- « Les 613 mitsvot (תרי״ג מצוות) » dans : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî, vol. IX, Traité des successions, suivi des opuscules et consultations halachiques, Paris, E. Leroux, 1897, p. XIII-XVII et 57-69.
Saadia Gaon réalisa une traduction en arabe du TaNaKh nommée le tafsir (« commentaire »). Joseph Derenbourg (1811–1895), orientaliste et historien, entreprit d’éditer en arabe les œuvres complètes de Saadia Gaon dont les écrits sont contenus dans différents manuscrits plus ou moins complets. Le décès de Derenbourg survenu en 1895 laissa ce projet inachevé. Plusieurs parties du tafsir furent publiées dont le Pentateuque (vol. I), le livre d’Isaïe (vol. III), le livre de Job (vol. V) et le livre des Proverbes (vol. VI). On trouvera une présentation complète de ce projet dans les Archives israélites de France, vol. 51, n°28 (10 juil. 1890). Un nouveau projet d’édition et de traduction en français du tafsir fut mené par Haïm Zafrani (1922–2004) et André Caquot (1923–2004) dans les années 1980 ; le décès des deux initiateurs laissa cette œuvre inachevée.
Le Tafsir de la Torah de Saadia Gaon a été édité par Joseph Derenbourg. Cette édition contient plusieurs passages traduits en français : Genèse I, 1–IV, 26 ; VI, 1-8 ; XLIX, 1-29. Exode XIV, 30–XV, 21 ; XXI, 18–XXXIV, 27. Lévitique XXVI, 3-46. Nombres XXI, 13-20 ; XXIII, 1–XXIV, 26. Deutéronome XXXII, 1-43 ; XXXIII, 1-29.
- Version arabe du Pentateuque, dans : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî, vol. I, Paris, E. Leroux, 1893. — Édition numérique avec en parallèle le texte hébraïque et sa traduction par le Rabbinat français [biblioj]
- « Sur quelques discordances dans la version du Pentateuque de Saadia », Revue des études juives, tome 2 (102), juillet-décembre 1937, p. 115-119.
Le Tafsir d’Isaïe a été publié et traduit de manière partielle par Salomon Munk dans la Bible : traduction nouvelle de Samuel Cahen en 1838. Une édition et une traduction complètes ont été réalisées sous la direction de Joseph Derenbourg et publiées en 1896.
- Notice sur Rabbi Saadia Gaon et sa version arabe d’Isaïe (…), Paris, impr. de Cosson, 1838 [fascicule tiré à part].
- « Version arabe d’Isaïe », dans : La Bible : traduction nouvelle, Tome Neuvième — Ieschaïahou / ספר ישעיהו, Paris, 1838, p. 101-134.
- Version arabe d’Isaïe, dans : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî, vol. III, Paris, E. Leroux, 1896. — Édition numérique avec en parallèle la traduction du Rabbinat français [biblioj.fr]
André Caquot a traduit l’ensemble des 150 Psaumes du tafsir de Saadia Gaon. Seule une toute petite partie de ce travail a été publiée. Le reste demeure pour l’instant inédit (voir commentaires de Moshe Bar-Asher sur ce travail d’André Caquot [lien]).
- « La traduction de Saadya Gaon des Psaumes 120-134 », dans : Aharon Maman, Shlomo E. Fassberg, Yohanan Breuer (éd.), Sha’arei Lashon. Studies in Hebrew, Aramaic and Jewish Languages Presented to Moshe Bar-Asher, Jérusalem, Mosad Bi’aliq, 2007, vol. I, p. 76-87.
Il s’agit de l’édition complète de la traduction arabe du Livre des Proverbes par Saadia Gaon ainsi que de sa traduction en français.
- Version arabe des Proverbes, dans : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî, vol. VI, Paris, E. Leroux, 1894. — Édition numérique avec en parallèle le texte hébraïque et sa traduction par le Rabbinat français [biblioj.fr]
Il s’agit de l’édition complète de la traduction arabe du Livre de Job par Saadia Gaon ainsi que de sa traduction en français.
- Version arabe du Livre de Job, dans : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî, vol. V, Paris, E. Leroux, 1899. — Édition numérique avec en parallèle le texte hébraïque et sa traduction par le Rabbinat français [biblioj.fr]
- « Quelques remarques en marge de la seconde rédaction du commentaire de Saadia Gaon sur le livre de Job », Revue des études juives, 1976, n°135-1-3, p. 157-168.
La traduction arabe du Cantique des Cantiques par Saadia Gaon n’a pas été publiée en français. On trouvera une étude sur ce travail proposée par André Caquot :
- « Notes philologiques sur la traduction arabe du Cantique des cantiques par Saadya Gaon », dans : Nicole S. Serfaty & Joseph Tedghi (éd.), Présence juive au Maghreb — Hommage à Haïm Zafrani, Paris, éditions Bouchène, 2004, p. 275-281.
Il s’agit de la publication complète du livre de l’Ecclésiaste en arabe par Saadia Gaon ainsi que de sa traduction en français. Les auteurs s’appuient sur l’édition réalisée par Yosef Qafiḥ en 1962 qui y ajouta un commentaire qu’il attribua au Gaon intitulé Kitab al-zudh (« le livre de l’ascèse »). Depuis, plusieurs historiens ont attribué cet essai à Isaac ben Judah Ibn Ghiyyat (poète et philosophe andalou du XIe siècle). Les éditeurs français ont tout de même conservé ce commentaire.
- La version arabe de la Bible de Sa’adya Gaon, l’Ecclésiaste et son commentaire le Livre de l’Ascèse, Maisonneuve et Larose, Paris, collection Judaïsme en terre d’Islam, 1989.
Il existe en Orient et au Maghreb des traductions en arabe dialectale du TaNaKh connues sous le nom de Sharḥ. Une partie de ces traductions ont pris appui sur le tafsir de Saadia Gaon dont elles sont les continuatrices. Dans un article, le linguiste Moshé Bar-Asher présente plusieurs traces du tafsir de Saadia dans les traductions arabes du TaNaKh en usage au Maroc :
- « Traces du Tafsir de Saadia Gaon dans le Sharḥ marocain », Études Renaniennes, 2010, n° 112, p. 57-6.
Le Sefer Yetzira (Le Livre de la Création) est considéré comme le tout premier texte de la mystique juive — rédigé autour du IIe siècle de l’ère commune. Il décrit comment l’univers a été créé par Dieu au moyen des lettres de l’alphabet hébraïque et de leurs combinaisons. Il existe quatre versions de ce texte dont l’une fut établie par Saadia Gaon qui en donna également une traduction arabe ainsi qu’un commentaire.
- Commentaire sur le Séfer Yeṣira ou Livre de la Création par le Gaon Saadya Gaon de Fayyoum, publié et traduit par Mayer Lambert, Paris, 1891. — Réédition : Verdier, coll. Les Dix Paroles, 2001.
- Sefer Yetsirah (le livre de la Formation) : Présentation, Traduction et Explication de quatre versions majeures, Editions Beit Hazohar, 2021.
- Le Livre de la Création (Version R. Saadia Gaon) : traduction française d’après le texte hébraïque et sa traduction judéo-arabe (par Mayer Lambert).
- Commentaire sur le Séfer Yeṣira ou Livre de la Création par le Gaon Saadya Gaon de Fayyoum, publié et traduit par Mayer Lambert, Paris, 1891. — Réédition : Verdier, coll. Les Dix Paroles, 2001.