רמב״ם

Bibliographie française de Maïmonide — Rambam

Cordoue 1040 – Fostat 1105

Bibliographie française de Maïmonide

Moïse Maïmonide (1138–1204), également appelé le Rambam, est un rabbin séfarade du XIIe siècle, né à Cordoue et mort à Fostat en Égypte. Autorité majeure du judaïsme médiéval, il est talmudiste, commentateur, jurisconsulte et scientifique. Philosophe et théologien, il cherche à concilier révélation et pensée aristotélicienne, à l’instar d’Averroès. Également médecin et astronome, il écrit des traités influents. À la tête de la communauté juive d’Égypte, il lutte contre le karaïsme et répond aux sollicitations de communautés lointaines.

1. Bibliographie sur Maïmonide
Bibliographie générale
1999Thierry Alcoloumbre
  • Maïmonide et le problème de la personne, Vrin, coll. Études de philosophie médiévale, 1999.
1998Ami Bouganim
  • Maïmonide, le rabbin philosophe, Nadir, coll. L’Essentiel, 1998.
1988Amos Funkenstein
  • Maïmonide. Nature, histoire et messianisme, Cerf, coll. La nuit surveillée, 1988.
1998Gérard Haddad
  • Maïmonide, Les Belles Lettres, coll. Figures du savoir, 1998.
2002Philippe Haddad
  • L’Aigle de Dieu, Jean-Cyrille Godefroy, 2002.
1987–1994Maurice-Ruben Hayoun
  • Maïmonide, PUF, coll. Que sais-je ?, 1987.
  • Maïmonide ou l’autre Moïse, 1138-1204, Lattès, 1994.
  • Maïmonide et la pensée juive, PUF, coll. Questions, 1994.
1936Abraham Joshua Heschel
  • Maïmonide, préface de Bernard Chapira, traduit de l’allemand par Germaine Bernard, Payot, Paris, 1936.
1991Moshe Idel
  • Maïmonide et la mystique juive, Cerf, coll. Patrimoines/Judaïsme, 1991.
1974Herbert Le Porrier
  • Le Médecin de Cordoue, Seuil, 1974.
1992–2007Yechayahou Leibovitz
  • La Foi de Maïmonide, Cerf, coll. Patrimoines/Judaïsme, 1992.
  • Les fondements du judaïsme (Aphorismes des Pères et sur Maïmonide), Cerf, coll. Patrimoines Judaïsme, 2007.
1905–1911Louis-Germain Lévy
  • La métaphysique de Maïmonide, imprimerie Barbier-Marilier, Dijon, 1905.
  • Maïmonide, coll. Les Grands Philosophes, Librairie Félix Alcan, Paris, 1911.
2004Jacky Milewski
  • Naissance d’une identité : conversion au judaïsme dans l’œuvre de Maïmonide, Safed éditions, 2004.
1997Shlomo Pinès
  • La Liberté de philosopher. De Maïmonide à Spinoza, Desclée de Brouwer, coll. Midrash/Références, 1997.
1991Jean Robelin
  • Maïmonide et le langage religieux, PUF, coll. Pratiques Théoriques, 1991.
1992Fred Rosner
  • La médecine tirée du Mishne Torah de Maïmonide, Britt international publ. / Biblieurope, 1992.
2010–2017Géraldine Roux
  • Du prophète au savant. L’horizon du savoir chez Maïmonide, Cerf, Paris, 2010.
  • Maïmonide ou la nostalgie de la sagesse, éditions Points, Paris, 2017.
1951Simon Schwarzfuchs
  • « Les lois royales de Maïmonide », Revue des études juives, 1951.
1964Henri Serouya
  • Maïmonide, PUF, coll. Philosophies, Paris, 1964.
1994Éric Smilévitch
  • L’Esprit de grâce. Introduction à la philosophie de Maïmonide, Verdier, coll. Les Dix Paroles, 1994.
1988–2003Leo Strauss
  • Maïmonide, essais rassemblés et traduits par Rémi Brague, PUF, coll. Epiméthée, 1988.
  • « La Critique de Maïmonide », dans : La Critique de la religion chez Spinoza, Cerf, coll. La nuit surveillée, 1996.
  • « Le Caractère littéraire du Guide des égarés », dans : La Persécution et l’Art d’écrire, Éditions de l’Éclat, 2003.
2018Ariel Toledano
  • La médecine de Maïmonide. Quand l’esprit guérit le corps, In Press, 2018.
1988Avital Wohlman
  • Thomas d’Aquin et Maïmonide, un dialogue exemplaire, Cerf, coll. Patrimoine/Judaïsme, 1988.
Ouvrages collectifs
1935Maïmonide, sa vie, son œuvre, son influence
  • Cahiers juifs n°16-17, Alexandrie–Paris, 1935.
1935Huitième Centenaire de Maïmonide
  • Alexandrie, 1935 ; réimpression ASPCJE, 1985.
1987Maïmonide, délivrance et fidélité
  • Textes du colloque tenu à l’UNESCO en décembre 1985, Erès/UNESCO, 1987.
2. Les écrits halakhiques
1. Le Livre des commandements / Sefer Hamitzvot (~1170)

Cet ouvrage de Maïmonide intitulé Sefer hamitzvot (ספר המצות) a été rédigé en judéo-arabe ; il a été pensé comme une introduction au Mishneh Torah (rédigé en hébreu). Le Livre des Commandements s’est diffusé dans l’ensemble du monde juif grâce notamment à une traduction en hébreu réalisée par le rabbin provençal Moshe ben Samuel ibn Tibbon et publiée en 1497. La particularité de cet ouvrage est que Maïmonide y présente sa méthodologie pour identifier les 613 commandements à travers 14 règles (shorashim / שורשים).

Présentation en français et édition de l’original en judéo-arabe
1888Moïse Bloch (éd.)
  • Le Livre des préceptes, par Moïse ben Maimoun, dit Maïmonide. Publié pour la première fois dans l’original arabe et accompagné d’une introduction et de notes par Moïse Bloch, E. Bouillon, Paris, 1888. [archive.org]
Traductions françaises à partir de l’hébreu
1987Anne-Marie Geller
  • Le livre des Commandements / Séfèr Hamitsvoth, traduit, commenté et annoté par Anne-Marie Geller ; avant-propos de Georges Vadnai ; introduction d’Emmanuel Levinas. L’Âge d’homme, Lausanne, 1987.

Note : Cette édition française se fonde sur la traduction hébraïque récente réalisée par R. J. Kapach (Mossad Harav Kook, Jérusalem, 1979).

Beth Loubavitch (édition courante)
  • Sefer Hamitsvot / Le Livre des Commandements du Rambam / Rabbi Moche ben Maïmone. Beth Loubavitch, Paris (dernière édition, rééditée depuis 2001).

Note : Cet ouvrage publié par le Beth Loubavitch reprend la traduction française d’Anne-Marie Geller. Il a été réédité de nombreuses fois depuis 2001 avec des couvertures différentes. Sous-titre : recomposé pour une étude quotidienne instaurée par le Rabbi de Loubavitch pour l’unité du peuple juif.

Édition française en ligne
2. Le Mishné Torah (~1170–1180)

Le Mishné Torah (en hébreu : משנה תורה, « Répétition de la Torah ») ou Yad haHazaka (« La Main forte ») est un code de la loi juive compilé entre 1170 et 1180. Il consiste en 14 livres, divisés en sections, chapitres et paragraphes. C’est le seul ouvrage traitant de tous les détails de l’observance du judaïsme, y compris des lois ne pouvant s’appliquer qu’à l’époque du Temple (wikipedia.fr).

Traités publiés en collection
Éditions Moznaim / L’Arche du Livre (1993–1994)

Maïmonide, Michné Torah. Éditions Moznaim (New York/Jérusalem) et L’Arche du Livre (Marseille). Commentaires : Eliahou Touguer (et Zeev Abramson pour T2). Traduction : Néhama Kohn.

1993Tome 1 — Hilkhoth Yessodei hatorah. Les Lois qui sont les fondements de la Torah
1994Tome 2 — Hilkhoth Déot et Hilkhoth Talmud Torah
1994Tome 3 — Hilkhoth Avodath Kokhavim Ve’houkkotéhem

Éditions Beth Loubavitch (2006–2016)

Michné Thora. L’œuvre de Maïmonide traduite et accompagnée de notes explicatives. Traduction de Binyamin Apelbaum. Éditions Beth Loubavitch, Paris.

Volume 1 — Séfer Ahava du Rambam
Volume 4 — Séfer Nachim du Rambam
Volume 5 — Séfer Kedoucha du Rambam
Volume 11 — Séfer Nezikin du Rambam
Volume 12 — Séfer Kiniane du Rambam
Volume 13 — Séfer Michpatim du Rambam
Volume 14 — Séfer Choftim du Rambam
Michné Thora - éditions Loubavitch
Michné Thora — éditions Loubavitch
Éditions Beer (2022–…)

Michné Thora / משנה תורה. L’œuvre de Maïmonide traduite et accompagnée de notes explicatives. Édité sous la direction du Rav Chmouel Azimov. Éditions Beer, Paris.

2022Tome 1 — Le Livre de la connaissance : fondements de la Thora, dispositions morales, étude de la Thora, idolâtrie, repentance
2022Tome 2 — Le Livre de l’amour : récitation du « Chema », prière, tefiline, mezouza, Sefer Thora, tsitsit, bénédictions, circoncision
2023Tome 3 — Le Livre des temps : chabbat et érouvine

Note : Voir brochure de présentation en PDF et présentation vidéo par Binyamin Apelbaum et Haim Nisenbaum (Radio J, 19 mai 2022).

Michné Thora - éditions Beer
Michné Thora — éditions Beer
Traités publiés isolément
2013Valentin Nikiprowetzky et André Zaoui
  • Moïse Maïmonide, Le Livre de la connaissance. Traduit de l’hébreu et annoté par Valentin Nikiprowetzky et André Zaoui. Étude préliminaire de Salomon Pinès. PUF, coll. Quadrige, Paris, 2013.
2015Rav David Lebrun
  • Rambam, Hilkhot Dé’ot. Traits de caractère & Règles de vie. Traduction Rav David Lebrun. Éditions Torah-Box, 2015. — Extrait en PDF.

Éditions numériques sur Chabad.org
Hakdamah / Introduction Sefer Zemanim / Temps Sefer Taharah / Purification
Mitsvot Asseh / Commandements positifs Sefer Kedoucha / Sainteté Sefer Nezakim / Préjudices
Mitsvot Lo Taasseh / Commandements négatifs Sefer Haflaah / Séparation Sefer Kinyane / Acquisition
Maftéa’h / Répartition des commandements Sefer Zeraïm / Semences Sefer Michpatim / Lois
Sefer Madda / Connaissance Sefer Avodah / Culte Sefer Shofetim / Juges
Sefer Ahavah / Amour Sefer Korbanot / Offrandes
3. Les écrits philosophiques
1. Le Traité de Logique (~1151–1161)

Le Traité de Logique (Milot ha-Hegayon) est un court ouvrage introductif de Maïmonide consacré aux principes de la logique aristotélicienne. Rédigé en judéo-arabe sous le titre de Makala fi sana’at al-mantik, il vise à fournir aux lecteurs juifs les outils intellectuels nécessaires pour structurer leur pensée et comprendre les arguments philosophiques et talmudiques.

Traduction de M. Ventura (1936)
1936Moïse Ventura
Traduction de R. Brague (1996)
1996Rémi Brague
  • Traité de logique, traduit de l’arabe avec introduction et notes par Rémi Brague, Desclée de Brouwer, coll. Midrash-Références, Paris, 1996.

Traité de Logique, Maïmonide

2. Le Guide des Égarés (1191)

Le Guide des égarés (Dalālat al-Ḥā’irīn / Moreh Nevukhim — מורה נבוכים), écrit par Maïmonide (Rambam), expose ses vues philosophiques sous forme de lettre adressée à son élève, le rabbin Joseph ben Judah de Ceuta. Il est destiné à concilier la foi juive avec la philosophie aristotélicienne. Initialement écrit en judéo-arabe, il a été traduit en hébreu en 1204 par Samuel Ibn Tibbon, puis en français par Salomon Munk.

Les premières traductions partielles de Salomon Munk (1832–1841)

Salomon Munk publia plusieurs extraits de sa traduction dans la Bible de Samuel Cahen :

1832–1841Salomon Munk (dans S. Cahen, éd.)
  • « Extraits du Guide des Égarés (Partie III, ch. 32) », dans : Tome Troisième — Le Lévitique, 1832. [Google Books]
  • « Extraits du Guide des Égarés sur les métaphores employées par Isaïe et par quelques autres prophètes », dans : Tome Neuvième — Ieschaïahou (Isaïe), 1838. [Google Books]
  • « Extraits du Guide des Égarés (Chapitre I–VII) », dans : Tome Onzième — Ye’hezkel (Ézéchiel), 1841. [Google Books]
La traduction complète de Salomon Munk (1856–1866)
1856–1866Salomon Munk
  • Le Guide des égarés. Traité de théologie et de philosophie par Moïse Ben Maïmoun dit Maïmonide. Traduit pour la première fois sur l’original arabe et accompagné de notes critiques, littéraires et explicatives, Librairie A. Franck, Paris :
  • Tome Premier (1856). [archive.org]
  • Tome Deuxième (1861). [archive.org]
  • Tome Troisième (1866). [archive.org] — Version en ligne : sefaria.org
  • Réédition avec préface de Haïm Zafrani : Maisonneuve & Larose, 2003.
  • Nouvelle édition complète revue et mise à jour, coll. Les Dix Paroles, Verdier, 2012 (1 volume).

Ouvrages complémentaires
1842S. Munk
  • Notice sur Joseph ben-Iehouda ou Aboul’hadjadj Yousouf ben-Ya’hya al-Sabti al-Maghrebi, disciple de Maimonide, Imprimerie royale, Paris, 1842 (tiré à part du Journal asiatique, n° 11). — Version numérisée : Bayerische Staatsbibliothek.

Note : Joseph ben-Yehouda est le disciple pour lequel Maïmonide a rédigé le Guide des Égarés.

1994Éric Smilévitch
  • L’Esprit de grâce (Rouah hen) : introduction au Guide des égarés de Maïmonide. Traduit, présenté et annoté par Éric Smilévitch. Verdier, Lagrasse, 1994.

Présentation de l’éditeur : Écrit en Provence au début du XIIIe siècle, L’Esprit de grâce est une introduction à l’œuvre de Maïmonide, rédigée à l’intention de ceux qui furent probablement ses premiers lecteurs. Son projet explicite est « d’ouvrir les portes closes du Guide des égarés ». Il constitue de ce fait un exposé complet, quoique succinct, du savoir médiéval en matière de psychologie, de physique et de métaphysique, et propose au lecteur une initiation véritable à la philosophie juive médiévale prise dans son ensemble.

2012Colette Sirat et Silvia Di Donato
  • Maïmonide. Les brouillons autographes du Dalâlat al-Hâ’irîn (Guide des égarés), Vrin, Paris, 2012.

Présentation de l’éditeur : Des siècles d’études nous ont dévoilé un très grand nombre d’aspects de Maïmonide et de son Guide des égarés. L’édition et l’examen des sept feuillets de brouillons autographes du Guide nous révèlent l’homme : Maïmonide écrit de sa main, s’exprime face à nous, réfléchissant à la forme qu’il va donner à sa pensée, biffant telle phrase et ajoutant telle autre.

4. Les commentaires de la Mishna

À l’âge de 23 ans (en 1161), alors qu’il se trouvait au Maroc, Maïmonide entreprit la rédaction de son Commentaire sur la Mishna, qu’il appela Kitab al-Siraj (en arabe : « Le Livre de la Lumière »). Traduit en hébreu, il s’agit d’un commentaire détaillé couvrant l’ensemble des traités de la Mishna. Les introductions à certaines parties (notamment l’introduction générale, l’introduction au Traité Avot et l’introduction au chapitre Hélek du Traité Sanhédrin) sont considérées comme des textes majeurs.

1. Introduction au chapitre Helèq (~1160–1168)

L’Introduction au chapitre Helèq (hakdama LéPérek Helèq / הקדמה לפרק חלק) fait partie du commentaire de la Mishna. Hélèq est le chapitre 10 du traité Sanhédrin, qui commence par l’aphorisme : « Tout Israël a part au Monde à venir ». Dans cette introduction, Maïmonide aborde les questions de rétribution et de châtiment, et conclut par l’énumération des Treize articles de foi.

1993Jean de Hulster
  • « Introduction au chapitre Hèleq », dans : Épîtres. Trad. de l’hébreu par Jean de Hulster, coll. Tel, Gallimard, Paris, 1993, p. 159-195 [1re éd. : Verdier, 1983].
2. Introduction au Traité Avot : Les Huit Chapitres (~1160–1168)

Les Huit chapitres (Shmona Perakim / שמונה פרקים) sont l’introduction de Maïmonide à son commentaire des Pirkei Avot (« les maximes des Pères »). Maïmonide y examine l’âme humaine dans ses faiblesses et ses qualités en vue d’accéder à la connaissance de Dieu.

Traduction de Jules Wolff (1912)
1912Jules Wolff
  • Les Huit Chapitres de Maïmonide ou Introduction à la Mishna d’Aboth. Maximes des Pères (de la Synagogue). Traduits de l’arabe par Jules Wolff, rabbin de la Communauté israélite de Chaux-de-Fonds. Lausanne–Paris, 1912 [versions récentes : éditions Colbo, 1992, 1995]. — Version numérisée : Alliance israélite universelle. — Version en ligne : biblioj.fr.
Traduction de Rémi Brague (2001)
2001Rémi Brague
  • Traité d’éthique. « Huit Chapitres ». Traduction, présentation et notes par Rémi Brague. Desclée de Brouwer, coll. Midrash, Paris, 2001.

Note : Édition à partir du texte arabe édité en annexe de l’ouvrage.

Traduction d’Ariel Toledano (2021)
2021Dr. Ariel Toledano
  • Traité des Huit chapitres. Traduction et commentaires par le Dr. Ariel Toledano. In Press, Paris, 2021. — Extrait en PDF.

Note : Traduction effectuée sur les versions hébraïques du traité.

3. Commentaires du Traité Avot (~1160–1168)

On trouvera les commentaires de Maïmonide du traité Avot dans plusieurs compilations :

René Lévy
  • Avot et ses commentaires. Traduction de l’hébreu et de l’araméen, introduction, notes et scolies par René Lévy, coll. Les Dix Paroles, Verdier :
  • Chapitre premier (2015).
  • Chapitre deux (2023).

Présentation de l’éditeur : Notre texte original est celui du manuscrit Kaufmann qui représente, de l’avis des spécialistes, la leçon la plus ancienne. On y joint les variantes significatives des autres manuscrits et de l’editio princeps, reproduite dans l’édition de Vilna. Pour les commentaires, nous avons choisi de traduire intégralement les quatre plus consultés, ceux de Rachi (et du Pseudo-Rachi), Maïmonide, ‘Ovadia di Bertinoro (XVe siècle) et Israel Lipschitz (XIXe siècle). Voir extraits.

1990Éric Smilévitch
  • Moïse Maïmonide, Rachi, Rabbénou Yona, Le Maharal de Prague, Haïm de Volozine. Commentaires du Traité des Pères Pirqé Avot. Traduit de l’hébreu et annoté par Éric Smilévitch. Verdier, coll. Les Dix Paroles, 1990 ; Verdier/poche, 2010.

Présentation de l’éditeur : Recueil des sentences des sages d’Israël qui succédèrent aux prophètes de l’époque biblique, les Pirqé Avot ou Traité des Pères furent en effet l’objet, au cours des siècles, du plus intense travail de commentaire que connut la tradition juive. Le premier d’entre eux, par son importance, est le commentaire de Rambam (Moïse Maïmonide) que l’on trouvera traduit intégralement dans ce livre. Nous lui avons joint les extraits les plus significatifs des principaux autres commentateurs : Rachi, Rabbénou Yona, le Maharal de Prague et Rabbi Hayim de Volozhyn.

5. Les écrits scientifiques (médecine et astronomie)

En tant que médecin et praticien, Maïmonide rédigea plusieurs ouvrages médicaux sous forme de traités, d’abrégés et de lettres adressées notamment aux dirigeants dont il assurait les soins. Sa formation scientifique lui permit également de rédiger des textes sur l’astronomie.

1. Le Traité des Poisons (1199)

Rédigé en judéo-arabe sous le titre Al-Maqālah Al-Fāḍilah, dédié au cadi Al-Fāḍil, ministre de Saladin, ce traité médical traite de l’empoisonnement et des moyens de le prévenir et de le soigner. Il fut traduit en hébreu sous le titre Sefer HaSamim VeHaHishamerut Mipnei HaSammanim HaKatalaniim.

Traduction d’I.-M. Rabbinowicz (1865)
1865Dr I.-M. Rabbinowicz
  • Traité des poisons de Maïmonide (XIIe siècle). Avec une table alphabétique de noms pharmaceutiques arabes et hébreux d’après le Traité des synonymies de M. Clément-Mullet. Traduit par le Dr I.-M. Rabbinowicz. Adrien Delahaye, Paris, 1865. — Version numérisée : archive.org. — Version en ligne : biblioj.fr.
Traduction de N. Abdelhedi et Y. Lévy (2020)
2020Nadia Abdelhedi et Yehezekel Levy
  • Traité des poisons et des antidotes contre les drogues mortelles ou Épître à al-Fâdil. Présentation et édition de Frank Svensen ; préface du Dr. Ariel Toledano ; avant-propos du Pr. Maurice-Ruben Hayoun ; avec la collaboration de Nadia Abdelhedi pour la langue arabe et de Yehezekel Levy pour l’hébreu. Les Indes Savantes, Paris, 2020.

2. L’explication des noms des médicaments (~1168–1204)

Le Livre de l’explication des noms des drogues (Šarḥ Asmāʾ al-ʿUqqār) est un glossaire alphabétique recensant les synonymes de 405 substances médicinales. Chaque article présente le nom le plus courant d’une drogue suivi de ses équivalents en arabe, grec ancien, syriaque, persan, berbère et espagnol.

1940Max Meyerhof
  • Šarḥ Asmāʾ al-ʿUqqār. L’explication des noms de drogues : un glossaire de matière médicale composé par Maïmonide. Texte publié pour la première fois d’après le manuscrit unique, avec traduction, commentaire et index par Max Meyerhof. Mémoires de l’Institut d’Égypte, tome 41. Institut français d’Archéologie orientale, Le Caire, 1940. — Version numérisée : archive.org.

Glossaire médical, Maïmonide

3. Le Traité de l’Asthme (~1177–1204)

Rédigé en arabe sous le titre Maqāla fī al-Rabw et traduit en hébreu, cet ouvrage est consacré à l’asthme et à son traitement.

1963–1965Prof. Sussmann Muntner et Dr Isidore Simon
  • « Le traité de l’asthme de Maïmonide (1135–1204), traduit pour la première fois d’après le texte hébreu », Revue d’histoire de la médecine hébraïque : 1963, 16 : 171-186 · 1964, 17 : 5-13, 83-97, 127-139, 187-196 · 1965, 18 : 5-15.
1996Gérard Haddad
  • « Psyché et Nechama. Le traité de l’asthme de Maïmonide », Champ psychosomatique, n°6, 1996, p. 25-34.
4. Régime de santé pour le sultan (fin XIIe siècle)

Dans ce traité rédigé en arabe sous le titre Fi Tadbir al-Sihha et adressé au sultan Al-Afdal Nur ad-Din Ali, Maïmonide expose sa doctrine médicale et développe le lien psychosomatique entre l’état mental du patient et ses sensations physiques. Il prône la médecine préventive et une approche holistique. Il fut traduit en hébreu par Moïse Ibn Tibbon en 1244 sous le titre Hanhagat HaBriut (הנהגת הבריאות).

2003Bibliophane–D. Radford
  • « Épître au sultan Al-Afdal », dans : La guérison par l’esprit ; précédé des Lettres de Fostat. Moïse Maïmonide (1138-1204). Bibliophane–D. Radford, 2003, p. 75-87.
5. Compilations tirées du Mishné Torah
1887M. Carcousse
  • Principes de la santé physique et morale de l’homme par Arab Mochi ben Mimoun (Maïmonide). Traduction française par M. Carcousse avec la collaboration de Dr E.-L. Bertrand et introduction de M. Honel. Alger, 1887. — Version numérisée : Gallica.
6. Lettre sur le calendrier hébraïque (1158)

La Lettre de Maïmonide sur le calendrier hébraïque explique les bases du calendrier juif luni-solaire, le calcul des mois lunaires, les règles d’intercalation et l’établissement d’un calendrier fixe après la disparition du Sanhédrin.

1988Robert Weil et Simon Gerstenkorn
  • Lettre de Maïmonide sur le calendrier hébraïque. Édition bilingue français-hébreu. Traduite par Robert Weil. Annotée par Simon Gerstenkorn. Édition Méir, Sarcelles, 1988.

Lettre sur le calendrier hébraïque, Maïmonide

6. Les lettres

Les lettres de Maïmonide sont principalement accessibles en deux compilations : Épîtres, trad. Jean de Hulster, coll. Tel, Gallimard, Paris, 1993 [1re éd. Verdier, 1983] ; et La guérison par l’esprit ; précédé des Lettres de Fostat, Bibliophane–D. Radford, Paris, 2003.

1. Lettre sur la persécution / Iggéret ha-Shmad (~1162–1163)

Lettre probablement rédigée à Fez en arabe vers 1162–1163. Maïmonide y traite de la conversion forcée des Juifs à l’islam et du statut des « marranes ».

Jean de Hulster
  • « Épître sur la persécution », dans : Épîtres, Gallimard, 1993, p. 9-43.
2. Lettre au Yémen / Iggéret Teiman (~1172)

Lettre écrite en arabe en Égypte puis traduite en hébreu. Maïmonide traite de l’agitation messianique et prophétique qui agite la communauté juive du Yémen.

Jean de Hulster
  • « Épître au Yémen », dans : Épîtres, Gallimard, 1993, p. 45-114.
3. Lettre au juge rabbinique Pin’has (~1170–1179)

R. Pin’has est un juge rabbinique originaire de Provence installé à Alexandrie, qui entama une correspondance critique avec Maïmonide accusé de dévier du judaïsme historique avec son Mishné Torah.

Bibliophane–D. Radford
  • « Épître à R. Pinchas le Juge », dans : La guérison par l’esprit, Bibliophane–D. Radford, 2003, p. 49-62.
4. Lettre à R. Jonathan HaCohen de Lunel (~1190)

Réponse de Maïmonide à une série de questions de R. Jonathan de Lunel où le maître revient sur sa formation intellectuelle et sur les difficultés rencontrées lors de la rédaction du Mishné Torah.

Bibliophane–D. Radford
  • « Épître à R. Jonathan Hacohen de Lunel », dans : La guérison par l’esprit, Bibliophane–D. Radford, 2003, p. 63-71.
5. Lettre à la communauté de Lunel (~1190)

Lettre rédigée peu de temps après la réponse adressée à R. Jonathan de Lunel. Maïmonide y voit la fin du judaïsme d’Orient et appelle les Sages de Lunel « à brandir l’étendard de Moïse ».

Bibliophane–D. Radford
  • « Épître à la communauté de Lunel », dans : La guérison par l’esprit, Bibliophane–D. Radford, 2003, p. 41-48.
6. Lettre sur la résurrection des morts / Iggéret Techiyat ha-Metim (1191)

Lettre écrite en arabe en 1191 puis traduite en hébreu par Samuel Ibn Tibbon. Maïmonide traite des miracles et de l’interprétation des textes bibliques concernant la résurrection des morts et le monde à venir.

Jean de Hulster
  • « Épître sur la résurrection des morts », dans : Épîtres, Gallimard, 1993, p. 115-158.
7. Lettre sur l’astrologie (1194)

Dans cette lettre du 27 septembre 1194, Maïmonide répond aux rabbins du Sud de la France (ville identifiée comme étant Montpellier) qui l’interrogent sur la légitimité de l’astrologie dans la pensée juive. Il rejette fermement cette discipline, la qualifiant de superstition sans fondement, contraire à la Torah et à la raison.

Traduction de Jonas Weyl (1877)
1877Jonas Weyl
  • « Lettre de Maïmonide au collège rabbinique de Marseille (27 septembre 1194) ». Présentation et traduction de Jonas Weyl, dans : La Famille de Jacob. Recueil d’instructions religieuses. Avignon. Vol. 19 F°01 (1877), p. 8-10 et Vol. 19 F°02 (1877), p. 45-53. — Tiré à part : Lettre de Maïmonide au collège rabbinique de Marseille, traduite pour la première fois en français avec avant-propos historique, imprimerie Gros frères, Avignon, 1877. — Version numérisée : Vol. 19 F°01 et Vol. 19 F°02 (Alliance israélite universelle). — Version en ligne : biblioj.fr.
Traduction de René Lévy (2001)
2001René Lévy
  • Lettre sur l’astrologie, traduit de l’hébreu et annoté par René Lévy. Allia, Paris, 2001.

Lettre sur l'astrologie, Maïmonide

8. Lettre sur la traduction hébraïque du Guide des Égarés (~1199)

Réponse de Maïmonide à Samuel Ibn Tibbon qui travaille sur une traduction hébraïque du Guide des Égarés. Maïmonide expose sa conception de l’art de la traduction et livre de nombreuses informations sur sa vie en Égypte.

Bibliophane–D. Radford
  • « Épître à R. Samuel ibn Tibbon sur la traduction du Guide des Égarés », dans : La guérison par l’esprit, Bibliophane–D. Radford, 2003, p. 29-39.

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