דלאלה̈ אלחאירין

Le Guide des égarés

R. Moïse ben Maïmoun — Maïmonide (1138-1204)

Manuscrit judéo-arabe édité et traduit par S. Munk (1856-1866)

Présentation de l’édition en ligne [provisoire]

Ce projet consiste en une édition numérique bilingue et complète du Guide des égarés de Maïmonide, dans la traduction de Salomon Munk (Paris, A. Franck, 1856-1866). Cette édition se veut la plus respectueuse de l’immense travail réalisé par S. Munk et comporte :

– Les textes introductifs rédigés par Munk,

– L’intégration des errata et des notes additionnelles,

– Les notes de bas de page sont reproduites intégralement en numérique : citations hébraïques, judéo-arabes et arabes comprises.

– Le texte judéo-arabe édité par Munk est donné en regard de sa traduction française.

– Le texte judéo-arabe est transcrit en Unicode avec ses points diacritiques et ses voyelles, dans les deux polices créées pour ce projet : Munk Texte et Munk Manuscrit.

Sommaire

Première partie

Partie 1Textes introductifs de Salomon MunkDédicace, note sur le titre de l’ouvrage, préface.

Livre IIntroduction de MaïmonideLettre de l’auteur a son disciple. —But de cet ouvrage: 1° explication des mots homonymes, métaphoriques et amphibologiques qui se présentent dans les livres prophétiques ; 2° explication des allégories dont se servent les prophètes. — Les hommes sont plus ou moins aptes les uns que les autres à comprendre les mystères divins. — Pourquoi ces mystères ont été présentés sous la forme d’allégories. — Différentes espèces d’allégories. — Recommandation au lecteur de cet ouvrage: il ne suffit pas de saisir l’ensemble de chaque chapitre, mais il faut chercher a se rendre compte de tous les détails et combiner ensemble les différents chapitres pour en comprendre la liaison.— Observation préliminaire: les contradictions qu’on rencontre dans certains ouvrages dérivent de sept causes différentes

Partie 1Chapitre 1Explication des mots hébreux célem (image) et demouth (ressemblance) ; ce que signifient ces mots de l’Écriture : Faisons un homme à notre image, selon notre ressemblance.
Partie 1Chapitre 2État primitif de l’homme ; en quoi consistait sa chute.
Partie 1Chapitre 3Sens des mots tabnîth (structure) et temounâ (figure) ; ce dernier seul s’applique allégoriquement à Dieu.
Partie 1Chapitre 4Sens des trois verbes raâ, hibbît et ‘hazâ (qui signifient voir), appliqués allégoriquement à la perception intellectuelle et à Dieu.
Partie 1Chapitre 5Suite de cette explication. Il faut se préparer, par des études préliminaires, à la perception des choses intelligibles, et notamment de Dieu. — Perception défectueuse des Élus d’entre les fils d’Israël (Exode, XXIV, 11), qui n’étaient pas suffisamment préparés.
Partie 1Chapitre 6Homonymie des mots isch et ischâ, qui signifient homme et femme et qui désignent aussi des choses destinées à se joindre ensemble (allusion à la forme et à la matière).
Partie 1Chapitre 7Explication du mot yalad (enfanter), qui s’emploie métaphoriquement dans le sens d’instruire.
Partie 1Chapitre 8Du mot makôm, qui signifie lieu, et qui est pris aussi dans le sens de rang ou degré. Sens de ce mot lorsqu’il est appliqué à Dieu.
Partie 1Chapitre 9Du mot kissé (trône) ; ce qu’il faut entendre par trône de Dieu.
Partie 1Chapitre 10Des verbes yarad (descendre) et ‘alâ (monter), appliqués métaphoriquement à Dieu et à l’intelligence humaine.
Partie 1Chapitre 11Du verbe yaschab (être assis, résider), appliqué à Dieu.
Partie 1Chapitre 12Du verbe koum (être debout, s’élever).
Partie 1Chapitre 13Du verbe ‘amad (être debout, se tenir).
Partie 1Chapitre 14Homonymie du mot adam (homme).
Partie 1Chapitre 15Du verbe naçab ou yaçab (se tenir debout, être stable).
Partie 1Chapitre 16Du mot çour (rocher) employé dans le sens de principe des choses.
Partie 1Chapitre 17Les sujets de la physique, ou de la science des principes, ont été, aussi bien que ceux de la métaphysique, présentés par des métaphores.
Partie 1Chapitre 18Des verbes karab, naga’ et nagasch (s’approcher, toucher), exprimant, au figuré, une union au moyen de la science ou de la perception.
Partie 1Chapitre 19Du verbe malé (remplir), appliqué à la gloire divine.
Partie 1Chapitre 20Des verbes râm et nissâ (être élevé), appliqués à Dieu.
Partie 1Chapitre 21Du verbe ‘abar (passer). Explication des mots : Et l’Éternel passa devant sa face.
Partie 1Chapitre 22Du verbe bâ (venir, entrer), appliqué à la manifestation de la majesté ou de la parole divine.
Partie 1Chapitre 23Des verbes yaçâ (sortir) et schoub (retourner), appliqués à Dieu.
Partie 1Chapitre 24Du verbe halakh (marcher, s’en aller), appliqué à la diffusion de la parole divine ou à la retraite de la Providence.
Partie 1Chapitre 25Du verbe schakhan (demeurer, résider), appliqué à la majesté ou à la Providence divine.
Partie 1Chapitre 26Dans quel sens le mouvement a été attribué à Dieu.
Partie 1Chapitre 27Des périphrases employées par Onkelos pour éviter les anthropomorphismes relatifs au mouvement.
Partie 1Chapitre 28Homonymie du mot réghel (pied). Explication des mots : Et sous ses pieds, il y avait comme un ouvrage de l’éclat du saphir.
Partie 1Chapitre 29Du verbe ‘açab (s’affliger, s’irriter). Explication des mots : Et (l’Éternel) était irrité dans son cœur.
Partie 1Chapitre 30Du verbe akhal (manger), appliqué à la nourriture intellectuelle, ou à la science, et à la perception des choses intelligibles.
Partie 1Chapitre 31Sur la faculté qu’a l’homme de percevoir les choses intelligibles, et sur les limites de cette faculté.
Partie 1Chapitre 32Comparaison entre la faculté de l’intelligence et celle des sens ; l’intelligence, comme les sens, s’émousse par de trop grands efforts.
Partie 1Chapitre 33Il ne faut pas commencer les études par les hauts mystères de la théologie. Pour le vulgaire, il faut toujours parler par des images, et même les intelligences supérieures ne doivent aborder la métaphysique qu’après des études préparatoires.
Partie 1Chapitre 34Des cinq causes qui empêchent l’homme d’aborder directement les études métaphysiques.
Partie 1Chapitre 35Il ne faut pas laisser ignorer, même au vulgaire, que Dieu est incorporel et qu’il est exempt de passions.
Partie 1Chapitre 36Ce qu’il faut entendre par plaire à Dieu, irriter sa colère, etc. Les expressions de colère, d’irritation, de jalousie et d’ennemi de Dieu ne s’emploient que lorsqu’il est question d’idolâtrie.
Partie 1Chapitre 37Homonymie du mot panîm (face) ; ce qu’il faut entendre par face de Dieu, et notamment par ces mots : Et l’Éternel parla à Moïse face à face.
Partie 1Chapitre 38Homonymie du mot a’hôr (dos, ou partie de derrière) ; ce qu’il faut entendre par les mots : Et tu me verras par derrière.
Partie 1Chapitre 39Homonymie du mot leb (cœur, pensée, volonté, intelligence).
Partie 1Chapitre 40Homonymie du mot roua’h (air, vent, esprit, inspiration, volonté).
Partie 1Chapitre 41Homonymie du mot néphesch (âme vitale et rationnelle, volonté).
Partie 1Chapitre 42Du mot ‘hay (vivant, vie). Au figuré, ce mot désigne la science.
Partie 1Chapitre 43Du mot canaph (aile). Ce mot désigne aussi ce qui est voilé ou caché.
Partie 1Chapitre 44Homonymie du mot ‘aïn (œil, attention ou soin). Appliqué à Dieu, il désigne la Providence divine.
Partie 1Chapitre 45Du verbe schama’ (entendre, écouter, comprendre). Appliqué à Dieu, il signifie exaucer ou percevoir.
Partie 1Chapitre 46Suite de l’explication des mots ‘aïn et schama’, et observations générales sur les organes du corps humain, métaphoriquement attribués à Dieu, pour indiquer sa perfection.
Partie 1Chapitre 47Pourquoi on a attribué à Dieu l’ouïe, la vue et l’odorat, et non pas le goût ni le toucher ; la pensée, et non l’imagination.
Partie 1Chapitre 48Sur la manière dont Onkelos rend les mots entendre et voir, appliqués à Dieu.
Partie 1Chapitre 49Les anges sont de pures intelligences ; leur perception et leurs facultés.
Partie 1Chapitre 50La croyance doit se baser sur la conception ; elle ne doit pas être une simple profession de foi, mais une pensée intime. Il faut concevoir Dieu dépouillé de toute espèce d’attributs positifs.
Partie 1Chapitre 51Nécessité d’écarter de Dieu les attributs, pour ne pas tomber dans des contradictions manifestes.
Partie 1Chapitre 52Les attributs affirmatifs sont de cinq espèces : définition, partie de définition, qualité, rapport, action.
Partie 1Chapitre 53Les expressions figurées des prophètes ont donné lieu à croire aux attributs ; il n’y a point d’attributs essentiels de Dieu, et on ne peut lui donner que des attributs d’action.
Partie 1Chapitre 54Explication de quelques passages du Pentateuque, où il est parlé, d’une manière allégorique, de la perception de l’essence divine et des attributs de Dieu. C’est par allégorie qu’on lui donne certains attributs empruntés aux actions qui, chez les hommes, émanent des affections de l’âme.
Partie 1Chapitre 55Il faut écarter de Dieu tout ce qui tend, soit à la corporéité, soit à la passion ou au changement, soit à la privation, soit enfin à l’assimiler aux créatures.
Partie 1Chapitre 56De la non-admissibilité de l’assimilation et des attributs essentiels.
Partie 1Chapitre 57On ne doit même pas admettre, comme attributs de Dieu, l’existence, l’unité et l’éternité.
Partie 1Chapitre 58On ne peut donner à Dieu que des attributs négatifs.
Partie 1Chapitre 59Plus on admet d’attributs négatifs, et plus on s’approche de la connaissance de Dieu. Les attributs affirmatifs aboutissent à attribuer à Dieu des imperfections.
Partie 1Chapitre 60Exemples pour mieux faire comprendre la nécessité de donner à Dieu des attributs négatifs. Danger des attributs affirmatifs, qui aboutissent à faire de Dieu un être de pure imagination, ou un non-être.
Partie 1Chapitre 61Considérations sur les noms de Dieu qu’on trouve dans l’Écriture sainte ; ils sont généralement dérivés des actions divines, à l’exception du nom tétragrammate.
Partie 1Chapitre 62Du nom tétragrammate en particulier, et de deux autres noms dont parle le Talmud, et qui sont composés, l’un de douze lettres, l’autre de quarante-deux lettres.
Partie 1Chapitre 63Du nom d’Ehyé (je suis celui qui suis) et de quelques autres noms, tels que Yah, Schaddaï, ‘Hasîn, Çour.
Partie 1Chapitre 64Du sens des mots schem (nom) et cabôd (gloire).
Partie 1Chapitre 65Ce qu’il faut entendre par la parole, attribuée à Dieu.
Partie 1Chapitre 66Ce qu’il faut entendre par l’écriture, attribuée à Dieu.
Partie 1Chapitre 67Ce qu’il faut entendre par le repos, attribué à Dieu.
Partie 1Chapitre 68Explication de cette proposition des philosophes qui dit : que Dieu est l’intellect, l’intelligent et l’intelligible.
Partie 1Chapitre 69Dans quel sens les philosophes appellent Dieu la cause première.
Partie 1Chapitre 70Explication du verbe rakhab (chevaucher sur le ciel), appliqué à Dieu, comme premier moteur, ou comme cause motrice et formelle de l’univers.
Partie 1Chapitre 71Sur l’origine du calâm, ou de la théologie rationnelle, chez les musulmans, et sur les emprunts que leur firent les juifs. Défauts de ce système, qui nie les lois de la nature et qui est impuissant pour démontrer les quatre dogmes fondamentaux de la religion, savoir : l’existence, l’unité et l’incorporalité de Dieu, et la création ex nihilo.
Partie 1Chapitre 72Coup d’œil sur l’Être ou la nature en général ; comparaison entre l’ensemble de l’univers et l’individu humain.
Partie 1Chapitre 73Les douze propositions fondamentales du système des Motécallemîn ou partisans du calâm.
Partie 1Chapitre 74Les sept méthodes employées par les Motécallemîn pour démontrer la création du monde, et subséquemment l’existence de Dieu.
Partie 1Chapitre 75Les cinq méthodes par lesquelles ils démontrent l’unité de Dieu.
Partie 1Chapitre 76Les trois méthodes par lesquelles ils démontrent l’incorporalité de Dieu.

Deuxième partie

Troisième partie

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