שולחן ערוך — יורה דעה

Shoul’han aroukh — Yoré Déa

Trad. de Neviasky (1917, posth.)

Lois sur les voeux — הלכות נדרים

Dans la section des notes de fin de traité, les notes en chiffres correspondent à des notes traduites du texte hébraïque. Les notes introduites par une lettre correspondent à des notes rédigées par les traducteurs de ce traité en français.

Siman 203. Des paroles louables et de celles qui ne le sont pas — הלכות נדרים (7 articles)

אל תהי רגיל בנדרים כל הנודר אף ע״פ שמקיימו נקרא רשע ונקרא חוטא:

203.1
Yoré Déah — Neviasky — §203.1

Il ne faut pas prendre l’habitude de prononcer des vœux. Celui qui prononce un vœu est considéré comme un impie et comme un pécheur, même s’il accomplit ce vœu[a].

איחר אדם נדרו פנקסו נפתחת:

203.2
Yoré Déah — Neviasky — §203.2

Pour celui qui tarde à accomplir un vœu s’ouvre le Livre où sont inscrits ses péchés.

הנודר כאילו בונה במה בשעת איסור הבמות והמקיימו כאילו הקריב עליה קרבן שטוב יותר שישאל על נדרו והני מילי בשאר נדרים אבל נדרי הקדש מצוה לקיימן ולא ישאל עליהם אלא מדוחק: (וכן אם נשבע על איזה דבר לא ישאל עליו אלא מדוחק) (מרדכי פ״ג דשבועות בשם מוהר״ם וע״פ עב״י ס״ס ר״ל):

203.3
Yoré Déah — Neviasky — §203.3

La personne qui fait un vœu est assimilée à celle qui élevait un autel sur les Hauts lieux, aux temps anciens où cela fut interdit ; et la personne qui accomplit un vœu est assimilée à celle qui offrait un sacrifice sur cet autel[b]. Lorsqu’on a fait un vœu concernant des futilités, il vaut bien mieux en demander la rémission à un rabbin ; mais il ne faut pas, sauf cas urgent, demander semblable rémission, si le vœu est celui d’accomplir une œuvre de charité ou de mener une vie vertueuse. הגה · RemaSi l’on a juré en faisant le vœu, il est interdit de demander la rémission de ce vœu à un rabbin, sauf cas urgent[1].

צריך ליזהר שלא ידור שום דבר ואפי’ צדקה אין טוב לידור אלא אם ישנו בידו יתן מיד ואם לאו לא ידור עד שיהיה לו ואם פוסקים צדקה וצריך לפסוק עמהם יאמר בלא נדר:

203.4
Yoré Déah — Neviasky — §203.4

On doit se garder de faire des vœux, quels qu’ils soient, même des vœux de charité. Si l’on a de l’argent, on doit simplement donner aux pauvres ; mais si on n’a pas d’argent, et si on désire se promettre d’en donner aux pauvres plus tard, il faut bien se dire : « Je ferai l’aumône, si je le puis ; ce n’est pas un vœu que je prononce là. »

בעת צרה מותר לנדור:

203.5
Yoré Déah — Neviasky — §203.5

Quand on est dans l’affliction, il est permis de faire un vœu[c].

האומר אשנה פרק זה וירא שמא יתרשל בדבר שרי ליה למנדר לזרוזי נפשיה וכן אם ירא שיתקפו יצרו ויעבור על איזו מצוה ממצות לא תעשה או יתרשל מקיום מצות עשה מצוה לישבע ולנדור כדי לזרז עצמו:

203.6
Yoré Déah — Neviasky — §203.6

Il est permis à celui qui veut étudier un chapitre des Saintes Écritures, et qui doute de son courage pour entreprendre cette étude, de prononcer le vœu de se livrer à ce travail, et de s’obliger ainsi à accomplir son devoir. De même, celui qui manque de confiance en sa vertu fait une bonne action en prononçant le serment et le vœu d’obéir aux préceptes négatifs et affirmatifs de la Torah[d], et en s’assurant ainsi de ne pas tomber dans le péché[e].

מי שנדר נדרים כדי לכונן דעותיו ולתקן מעשיו הרי זה זריז ומשובח כיצד מי שהיה זולל ואסר עליו הבשר שנה או שנתים או שהיה שוגה ביין ואסר היין על עצמו זמן מרובה או אסר השכרות לעולם וכן מי שהיה רודף שלמונים ונבהל להון ואסר על עצמו המתנות או הניית אנשי מדינה זו וכן מי שהיה מתגאה ביופיו ונדר בנזיר וכיוצא בנדרים כולם דרך עבודה לשם הם ובנדרים אלו וכיוצא בהם אמרו חכמים נדרים סייג לפרישות ואע״פ שהם עבודה לא ירבה אדם בנדרי איסור ולא ירגיל עצמו בהם אלא יפרוש מדברים שראוי לפרוש מהם בלא נדר:

203.7
Yoré Déah — Neviasky — §203.7

Celui qui fait vœu de rendre la droiture à ses pensées et de purifier sa vie est sage et digne d’éloges. Le gourmand qui fait vœu de ne pas manger de viande pendant un an ou deux, l’intempérant qui fait vœu de ne pas boire de vin de longtemps et de ne plus jamais s’enivrer, l’avare de ne pas recevoir de cadeaux ou de ne pas tromper la douane, le fait de laisser pousser ses cheveux et de se retirer du tourbillon mondain, sont tous agréables à Dieu. Tous nos sages ont permis ces vœux pour éloigner les hommes du vice. Cependant, quoique de tels vœux maintiennent l’homme dans la voie du bien, on doit éviter de les multiplier ; il vaut mieux s’écarter du mal sans faire de vœu[f].

Siman 204. Règles concernant la compréhension des vœux — הלכות נדרים (4 articles)

עיקר נדר האמור בתורה הוא שיתפיס בדבר הנדור כגון שאומר ככר זה עלי כקרבן או שאמר יאסר עלי ככר זה או שאמר ככר זה עלי איסור וכן אם אסר עליו ככר אחד שתלאו בדבר הנדור ואמר על אחר יהא כזה אסור ואפילו עד מאה כולם אסורים או שנדר על יום אחד להתענות בו או שלא לאכול בו בשר ואמר על יום אחר יהא כזה אסור (יש חלוקי לשונות בענין הנדר והרב לא כתבם ועיין בפנים):

204.1
Yoré Déah — Neviasky — §204.1

Une chose que l’on assimile à une autre, au sujet de laquelle on a déjà formulé un vœu, se trouve comprise dans ce vœu. Par exemple, une personne a dit : « Que ce pain me soit sacré comme un sacrifice », ou bien : « Je m’interdis de manger de ce pain », ou encore : « Que ce pain me soit défendu » ; le pain lui est alors défendu. Si, après avoir ainsi fait un vœu pour se défendre le pain, elle dit en parlant d’autres objets : « Que ces objets me soient défendus comme le pain », ces objets tomberont sous le coup du vœu antérieurement fait, fussent-ils au nombre de cent. De même, si, après avoir fait vœu de jeûner, ou de ne pas manger de viande, un certain jour, on dit plus tard : « Que ce jour dont je parle se passe comme celui pour lequel j’ai fait un vœu », il faut, ce jour-là, de nouveau, jeûner ou ne pas manger de viande. הגה · RemaIl y a différentes manières de prononcer un vœu.

לאו דוקא מתפיס בקרבן אלא ה״ה בכל דבר הקדוש בקדושת הפה כגון שאומר ככר זה כאימרא כדירים כמזבח כהיכל כירושלים או כאחד מכל משמשי מזבח הרי זה נדר: הגה אם נדר בשלחן שבמקדש הוי נדר אבל אם אמר כשלחן סתם ולא אמר כשלחן הקדש אין זה כלום ומכל מקום בעם הארץ יש להתיר שלא יהא פרוץ בנדרים. (הגהות מרדכי דשבועות בשם מוהר״ם) מביאה ב״י בסי’ רל״ז:

204.2
Yoré Déah — Neviasky — §204.2

Si au lieu de dire : « Que cet objet me soit défendu comme m’est défendue l’offrande », on dit : « Que cet objet me soit comme la brebis de l’holocauste », ou « comme le bois destiné à consumer le sacrifice », ou « comme l’autel », ou « comme le Temple de Jérusalem », ou « comme un des ustensiles servant à l’autel », on considère que le vœu a été prononcé[g]. הגה · RemaQuand on dit : « Que cet objet me soit comme la table du Temple », on a prononcé un vœu. Mais si l’on dit : « Que cet objet me soit défendu comme la table » tout court, il n’y a pas vœu. Cependant, si ces dernières paroles ont été prononcées par un ignorant, celui-ci doit avoir recours à un rabbin pour être relevé de ce qu’il croit être un vœu ; sans quoi il s’imaginerait avoir le droit de rompre tous les vœux, même ceux visés au commencement de la glose[h].

שמע חבירו ואמר אני כמותך בתוך כדי דבור הרי זה אסור במה שנאסר בו חבירו שמע הג’ זה שאמר ואני ואמר ואני אפי’ היו ק’ וכל אחד אומר ואני בתוך כדי דיבורו של חבירו הרי כולם אסורים:

204.3
Yoré Déah — Neviasky — §204.3

Quand une personne, formulant un vœu, est entendue par une autre, qui répond : « Je suis dans le même cas que vous », la seconde personne est obligée d’observer le vœu formulé par la première ; si une troisième personne dit aussitôt : « Moi aussi je suis dans le même cas que vous », elle doit également remplir le même vœu. Si une centaine de personnes entendent prononcer le vœu, et déclarent toutes être dans le même cas que la personne qui a formulé le vœu, on considère que toutes ont formulé ce vœu, et elles devront l’observer.

אדם אוסר על עצמו דבר שלא בא לעולם לכשיבא לעולם:

204.4
Yoré Déah — Neviasky — §204.4

On peut s’interdire une chose que l’on ne possède pas encore, mais que l’on pourra posséder.

Siman 205. Du vœu qui consiste à s’interdire un objet en l’assimilant à une chose défendue par la Torah — הלכות נדרים (2 articles)

האומר פירות אלו עלי או מין פלוני עלי או מה שאוכל עם פלוני עלי כבשר חזיר או כעבודת כוכבים או כנבלות וטריפות וכיוצא באלו וכן האומר לאשתו הרי את עלי כאמי או כאחותי או כערלה או ככלאי הכרם הרי אלו מותרים ואין כאן נדר ואם היה האומר עם הארץ צריך שאלה לחכם ומראין בעיניו שאשתו אסורה ושאותם פירות אסורים ומחמירים עליו שאין די לו בחרטה אלא צריך לפתוח לו פתח ממקום אחר ומתירים לו נדרו כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים: הגה יש אומרים דבזמן הזה לכולי עלמא דיינינן להו כדין עם הארץ לפי שרובן אינן בני תורה (תשובת הרשב״א) ומיהו י״א דאפילו בעם הארץ אין צריך שאלה רק באוסר אשתו עליו אבל לא בשאר נדרים (טור ועיין ס״ק ד’):

205.1
Yoré Déah — Neviasky — §205.1

Un homme a dit : « Que ces fruits, ou : que cette espèce de fruits, ou : que les repas pris en compagnie de telle personne, me soient comme la viande de porc, ou : comme l’idolâtrie, ou : comme la viande des animaux non abattus selon le rite », ou bien il a dit : « Que ma femme me soit comme ma mère, ou : comme ma sœur, ou : comme les fruits d’une jeune greffe, ou : comme le mélange de semences diverses » : tous ces vœux sont nuls[2]. Cependant si un tel vœu a été prononcé par un ignorant, celui-ci doit s’en faire faire remise par un rabbin, dont le devoir est alors de lui laisser penser que ce qu’il s’est interdit pourrait bien lui rester interdit, et de chercher un moyen de le dispenser de ce vœu, qui en réalité n’en est pas un. Le rabbin doit recourir à ce subterfuge, afin que l’ignorant craigne à l’avenir de prononcer des vœux irréfléchis. הגה · RemaD’aucuns prétendent qu’aujourd’hui la plupart des Israélites, n’étudiant pas assez la Loi, doivent être considérés comme des ignorants[i]. D’autres disent que l’ignorant lui-même n’a pas besoin de rabbin pour se faire faire remise d’un des vœux dont on vient de parler[j], sauf lorsqu’il s’agit du vœu concernant la femme[k].

האומר שיהא יינו יין נסך ופתו פת כותים לא נאסר בכך אבל אם אמרו בדרך קנס כגון שאמר אם אעשה כך או אם אעבור על כך יהיה פתי פת כותים וייני יין נסך ועבר יש אוסרים ויש מתירים: הגה ואפ״ה בעם הארץ יש להתירו וכל זה ביחיד שקבל על עצמו אבל רבים יכולים בזמן הסנהדרין לרדות המורדים והפושעים שיינם יהיה יין נסך ופתן פת כותים וכל מה שגוזרים בזה הי’ קיים (תשובת הרשב״א) ע״ל סי’ רכ״ט מי שאמר אם אעשה דבר פלוני לא אהיה יהודי:

205.2
Yoré Déah — Neviasky — §205.2

Si un homme dit : « Que mon vin me soit comme le vin destiné aux idoles, et que mon pain me soit comme le pain des Kouthim », le vœu est nul. Mais lorsque cet homme, en formulant son vœu, se pose une condition, à savoir : « Que son vin lui soit comme le vin destiné aux idoles, et son pain comme le pain des Kouthim, s’il accomplit telle action, ou s’il commet telle infraction », et qu’il se rend ensuite coupable de l’acte visé, les uns considèrent le pain et le vin comme permis pour lui, d’autres les lui interdisent[l]. הגה · RemaSi ce vœu a été prononcé par un ignorant, il doit s’en faire faire remise par un rabbin. Il ne s’agit ici que du cas où la personne s’est interdit le pain et le vin à elle seule ; mais si elle a dit que nul ne profiterait de ces aliments, ils restent défendus, pour la punir de son vœu imprudent. (Voir § 229 : Ce qui arrive quand on dit : « Si je fais cela, je ne serai plus un Israélite. »)

Siman 206. Du vœu conjecturé et inachevé — הלכות נדרים (5 articles)

ידות (פי’ ידות שהתחיל לנדור ולא גמר הדבור ואעפ״כ הוא נאסר כאילו נדר כל הדיבור כאדם שאוחז ביד הכלי ועל ידי כך משתמש בכלי כאילו אחז בו בעצמו) נדרים כנדרים והוא שיהו מוכיחות קצת על הנדר כיצד האומר לחבירו מודרני ממך שאיני אוכל לך או מופרשני ממך שאיני אוכל לך או מרוחקני ממך שאיני אוכל לך אסור לאכול עמו (וי״א דאפילו אמר שאני אוכל לך באלו לשונות אסור לאכול עמו) (הר״ן בשם יש גורסין ועס״ק ב’) אבל אם אומר שאיני אוכל לך לבד בלא מודרני ממך לא הוי יד ואם אמר מודרני ממך או מופרשני ממך או מרוחקני ממך ולא סיים דבריו שאיני אוכל לך במודרני ממך אסור לדבר עמו ובמופרשני ממך אסור לשאת ולתת עמו ובמרוחקני ממך אסור לעמוד בד’ אמותיו:

206.1
Yoré Déah — Neviasky — §206.1

Un vœu commencé et non achevé est considéré comme un vœu, si toutefois des paroles prononcées on peut déduire qu’il y a vœu. Si, par exemple, une personne dit à une autre : « Je fais vœu de ne plus manger avec vous, ou : Je me sépare de vous, afin de ne pas manger avec vous, ou : je m’éloigne de vous pour ne pas manger avec vous », il lui est interdit de manger avec cette autre personne. Mais quand une personne dit à une autre : « Je ne mangerai pas avec vous », sans ajouter : « J’en fais le vœu », elle n’est pas considérée comme ayant fait un vœu. Si au contraire elle dit : « Je fais un vœu vis-à-vis de vous, ou : je me sépare de vous, ou : je m’éloigne de vous », on admet qu’il y a eu vœu, et l’on en déduit ce qui suit : si la personne a déclaré à son interlocuteur : « Je fais un vœu vis-à-vis de vous », elle ne devra plus lui parler ; si elle a dit : « Je me sépare de vous », il ne devra plus exister aucun rapport commercial entre les deux personnes ; si la déclaration a été : « Je m’éloigne de vous », la personne qui a prononcé ces mots ne devra jamais se trouver à moins de quatre coudées de l’autre personne. הגה · RemaUn vœu commencé est un vœu, de même que, lorsque nous saisissons le manche d’un ustensile, cet ustensile est considéré comme nous ayant servi. D’aucuns avancent qu’il suffit, pour interdire le repas en commun, qu’une personne ait dit à l’autre : « Si je mange avec vous… »

אמר לחבירו מודר אני לך מאכילה או מהנאה שניהם אסורים לאכול או ליהנות זה מזה אבל אם אמר מודר אני ממך מאכילה או מהנאה הוא אסור בחבירו וחבירו מותר בו:

206.2
Yoré Déah — Neviasky — §206.2

Quand un homme dit à un autre : « Je fais à votre sujet le vœu que nous ne mangions pas ensemble, ni ne profitions l’un des biens de l’autre », le vœu pèse sur les deux personnes. Mais si l’on dit : « Je fais vœu de ne pas manger avec vous et de ne pas profiter de vos biens », le vœu ne pèse que sur celui qui l’a formulé[3][m].

אמר מנודה אני לך או משמתינא ממך אם סיים דבריו שאני אוכל לך אינו נדר ומותר בכל ואם לא סיים דבריו אסור לעמוד בד’ אמותיו אבל אם אמר נדינא ממך וסיים בדבריו שאיני אוכל לך אסור לאכול עמו לא סיים דבריו שאיני אוכל לך אסור ליהנות ממנו: הגה וכבר נתבאר דיש חולקין וס״ל דכל שלא אמר שאיני אוכל לך או שאני אוכל לך לאו כלום הוא:

206.3
Yoré Déah — Neviasky — §206.3

Si une personne dit à une autre : « Que je sois méprisée, ou : excommuniée, si je mange avec vous », le vœu est nul[n]. Quand elle a dit seulement : « Que je sois méprisée, ou : excommuniée », et n’a pas terminé sa phrase, elle doit se tenir à quatre coudées au moins de la personne à qui elle a ainsi parlé[o]. Enfin si elle a dit : « Que je sois éloignée de vous », s’est arrêtée, puis a achevé : « Afin que je ne mange pas avec vous », le repas en commun lui est interdit ; mais si elle a dit : « Que je sois éloignée de vous », sans ajouter plus tard : « Afin que je ne mange pas avec vous », elle ne devra profiter d’aucun des biens de la personne visée[p]. הגה · RemaD’aucuns disent : du moment que la phrase est restée inachevée, on ne peut pas lui prêter force de vœu[q].

אמר כנדרי רשעים ככר זה עלי או שאמר כנדרי רשעים הימנו והיה ככר מונח לפניו אסור בו אבל אם אמר כנדרי כשרים עלי או כנדרי כשרים ככר זה עלי אינו כלום ואפילו אמר כנדרי כשרים ככר זה עלי קונם (פי’ קונם אחד מכנויי הקרבן) אבל אם אמר כנדבת כשרים עלי או כנדבת כשרים ככר זה עלי הוי נדר:

206.4
Yoré Déah — Neviasky — §206.4

Si un homme déclare : « Que ce pain soit pour moi tel que le vœu d’un impie », ou s’il dit, un pain étant placé devant lui : « Que le vœu d’un impie soit pour moi comme… » et n’achève pas la phrase, il y a vœu, et il ne devra pas toucher à ce pain[4]. Mais s’il dit : « Que ce pain soit pour moi comme le vœu d’un homme vertueux », ou bien si, devant un pain, il dit : « Que les vœux des personnes vertueuses soient pour moi… » et ne termine pas sa phrase, le pain reste permis[r]. Même s’il a dit : « Que ce pain me soit défendu comme le vœu d’un homme vertueux », le vœu est nul. Mais s’il s’exprime ainsi : « Que ce pain me soit comme est à l’homme vertueux son don volontaire », ou bien s’il dit, placé devant un pain : « Tels que sont pour l’homme vertueux ses dons volontaires… » et n’achève pas, on considère qu’il y a eu vœu.

הנודר שלא אוכל או שאוכל עמך אפילו יד לא הוי דלשון זה לשון שבועה הוא ולא לשון נדר אם לא שנדר לעשות מצוה ומיהו כיון דהאידנא מרגלא בפומייהו דאינשי למינדר בהאי לישנא אין להקל וצריך התרה כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ויש מי שאומר דנדר שאמרו בלשון שבועה ושבועה בלשון נדר מהני מדין ידות ומיהו בנזירות שהוציאו בלשון שבועה לדברי הכל אסור:

206.5
Yoré Déah — Neviasky — §206.5

Quand une personne se promet de ne pas manger avec une autre personne, ou de manger avec elle, il n’y a là ni vœu, ni même commencement de vœu ; on peut plutôt assimiler ses paroles à un commencement de serment[s]. Cependant si une personne se promet de faire une bonne œuvre, on assimile sa promesse à un vœu. De nos jours, où de telles promesses sont courantes, il faut se montrer sévère, afin qu’on ne traite pas les vœux à la légère, et on doit exiger le recours à un rabbin. D’après un auteur, quand un homme a prononcé un vœu avec une formule de serment, ou un serment avec une formule de vœu, on considère qu’il y a commencement de vœu. Le vœu d’humilité ou d’abstinence, même prononcé sous la forme du serment, reste un vœu[5].

Siman 207. Des appellations remplaçant le mot « vœu » — הלכות נדרים (1 article)

כנויי נדרים כנדרים כיצד קונם קונח קונס שאם אמר קונם או קונח או קונס ככר זה עלי אסור בו וכן בכל מקום הולכים אחר הלשון שרגילין בו שאם יש להם כנוי לנדר ונדר בו הוי נדר (וכן אם אינו מכיר אלו הלשונות שדברו בהם חכמים אע״פ שנדר בהם לאו כלום הוא) (ב״י וכן נראה מדברי הרמב״ם פ״א דנדרים ודנזיר ופ״ב דשבועות) אבל כינויי כינויים דהיינו כינוי שרחוק הרבה מהלשון אינו כנדר: (הנדר הוא בכל לשון שיאמר עליו מקרי נדר) (וכן משמע בב״י ורמב״ם רפ״א מה״נ):

207.1
Yoré Déah — Neviasky — §207.1

Tout vœu exprimé à l’aide d’une appellation remplaçant le mot « vœu » garde sa valeur. Par exemple, si à la place du mot « vœu » (nédère), on se sert des mots : gonâm, qonâh ou qônas[t], et si l’on dit : « Que ce pain me soit qônam », le pain est défendu. Les appellations varient avec les pays ; en quelque pays que l’on formule un vœu, avec l’appellation que l’idée de vœu y a reçue, le vœu est valable. Mais si l’appellation employée est telle que l’on ait ignoré, en proférant ce mot, qu’il s’agissait d’un vœu, le vœu est nul. הגה · RemaQuand un vœu est prononcé à l’aide d’une certaine appellation, dans laquelle on ne reconnaît aucune de celles indiquées par les talmudistes, le vœu est nul. En quelque langue qu’un vœu soit prononcé, il a toujours sa valeur.

Siman 208. Du vœu équivoque et du vœu dans lequel on fait entrer le mot חרם (ḥérem)[u]הלכות נדרים (5 articles)

סתם נדרים להחמיר כיצד אמר פירות אלו כבשר מליח או כיין נסך שיש במשמעו מליח של קדשים או יין נסך לשמים שהוא נדר שהרי הוא מתפיס בדבר הנדור ויש עוד במשמע בשר מליח ויין נסך לעבודת כוכבים שאינו נדר שהרי הוא מתפיס בדבר האסור אנו תולין אותו להחמיר ואם הוא אומר שדעתו כבשר מליח ויין נסך של עבודת כוכבים נאמן ואין צריך שאלה ואפי’ הוא עם הארץ ואם רוב אנשי המקום קורים לבשר מליח של קדשים בשר מליח סתם וליין נסך לשמים יין [נסך] סתם אינו נאמן:

208.1
Yoré Déah — Neviasky — §208.1

Il faut se montrer très sévère lorsqu’il s’agit d’un vœu dont le sens est équivoque. Par exemple, si un homme dit : « Que ces fruits soient pour moi comme la viande salée, ou comme le vin des libations », on peut comprendre : « Que ces fruits soient pour moi comme la viande des sacrifices offerts au Temple », ou « comme le vin versé en libation, au Temple » ; le vœu dans ce cas aurait de la valeur, puisque les fruits ont été assimilés à des choses sacrées. Mais on pourrait également comprendre : « Que ces fruits soient pour moi comme la viande salée ou le vin offerts aux idoles », et le vœu serait alors nul, puisque celui qui l’a prononcé assimilait les fruits à des objets défendus par leur nature même[v]. Les deux versions étant plausibles, on n’admet que la première, à moins que celui qui a prononcé le vœu ne déclare avoir pensé, en le formulant, à la viande et au vin destinés aux idoles : on le croit alors sur parole et son vœu est nul, sans qu’il ait besoin, même si c’est un ignorant, du secours d’un rabbin[w]. Dans les pays où l’on a coutume de désigner sous les noms de viande salée et de vin de libation uniquement ce qui était offert au Temple, si celui qui a prononcé le vœu dit qu’il pensait aux offrandes faites aux idoles, on n’ajoutera pas foi à son dire, et il lui faudra remplir son vœu[x].

נדר בחרם ואמר לא נדרתי אלא בחרמו של ים (פי’ רשת שצדין בה דגים בים) בקרבן ואמר לא נדרתי אלא בקרבנות מלכים הרי עצמי קרבן ואמר לא נדרתי אלא בעצם שהנחתי להיות נודר בו קונם אשתי נהנית לי ואמר לא נדרתי אלא מאשתי הראשונה שגרשתי אם הוא תלמיד חכם נאמן ואינו צריך התרה ואם הוא עם הארץ צריך שאלה שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ומיהו בחרטה סגי וא״צ לפתוח לו פתח ואם עבר על הנדר אין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר על הנדר ונהג בהם היתר אבל הנודר נדר גמור דאורייתא ועבר עליו (במזיד) קונסין אותו ואין מתירין לו אלא א״כ ינהוג איסור כימים שעבר עליו ונהג בו היתר ואם יש מכשול בדבר כגון שנדר בדבר שאינו יכול ליזהר בו כגון שאסר עליו כל הפירות שבעולם חוץ מדגן ועבר עליו מתירין לו מיד ואין קונסין אותו לנהוג איסור כימים שעבר עליו כדי שלא יבא לידי מכשול ויש מי שאומר שמ״מ יש להחמיר עליו שלא להתירו בחרטה אלא בפתח ומזה נלמוד למי שאסר על עצמו בשר ויין אם יעבור עבירה פלונית ועבר עליה ולא נזהר מבשר ויין ובא להתיר נדרו שמתירין לו מיד ואינו צריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר כיון שיש חשש מכשול בדבר: הגה מיהו אם נראה לחכם שיוכל לעמוד על עצמו ולא יעבור עוד אין מתירים לו עד שינהוג איסור כימים שנהג בהן היתר (מרדכי ריש שבועות שתים ובתשובת הרמב״ן סי’ רכ״ה):

208.2
Yoré Déah — Neviasky — §208.2

Quand un homme, après avoir dit : « Je fais vœu que ces objets me soient ḥérem » (ḥérem a à la fois le sens de « consacré » et celui de « filet pour la pêche »), déclare qu’en formulant son vœu il pensait au filet ; ou s’il dit : « Que cet objet me soit sacré comme ce qui est offert en sacrifice », et déclare ensuite qu’il pensait aux offrandes faites au monarque[y] ; ou encore s’il dit : « Que je sois comme l’holocauste[z] », et déclare ensuite avoir pensé seulement à l’os de l’holocauste, son vœu est nul. S’il fait vœu que sa femme lui soit sacrée, et dit ensuite avoir pensé à sa première femme, avec laquelle il a divorcé, ce vœu est de même annulé. Il est annulé sans le secours d’un rabbin, quand il a été prononcé et interprété par un talmudiste, car on a confiance en un talmudiste[aa]. Si c’est un ignorant qui a prononcé le vœu, il doit avoir recours à un rabbin ; on veut ainsi éviter que les vœux ne soient traités à la légère[ab]. Si l’ignorant dit au rabbin qu’il regrette son vœu équivoque, cela suffit pour annuler ce vœu. Quand un ignorant a fait un vœu, n’en a pas rempli les clauses, puis est venu quelques jours après en faire part au rabbin, celui-ci ne doit pas le punir en lui faisant observer ce vœu pendant un nombre de jours égal au nombre des jours écoulés, lorsqu’il s’agit d’un vœu équivoque. Mais si le vœu n’est pas équivoque, s’il vise bien une chose interdite par la Torah, celui qui l’a formulé et ne l’a pas observé doit être puni par l’obligation d’en remplir les clauses, pendant un temps égal au temps écoulé entre le jour où il a prononcé son vœu et celui où il en a fait part au rabbin. Quand un homme a fait un vœu presque impossible à tenir, par exemple celui de ne manger aucun fruit de la terre en dehors du seigle, ne l’a pas observé et va s’en ouvrir au rabbin, celui-ci doit lui en faire remise entièrement et sans aucune punition, afin qu’il ne commette pas un plus grand péché en enfreignant son vœu. Un docteur déclare que le rabbin doit se montrer plus sévère, ne pas faire remise au coupable dès que celui-ci a dit regretter son vœu imprudent, mais chercher une disposition de loi qui puisse le libérer. D’après ces principes, on peut poser la règle suivante : Une personne a fait vœu de ne plus manger de viande, de ne plus boire de vin, si elle se rendait coupable d’un certain péché, et, n’ayant pas accompli son vœu, vient s’en ouvrir à un rabbin ; celui-ci devra l’absoudre, sans lui imposer l’abstinence pendant un temps égal à celui de la transgression, afin de lui éviter le péché d’enfreindre son vœu. הגה · RemaMais si le rabbin voit que celui qui se présente à lui est un homme vertueux, capable d’accomplir ce qui lui sera ordonné, il devra lui imposer comme châtiment de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, pendant un temps égal à celui de la transgression.

במה דברים אמורים שצריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר בימים מועטים אבל במרובים דיו ל’ יום:

208.3
Yoré Déah — Neviasky — §208.3

Si une personne n’a pas observé un vœu et est passible d’une peine, le rabbin devra lui faire remplir les clauses de son vœu pendant un temps égal à celui de la transgression, s’il s’agit d’un temps relativement court ; mais si ce temps est long, la règle est de lui faire observer le vœu pendant trente jours[ac].

מי שעבר על נידוי אין צריך לנהוג איסור כימים שנהג בהם היתר מפני שנידוי הוא דרבנן:

208.4
Yoré Déah — Neviasky — §208.4

Lorsqu’a été formulé le vœu suivant : « Que je sois méprisé et considéré comme un être impur, si je me rends coupable de tel péché », et que, ce péché commis, le vœu n’a pas été observé, — si le coupable en fait part quelque temps après à un rabbin, il ne doit pas être puni comme le voudrait l’article 3, parce qu’il s’agit ici d’un vœu interdit seulement par la loi rabbinique[ad].

נשבע שלא ישא אשה תוך ג’ שנים ועבר ונשא אם אמר לשון שמשמעו שלא יעשה נישואין עמה הוה ליה כנשבע על הככר ואכלה דנשאל ומתירין לו אבל אם אמר לשון שמשמעו שלא תהיה אשתו אין מתירין לו עד שיגרשנה כימים שנהג בהם קלות ראש בנדרו. (וכבר נתבאר דבשלשים יום סגי) . (תשובת הרשב״א ותשובת הרמב״ן וריב״ש לענין הלכתא):

208.5
Yoré Déah — Neviasky — §208.5

Quand un homme a prononcé un serment tel qu’on puisse comprendre qu’il ne se mariera pas avant trois ans, et qu’au mépris de ce serment il a contracté mariage, — s’il s’en excuse ensuite auprès d’un rabbin, celui-ci devra lui faire remise de sa faute ; car le cas est identique à celui où l’on a fait vœu de ne pas manger de pain, par exemple, et où l’on en a mangé. Mais si, d’après la formule du serment, on comprend qu’il a juré de ne pas épouser une certaine femme avant trois ans, s’il n’a pas tenu sa parole et s’il va trouver un rabbin, après consommation du mariage, le rabbin devra lui donner comme punition de vivre séparé de sa femme, pendant un temps égal au temps écoulé depuis le vœu jusqu’au moment où il est venu dévoiler ce vœu au rabbin[ae]. הגה · RemaS’il a beaucoup tardé à dévoiler son vœu, il ne doit cependant pas être séparé de sa femme pendant plus de trente jours (v. art. 3).

Siman 209. De la personne qui a répondu {em(« amen »)} au vœu formulé par une autre personne — הלכות נדרים (1 article)

אחד הנודר מעצמו או שהדירו חבירו ואמר אמן או דבר שעניינו כענית אמן שהוא קבלת דברים אסור אבל כשחבירו מדירו משלו אין צריך לקבל דבריו:

209.1
Yoré Déah — Neviasky — §209.1

Lorsqu’une personne a fait un vœu, elle devra le remplir même si, au moment du vœu, une autre personne présente a répondu : amen, oui, ou un mot quelconque exprimant l’assentiment : cette dernière personne est d’ailleurs obligée de remplir les clauses du vœu, tout comme celle qui l’a prononcé. Quand une personne fait le vœu que ce qui lui appartient soit interdit à une autre personne qui l’écoute, et que celle-ci n’a pas protesté, la deuxième personne doit se soumettre aux conditions du vœu[af].

Siman 210. Le vœu doit être prononcé nettement avec les lèvres — הלכות נדרים (3 articles)

אין הנדר חל עד שיוציא בשפתיו ויהיו פיו ולבו שוים לפיכך היה בלבו לידור מפת חטים והוציא בשפתיו פת שעורים מותר בשניהם אבל אם היה בלבו פת חטים (או פת שעורים) והוציא בשפתיו פת סתם אסור בשל חטים לבד (או בשל שעורים לבד) (דכן משמע בסימן רי״ז ס״ט) ואם נדר על דעת אחרים אינו תלוי בלבו אלא כפי מה שיאמרו אחרים שהוא דעתם כך יחול הנדר:

210.1
Yoré Déah — Neviasky — §210.1

Le vœu est réel, lorsqu’il a été énoncé clairement et que le cœur est d’accord avec les lèvres. C’est pour cette raison que, si un homme, voulant faire un vœu pour se défendre le pain de froment, prononce le vœu pour le pain d’orge, les deux espèces de pain lui sont permises[6]. Si un homme, voulant faire vœu de se défendre soit le pain de froment, soit le pain d’orge, prononce seulement le mot « pain », le vœu est réel, et c’est le genre de pain auquel il pensait en prononçant son vœu, qui lui est interdit. Quand on fait vœu de ne pas manger du pain qui est usuel dans la contrée, il est interdit de consommer le pain que mangent généralement les habitants de la contrée.

הנודר בחלום אינו כלום ואינו צריך שאלה ויש אומרים שיתירו לו עשרה דידעי למקרי (ויתירו לו בחרטה כאלו נדר בהקיץ) (תשובת הגאונים) ויש לחוש לדבריהם (מיהו אי לית ליה בקלות עשרה דידעי למקרי יתירנו בשלשה כשאר נדר) (רשב״א סימן תרס״ח):

210.2
Yoré Déah — Neviasky — §210.2

Lorsqu’on rêve qu’on a fait un vœu, ce vœu est nul, sans qu’on ait besoin, pour l’annuler, d’avoir recours à un rabbin. D’aucuns disent que dans ce cas il est urgent de faire annuler le vœu par dix personnes, instruites dans la Torah ; cet avis mérite d’être respecté[ag]. הגה · RemaLe vœu est rémissible, si celui qui l’a prononcé dans un rêve dit qu’il le regrette, tout comme dans le cas d’un vœu formulé clairement[ah]. Mais si l’on ne peut trouver facilement dix personnes pour l’annulation du vœu, trois suffiront.

הנודר וחוזר בו תוך כדי דיבור או שמיחו בו אחרים תוך כדי דבור וקבל דבריהם (תוך כדי דיבור לנדרו) (סברת הרב ובזה יישב השגת הראב״ד על הרמב״ם ודלא כב״י) לא הוי נדר והוא שאומר כך בפיו אבל אם אמר חזרתי בלבי אינו כלום:

210.3
Yoré Déah — Neviasky — §210.3

Quand une personne, après avoir fait un vœu, le retire immédiatement, parce qu’elle le regrette ou pour suivre le conseil de personnes présentes, son vœu est annulé, si elle a dit clairement qu’elle le retirait[7]. Mais si cette personne dit, quelque temps après le prononcé du vœu, qu’elle avait, en son for intérieur, aussitôt retiré son vœu, ce vœu reste réel.

Siman 211. Du cas où un homme se dit par avance que ses vœux sont nuls — הלכות נדרים (4 articles)

האומר נדר שאני רוצה לידור לא יהא נדר ונדר אינו נדר בד״א שהוציא תחילה בשפתיו לומר שלא יהא נדר אבל אם חשב כך בלבו הוי דברים שבלב ואינם מבטלים הנדר שהוציא בשפתיו וי״א דאפילו אמר כן בלחש הוי דברים שבלב: הגה והא דאמרינן כל נדרי בליל יום כיפורים הוי כאילו התנו בהדיא ומכל מקום לא סמכינן על זה להתיר בלא שאלה לחכם כי אם לצורך גדול (מהרי״ו סימן ב’):

211.1
Yoré Déah — Neviasky — §211.1

Quand un homme déclare désirer que les vœux par lui formulés soient nuls, un vœu qu’il prononcera ensuite ne comptera pas si, avant de le formuler, il énonce clairement qu’il le veut annulé ; mais si, après avoir prononcé son vœu, il déclare qu’en son for intérieur il voulait que ce vœu fût nul, le vœu restera réel ; car l’intention ne peut pas détruire l’effet des paroles. D’aucuns ajoutent : si celui qui prononce un vœu murmure qu’il le désire nul, on assimile son murmure à une pensée, et le vœu reste réel[ai]. הגה · RemaIl en résulte que, bien qu’on dise à haute voix et publiquement, le soir de Yom Kippour, que les vœux prononcés dans l’année seront nuls, on n’aura pas le droit de prendre à la légère un vœu que l’on aura formulé, et il faudra en demander rémission à un rabbin.

מי שהתנה ואמר כל נדרי שאדור עד זמן פלוני יהיו בטלים ונדר בתוך הזמן אם הוא זוכר לתנאו בשעת הנדר נדרו קיים שהרי מבטל תנאו בשעה שנודר ואם אינו זוכר לתנאו בשעת הנדר התנאי קיים והנדר בטל ויש אומרים שאין התנאי מועיל לבטל הנדר אלא אם כן יזכרנו תוך כדי דיבור לנדר ויאמר בלבו שהוא סומך על התנאי ויש לחוש לדבריהם:

211.2
Yoré Déah — Neviasky — §211.2

Quand un homme a dit que, durant un certain laps de temps, ses vœux seront nuls, et qu’il formule un vœu avant que ce temps ne soit écoulé, deux cas se présentent : 1° Il a prononcé le vœu en pensant à la condition qu’il s’était posée, mais sans la réitérer ; le vœu est alors réel et l’emporte sur la clause d’annulation ; 2° Il a prononcé le vœu, sans songer à la promesse qu’il s’était faite ; la promesse alors subsiste, le vœu est nul[aj]. D’aucuns disent : la condition ancienne ne suffit dans aucun cas pour annuler le vœu, il faut qu’au moment même de le prononcer la personne dise qu’elle désire que son vœu soit nul : il suffit d’ailleurs qu’elle désire à ce moment l’annulation, sans exprimer son désir. Il faut s’en rapporter à ce dernier avis[ak].

התנה על קצת דברים שיהא נדרו בטל בהם ואינו יודע על מה התנה אם על אכילת בשר או שתיית יין אם אומר בשעת הנדר על דעת ראשונה אני נודר שאם אזכור על מה שהתניתי שאלך אחר התנאי ונזכר על מה התנה התנאי קיים והנדר בטל ואם לא אמר על דעת ראשונה אני נודר התנאי בטל והנדר קיים:

211.3
Yoré Déah — Neviasky — §211.3

Un homme s’est promis que les vœux qu’il formulerait pour certaines choses seraient nuls, puis il a oublié les choses dont il avait fait mention (il s’agissait, par exemple, de viande et de vin), il a prononcé un vœu en disant : « Si je me souvenais des conditions d’annulation de mes vœux, je les maintiendrais en ce moment », et il se rappelle ensuite ces conditions : le vœu qu’il a fait est alors nul, il peut manger la viande et boire le vin. Mais s’il n’a pas dit qu’il prononçait son vœu avec le désir de maintenir son ancienne promesse d’annulation, le vœu est réel[al].

אין דברים הללו אמורים אלא בשבועה או נדר שנשבע ונדר לעצמו אבל מי שהשביעו חבירו או הדירו אין ביטול זה מועיל לו כלום:

211.4
Yoré Déah — Neviasky — §211.4

Les conditions faites à l’avance en vue d’annuler un vœu ou un serment n’ont de pouvoir que s’il s’agit d’un vœu intéressant seulement la personne qui le formule ; mais si c’est un vœu ayant rapport à autrui, la condition d’annulation posée à l’avance n’a aucune valeur.

Siman 212. Du vœu fait à propos d’un objet qu’on assimile à la Torah — הלכות נדרים (1 article)

הנודר בתורה כגון שאמר פירות אלו עלי כזו לא אמר כלום ואין צריך התרה אם הוא תלמיד חכם אבל אם הוא עם הארץ צריך התרה כדי שלא ינהגו קלות ראש בנדרים ואם נדר במה שכתוב בה אסור שהרי כתוב בה איסור נטלה בידו ונדר בה כמי שנדר במה שכתוב בה דמי (אבל הנשבע בתורה בכל ענין צריך התרה ועיין לקמן סימן רל״ז) . (ב״י לענין מעשה):

212.1
Yoré Déah — Neviasky — §212.1

Quand on fait un vœu en prenant la Torah comme point de comparaison, par exemple si l’on dit : « Je fais vœu que ces fruits soient pour moi comme la Torah », le vœu est nul[8]. Si le vœu a été énoncé par un talmudiste, celui-ci n’a pas besoin d’avoir recours à un rabbin[am]. Si le vœu a été formulé par un ignorant, celui-ci doit recourir à un rabbin, afin qu’il ne s’habitue pas à traiter à la légère les questions relatives aux vœux. Mais si l’on a dit : « Que ces fruits, ou ces mets soient pour moi comme les choses qui sont défendues par la Torah », le vœu est alors réel, car il y a des mets que la Torah défend. Si, prenant la Torah en main, on dit : « Que ces fruits soient pour moi comme cette Torah », le vœu est réel, tout comme si on avait dit : « Que ces fruits soient aussi sacrés pour moi que les paroles mêmes de la Torah. » הגה · RemaSi, pour s’interdire une chose, on a fait un serment sur la Torah, il faut, pour annuler un tel vœu, avoir recours à un rabbin.

Siman 213. Les vœux ne peuvent être réels quand ils visent des choses sans existence matérielle — הלכות נדרים (3 articles)

נדרים אין חלין על דבר שאין בו ממש כיצד אמר קונם שאני מדבר עמך שאני עושה לך שאני מהלך לך שאני ישן עמך אינו נדר וכן אם אמר דיבורי ועשייתי והליכתי אסורים עליך ושינה אסורה עלי אינו נדר ומיהו מדרבנן צריך שאלה (פי’ לשאול על נדרו ולמצוא פתח להתירו) לפיכך ראובן האוסר עליו שמיעת תפילת שמעון צריך שאלה מדרבנן אבל אם אמר קונם פי מדבר עמך קונם ידי עושות לך קונם רגלי מהלכות לך קונם עיני בשינה הוי נדר גמור מן התורה וכל שכן אם אמר יאסר עליך פי לדבורי וידי לעשייתי ורגלי להילוכי: הגה האומר דבור פי עליך או נטילת אבן עלי י״א דהוי נדר הואיל והזכיר הפה והאבן (תא״ו ני״ד וכן משמע בר״ן בשם התוס’ שבב״י ס״ס רל״ט):

213.1
Yoré Déah — Neviasky — §213.1

Il ne peut y avoir vœu réel, lorsqu’il s’agit de choses qui n’ont pas d’existence matérielle. Ainsi lorsqu’on dit : « Qu’il me soit défendu de parler avec vous, de travailler pour vous, de marcher avec vous, de dormir avec vous », il n’y a pas vœu[an]. De même si une personne dit à une autre : « Que mes paroles, mes démarches, mon travail, vous soient défendus », ou bien : « que le sommeil me soit interdit », le vœu est nul. Les Docteurs du Talmud sont d’avis néanmoins que ceux qui ont prononcé de tels vœux aillent consulter un rabbin. C’est pourquoi si une personne dit : « Je fais vœu qu’il me soit défendu d’entendre la prière de telle personne », il faut qu’elle aille demander la remise de ce vœu à un rabbin. Enfin si une personne dit à une autre : « Que soient interdits ma bouche, qui parlerait avec vous, mes pieds qui marcheraient avec vous, mes mains qui travailleraient pour vous, mes yeux qui dormiraient », le vœu est réel ; il le sera à fortiori si la personne dit : « Qu’il soit défendu à ma bouche de vous parler, à mes mains de travailler pour vous, à mes pieds de marcher avec vous. »[9] הגה · RemaD’aucuns déclarent que, si une personne dit : « Qu’il vous soit défendu d’entendre les paroles de ma bouche » ou : « Qu’il me soit défendu de toucher la pierre », il y a vœu[10].

האומר אשנה פרק זה הוי כאלו נדר לתת צדקה (או לעשות שאר מצות ונדרו קיים) (וכן משמע בטור ורא״ש ופוסקים):

213.2
Yoré Déah — Neviasky — §213.2

Si une personne dit : « Je fais vœu d’étudier tel chapitre de la Loi » le vœu est réel comme s’il s’agissait du vœu de faire une aumône[ao].

אמר קונם עיני בשינה היום אם אישן למחר לא יישן היום שמא ישכח ויישן למחר אבל אם אמר קונם עיני בשינה למחר אם אישן היום יכול לישן היום ולא חיישינן שמא למחר ישכח נדרו ויישן:

213.3
Yoré Déah — Neviasky — §213.3

Quand une personne dit : « Que le sommeil soit défendu à mes yeux aujourd’hui, si je dors demain », il faut qu’elle veille cette première nuit, parce qu’elle pourrait oublier la condition qu’elle s’est posée et dormir la nuit suivante ; mais si elle a dit : « Que demain le sommeil soit défendu à mes yeux, si je dors aujourd’hui », elle peut dormir la première nuit, et l’on ne craint pas qu’elle oublie de veiller la nuit suivante[ap].

Siman 214. Il faut recourir à un rabbin lorsqu’on veut se dispenser de suivre un usage religieux local (minhag) — הלכות נדרים (2 articles)

דברים המותרים והיודעים בהם שהם מותרים נהגו בהם איסור הוי כאילו קבלו עליהם בנדר ואסור להתירם בהם הלכך מי שרגיל להתענות תעניות שלפני ראש השנה ושבין ראש השנה ליום כיפורים ומי שרגיל שלא לאכול בשר ושלא לשתות יין מר״ח אב או מי״ז בתמוז ורוצה לחזור בו מחמת שאינו בריא צריך ג’ שיתירו לו אם בשעה שהתחיל לנהוג היה דעתו לנהוג כן לעולם ונהג כן אפילו פעם אחת צריך התרה ויפתח בחרטה שמתחרט שנהג כן לשם נדר לפיכך הרוצה לנהוג בקצת דברים המותרים לסייג ופרישות יאמר בתחלת הנהגתו שאינו מקבל עליו כן בנדר וגם יאמר שאין בדעתו לנהוג כן אלא בפעם ההוא או בפעמים שירצה ולא לעולם אבל הנוהגים איסור בדברים המותרים מחמת שסוברים שהם אסורים לא הוי כאילו קבלום בנדר ויש מי שאומר שאם טועה ונהג איסור בדבר המותר נשאל ומתירים לו בשלשה כעין התרת נדרים ואם יודע שהוא מותר ונהג בו איסור אין מתירין לו אפי’ כעין התרת נדרים דהוי כאילו קבלו על עצמו כאיסורים שאסרתן תורה שאין להם היתר לעולם (והמנהג כסברא הראשונה):

214.1
Yoré Déah — Neviasky — §214.1

Lorsque dans un pays on a pris l’habitude de se défendre une chose, cependant permise par les prescriptions religieuses[11], cela revient, pour les habitants de ce pays, à avoir fait vœu de se défendre cette chose. C’est pourquoi une personne qui a coutume de jeûner la veille du jour de l’An, ou entre le jour de l’An et le jour des Expiations, ou bien de ne pas manger de viande ni boire de vin, du premier au onze d’Ab, ou du 17 Tamouz au 11 Ab[aq], et qui ne voudrait plus pratiquer ces abstinences, parce qu’elle ne se trouverait plus assez forte pour les supporter, devra, pour s’en dispenser, avoir la permission de trois rabbins[ar]. Cette mesure est nécessaire, si la personne avait pensé au début qu’elle pratiquerait toujours ces abstinences. Quand on veut suivre un de ces usages (minhag) et avoir le droit de l’abandonner à un certain moment, il faut dire, dès le début, qu’on ne fait pas vœu de toujours suivre ce minhag. Si, dans un pays, on regarde comme défendue une chose qui est permise par les prescriptions religieuses, une personne qui suit cet usage, parce qu’elle croit la chose réellement défendue, n’est pas liée de ce fait et, lorsqu’elle s’aperçoit de son erreur, elle a le droit de ne plus suivre le minhag en question. Un auteur dit : Si cette personne découvre son erreur, elle a besoin, pour se délier, d’obtenir l’assentiment de trois rabbins, tout comme si elle avait fait un vœu. — Quand, sachant une chose permise, une personne se fait un devoir de la regarder comme défendue, aucun rabbin ne peut lui faire remise de ce vœu. הגה · RemaL’usage est de suivre la première opinion[as].

קבלת הרבים חלה עליהם ועל זרעם ואפילו בדברים שלא קבלו עליהם בני העיר בהסכמה אלא שנוהגין כן מעצמם לעשות גדר וסייג לתורה וכן הבאים מחוץ לעיר לדור שם הרי הם כאנשי העיר וחייבים לעשות כתקנתן ואף בדברים שהיו אסורים בהם בעירם מפני מנהגם ואין מנהג העיר שבאו לדור בה לאסור הותרו בהם אם אין דעתם לחזור:

214.2
Yoré Déah — Neviasky — §214.2

Quand les notables d’une communauté ont institué une coutume formant « haie à la Loi »[12], cette coutume subsiste comme un vœu, et doit être suivie par la postérité, même si elle a été établie sans l’assentiment des membres de la communauté. Lorsque des habitants d’une autre ville viennent s’établir dans une ville où existe une de ces interdictions, ils sont tenus de s’y conformer. Inversement si des habitants d’une ville, où existe une de ces interdictions, viennent s’établir dans une autre ville, où elle n’est pas en vigueur, ils ne doivent plus obéir à l’interdiction dont il s’agit[at].

Siman 215. Tout vœu se rapportant à l’exécution d’un précepte de la Loi est réel — הלכות נדרים (6 articles)

נדרים חלים על דבר מצוה כיצד אמר קונם סוכה שאני יושב לולב שאני נוטל אסור לישב בסוכה וליטול לולב: הגה ויש אומרים שהיו מלקין אותו על שנדר לבטל המצות ומתירין לו נדרו ומקיים המצוה (מרדכי ריש שבועות שתים בשם ר״ח) וי״א דאין מלקות בנדר שוא רק גבי שבועת שוא (מרדכי מצא בשם ראבי״ה ור״ן ורא״ש בנדרים ועב״י סימן רל״ו) וכן עיקר:

215.1
Yoré Déah — Neviasky — §215.1

Le vœu est réel lorsqu’il s’agit d’un précepte religieux. Par exemple, si une personne dit : « Je fais vœu de ne pas séjourner sous la tente de feuillage (souccah), ou : de ne pas saisir la branche de palmier (loulab) », il lui est interdit de séjourner dans la souccah, ou de saisir le loulab, pendant la fête des Tentes[au]. הגה · RemaD’aucuns disent que celui qui a fait un tel vœu est passible de la fustigation, parce qu’il s’est promis de violer un commandement. Après que le rabbin lui aura fait remise de son vœu, il pourra entrer dans la souccah et se servir du loulab. D’autres auteurs déclarent qu’on ne peut pas punir de la fustigation un vœu fait sans utilité, mais que l’on peut punir ainsi pour un faux serment[av]. La seconde opinion a plus de poids[aw].

נדר להתענות זמן ידוע ואירע בו שבתות וימים טובים ור״ח מתירין לו נדרו ופותחין לו בהם שאומרים לו אילו שמת על לבך שיפגעו בתוך הזמן הזה אלו הימים לא היית נודר והותר כל הנדר:

215.2
Yoré Déah — Neviasky — §215.2

Lorsqu’une personne a fait vœu de jeûner pendant un certain laps de temps, et que ce laps de temps comprend un samedi, un jour de fête, une néoménie, le rabbin lui fera remise de son vœu, en lui donnant comme raison que, si elle avait songé aux jours précités, au moment où elle formulait son vœu, elle ne l’aurait pas formulé[ax].

במה דברים אמורים שצריך התרה כשקבלו בלשון נדר שאמר קונם אכילת ימים כך וכך עלי אבל אם לא הוציאו אלא בלשון קבלת תענית אינו דוחה לא שבת ויו״ט וראש חודש ולא חנוכה ופורים ואינו צריך התרה ואפי’ לא קבל עליו להתענות אלא בשבת ויום טוב בלבד (ועיין בא״ח סימן תי״ח):

215.3
Yoré Déah — Neviasky — §215.3

Il n’est question ici que du cas où l’on a prononcé un vœu formel, par exemple : « Qu’il me soit interdit de manger pendant tant de jours ». Mais si la personne a dit, par exemple : « Je veux jeûner un certain nombre de jours » ; alors, quand viendront les samedis, jours de fête, néoménies, hanoukah ou pourim, elle pourra manger sans permission du rabbin ; car on considère ses paroles comme un serment et non comme un vœu. Et même si elle a dit : « Je veux jeûner les samedis et les jours de fête », elle ne devra pas jeûner[ay]. הגה · RemaVoyez Ora’h ‘Hayim, § 418.

המקבל עליו בלשון נדר לצום בשבת ויו״ט חל הנדר וכן הנודר לצום יום ראשון או ב’ כל ימיו ופגע בהם יו״ט או ערב יום כפור חייב לצום ואין צריך לומר ר״ח אבל אם פגע בהם חנוכה ופורים נדרו בטל (ועיין בא״ח סי’ תק״ע דלא פסק כן):

215.4
Yoré Déah — Neviasky — §215.4

Quand une personne fait le vœu formel de jeûner le samedi et les jours de fête, son vœu doit être tenu[az]. De même si elle fait vœu de jeûner, sa vie durant, le lundi ou le dimanche, et que ce jour vienne à être un jour de fête ou la veille du Kippour, elle doit accomplir son vœu. Il va sans dire qu’elle doit également jeûner le lundi ou le dimanche, si ce jour est la néoménie. Cependant lorsque ce jour tombe pendant la fête de Hanoukah ou à Pourim, on ne doit pas jeûner[ba]. הגה · RemaVoir Ora’h ‘Hayim, § 570.

הא דנדרים חלים על דבר מצוה דוקא במצות עשה בין שיש בה עשה גרידא בין שיש עשה בקיומה ולא תעשה בביטולה ואין הפרש בזה בין איסור הבא מאליו לאיסור הבא ע״י עצמו אבל על מצות לא תעשה דעלמא אינו חל בין בביטולו בין בקיומו כיצד הרי שאמר אכילת נבילה עלי אין הנדר חל עליו והוא הדין לאיסור הבא ע״י עצמו כגון שאמר שבועה שלא אוכל ככר זה וחזר ואמר ככר זה עלי אינו חייב אלא אחת דהיינו משום בל יחל דשבועה וכן אם אמר שבועה שלא אשתה וחזר ואמר הריני נזיר ושתה אינו חייב אלא אחת דהיינו בל יחל דשבועה אבל דנזירות לא אא״כ נשאל על השבועה שאז חל הנזירות עליו והנדר חל על מי שנשבע שיישן או שישתה ואע״פ שיש בביטולו לא תעשה:

215.5
Yoré Déah — Neviasky — §215.5

Les vœux faits au sujet d’un précepte religieux positif sont réels, que ce précepte soit toujours positif, ou bien qu’il soit positif si on lui obéit et négatif dans le cas contraire : il en est de même lorsqu’on s’est posé soi-même un précepte (non religieux) qui soit positif[bb]. Mais quand les vœux sont faits au sujet d’un précepte négatif, ces vœux sont nuls dans tous les cas. Par exemple, si une personne fait vœu de ne pas manger de tout animal qui n’a pas été abattu selon les rites (nebêlâh), le vœu est nul[bc]. Et il en est de même s’il s’agit d’un précepte négatif, qui n’est pas religieux, mais qu’a établi celui qui fait le vœu ; par exemple il a juré de ne pas manger d’un pain, et ensuite il fait vœu que ce même pain lui soit défendu : le vœu est nul et, en mangeant le pain, on ne fait qu’un péché, celui de n’avoir pas tenu le serment qui avait précédé le vœu. De même, si quelqu’un jure de ne pas boire, et fait ensuite le vœu de ne pas boire de liqueur forte, il commet, en buvant, le péché de ne pas remplir son serment, et le vœu qui a suivi le serment est nul ; mais s’il a obtenu une remise de son serment, le vœu devient valable. Enfin si une personne a d’abord juré de boire et de dormir, puis a fait le vœu de ne pas boire et de ne pas dormir, ce vœu sera réel, bien qu’il s’applique à un précepte négatif que s’est posé la personne en le prononçant (ne pas boire, ne pas dormir)[bd].

וי״א שאם נדר מדברים האסורים כגון נבילות וטריפות חל הנדר ואם אוכל מהם עובר בלא יחל אבל אם התפיס בהם דבר אחר אינו נתפס שאינו דעתו אלא בעיקר האיסור דהוי ליה מתפיס בדבר האסור אבל דבר שאסור מדרבנן ואסרו עליו בלשון נדר והתפיס בו דבר אחר נתפס בנדר ואסור: הגה הנודר או הנשבע שלא לאכול מצה בליל פסח אין מצה עשירה בכלל אבל אם נדר שלא לאכול מצה כל השנה אפשר דמצה עשירה בכלל. (ריב״ש מביאו ב״י ס״ס רל״ו):

215.6
Yoré Déah — Neviasky — §215.6

D’aucuns disent que, lorsqu’une personne a fait un vœu relatif à une défense biblique, par exemple de ne pas manger d’un animal mort sans abatage rituel (nebêlâh) ou d’un animal défendu (térêfâh), elle commet, si elle en mange, le péché d’avoir violé son vœu, outre celui d’avoir mangé d’une viande défendue[be]. Lorsqu’en faisant son vœu relatif à une défense biblique une personne a compris dans ce vœu d’autres choses, que le Pentateuque ne défend pas, le vœu n’existe que pour les défenses bibliques[bf]. Mais si elle a fait vœu de ne pas manger de certaines choses défendues par la loi traditionnelle, et a compris dans ce vœu d’autres choses qui sont permises, ces dernières sont englobées par le vœu[bg]. הגה · RemaQuand un homme fait vœu ou jure de ne pas manger de pain azyme le soir de Pâque, le pain azyme aux œufs n’est pas compris dans son vœu ou son serment[bh] ; mais s’il fait vœu de ne pas manger de pain azyme pendant toute l’année, il est possible que le pain azyme aux œufs soit compris dans ce vœu[bi].

Siman 216. De la différence qui existe entre le vœu formulé ainsi : « Que ce fruit me soit défendu », et le vœu formulé sans l’emploi du démonstratif. — Du vœu concernant un aliment cuit — הלכות נדרים (12 articles)

קונם פירות האלו עלי אסור בחילופיהם ובגידוליהם ואין צריך לומר במשקין היוצאין מהן וכן אסור בגידולי גידוליהן אבל חילופי חילופיהן מותרים ואם הוא דבר שזרעו כלה גידולי גידוליו מותרים וכן הדין אם לא אמר האלו אלא היו לפניו ואמר קונם הם עלי: הגה וכן אם אמר פירות פלוני או מקום פלוני הם קונם עלי הוי כאילו אמר פירות אלו. (ב״י בשם הר״ן):

216.1
Yoré Déah — Neviasky — §216.1

Lorsqu’on dit : « Que ces fruits me soient interdits », ces fruits sont défendus sous n’importe quelle forme, et ceux provenant de leur reproduction sont également défendus. Il va sans dire qu’on ne doit pas boire une boisson qui serait faite avec les fruits en question. Les fruits de la deuxième reproduction sont également interdits, mais non ces fruits qu’on aurait d’abord préparés d’une certaine façon, et auxquels on aurait ensuite donné une forme nouvelle. Quand les fruits sont d’une espèce telle qu’ils ne se reproduisent que par putréfaction et anéantissement de la graine, la seconde reproduction est permise. Si une personne, ayant des fruits devant elle, fait vœu qu’ils lui soient défendus, c’est comme si elle s’était servie du mot « ces ». הגה · RemaSi l’on dit : « Que les fruits d’un tel, ou : que les fruits de tel lieu, me soient défendus », c’est comme si on se servait du démonstratif « ces ».

אמר קונם מה שאני אוכל או טועם מהם אם הוא דבר שזרעו כלה כגון חטים וכיוצא בהם מותר בחילופיהם ובגידוליהם ואם הוא דבר שאין זרעו כלה כשזורעין אותו כגון שום ובצלים אפי’ גידולי גידולין אסורים וכן משקים היוצאים מהם אסורים וכן אם אמר קונם פירות האלו על פלוני אסור בחילופיהם ובגידוליהם:

216.2
Yoré Déah — Neviasky — §216.2

Lorsqu’on a dit : « Si je mange ou si je goûte de ces fruits, qu’ils me soient défendus », il y a deux cas à considérer : 1° La graine de ces fruits se pourrit en terre, avant de reproduire, comme cela a lieu pour le froment ; alors les mets que l’on prépare avec ces fruits sont permis, ainsi que les fruits de la reproduction ; 2° Si, au contraire, ce sont des fruits qui ne se reproduisent pas par anéantissement de la graine, comme c’est le cas pour l’ail, l’oignon, la seconde reproduction est encore interdite, ainsi que les boissons fabriquées avec ces fruits[bj]. Si une personne dit : « Que ces fruits soient interdits à un tel », les fruits sont défendus pour la seconde personne, tout comme si cette personne avait prononcé le vœu elle-même[bk].

אמר לאשתו קונם מעשה ידיך עלי אסור בחילופיהם ובגידוליהם. אמר קונם שאני אוכל או שאני טועם ממעשה ידיך מותר בחילופיהן ובגידוליהן בדבר שזרעו כלה אבל בדבר שאין זרעו כלה אפי’ גידולי גידולין אסורין:

216.3
Yoré Déah — Neviasky — §216.3

Si un homme dit à sa femme : « Que l’œuvre de tes mains me soit défendue », les fruits obtenus par le travail de sa femme lui sont interdits sous n’importe quelle forme, ainsi que les fruits par reproduction. Mais s’il a dit : « Qu’il me soit défendu de goûter ou de manger le produit de ton travail », il y a deux cas à considérer : 1° Il s’agit de fruits qui se reproduisent par anéantissement de la graine ; les mets que l’on fait avec ces fruits, ainsi que les fruits de la première reproduction, sont permis ; 2° La reproduction se fait sans anéantissement de la graine ; la seconde reproduction est encore défendue[bl].

אמר לחבירו קונם לביתך שאני נכנס שדך שאני לוקח מת או שמכרן או נתנן לאחר מותר אבל כל שהוא ברשותו אסור אפילו מכרו ואחר כך קנאו או שנפל ובנאו ואפילו לא בנאו במקומו הראשון: הגה אמר לו קונם בית אביך שאיני נכנס בו אע״פ שמת האב אסור דכל יוצאי חלציו קרויין בית אב (מרדכי ספ״ק דגיטין ובא״ע סי’ קמ״ו ועס״ק י״ב):

216.4
Yoré Déah — Neviasky — §216.4

Quand une personne a dit à une autre : « Que ta maison me soit défendue, si j’y entre ; que ton champ me soit défendu, si je l’achète » ; si ensuite le propriétaire de la maison ou du champ meurt, ou vend l’immeuble, ou donne l’immeuble à un tiers, la personne peut acheter la maison ou le champ au nouveau propriétaire[bm] ; mais tant que l’immeuble reste en la possession du premier propriétaire, il reste défendu à la personne qui a fait le vœu, même si le propriétaire vend l’immeuble, puis le rachète ou si, à la place de sa maison qui se serait écroulée, il en fait bâtir une autre, en changeât-il l’emplacement[bn]. הגה · RemaQuand on a dit à quelqu’un : « Que la maison de ton père me soit défendue, si j’y entre » ; si ce père meurt, on ne devra pas entrer dans la maison, bien qu’elle appartienne alors au fils, car le fils est le possesseur naturel des biens de son père décédé[bo].

אמר קונם לבית זה שאני נכנס בו אסור בו לעולם בין שמת או מכרו או נתנו לאחרים ואם נפל ובנאו אפילו במקומו ובמדתו הראשונה מותר:

216.5
Yoré Déah — Neviasky — §216.5

Quand une personne dit : « Que cette maison me soit défendue, si j’y entre », la maison lui est interdite à jamais, même si le propriétaire meurt, vend la maison, ou la donne[bp]. Mais si, la maison s’étant écroulée, on en a rebâti une autre, la maison neuve est permise, fût-elle bâtie à la même place que l’ancienne et semblable à celle-ci[bq].

אמר קונם לביתך זה שאני נכנס אסור בו לעולם בין שמת או מכרו או נתנו לאחר בין שנפל ובנאו ויש מי שמתיר במת או מכרו או נתנו ואוסר בנפל ובנאו ויש מי שאוסר בזו ומתיר בזו:

216.6
Yoré Déah — Neviasky — §216.6

Quand une personne dit à une autre : « Que cette maison qui t’appartient me soit défendue, si j’y entre », la maison lui sera toujours interdite, que le propriétaire meure, qu’il la vende, ou qu’il la donne, ou qu’il en rebâtisse une autre si la maison s’est écroulée[13]. Un auteur dit que la maison devient permise, si le propriétaire meurt, ou s’il la donne, ou la vend ; mais si la maison s’est écroulée, la maison rebâtie sur l’emplacement de la première est défendue[14]. Un autre auteur permet la maison qui a été construite à la place de la première tombée en ruines, et interdit la maison, si le propriétaire meurt, donne la maison, ou la vend à un tiers[15][br].

אמר ראובן לשמעון קונם בית זה שאתה נכנס ומת או שמכרו לאחר אסור שהאוסר דבר שהוא שלו על חבירו אע״פ שיצא מרשותו הרי הוא באיסורו עומד אבל אם אמר לו קונם לביתי שאתה נכנס אם מת או מכרו או נתנו לאחר מותר האומר לבנו הרי אתה אסור בהנייתי או שנשבע שלא יהנה בו אם מת יירשנו שזה כאומר נכסי עליך אסורין אבל אם אסר עליו הנייתו ופירש בין בחייו בין במותו אם מת לא יירשנו שזה כאומר נכסי אלו עליך אסורים (וע״ל סימן רכ״ג) : הגה קהל שנדרו כל מה שיגבו יהיה לצורך בנין בית הכנסת ובנין בית המדרש יתנו מחצה לזה ומחצה לזה אע״פ שלא גבו להספיק א’ מהם (ב״י ס״ס רכ״ח בשם תשו’ הרשב״א) מי שהשביע את בנו או חבירו שלא ילוה מעותיו לאחרים אם לא ברשות ראובן ושמעון ומת אחד מהם מותר להלוות ברשות הא’ דכל מקום שנאמר פלוני ופלוני משמע אפי’ א’ מהם עד שיפרוט לך שניהם ביחד (ב״י סי’ רכ״ח דף ע״ב ע״ד בשם תשובת הרשב״א) מי שנשבע לאשה המשודכת לו שלא ישא אשה עליה וקודם שכנסה נפלה לו יבמה מותר ליבמה דלשון עליה אינה במשמע אלא אם נשאה תחילה ולא יכנוס המשודכת אלא א״כ יתירו לו שבועתו (שם סוף דף רע״ג בשם תשובת רשב״א והיא בסימן תתי״ב):

216.7
Yoré Déah — Neviasky — §216.7

Quand le propriétaire d’une maison dit à une personne : « Que cette maison te soit défendue, si tu y entres », la maison est interdite à cette personne, même si le propriétaire meurt, ou s’il vend la maison, ou la donne[16] ; car un homme peut interdire à un autre homme un objet qui lui appartient, et, alors même que la maison n’est plus en sa possession, le mot « cette » dont il s’est servi fait que sa défense subsiste[bs]. Si le propriétaire a dit à la personne : « Que ma maison te soit interdite, si tu y entres », il est permis à cette personne d’aller dans l’immeuble, si le propriétaire est mort, ou bien a vendu ou donné sa maison[bt]. Quand un père fait le vœu ou le serment que son fils ne profite pas de lui, le fils peut cependant hériter après la mort du père, parce qu’on assimile ce vœu aux paroles suivantes : « Que mes biens te soient défendus »[bu]. Mais si un père interdit à son fils de profiter de lui, et s’il ajoute : « de mon vivant » ou « après ma mort », il est défendu au fils d’hériter ; car c’est comme si le père avait dit : « Je te défends de profiter de ces biens qui m’appartiennent »[bv]. הגה · RemaQuand une communauté fait le vœu de donner l’argent de ses encaissements à la synagogue et à l’école rabbinique, elle doit partager cette somme entre les deux institutions dont il s’agit, même si la somme est insuffisante pour une seule d’entre elles. Lorsqu’un père a adjuré son fils, un ami son ami, de ne point prêter d’argent sans l’assentiment de Ruben et de Siméon ; si Ruben ou Siméon meurt, le fils, l’ami peuvent prêter avec l’assentiment du seul survivant. En effet, lorsqu’on dit que la permission de Ruben et de Siméon est nécessaire, il est entendu qu’à défaut de l’un d’eux, l’autre suffira, à moins qu’on ait émis l’idée qu’il fallait absolument la permission des deux personnes mentionnées. Si un fiancé jure qu’il ne prendra pas une autre femme que sa fiancée, et si le mari de sa belle-sœur (femme de son frère) meurt avant le mariage, il lui est permis d’épouser cette belle-sœur ; car il semble que son serment ait été fait pour le temps qui suivra son union avec sa fiancée, et non pour le temps qui précède cette union. Il ne pourra cependant se marier avec sa belle-sœur qu’après qu’un rabbin lui aura fait remise de son serment[bw].

אמר לחבירו ככרי זו אסורה עליך אפי’ נתנה לו במתנה או מכרה לו אסורה לו מת ונפלו לו בירושה או שנתנה לאחר והוא נתנה לו מותרת לו שלא אמר אלא ככרי ועתה אינו שלו:

216.8
Yoré Déah — Neviasky — §216.8

Quand une personne a dit à une autre : « Que ce pain qui m’appartient te soit défendu », le pain est interdit à la seconde personne, même si le propriétaire du pain le lui donne ou le lui vend ; mais si ce propriétaire meurt, et si la personne hérite du pain, ou bien si le propriétaire donne son pain à une tierce personne, qui le donne à son tour à la seconde personne, cette dernière peut l’accepter. En effet le propriétaire du pain a dit : « Que mon pain te soit interdit », et ce pain n’est plus à lui dans les deux derniers cas considérés[bx].

אמר קונם בשר ויין עלי מותר בתבשיל שיש בו בשר ויין אע״פ שנותנין בו טעם ואם אמר קונם בשר ויין שאני טועם או שאני אוכל או שאמר קונם בשר או יין זה עלי אסור בתבשיל שיש בו טעם [בשר או] יין:

216.9
Yoré Déah — Neviasky — §216.9

Quand on fait un vœu en disant : « Que la viande et le vin me soient défendus », il est permis de manger de la soupe, obtenue par la cuisson de la viande dans le vin, même si cette soupe garde le goût de la viande et le goût du vin[by]. Mais si l’on dit : « Que le vin et la viande que je goûterai, ou : que je mangerai, me soient défendus », ou bien : « Que cette viande, ou : ce vin, me soit défendu », la soupe faite avec la viande et le vin ainsi désignés est interdite[bz].

נתערב יין זה שאסרו על עצמו ביין אחר אפי’ טפה בחבית נאסר הכל מפני שיש לו להשאיל על נדרו נעשה כדבר שיש לו מתירין שאינו בטל במינו:

216.10
Yoré Déah — Neviasky — §216.10

Lorsque le vin, qu’une personne s’est interdit par un vœu, se trouve mêlé avec un autre vin, ce mélange est défendu, même s’il n’a que très légèrement le goût du vin interdit ; car la personne peut aller demander à un rabbin la remise de son vœu. On considère alors que le vin interdit peut devenir permis dans le mélange, bien qu’en réalité un tel mélange ne puisse jamais être négligé, même si l’aliment de même espèce et permis, avec lequel est mélangé l’aliment défendu, est en quantité mille fois supérieure à celle de l’aliment défendu.

האוסר על עצמו יינו של פלוני או של מקום פלוני דינו כדין האוסר על עצמו יין זה שאסור בתבשיל שנפל בו ויש בו טעם יין והוא הדין אם אותו יין נעשה חומץ אחר הנדר שהוא אסור עליו אבל מה שהיה חומץ בשעת הנדר מותר (דיין אסר עליו ולא חומץ) (ב״י בשם תשובת הרשב״א):

216.11
Yoré Déah — Neviasky — §216.11

Quand on a dit : « Que le vin de tel homme, ou : de tel lieu, me soit défendu », et que ce vin tombe dans du bouillon, le bouillon est également interdit, s’il a pris le goût du vin. De même si, après le vœu, le vin a été transformé en vinaigre, ce vinaigre est défendu ; mais si l’on faisait le vinaigre au moment même où le vœu a été formulé, le vinaigre est permis. הגה · RemaCar dans ce dernier cas le vœu portait évidemment sur le vin et non sur le vinaigre.

אמר קונם זיתים וענבים עלי מותר בשמן ויין היוצא מהם אפי’ הוא חדש ואם אמר קונם זיתים וענבים שאני טועם או שאמר קונם זיתים אלו עלי אסור אף במשקים היוצאים מהם ובתבשיל שנותנין בהם טעם:

216.12
Yoré Déah — Neviasky — §216.12

Quand une personne dit : « Que les olives, ou les raisins, me soient défendus », les produits fabriqués avec ces fruits, même frais, lui sont permis[17]. Mais si le vœu a été formulé ainsi : « Que les olives, ou : les raisins, que je goûterai, me soient défendus », ou bien : « Que ces olives, ou : ces raisins me soient défendus », les produits fabriqués avec les fruits en question sont interdits ; il en est de même des aliments cuits avec ces fruits, s’ils ont pris le goût des fruits[ca].

Siman 217. Règles concernant les vœux relatifs aux aliments bouillis, aux aliments salés et à diverses sortes d’aliments cuits. — Comment il faut traiter les vœux, en tenant compte de la façon de parler de ceux qui les ont prononcés — הלכות נדרים (48 articles)

נדר או נשבע מהמבושל אם דרך אותו מקום באותו לשון ובאותו זמן שקוראין מבושל אפי’ לצלי ולשלוק הרי זה אסור בכל ואם אין דרכם לקרות מבושל אלא לבשר שנתבשל במים ובתבלין הרי זה מותר בצלי ובשלוק וכן המעושן והמטוגן והמבושל בחמי טבריא וכיוצא בהם הולכים בו אחר הלשון של בני העיר:

217.1
Yoré Déah — Neviasky — §217.1

Lorsqu’une personne fait vœu, ou jure, de ne pas manger d’aliments bouillis, et que, dans ce lieu et dans ce temps, on désigne sous ce nom, non seulement les aliments bouillis, mais encore les mets rôtis et grillés, tous ces mets lui sont interdits. Mais si l’on a coutume de n’appeler bouilli que la viande cuite dans l’eau et les légumes, il lui est permis de manger de la viande rôtie ou grillée, de la viande fumée, ou frite dans la graisse, ou échaudée instantanément dans l’eau des sources thermales de Tibériade. En un mot, les formules du vœu ont la signification exacte qui leur est donnée dans la ville même où le vœu est prononcé.

הנודר ממעשה קדירה אינו אסור אלא מדברים שמרתיחים אותם בקדירה כגון ריפות ולביבות וכיוצא בהם אסר עצמו מכל היורד לקדירה הרי זה אסור בכל המתבשלים בקדירה נדר מהיורד לתוך התנור אינו אסור אלא בפת ואם אמר כל מעשה תנור עלי אסור בכל הנעשה בתנור:

217.2
Yoré Déah — Neviasky — §217.2

Quand une personne fait vœu de ne pas manger d’un légume qui doit être cuit[cb], seuls les légumes de cette nature, par exemple les grains de froment ou de lin, lui sont interdits. Si elle a dit : « Que tous les légumes cuits me soient défendus », n’importe quel légume cuit lui sera interdit. Si quelqu’un fait vœu de ne pas manger « de la chose que l’on cuit dans un four », le pain seul lui est défendu ; mais s’il a dit : « Que tout ce qui est cuit au four me soit défendu », tout aliment qui aura été fait au four lui sera interdit.

נדר או נשבע מן המליח אם דרכם לקרות מליח לכל המלוחים הרי זה אסור בכל המלוחין אפי’ אינו מליח אלא להתקיים לשעה ואם אין דרכם לקרות מליח אלא לדג מליח בלבד אינו אסור אלא בדג מליח (טור ורא״ש ור״ן בשם הירושלמי) נדר או נשבע מן הכבוש אם דרכם לקרות כבוש לכל הכבושים הרי זה אסור בכל ואם אין דרכם לקרות כבוש אלא לירק כבוש בלבד אינו אסור אלא בכבוש של ירק וכן כל כיוצא בזה היו מקצת בני המקום קורין לו כך ומקצתן אין קורין אין הולכין אחר הרוב אלא הרי זה ספק נדרים וכל ספק נדרים להחמיר:

217.3
Yoré Déah — Neviasky — §217.3

Quand une personne fait vœu de ne pas manger de salaisons, et qu’on a l’habitude de désigner sous ce nom tout aliment mis dans le sel, même s’il ne reste dans le sel que peu de temps afin de se mieux conserver, tous les aliments salés sont défendus à cette personne. Mais si l’on a l’habitude de nommer « aliment salé » le poisson seulement, le poisson seul lui est interdit. Lorsqu’une personne fait vœu ou jure de ne pas manger de conserve, et qu’on désigne sous ce nom toutes les substances alimentaires en conserve, toutes les conserves lui sont interdites. Mais si l’on n’emploie le mot « conserve » que pour désigner les légumes verts conservés, la personne a le droit de manger de toutes les conserves, sauf des conserves de légumes. Si une partie des habitants de la ville appelle « conserves » toutes les substances alimentaires préparées pour être gardées, tandis que les autres habitants donnent ce nom seulement aux légumes verts en conserve, il ne faut pas s’en rapporter à la majorité, mais considérer le cas comme un cas douteux ; or, quand il s’agit d’un vœu, on doit se montrer très sévère en cas de doute.

אמר קונם ירק עלי אינו אסור אלא בנאכלין חיים ואם אמר ירקי קדירה עלי אסור אף בנכבשים בה ואם אמר ירק המתבשל בקדרה אינו אסור אלא במתבשל בה ומיהו אסור בכל המתבשל בה אף בדילועין (פירוש מין ירק שעליו גדולות ביותר. ערוך) שכל דבר שהשליח נמלך עליו הוא בכלל המין ההוא ואם אמר לשלוחו קח לי ירק ואינו מוצא אלא דילועים הוא נמלך בו לומר תרצה דילועין אבל אם נדר מהדילועין מותר בירק:

217.4
Yoré Déah — Neviasky — §217.4

Si une personne dit : « Que les légumes verts me soient défendus », ces légumes ne lui sont interdits que s’ils sont crus[cc]. Si elle dit : « Que les légumes verts, qu’on met dans le pot-au-feu, me soient défendus », la défense s’étend aux légumes verts conservés[cd]. Si elle dit : « Que le légume vert, qui cuit dans le pot-au-feu, me soit interdit », seul le légume désigné lui est défendu. Cette défense s’appliquerait même au dilouïne (דילועין) qu’on aurait qualifié de légume vert[ce] : on considère en effet comme étant de même espèce deux choses entre lesquelles il y a hésitation ; par exemple, si une personne charge une autre d’acheter pour elle un légume vert, si celle-ci ne trouve que du dilouïne et si, après avoir réfléchi, elle pense qu’on s’en contentera à défaut d’autre légume vert, on assimile alors le dilouïne à un légume vert. Toutefois si une personne fait vœu de ne pas manger de dilouïne, les légumes verts ne lui seront pas interdits pour cela[cf].

הנודר מהירק אסור אפילו ביבש מאחר שאין לו גורן ומותר בפולין יבשים מאחר שיש לו גורן ואינם נקראים ירק אלא הלחים:

217.5
Yoré Déah — Neviasky — §217.5

Lorsqu’une personne fait vœu de ne pas manger de légumes verts, les légumes secs qu’on n’expose pas sur l’aire de la grange lui sont également défendus. Il lui est permis de manger des haricots secs, légume qu’on expose sur l’aire[cg]. On n’appelle légumes verts que ceux qui sont frais.

הנודר מהירק נסתפק בירושלמי אם הוא אסור בקולקס (פירש הערוך שהוא מין לוף ומונח בתרמילו ארוך ויש בו גרגרין הרבה):

217.6
Yoré Déah — Neviasky — §217.6

Quand une personne a fait vœu de ne pas manger de légumes verts, le Talmud de Jérusalem doute qu’il lui soit également interdit de manger des goulqase. הגה · RemaLe qoulgase est un fruit qui se trouve dans une enveloppe et qui contient des graines nombreuses[ch].

הנודר מהבשר [אסור] בגידין מהגידין מותר בבשר:

217.7
Yoré Déah — Neviasky — §217.7

Lorsqu’une personne a fait vœu de ne pas manger de viande, les tendons de la viande lui sont également défendus ; mais si elle a fait vœu de ne pas manger de tendons, la viande lui est permise[ci].

מקום שדרכם אם ישלח אדם שליח לקנות לו בשר אומר לו לא מצאתי אלא דגים אם נשבע או נדר במקום זה מהבשר נאסר אף בבשר דגים וכן כל כיוצא בזה ובכל מקום הנודר מהבשר אסור בבשר עופות ובקרבים ובראש וברגלים בקנה ובלב ומותר בחגבים ואם מראים הדברים בעת שנדר שלא נתכוין אלא בבשר בהמה בלבד [או לבשר עוף ובהמה בלבד] ה״ז מותר בבשר דגים ואפי’ במקום שהשליח נמלך עליהם. (ואפילו בבשר עופות נמי שרי דהא לא נתכוין רק לבשר בהמה) (כן משמע לשון הטור וכן מטין דברי הר״ן):

217.8
Yoré Déah — Neviasky — §217.8

Quand une personne fait vœu, ou jure, de ne pas manger de viande, et que, dans ce pays, on appelle aussi viande la chair de poisson (exemple : une personne envoyée pour acheter de la viande, croira devoir, à défaut de viande, acheter du poisson), le poisson et la viande lui sont également défendus[cj]. Dans n’importe quel pays, le vœu de ne pas manger de viande englobe la volaille, ainsi que les entrailles, la tête, les pieds, les artères, le cœur des animaux ; mais on peut manger des sauterelles[ck]. Toutefois si la manière dont le vœu a été formulé montre bien qu’il ne s’agit que de la viande de boucherie, ou de la viande de boucherie et de la chair de volaille, il est permis de manger du poisson, même dans les pays où l’on peut désigner le poisson sous le nom de viande[cl]. הגה · RemaIl est aussi permis de manger de la volaille, si la formule du vœu indique bien qu’on n’a en vue que la seule viande de boucherie[18].

הנודר מהקיפה מותר ברוטב מהרוטב מותר בקיפה מהבשר מותר בשניהם אם לא שאומר קונם בשר עלי שאני טועם או שאני אוכל:

217.9
Yoré Déah — Neviasky — §217.9

Quand on fait vœu de ne pas manger le résidu du bouillon, le bouillon lui-même demeure permis. Si le vœu portait sur le bouillon lui-même, le résidu du bouillon est permis et le bouillon est défendu. De même si l’on fait vœu de ne pas manger de viande, bouillon et résidu sont permis[19], à moins toutefois qu’on n’ait dit : « Que la viande me soit défendue, si je la goûte, ou : si je la mange. »[20]

הנודר מהגריסין אסור במקפה (פי’ מרק קפוי ועב) של גריסין מהמקפה מותר בגריסין מהמקפה אסור בשום מהשום מותר במקפה מהתבלין אסור בחיין ומותר במבושלין ואם אמר קונם תבלין שאני טועם אסור בחיין ומבושלין מהכרוב [אסור] באספרגוס (פי’ מין מים שבשלו בהם הכרוב רמב״ם ורש״י פי’ מין כרוב) מהאספרגוס מותר בכרוב מהכרישין מותר בקפלוטות מהירק מותר בירקות שדה מפני שהוא שם לווי (משנה ס״פ הנודר מן המבושל) (דבלשון בני אדם אינם קורין ירק סתם רק לירקות הגדלים בגנות) (ב״י ורש״י שם בפי’ המשנה):

217.10
Yoré Déah — Neviasky — §217.10

Lorsqu’une personne fait vœu de ne pas manger d’une certaine sorte d’épis[cm], le légume fait avec les grains de ces épis lui est défendu[21] ; si elle a fait vœu de ne pas manger d’un légume préparé avec certains grains, il lui est permis de manger les épis eux-mêmes[22]. Si elle fait vœu de ne pas manger de légume préparé, l’ail lui est interdit[23] ; si elle fait vœu de ne pas manger d’ail, un légume préparé lui est permis[24]. Quand on fait vœu de ne pas manger d’aliments condiments[25], ces aliments sont défendus crus, mais non cuits[cn]. Mais si une personne dit : « Que les aliments-condiments, que je goûterais, me soient interdits », ces aliments sont interdits, aussi bien crus que cuits[co]. Si l’on fait vœu de ne pas manger d’un froment appelé Karoub, il est également défendu de manger de l’aspargouss ; mais si le vœu porte sur l’aspargouss, le karoub peut être mangé[cp]. הגה · RemaOn appelle aspargouss l’eau dans laquelle le karoub a été cuit[cq]. Si l’on fait vœu de ne pas manger la graine de sainfoin[26], le Kaphloutoth[27] reste permis. Si l’on fait vœu de ne pas manger de légumes verts, les légumes verts des champs sont permis, parce qu’ils portent un nom distinctif. הגה · RemaOn a l’habitude d’appeler « légumes verts » ceux qui sont cultivés dans les potagers ; lorsqu’on veut parler d’un légume vert qui pousse dans les champs, on ajoute « des champs »[28].

הנודר מהחלב מותר בקום (פי’ מים המובדלים מהחלב כשמעמידים אותו הנקראת סור״ו) נדר מהקום מותר בחלב (רמב״ם פ״ט מה״נ ד״ח). וי״א דאם קורין לקום על שם החלב כגון שקורין אותה קומא דחלבא אסור (טור וב״י בשם הר״ן) מהחלב מותר בגבינה מהגבינה מותר בחלב ואסור בה בין מלוחה בין תפילה בין לחה בין יבשה:

217.11
Yoré Déah — Neviasky — §217.11

Lorsqu’on a fait vœu de ne pas boire de lait, le petit lait est permis ; si on a fait vœu de ne pas boire de petit lait, le lait est permis. הגה · RemaD’après certains auteurs, quand on a l’habitude de donner au petit lait clair le nom qui renferme le mot « lait »[cr], le lait et le petit lait sont défendus dans les deux cas[cs]. Quand on fait vœu de ne pas boire de lait, il est permis de manger des fromages ; si l’on fait vœu de ne pas manger de fromage, il est permis de boire du lait, mais il est défendu de manger des fromages, salés ou non, frais ou secs[ct].

הנודר מן הדגים מותר בציר ומורייס של דגים (לשון הרמב״ם שם):

217.12
Yoré Déah — Neviasky — §217.12

Quand on fait vœu de ne pas manger de poisson, le bouillon de poisson reste permis, ainsi que les mets préparés avec les œufs de poisson ou la laitance[29].

הנודר מהתמרים מותר בדבש תמרים: הגה אע״פ ששם התמרים עליו ונקרא דבש תמרים הואיל ונשתנה צורתן ממה שהיו תחילה משא״כ בקומא דחלבא (ר״ן בשם רשב״א) ועוד דמה שנקרא דבש תמרים אינו אלא כדי להבדילו משאר דבש (הר״ן) מדבש תמרים מותר בתמרים מסתוניות (פי’ ענבים רעים הנשארים בגפן בימות הסתיו ועושין מהם חומץ) מותר בחומץ היוצא מהם:

217.13
Yoré Déah — Neviasky — §217.13

Quand on fait vœu de ne pas manger de dattes, le miel de dattes est permis[30][cu]. הגה · RemaBien que le mot « datte » soit resté dans le nom du produit nouveau (miel de dattes), la forme a changé. On n’ajoute d’ailleurs le nom de « dattes » que pour distinguer ce miel des autres miels. Il n’en était pas de même pour le petit lait, qui ne change pas de forme[cv]. Si l’on fait vœu de ne pas manger de miel de dattes, on peut manger les dattes elles-mêmes. Si l’on a fait vœu de ne pas manger des raisins secs avec lesquels on fait le vinaigre, il est permis d’utiliser le vinaigre lui-même.

הנודר מדבש מותר בדבש תמרים מהחומץ מותר בחומץ סתוניות:

217.14
Yoré Déah — Neviasky — §217.14

Quand on a fait vœu de ne pas manger de miel, on peut manger du miel de dattes[31]. Si l’on a fait vœu de ne pas consommer de vinaigre, il est permis de se servir de vinaigre de raisins secs[cw].

הנודר מהיין מותר ביין תפוחים ואסור ביין מבושל ומותר בקונדיטון (פי’ משקה שיש בו דבש ויין ופלפלין) ויש מי שאוסר בקונדיטון (ודין חומץ עיין לעיל סוף סימן רט״ז סעיף י״א):

217.15
Yoré Déah — Neviasky — §217.15

Quand on fait vœu de ne pas boire de vin, le cidre est permis[cx] ; mais le vin cuit est interdit[32]. La boisson obtenue en mélangeant du vin, du miel et des aromates, est également permise ; d’aucuns la défendent.

הנודר מהתירוש לדידן אסור ביין ומותר בכל מיני מתיקה:

217.16
Yoré Déah — Neviasky — §217.16

Lorsqu’on a fait vœu de ne pas boire de moût, le vin seul doit être interdit, d’après les Docteurs ; toutes les autres boissons non fermentées resteront permises[cy].

הנודר מהשמן אם הוא במקום שמסתפקים בשמן זית אסור בו ומותר בשמן שומשמין ואם הוא במקום שמסתפקין בשמן שומשמין אסור בו ומותר בשמן זית ואם מסתפקין בשניהם אסור בשניהם אע״פ שרוב סיפוקן מאחד מהם:

217.17
Yoré Déah — Neviasky — §217.17

Quand on a fait vœu de ne pas consommer d’huile, et que l’on se trouve dans un pays où l’on a l’habitude de se servir d’huile d’olives, cette huile seule est interdite, mais non les autres huiles diverses. S’il s’agit d’un pays où l’on se sert de toutes sortes d’huiles, mais non d’huile d’olives, cette dernière seule est permise à la personne qui a prononcé le vœu. Si dans le pays on se sert à la fois d’huile d’olives et de diverses autres huiles, toutes les huiles seront alors interdites, même si la plupart des habitants se servent de préférence d’une certaine huile[33][cz].

הנודר מהתבואה או הנודר מעללתא אינו אסור אלא בחמשת המינים והוא הדין לנודר מהדגן:

217.18
Yoré Déah — Neviasky — §217.18

Quand une personne fait vœu de ne pas manger de blé, ou de ne pas manger le meilleur des blés, les cinq sortes de blé lui sont interdites[da]. La même règle s’applique au vœu de ne pas manger de seigle.

הנודר מפת סתם אינו אסור אלא בפת חטים ושעורים ובמקום שנוהגין לעשות פת מכל דבר ונדר מהפת או מהמזון אסור בחמשת המינין ואם אמר כל הזן עלי אסור בכל חוץ ממים ומלח:

217.19
Yoré Déah — Neviasky — §217.19

Si une personne fait vœu de ne pas manger de pain, seuls le pain de froment et le pain d’orge lui sont interdits[db]. Dans une région où l’on a l’habitude de faire du pain avec toutes sortes de farines, la personne qui fait vœu de s’abstenir de pain, ou de l’aliment par excellence, ne devra manger ni pain ni farine, provenant des cinq sortes de blé. Mais si elle dit : « Que tout aliment me soit interdit », tous les aliments, sauf l’eau et le sel, lui sont défendus[34].

הנודר מהחטים אסור בהם בין חיים בין מבושלים חטה חטים שאיני טועם אסור בהם בין קמח בין פת חטה שאיני טועם אסור בהם באפויה ומותר לכוס חטים שאיני טועם מותר באפויה ואסור לכוס חטה חטים שאיני טועם אסור בין באפויה בין לכוס: הגה האומר פת חטים ושעורים וכוסמין עלי אינו אסור אלא בפת חטים ופת שעורים ופת כוסמין דפת דקאמר קאי על כולם (הר״ן פ’ שבועות שתים) ויש מחמירין לאסור בשעורים וכוסמין לגמרי אלא אם כן אומר שלא היתה כוונתו רק אפת או שידוע לשון בני אדם שבאותו העיר דאז הולכין אחר לשון בני אדם (כ״כ הר״ן בשם הרמב״ן):

217.20
Yoré Déah — Neviasky — §217.20

Quand une personne fait vœu de s’abstenir des produits du froment, il lui est interdit de manger de ces produits, crus ou cuits. Si elle a dit : « Que le froment, ainsi que ses produits, que je goûterais, me soient interdits », la farine comme le pain de froment lui sont défendus. Si elle a dit : « Que le froment que je goûterais me soit interdit »[dc], il lui est défendu de manger du froment cuit, mais elle peut manger du froment cru[dd]. Quand elle a dit : « Que les produits du froment, que je goûterais, me soient interdits », il lui est permis de manger ces produits cuits, mais non pas crus[de]. Si elle dit : « Que le froment et ses produits, que je goûterais, me soient défendus », elle ne pourra manger ni froment, ni produits, qu’ils soient cuits ou crus[df]. הגה · RemaQuand une personne dit : « Que le pain de froment, d’orge ou d’épeautre me soit défendu », ces trois sortes de pain seules lui sont défendues. Le mot « pain » qu’elle a prononcé s’applique aussi bien à l’orge et à l’épeautre qu’au froment. D’aucuns, se montrant plus sévères, défendent non seulement le pain d’orge ou d’épeautre, mais encore l’orge et l’épeautre eux-mêmes, à moins que la personne n’ait eu soin de spécifier que son vœu ne se rapportait qu’aux pains. L’interdiction ne frappera encore que le pain lui-même si, dans le langage de la ville où habite cette personne, la majorité des habitants comprend qu’il ne s’agit que du pain, dans le vœu qui a été prononcé.

גריס שאני טועם אסור לאכול מבושל ומותר לאכול חי גריסין שאני טועם אסור לאכלם חיים ומותר לאכלם מבושלים גריס גריסין שאני טועם אסור לאכלם חיים ומבושלים:

217.21
Yoré Déah — Neviasky — §217.21

Quand une personne dit : « Que le grain que je goûterais me soit interdit », il lui est défendu de manger les grains cuits, mais elle peut les manger crus. Si elle dit : « Que les grains que je goûterais me soient interdits », il lui est permis de les manger cuits, mais non pas crus. Enfin si elle dit : « Que le grain ou les grains, que je goûterais, me soient défendus », il lui est interdit d’en manger, qu’ils soient crus ou cuits[dg].

הנודר מפירות השנה אסור בכל פירות השנה ומותר בגדיים וטלאים בחלב ובביצים ובגוזלות ואם אמר גידולי שנה עלי אסור בכולם:

217.22
Yoré Déah — Neviasky — §217.22

Quand une personne fait vœu de ne pas manger des fruits de l’année, tous les fruits de l’année lui sont défendus ; mais elle peut manger du chevreau, de l’agneau, du lait, des œufs et des pigeonneaux[35][dh]. Si elle a dit : « Que les produits de l’année me soient défendus », toutes les choses qu’on vient d’énumérer lui sont interdites[36].

הנודר מפירות הארץ אסור בכל פירות הארץ ובפרי העץ ומותר בכמיהין ופטריות ואם אמר גידולי קרקע עלי אסור בכולם:

217.23
Yoré Déah — Neviasky — §217.23

Lorsqu’une personne a fait vœu de ne pas manger des fruits de la terre, tous les fruits du sol et des arbres lui sont défendus, sauf les champignons[37]. Si elle a dit : « Que les productions du sol me soient interdites », tous les produits du sol et des arbres lui sont défendus sans exception[di].

הנודר מהקיץ אינו אסור אלא מהתאנים:

217.24
Yoré Déah — Neviasky — §217.24

Quand une personne fait vœu de ne pas manger des fruits d’été, les figues seules lui sont interdites[dj].

הנודר מהמים הנמשכים ממעין פלוני אסור בכל הנהרות היונקות ממנו ואין צריך לומר מהנמשכים ממנו ואע״פ שנשתנה שמו ואין קורין אותו אלא נהר פלוני או מעין פלוני אם אמר מנהר פלוני או ממעין פלוני אינו אסור אלא בנקראים על שמו:

217.25
Yoré Déah — Neviasky — §217.25

Quand on a fait vœu de ne pas boire d’une eau ayant pour origine une certaine source, l’eau des rivières en communication avec cette source est interdite, et évidemment aussi l’eau des rivières qui viennent directement de cette source, même si ces rivières ne portent pas le nom de la source en question. Mais si l’on a fait vœu de ne pas boire l’eau de telle rivière ou de telle source, que l’on désigne, seule l’eau de cette rivière ou de cette source sera interdite[38].

הנודר הנאה ממעין טובל בו טבילה של מצוה בימות הגשמים אבל לא בימות החמה:

217.26
Yoré Déah — Neviasky — §217.26

Lorsqu’une personne a fait vœu de ne pas profiter d’une source, il lui est permis d’y faire ses ablutions religieuses en hiver, mais non en été[39].

הנודר מהכסות מותר בשק וביריעה ובחמילה (פי’ מיני בגדים גסים שאין דרך בני אדם להתכסות בהם):

217.27
Yoré Déah — Neviasky — §217.27

Une personne qui fait vœu de ne pas s’habiller peut se vêtir d’un sac ou d’un rideau[dk].

הנודר מהבית אסור בעליה מהעליה מותר בבית:

217.28
Yoré Déah — Neviasky — §217.28

Quand on fait vœu de ne pas demeurer dans une maison, il est défendu de demeurer dans le grenier de cette maison. Mais si l’on fait vœu de ne pas habiter le grenier, on peut demeurer dans la maison[dl].

הנודר מהעיר אסור ליכנס לעיבורה דהיינו תוך שבעים אמה ושירים:

217.29
Yoré Déah — Neviasky — §217.29

Celui qui a fait vœu de ne pas entrer dans une ville ne doit pas non plus s’avancer dans le faubourg de cette ville, à plus de soixante-dix coudées environ[dm].

הנודר מהבית אינו אסור אלא מהאגף ולפנים דהיינו מסתימת הדלת ולפנים אבל מסתימת הדלת ולחוץ על עובי המפתן מותר:

217.30
Yoré Déah — Neviasky — §217.30

Si une personne a fait vœu de s’interdire une maison, il ne lui est défendu que de franchir la porte conduisant dans le vestibule ; il lui est permis de rester en dehors du seuil de la maison[dn].

הנשבע לעמוד בבית א’ אסור מהאגף ולחוץ: הגה הנודר לדור בשכונת היהודים צריך לדור בשכונה הגדולה וברחוב שלה דכן הוא לשון בני אדם ולא אמרינן דג’ בתים מקרי שכונה (ב״י סי’ רכ״ח דף רע״ד סוף ע״ב בשם תשובת הרשב״א) קהל שגזרו שלא לקנות בתים מעובדי כוכבים אסור להחליף עמהם דזה נמי מקרי קנייה ומכירה (מרדכי פרק המקבל):

217.31
Yoré Déah — Neviasky — §217.31

Une personne, qui a juré de ne pas s’arrêter devant une maison, ne doit pas s’arrêter devant la porte extérieure de cette maison[do]. הגה · RemaQuand on a fait vœu d’habiter un quartier juif, il faut demeurer dans un quartier où soient installés de nombreux juifs, et non quelques-uns seulement : car l’expression « quartier juif » indique un grand espace, où les Israélites habitent nombreux.

נדר מיושבי העיר אסור במי שישב שם שלשים יום מבני העיר אינו אסור אלא במי שישב שם י״ב חדש: הגה ואם נדר ממי שדר שם אפילו דירת עראי מקרי דירה (רשב״א סימן תרס״ז) מיהו הולכים אחר לשון בני אדם שאין נקרא דירה אלא בדר שם עם בני ביתו דרך קבוע אע״פ שהוא פחות מל’ יום ואם לשון בני אדם הוא בדרך אחר הולכין אחריו אחר כוונת הנודר:

217.32
Yoré Déah — Neviasky — §217.32

Si l’on a fait vœu de ne pas avoir de relations avec les habitants d’une ville, on ne doit pas avoir de rapports avec celui qui habiterait cette ville pendant trente jours ; si l’on a fait le vœu de ne pas avoir de rapports avec les citoyens d’une ville, il est interdit d’en avoir avec une personne qui demeurerait douze mois dans cette ville[dp]. הגה · RemaUne personne, qui ferait vœu de ne pas avoir de rapports avec ceux qui séjournent dans une certaine ville, s’interdirait par-là quiconque ferait un séjour, même très court, dans cette ville, avec sa famille ; car on entend généralement par « séjourner » : habiter pendant un certain temps fixé. Il faut toujours s’en rapporter à l’intention de celui qui a formulé le vœu, en tenant compte des habitudes de langage de la région.

נדר מיורדי הים אסור בכל יורדי הים אפילו באותם שאין הולכים אלא מעכו ליפו ואפילו באותם שיורדים לטייל ומותר ביושבי יבשה:

217.33
Yoré Déah — Neviasky — §217.33

Quand on s’interdit par vœu les navigateurs de la mer, on s’interdit ainsi ceux-là même qui vont d’Acco à Jaffa[dq], ou qui se promènent en bateau pour leur plaisir ; mais il est permis d’avoir des rapports avec les gens qui restent sur la terre ferme.

נדר מיושבי יבשה אסור גם ביורדי הים ואפי’ באותם שמפליגים בו הרבה שסופם לירד ליבשה:

217.34
Yoré Déah — Neviasky — §217.34

Quand on fait vœu de ne pas avoir de relations avec les gens qui demeurent sur la terre ferme, il est également défendu d’en avoir avec les navigateurs de la mer, même s’ils font de longs voyages, car leur destinée est toujours de revenir à terre[dr].

אמר יורדי הים לאחר ל’ יום עלי מי שהוא בשעת הנדר מיורדי הים אסור בו ומי שאינו מיורדי הים בשעת הנדר מותר בו אע״פ שלאחר ל’ יום כשחל הנדר הוא מיורדי הים:

217.35
Yoré Déah — Neviasky — §217.35

Quand une personne fait ce vœu : « Dans trente jours, je m’interdirai les navigateurs de la mer », ceux-là seulement lui sont interdits qui étaient sur mer au moment du vœu, mais non ceux qui sont partis postérieurement au vœu, même si ce départ a lieu après les trente jours qui ont suivi le vœu[ds].

נדר מרואי החמה אסור אף בסומים שלא נתכוין אלא למי שהחמה רואה אותו לאפוקי דגים ועוברים: הגה ואפילו אמר לא נתכוונתי לכך לא מהני (ב״י בשם הרא״ש) הואיל והלשון ודאי כך הוא ומותר בכל דבר שאינו בעל חיים אע״פ שהחמה רואה אותו (ב״י בשם התוספות) : ואם נדר מרואים החמה מותר בסומים:

217.36
Yoré Déah — Neviasky — §217.36

Si une personne s’interdit ceux qui voient le soleil, il lui est aussi interdit d’avoir des rapports avec les aveugles, car elle avait l’intention de s’interdire tous ceux qu’éclaire le soleil ; les poissons et les fœtus du bétail ne seront pas compris dans l’interdiction. הגה · RemaOn ne s’en rapporte pas à l’explication qu’une personne donne sur les intentions qu’elle avait au moment de son vœu, quand ces intentions ressortent parfaitement de la manière même dont elle a formulé le vœu ; il lui sera permis de jouir de toutes les choses non vivantes, bien qu’elles soient éclairées par le soleil. Si elle s’est interdit ceux qui voient le soleil, l’interdiction ne s’appliquera pas aux aveugles[dt].

נדר משחורי הראש אסור בקרחים ובעלי שיבה ומותר בנשים ובקטנים שאין נקראי’ שחורי הראש אלא האנשים ואם דרכם לקרות שחורי הראש לכל אסור [בכל] (הנודר מכל דבר שהוא אדום אסור לראות בחמה שגם כן היא אדומה) (נימוקי יוסף פ’ המוכר את הספינה ותוס’ שם דף ע״ד ע״א וחדושי רמב״ן שם):

217.37
Yoré Déah — Neviasky — §217.37

Lorsqu’une personne fait vœu de s’interdire les « têtes noires », il lui est défendu également d’avoir des relations avec les chauves et avec les vieillards ; mais il lui est permis d’en avoir avec les femmes et les enfants, la qualification « têtes noires » ne s’appliquant qu’aux hommes[du]. Mais si l’on a l’habitude de donner ce nom à tout le monde, les rapports sont interdits avec qui que ce soit. הגה · RemaQuand on a fait vœu de ne pas jouir de tout ce qui est rouge, il est également défendu de regarder le soleil, dont l’éclat est rougeâtre.

הנודר משובתי שבת אסור אף בכותיים:

217.38
Yoré Déah — Neviasky — §217.38

Ceux qui font vœu de ne pas avoir de rapports avec les personnes observant le repos du sabbat ne doivent pas non plus en avoir avec les Koutîm[40].

נדר מעולי ירושלים אסור בישראל ומותר בכותיים:

217.39
Yoré Déah — Neviasky — §217.39

Il est défendu à ceux qui s’interdisent « les gens montant à Jérusalem » d’avoir des relations avec les Israélites, mais il leur est permis d’en avoir avec les Koutîm[41].

נדר מבני נח אסור באומות העולם ומותר בישראל. נדר מזרע אברהם אסור בישראל ובגרים ומותר באומות העולם אפי’ בבני ישמעאל ועשו:

217.40
Yoré Déah — Neviasky — §217.40

Si une personne fait vœu de s’interdire les enfants de Noé, il lui est défendu de profiter des hommes de n’importe quelle nation, sauf des Israélites[dv]. Si l’on a fait vœu de ne pas jouir des descendants d’Abraham, il est interdit d’avoir des relations avec les Israélites et avec les prosélytes de la religion juive[dw], mais il est permis d’en avoir avec toutes les autres nations de la terre, même avec les enfants d’Ismaël ou d’Ésaü[dx].

נדר מהערלים אסור במולי אומות העולם ומותר בערלי ישראל:

217.41
Yoré Déah — Neviasky — §217.41

Il est interdit à une personne qui fait vœu de ne pas avoir de rapports avec les incirconcis, d’avoir des relations avec les non-israélites, même circoncis[dy] ; et il lui est permis d’avoir des rapports avec les Israélites, fussent-ils non circoncis[dz].

נדר מהמולים אסור בערלי ישראל ומותר במולי אומות העולם:

217.42
Yoré Déah — Neviasky — §217.42

Si une personne a fait vœu de ne pas avoir à faire avec les gens circoncis, il lui est également interdit d’entretenir des relations avec des Israélites qui ne seraient pas circoncis[ea], mais il lui est permis d’en avoir avec des non-israélites circoncis[eb].

נדר מישראל אסור בגרים מהגרים מותר בישראל:

217.43
Yoré Déah — Neviasky — §217.43

Si une personne a fait vœu de ne pas approcher un Israélite, il lui est aussi défendu d’approcher un prosélyte[ec] ; mais si elle a fait vœu de ne pas avoir de relations avec les prosélytes, il lui est permis d’en avoir avec un Israélite de naissance[ed].

נדר מישראל אסור בכהנים ולוים מכהנים ולוים מותר בישראל:

217.44
Yoré Déah — Neviasky — §217.44

Une personne qui a fait vœu de ne pas avoir à faire avec un Israélite ne peut pas non plus avoir de rapports avec un Cohen ou un Lévite : mais si elle a fait vœu de ne pas avoir de relations avec les Cohanim et les Lévites, il lui est permis d’en entretenir avec un Israélite qui n’est ni Cohen, ni Lévite[ee].

נדר מכהנים מותר בלוים מלוים מותר בכהנים:

217.45
Yoré Déah — Neviasky — §217.45

Quand une personne fait vœu de ne pas avoir de rapports avec les Cohanim, il lui est permis d’en avoir avec les Lévites ; de même, si elle fait vœu de ne pas avoir de rapports avec les Lévites, elle peut en avoir avec les Cohanim[ef].

נדר מבנים מותר בבני בנים:

217.46
Yoré Déah — Neviasky — §217.46

Si l’on fait vœu de ne pas avoir de rapports avec ses enfants, il est permis d’en avoir avec ses petits-enfants.

מי שנדר או נשבע על דבר חוץ ממועדות וי״ט אם אמר שבדעתו היה להוציא גם חנוכה ופורים מהכלל נאמן. (ועיין בא״ח סימן תק״ע):

217.47
Yoré Déah — Neviasky — §217.47

Quand une personne fait vœu, ou bien jure, de ne pas jouir d’une certaine chose, sauf pendant les jours fériés, et qu’elle dit avoir considéré comme tels les jours de Pourim et de ‘Hanoukah, on ajoute foi à ses paroles[eg]. הגה · RemaVoyez Ora’h ‘Hayim, § 570.

מי שנדר או שנשבע שלא יצחוק שום צחוק אסור להטיל גורלות ולא שום אדם בשבילו וכן אסור להמרות עם חבירו שקורין אפוסטאר. (תשובת חזה התנופה) : הגה צבור שגזרו שלא להתפלל במנין משום איזה דבר אסורים לקרות בתורה דכל דבר קדושה נקרא תפלה (תשובת הרא״ש כלל ג’ סי’ ט’) מי שנדר שלא לקבל פקדון אסור להלוות על משכון לישראל (מהרי״ל) מיהו נראה דהולכין אחר כוונתו וכדרך שיתבאר בסימן רי״ח (ד״ע) . מי שנדר או נשבע להתענות סך ימים ואירע תענית חובה עולה לו למנין הימים וכן מי שנדר לילך לבית הקברות או למקום ואירע לו שהלך ע״י עסק שם יצא ידי נדרו (תשובת מהרי״ל סימן קי״ח) וע״ל סימן רל״ט עוד מזה:

217.48
Yoré Déah — Neviasky — §217.48

Quand une personne fait le vœu ou le serment de ne jouer à aucun jeu, les loteries et jeux de hasard lui sont également interdits, qu’elle y participe directement ou par intermédiaire : il lui est aussi interdit de parier. הגה · RemaQuand, pour une raison quelconque, une communauté a lancé un anathème interdisant de prier dans les réunions de dix personnes, il est également interdit de lire le Pentateuque dans ces réunions, car cette lecture est considérée comme une prière. — Si l’on fait vœu de ne pas accepter de dépôt, il est interdit de prêter à gage à un Israélite[eh] ; il semble cependant qu’on puisse dans ce cas s’en rapporter à l’intention que la personne dit avoir eue en prononçant le vœu. — Quand on fait vœu, ou quand on jure, de jeûner pendant un certain nombre de jours, et qu’un jour de jeûne obligatoire se trouve tomber parmi eux, ce jour compte dans le nombre de jours de jeûne que fixait le vœu ou le serment. De même si l’on a fait vœu d’aller au cimetière ou à tout autre endroit, et s’il se trouve qu’on ait à y aller pour ses affaires, le vœu est considéré comme accompli (v. § 239)[ei].

Siman 218. Dans quels cas il faut, dans un vœu, considérer l’esprit et non la lettre — הלכות נדרים (6 articles)

כל הנודר או נשבע רואין דברים שבגללן נשבע או נדר ולומדים מהם לאיזה נתכוין והולכין אחר הענין ולא אחר משמעות הדיבור כיצד היה טעון משא של צמר או פשתים והזיע והיה ריחו קשה ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר או פשתים לעולם הרי זה מותר ללבוש בגדי צמר או פשתים ולהתכסות ואינו אסור אלא להפשילן לאחוריו היה לבוש בגדי צמר ונצטער בלבישתו ונשבע או נדר שלא יעלה עליו צמר לעולם אסור ללבוש ומותר לטעון עליו ומותר להתכסות בגיזי צמר שלא נתכוין זה אלא לבגד צמר וכן כל כיוצא בזה: הגה וכל זה דוקא בנודר בינו לבין עצמו אבל בנודר לחבירו כל שלשון הנדר כולל הולכין אחריו אם לא באומדנא דמוכח (כך משמע בריב״ש ובהרמב״ן):

218.1
Yoré Déah — Neviasky — §218.1

Il ne faut pas juger d’un vœu ou d’un serment en prenant au pied de la lettre les mots qui ont été prononcés, mais il faut se pénétrer du sens que donnait à ces mots la pensée de celui qui les prononçait. Ainsi une personne, ployant sous un fardeau de laine ou de lin, fait le vœu, ou jure, de ne plus jamais porter de laine ou de lin ; il lui sera alors interdit de se charger d’un fardeau de cette nature, mais il lui sera permis de porter un vêtement de laine ou de lin, ou de s’abriter dans une couverture[ej]. De même si, vêtue de laine, une personne se trouve gênée par ses habits et fait le serment, ou prononce le vœu, de ne plus jamais porter de laine, les vêtements de laine lui seront défendus, mais il lui sera permis de porter un fardeau de laine et même de se couvrir avec une couverture en laine. הגה · RemaIl ne s’agit que d’un vœu concernant la personne même qui l’a formulé ; mais si dans le vœu est impliquée en même temps une autre personne, il faut prendre ce vœu au pied de la lettre, à moins que la personne ne puisse, à l’aide de preuves sérieuses, montrer quel était le sens réel de son vœu[ek].

מי שהעלילו עליו מפני שמכר יין לישמעאלים ומפני כך נשבע שלא יעשה יין למכור והיה לו יין עשוי מקודם אסור למכרו: הגה דאף על פי שקאמר שלא יעשה אזלינן בתר כוונתו (ב״י בשם רשב״ץ) וכל שכן קהל שעשו תקנה כיוצא בזה שאסורין למכור אפילו מה שהיה להם קודם לכן (סברת הרב ממשמעות רשב״ץ ולא כת״ה סימן רפ״א):

218.2
Yoré Déah — Neviasky — §218.2

Quand une personne, faussement accusée d’avoir vendu du vin aux musulmans, jure que, si elle fabrique du vin, ce ne sera pas pour le vendre, il lui est aussi défendu de vendre le vin qu’elle aurait fabriqué avant ce serment[el]. הגה · RemaBien que la personne ait juré de ne plus fabriquer de vin, on doit s’en rapporter à l’intention de son serment[em]. Il faut encore plus s’en rapporter à l’intention du serment, lorsqu’il s’agit d’une communauté, ayant fait vœu de ne pas vendre un certain produit ; il est défendu à cette communauté de vendre la quantité de ce produit qu’elle possédait avant de formuler son vœu[en].

היו מפצירין בו לישא בת אחותו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם וכן המגרש את אשתו ואמר קונם שהיא נהנית לי לעולם הרי אלו מותרות ליהנות לו שלא נתכוון אלא לשום אישות:

218.3
Yoré Déah — Neviasky — §218.3

On demande à un homme d’épouser la fille de sa sœur, et il répond : « Je fais le vœu qu’elle ne profite jamais de moi » ; ou bien un homme répudie sa femme et prononce cette même formule : il est alors permis à ces femmes de profiter de ce qui peut leur être donné par l’homme qui a prononcé le vœu, car l’intention de cet homme ne visait que le mariage lui-même.

היה מפציר בחבירו שיאכל אצלו ומיאן ואמר קונם לביתך שאיני נכנס וטיפת צונן שאיני טועם מותר ליכנס לביתו ולשתות לו צונן שלא נתכוון אלא שלא יאכל וישתה עמו בסעודה זו וכן כל כיוצא בזה (מי שנדר צדקה או שאר נדר מחמת חולה ומת עיין לקמן סימן ר״כ):

218.4
Yoré Déah — Neviasky — §218.4

Lorsqu’une personne en invite une autre à manger chez elle et que cette dernière répond : « Je fais vœu de ne pas entrer dans ta maison, et de ne pas y goûter même à une boisson froide ». Il est permis à la personne invitée d’entrer dans la maison une autre fois et d’accepter une boisson froide[eo] ; car on comprend que son intention était uniquement de s’interdire d’entrer et de dîner la fois où on l’invitait. הגה · RemaPour le cas d’une personne qui a fait vœu d’accomplir une bonne œuvre, ou qui a formulé tout autre vœu, parce qu’elle était gravement malade, et qui ensuite meurt, voir § 220, glose de l’article 15.

אמר לחבירו השאילני פרתך אמר ליה אינה פנויה אמר קונם שאיני חורש בה לעולם אם היה דרכו לחרוש שדהו בעצמו הוא אסור לחרוש באותו פרה אבל אחרים מותרין לחרוש לו בה ואם אין דרכו לחרוש בעצמו אלא אריסין חורשין לו הוא וכל אדם אסורין:

218.5
Yoré Déah — Neviasky — §218.5

Un cultivateur demande au propriétaire d’une vache de la lui prêter pour labourer sa terre, celui-ci refuse en disant que la vache est employée, et le cultivateur fait alors vœu de ne plus labourer son champ avec cette vache : si ce cultivateur a l’habitude de labourer lui-même, il lui sera interdit de se servir de l’animal personnellement, mais il pourra faire labourer son champ par d’autres, qui emploieront la vache ; si au contraire il a l’habitude de faire labourer sa terre par d’autres, il lui sera défendu, soit de se servir lui-même de l’animal, soit de laisser des ouvriers s’en servir pour lui[ep].

הסכמה שצוה לבטל השר מקצתה אין ההסכמה בטילה מפני צוויו: הגה קהל שהחרימו על א’ שלא ידור עמהם ואח״כ רוצה לישב שם בחנות דנין כפי הענין שנדרו עליו אם לא כוונו רק על דירת קבע עם אשתו ובניו חנות שרי ואם לאו הכל אסור. (רמב״ן סימן רנ״ז):

218.6
Yoré Déah — Neviasky — §218.6

Quand une personne promet de ne pas obéir à un intendant, la promesse n’a aucune valeur, parce qu’elle ne peut annuler la décision qui a créé cet intendant. הגה · RemaLorsqu’une communauté a excommunié une personne et lui a interdit de demeurer dans son sein ; si cette personne ensuite désire tenir boutique dans la communauté, il faut s’en référer aux motifs qui ont dicté l’exclusion : si l’on a seulement voulu interdire à la personne en question d’habiter dans la communauté avec femme et enfants, il sera permis à cette personne d’avoir le magasin qu’elle désire ; sinon il lui faudra complètement abandonner la place.

Siman 219. Règles concernant les vœux formulés sans qu’on ait fixé d’époque — הלכות נדרים (3 articles)

מי שנדר או נשבע לישא אשה או לקנות בית וכיוצא בו ולא קבע זמן אין מחייבין אותו לישא או לקנות עד שימצא הראוי לו:

219.1
Yoré Déah — Neviasky — §219.1

Lorsqu’un homme a fait vœu de se marier, ou d’acheter une maison, sans fixer l’époque du mariage ou de l’achat, on ne peut pas l’obliger à se marier ou à acheter une maison, avant qu’il n’ait trouvé à sa convenance.

הנשבע לשכור מלמד לבנו עד עשרה לטרין כל זמן שישכור מלמד הגון הוא פטור ויזהר שלא ישלח המלמד הראשון עד שיבא השני (כי צריך לשכור המלמד הראשון ההגון לו אם לא שבא לו מלמד אחר) . (תשובת הרשב״א):

219.2
Yoré Déah — Neviasky — §219.2

Quand une personne a juré de dépenser jusqu’à dix litra pour rémunérer le professeur de son fils, elle est libérée de son serment dès qu’elle a trouvé un maître convenable[eq] ; mais elle doit avoir soin de ne pas remercier ce professeur avant d’en avoir un autre pour le remplacer. הגה · RemaIl faut toujours conserver le professeur convenable qu’on avait trouvé, s’il ne s’en présente pas un autre de valeur[er].

מי שאסר דבר אחד עליו בלא זמן אסור בו לעולם:

219.3
Yoré Déah — Neviasky — §219.3

Si une personne s’est interdit une chose, sans fixer de durée à cette interdiction, cette chose lui est défendue à jamais.

Siman 220. Différence entre le vœu : « Que le vin me soit interdit aujourd’hui » et le vœu : « Que le vin me soit interdit pendant tant de jours ». Du vœu sans limitation de durée — הלכות נדרים (11 articles)

קונם יין שאני טועם יום אחד או קונם יין שאני טועם יום אסור בו מעת לעת ואם אמר קונם יין שאני טועם היום אינו אסור אלא עד שתחשך בין עומד בתחלת היום או בסופו וצריך שאלה לחכם גזירה שמא פעם אחרת יאסור עליו יום אחד ולא ידע להפריש בין היום ליום אחד ויבא לשתות בלילה וי״א שאם היה נדר של מצוה כגון ללמוד או לקיים שום מצוה אינו צריך התרה. (ומיהו בקבלת תענית בעלמא מותר לאכול מיד בלילה ואין צריך התרת חכם) . (ב״י בשם הר״ן):

220.1
Yoré Déah — Neviasky — §220.1

Quand on dit : « Me soit interdit le vin, que je goûterais, pendant un jour, ou : je goûterais, aujourd’hui », il est défendu de boire du vin pendant vingt-quatre heures. Mais si l’on dit : « Que le vin, que je goûterais dans la journée, me soit interdit », il n’est défendu d’en boire que jusqu’à la tombée de la nuit, que le vœu ait été prononcé au début ou vers la fin de la journée[es] ; il faut cependant consulter un rabbin, parce que la personne qui formule le vœu pourrait ne pas bien faire la différence entre les mots : jour et journée, et pourrait boire, par exemple, du vin pendant la nuit, alors que cela lui serait défendu. D’aucuns disent : lorsque le vœu a en vue une bonne œuvre, comme d’étudier la Loi, il est inutile de consulter un rabbin[et]. הגה · RemaS’il s’agit d’un vœu de jeûne, il est toujours permis de manger à la nuit, sans qu’on ait à consulter un rabbin[eu].

אמר ביום שאעשה דבר פלוני לא אוכל אותו היום דינו כהיום שמותר בלילה ואם אמר אותו היום ולמחרתו אסור אותו היום ומחרתו ולילה שבינתים:

220.2
Yoré Déah — Neviasky — §220.2

Lorsqu’on a dit : « Qu’il me soit interdit de manger, le jour où je ferais telle chose », il n’est défendu de manger que durant la journée seulement, tout comme s’il avait été dit : « journée où je ferai… ». Mais si l’on a dit : « Qu’il me soit défendu de manger ce jour et le lendemain », il est interdit de manger pendant la première journée, pendant la nuit comprise entre cette journée et la seconde journée, jusqu’au soir.

היה עומד באמצע השבוע או קודם לו ואמר קונם יין שאני טועם שבוע זה אסור עד תשלום כל השבוע ויום השבת הבא אסור ג״כ (ומותר אחר כך בלא שאלת חכם) (ר’ ירוחם ני״ד) ואם אמר שבוע אחד או שבוע סתם אסור מעת לעת:

220.3
Yoré Déah — Neviasky — §220.3

Quand on fait vœu, au milieu de la semaine, ou avant ce milieu, de ne pas boire de vin durant cette semaine, il est défendu d’en boire jusqu’à la fin de la semaine, sabbat compris. הגה · RemaIl est inutile de consulter un rabbin pour cela[ev]. Mais si l’on dit : « Je fais vœu de ne pas boire de vin durant toute une semaine, ou : durant une semaine », le vin est interdit pendant sept jours entiers.

היה עומד בתוך החדש או קודם לו ואמר חדש זה אסור עד תשלום החדש ומותר ביום ר״ח אפי’ ר״ח שני ימים שהראשון לתשלום חדש שעבר אפילו הכי מותר בו כיון שבלשון בני אדם קורין אותו ר״ח (וכל שכן אם נדר לעשות קודם ר״ח שצריך לקיימו קודם יום ראשון):

220.4
Yoré Déah — Neviasky — §220.4

Lorsqu’une personne fait un vœu au milieu du mois, ou avant ce milieu en disant : « ce mois », elle doit remplir les conditions de son vœu jusqu’à la fin du mois, et elle est libérée à la néoménie : si la néoménie comprend deux jours (dont le premier compte dans le mois qui finit), la personne peut cependant se considérer comme libérée de son vœu dès le premier jour de la néoménie ; car ce jour est également appelé « jour de la nouvelle lune », et on le considérera comme appartenant au mois nouveau. הגה · RemaQuand on a fait vœu d’accomplir une chose avant la nouvelle lune, ce vœu doit être rempli avant le premier jour de la néoménie, quand cette néoménie comprend deux jours.

אמר חדש אחד או חדש סתם אסור מיום ליום:

220.5
Yoré Déah — Neviasky — §220.5

Quand on fait vœu de s’interdire une chose « pendant tout un mois », ou « pendant un mois », cette chose demeure interdite durant un mois entier[ew].

היה עומד בתוך השנה או קודם לה ואמר השנה זו אסור עד תשלום השנה ומותר ביום ר״ה ושנה זו מונים מתשרי שאפילו אם עומד בכ״ט באלול כיון שהגיע תשרי מותר:

220.6
Yoré Déah — Neviasky — §220.6

Lorsqu’au milieu de l’année, ou avant ce milieu, une personne s’interdit une chose en disant : « Cette année », la chose lui est défendue jusqu’à la fin de l’année, et lui devient permise le jour de Rôche Hachânâh (nouvel an). Mais si c’est le 29 éloul qu’on a prononcé le vœu, l’interdiction sera levée le lendemain, 1ᵉ ticherî, jour du nouvel an[ex].

אמר שנה אחת או שנה סתם אסור מעת לעת ואם נתעברה השנה אסור בה ובעיבורה ואם עומד בחורף ואמר שנה זו והיא מעוברת אסור עד תשרי ולא אמרינן שאדר שני יעלה לו במקום אלול:

220.7
Yoré Déah — Neviasky — §220.7

Si la personne a dit : « Pendant toute une année » ou « pendant une année », l’interdiction durera une année entière, à partir du jour où le vœu a été formulé, et, si cette année compte treize mois, ce mois supplémentaire sera compris dans l’interdiction. Si la personne a formulé son vœu en hiver en disant : « cette année », et si l’année est une année embolismique, l’interdiction s’applique aussi au mois supplémentaire et ne prendra fin que le premier de ticherî ; le mois supplémentaire ne saurait remplacer le mois d’éloul.

אמר עד ר״ח אדר עד ר״ח אדר ראשון עד סוף אדר עד סוף אדר שני ולהרמב״ם אם ידע שהשנה מעוברת ואמר עד ר״ח אדר אסור עד ראש חדש אדר שני:

220.8
Yoré Déah — Neviasky — §220.8

Quand on dit : « jusqu’à la néoménie d’Adar », l’interdiction va jusqu’à la néoménie du premier mois d’Adar[ey]. Si l’on a dit : « jusqu’à la fin d’Adar », elle va jusqu’à la fin d’Adar second[42]. Selon Maïmonide, si la personne, en disant : « jusqu’à la néoménie d’Adar », savait que l’année comptait un mois d’Adar supplémentaire, l’interdiction ira jusqu’à la néoménie d’Adar second[ez].

היה עומד בתוך השמיטה או קודם לה ואמר שמיטה זו אסור עד סוף השמיטה ואסור גם בשנה השביעית:

220.9
Yoré Déah — Neviasky — §220.9

Quand une personne fait un vœu au milieu de la période des six années de travail, ou avant ce milieu, et dit : « Qu’il me soit interdit pendant cette chemitâh … »[fa], l’interdiction va jusqu’à la fin de la chemitâh et s’étend à toute la septième année.

אמר שמיטה אחת או שמיטה סתם אסור שבע שנים מעת לעת:

220.10
Yoré Déah — Neviasky — §220.10

Si l’on a dit : « toute une chemitâh » ; ou « durant une chemitâh », l’interdiction s’étend à une durée de sept années entières.

האוסר עצמו בדבר עד הפסח או שאמר עד פני הפסח אינו אסור אלא עד שיגיע בלבד ואם אמר עד שיהיה הפסח הרי זה אסור עד שיצא הפסח ויש אומרים דעד פני הפסח אסור עד שיצא:

220.11
Yoré Déah — Neviasky — §220.11

[Le reste du traité Nedârîm (art. 11–23 du § 220, puis §§ 221–239) n’a pas été traduit — le traité s’interrompt ici en raison du décès du traducteur M. A. Neviasky (11 juillet 1913).]

Sources — Texte hébreu : Ashlei Ravrevei : Choulhan Aroukh Yoré Déah, Lemberg, 1888, numérisé par la Bibliothèque nationale d’Israël, via Sefaria [domaine public] · Traduction française : Rituel du judaïsme, traduit pour la première fois sur l’original chaldéo-rabbinique et accompagné de notes et remarques de tous les commentateurs, par M. A. Neviasky. Douzième traité : Des vœux. Paris, 1917 [archive.org, domaine public] · Police hébraïque : Ezra SIL (SIL, OFL)

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