שולחן ערוך — יורה דעה

Shoul’han aroukh — Yoré Déa

Trad. de Neviasky (1912)

Lois concernant le miqvé — הלכות מקואות

Dans la section des notes de fin de traité, les notes en chiffres correspondent à des notes traduites du texte hébraïque. Les notes introduites par une lettre correspondent à des notes rédigées par les traducteurs de ce traité en français.

Siman 201. De la miqvah (réservoir spécial) et de ses eaux — מִקְוֶה (75 articles)

אין האשה עולה מטומאתה ברחיצה במרחץ ואפילו עלו עליה כל מימות שבעולם עדיין היא בטומאתה וחייבים עליה כרת עד שתטבול כל גופה בבת אחת במי מקוה או מעיין שיש בהם מ’ סאה ושיעורה אמה על אמה על רום שלש אמות במרובע באמה בת ששה טפחי’ וחצי אצבע ואם הוא רחב יותר ואינו גבוה כל כך כשר אם יכולה להתכסות כל גופה בהן בבת אחת וצריך שיעלה בתשבורת מ״ד אלף וקי״ח אצבעות בגודל ועוד חצי אצבע וצריך שיהיה החריץ שבו המים גדול יותר משיעור זה כדי שכשתכנס הטובלת ויתפחו המים ישארו שם מ’ סאה (ד״ע בב״ה)

201.1
Yoré Déah — Neviasky — §201.1

Toutes les eaux du monde et tous les bains possibles ne peuvent remplacer la miqvah[a], où le corps plonge tout entier et en une fois. La femme qui n’est pas allée à la miqvah est considérée comme impure, quels que soient les bains qu’elle ait pris, et les époux qui mènent la vie dans ces conditions méritent de voir leurs jours tranchés prématurément. On prend pour miqvah une source ; on peut aussi construire une miqvah artificielle, mais telle que l’eau de source y parvienne directement. Quand la miqvah a une capacité de 40 séah, elle a pour base un carré d’une coudée de côté et sa hauteur est de 3 coudées[b]. La coudée a la longueur de 6 tophah plus un demi-doigt[c]. Si la miqvah mesure plus d’une coudée carrée et moins de trois coudées de hauteur, elle sera cependant bonne, si la femme peut s’y plonger entièrement en une fois. Si l’on comptait la capacité en doigts, la miqvah minima aurait une capacité de 41.472 doigts qui, augmentée des demi-doigts, donnerait 44.118 doigts. Il faut cependant que la miqvah ait plus qu’une coudée carrée de superficie à la base. Le corps de la baigneuse déplaçant un égal volume d’eau, il faut que la capacité totale soit de 44 118 doigts, plus un volume égal au volume d’eau déplacé[d].

מי מעיין מטהרין אף בזוחלין מי גשמים אין מטהרין אלא באשבורן היו הזוחלין מן המעיין מתערבי’ עם הנוטפי’ שהם מי גשמים הרי הכל כמעיין לכל דבר ואם רבו הנוטפים על הזוחלין וכן אם רבו מי גשמים על מי הנהר אינם מטהרים בזוחלין אלא באשבורן לפיכך צריך להקיף מפץ וכיוצא בו באותו הנהר המעורב עד שיקוו המים ויטבול בהם: (פירוש זוחלין נמשכים והולכים ואינן מכונסים)

201.2
Yoré Déah — Neviasky — §201.2

Pour qu’une miqvah soit permise, il faut que son eau provienne directement d’une source. Quand l’eau de source se trouve mêlée à de l’eau de pluie, la miqvah reste valable. Si l’eau de pluie est en plus grande quantité que l’eau de source, la miqvah est sans valeur. Il en est de même d’une miqvah remplie d’eau de pluie. Dans un étang peu profond, qui se remplit grâce à la pluie, on ne peut faire de miqvah qu’à la condition de creuser suffisamment pour que l’étang reçoive en même temps l’eau d’une nappe souterraine. De même, dans un étang un peu plat, il faut établir un barrage d’osier en une de ses parties, afin que le niveau s’élève dans cet espace. הגה · RemaL’usage est de se montrer sévère. D’aucuns permettent de se purifier dans un étang rempli par les pluies ou la fonte des neiges, car en réalité l’étang est alimenté en même temps par une nappe souterraine. Il faut éviter de se purifier dans un étang qui réellement n’est alimenté que par la pluie et se trouve à sec dans la période de sécheresse : mais une pièce d’eau, qui baisse durant la saison sèche, sans se tarir complètement, et qui se remplit beaucoup durant la saison pluvieuse, peut être adoptée.

ארבעים סאה שאמרו צריך שלא יהיו שאובים שאם הם שאובים פסולים. הגה ואם כל המקוה היא שאובין פסול מן התורה וספיקא לחומרא אבל אם רוב המקוה כשר והמועט הוא שאובין אינו אלא מדרבנן וספיקא לקולא (טור בשם הרא״ש ור״ש והרבה פוסקים):

201.3
Yoré Déah — Neviasky — §201.3

Le volume de 40 séah, dont il a été parlé plus haut, ne doit pas provenir d’une eau apportée par la pluie ou de neige fondue, sous peine d’interdiction de la miqvah. הגה · RemaToutes les miqvah, ainsi remplies d’eau de pluie ou de neige fondue, sont interdites par la loi biblique, et l’interdiction doit être observée dans toute sa rigueur. Celles où l’eau de source se trouve en quantité moindre que l’eau de pluie sont sous le coup d’une défense traditionnelle ; dans ce dernier cas, on peut se montrer indulgent s’il y a doute.

מקוה שהיא של עובד כוכבי’ ומקבל ממנו שכר אין להאמין לעובד כוכבים עליו אא״כ יש במקוה כ״א סאה: (תמיד)

201.4
Yoré Déah — Neviasky — §201.4

Lorsqu’un païen possède une miqvah, qu’il met à la disposition des femmes israélites moyennant paiement, on ne doit pas avoir foi en sa sincérité, s’il affirme que sa miqvah remplit les conditions exigées, à moins que l’on ne soit certain qu’elle contient 21 séah d’eau de source. הגה · RemaEn effet, si elle contient 21 séah d’eau de source, la capacité exigible étant de 40 séah, il y a plus d’eau de source que d’eau d’une autre provenance et nous rentrons dans le cas de l’art. 2. Si une miqvah, qui d’abord ne contenait pas les 40 séah, se trouve ensuite avoir le volume d’eau exigé, deux cas se présentent : 1° nous savons qu’au moment où elle ne contenait pas les 40 séah, elle avait cependant 21 séah d’eau de source ; la miqvah est permise, car elle ne pourrait tomber que sous le coup d’une défense traditionnelle ; 2° nous ignorons si elle contenait 21 séah d’eau de source ; elle est interdite, parce qu’elle tombe sous le coup d’une défense biblique (voir art. 3). La miqvah appartenant à un païen, nous ne pouvons nous en rapporter au dire de ce païen dans un cas de doute ayant trait à une défense biblique, tel que le cas où nous ignorons si la miqvah contenait 21 séah d’eau de source. Sachant au contraire qu’elle contenait 21 séah d’eau de source, au moment où elle ne présentait pas encore le volume d’eau voulu, et la trouvant ensuite avec 40 séah, nous admettons que le reste de l’eau a été ajouté par un Israélite ; car les Israélites qui s’occupent des miqvah connaissent les lois qui s’y rapportent ; nous pouvons être d’autant plus rassurés, si nous avons devant nous l’Israélite qui s’en est occupé et si nous pouvons l’interroger, car dans le cas d’une défense religieuse un seul témoin suffit (V. § 127, à la fin, dans la 7e livraison du Rituel du Judaïsme : Du vin destiné aux idoles).

כל הימים יש להם דין מעיין לטהר בזחיל’ הילכך גל שנתלש מהים ובו מ’ סאה ונפל על האדם או על הכלים עלתה להם טבילה אבל אם הטביל בגל כשהוא באויר קודם שיפול על הארץ אע״פ שיש בו מ’ סאה או שזרק כלים באמצעית הגל שהוא עשוי ככיפה לא עלתה להם טבילה:

201.5
Yoré Déah — Neviasky — §201.5

Tous les étangs contiennent de l’eau de source et peuvent par conséquent servir. La mer également peut servir ; lorsqu’une femme, prête pour la purification, s’approche du bord de la mer, et est complètement recouverte par une vague, on considère que la vague contenait les 40 séah exigées, et la femme est purifiée, à moins qu’au moment où elle a vu venir la lame elle n’ait sauté ou ne soit montée sur quelque objet (V. § 198, art. 31). De même, une vaisselle, que l’on porte à purifier, et que l’on a posée au bord de la mer, est purifiée par une lame qui vient la recouvrir ; elle ne l’est pas si on l’a lancée en l’air vers la lame[e].

צריך שלא יהיו מ’ סאה של מקוה בתוך הכלי שאין טובלים בכלים:

201.6
Yoré Déah — Neviasky — §201.6

On ne doit pas se purifier dans un récipient, quel qu’il soit, même s’il a une capacité de 40 séah.

הלוקח כלי גדול כגון חבית גדולה או עריבה גדולה ונקבו נקב המטהרו וקבעו בארץ ועשהו מקוה ה״ז כשר וכן אם פקק הנקב בסיד ובבנין אינו פוסל והמים הנקוים בתוכו מקוה כשר. סתמו בסיד או בגפסית עדיין הוא פוסל את המקוה עד שיקבענו בארץ או יבנה ואם הוליכו על גבי הארץ ועל גבי הסיד ומירח בטיט מן הצדדין ה״ז כשר: (וי״א דבעי’ נקב כשפופרת הנוד (טור והרא״ש בתשובה) וכן יש להחמיר)

201.7
Yoré Déah — Neviasky — §201.7

Si l’on prend une barrique dont on a enlevé le fond, ou dans le fond de laquelle on a pratiqué une ouverture par où l’eau puisse entrer facilement, et qu’on la pose au-dessus d’une source, elle pourra servir de miqvah. Il en sera de même si, au lieu d’une barrique, on emploie un cylindre en tissu et sans fond, à condition toutefois qu’on ne mastique pas le fond une fois le cylindre ou la barrique remplis d’eau, sans quoi on se mettrait dans la situation de l’art. 6. Toute la partie extérieure de la barrique ou du cylindre peut sans inconvénient être mastiquée ou maçonnée ; seul le fond, par où entre l’eau de la source, doit rester librement ouvert. הגה · RemaOn peut installer une miqvah à l’étage d’une maison ; la construction maçonnée d’une maison n’a rien de commun avec un récipient[f].

מעיין שמקלח לתוך כלי פסול לטבול בין במים שבתוך הכלי בין לאחר שיצאו מהכלי ואם המעיין מקלח על שפת הכלי ולתוכו תוך הכלי אסור לטבול וחוצה לו מותר אפילו אם המים שבתוכו מרובין:

201.8
Yoré Déah — Neviasky — §201.8

Quand l’eau d’une source se déverse dans un récipient, il est interdit de se purifier dans ce récipient ou dans l’eau qui, débordant, coulerait à côté du vase. Si l’eau d’une source coule le long d’un récipient, on peut se purifier dans l’eau qui coule à côté du récipient, mais non dans le récipient lui-même, au cas où celui-ci aurait reçu une partie de l’eau écoulée, et cela même s’il y a plus d’eau dans le vase que sur ses côtés.

כלי טמא שנתן בתוכו כלים אחרים והטביל הכל עלתה להם טבילה אף על פי שפי הכלי צר ביותר שהרי המים נכנסים לו ומתוך שעלתה טבילה לכלי הגדול עלתה טבילה לכלים שבתוכו ואם הטהו על צדו והטביל לא עלתה להם טבילה עד שיהיה פיו רחב כשפופרת הנאד וכן אם היה הכלי טהור ונתן לתוכו כלים טמאים והטבילן לא עלתה להם טבילה עד שיהיה פיו רחב כשפופרת הנאד: הגה ומותר לטבול כלים בסל או בשק דכיון דאינו מחזיק מים עדיף טפי מניקב כשפופרת הנאד (בית יוסף בשם משנה ופירש ר״ש פ״ו דמקואות ורמב״ם פ״ו):

201.9
Yoré Déah — Neviasky — §201.9

Quand dans un vase impur on a placé d’autres vases purs, afin de purifier le tout, la purification est valable, si le contenant est posé à plat, fût-il même d’étroite ouverture ; si l’on a posé le contenant sur le côté, la purification n’est valable que s’il a une très large ouverture[g]. Si, dans un grand vase pur, on place des vases plus petits impurs, afin de les purifier, il faut, pour que la purification soit valable, que le contenant ait toujours une large ouverture. הגה · RemaPour purifier de la vaisselle, on peut la mettre dans un panier ou dans un sac, à condition que panier et sac laissent librement passer l’eau.

מעיין שהמשיכו לבריכת מים שהם נקוים ועומדים יש לה דין מעיין ואם הפסיק ראש הקילוח חזר להיות לה דין מקוה ואם חזר והמשיך קילוח המעיין לתוכה חזרה לדין מעיין:

201.10
Yoré Déah — Neviasky — §201.10

Lorsque l’eau d’une source passe dans un canal où elle reste stagnante, le canal de son côté fournissant aussi de l’eau, on peut se purifier dans le canal, car il est regardé comme étant une partie de la source. Si la source ne donne plus, le canal est alors considéré comme une miqvah ordinaire ; quand l’eau de la source recommence à couler, on considère le canal comme une source[h].

מקוה מים שאובים שהמשיכו עליו מי מעיין אפילו מי המעיין מועטים המועטים של מעיין מטהרין את השאובים המרובין בין קדמו מי מעיין לשאובים בין קדמו שאובים למעיין: הגה כמו שיתבאר למטה ומכל מקום אין לטבול בו רק באשבורן דלא עדיף מנהרות שרבו הנוטפים על הזוחלין (מהרי״ק):

201.11
Yoré Déah — Neviasky — §201.11

On peut finir de remplir une miqvah, où l’eau de source n’arrive pas en assez grande quantité, et cette miqvah est valable, même si l’eau ajoutée s’y trouve en plus grande quantité que l’eau de source[i]. הגה · RemaCette loi sera expliquée ultérieurement, il faut que la miqvah soit non artificielle ; il faut qu’elle soit creusée dans la terre et reçoive de l’eau d’une nappe souterraine.

מעיין שהעבירו על גבי אחורי כלים והמשיכו למקום אחר חזר להיות לו דין מקוה ובלבד שלא יטבול על אחורי כלים ממש:

201.12
Yoré Déah — Neviasky — §201.12

On peut conduire l’eau d’une source, par une pente convenable, dans un réservoir qui devient de ce fait une miqvah où l’on peut se purifier. Mais il est interdit de se purifier dans l’eau qui peut se déverser au-dessous de la pente conductrice.

מעין שיורד מההר טיפין טיפין בהפסק יש לו דין מקוה אא״כ יורד בקילוח בלא הפסק:

201.13
Yoré Déah — Neviasky — §201.13

Le réservoir qui reçoit l’eau d’une source descendant d’une montagne peut servir de miqvah, si l’eau arrive d’une façon ininterrompue, mais non pas si elle tombe goutte à goutte dans le réservoir.

נוטפין שעשאן זוחלין כגון שסמך למקום המנטף טבלא של חרס חלקה והרי המים זוחלים ויורדים עליה הרי הם כשרים וכל דבר שמקבל טומאה ואפי’ מדברי סופרי’ אין מזחילין בו וזוחלין שקלחן בעלי אגוז כשרים:

201.14
Yoré Déah — Neviasky — §201.14

On peut parfois rendre continu le débit d’une source, qui se déverse goutte à goutte dans un réservoir, en plaçant un conduit sur une pente allant de la source au réservoir ; mais ce conduit ne doit pas être capable d’absorber les impuretés ; or tout vase ou tuyau les absorbe ; il faut donc employer un conduit consistant en une planche ou en toute autre chose plate ; un lit de feuilles de noyer, par exemple, ferait un conduit excellent sous le rapport de la pureté.

מקוה שיש בו ארבעים סאה ומעין כל שהוא יכול לשאוב כל מה שירצה ליתן לתוכה והם כשרים אע״פ שהם רבים על המים שהיו בתוכה תחלה. אבל כל זמן שאין במקוה מ’ סאה אפילו אם אינו חסר אלא כל שהוא אם נפלו לתוכו ג’ לוגים מים שאובים פסלוהו לא שנא שאבן בכלי לא שנא סוחט כסותו והגביהו והמים שבה נופלין ממקומות הרבה וכן המערה מהצרצור ומטיל ממקומות הרבה לתוכו או שזרקם בחפניו ואפי’ נפלו בו משני כלים או משלשה מזה מעט ומזה מעט מצטרפין במה דברים אמורים שמתחיל מכלי הב’ עד שלא פסק מהכלי ראשון אבל אם פסק הראשון קודם שהתחיל השני אין מצטרפין ואם התחיל הב’ עד שלא פסק (הראשון) דוקא משלשה כלים אבל מד’ אין מצטרפין בד״א שמארבעה אין מצטרפין שלא היה דעתו מתחלה ליתן כל השלשה לוגין אבל אם מתחלה היה דעתו ליתן כל השלשה לוגין אפילו אם לא נתן אלא מעט מעט מכמה כלים עד שהשלים לג’ לוגין פסול: (ואין חילוק בין קדם המעין לשאובין או לא כמו שנתבאר וע״ל סעיף מ’ דיש חולקין) (ב״י בשם תשובת רמב״ן סימן רל״א)

201.15
Yoré Déah — Neviasky — §201.15

Dans une miqvah qui reçoit 40 séah d’eau d’une petite source, on peut verser de l’eau à volonté. Mais si elle ne contient pas ces 40 séah, quand même il lui manquerait peu de chose pour arriver à la quantité voulue, par exemple la simple addition de 3 log d’eau, elle n’est pas valable. Il n’est fait aucune différence entre les manières dont on aurait versé l’eau de complément, qu’on l’ait versée d’un vase ou qu’on ait tordu un vêtement renfermant les 3 log d’eau, ou qu’on ait fait passer l’eau goutte à goutte au travers d’un filet, ou qu’on ait versé l’eau avec les mains ou doucement de deux ou trois vases ; on considère dans tous ces cas qu’on a versé les 3 log en une fois. On admet que l’eau de deux vases a été versée en une seule fois, si l’on a laissé couler l’eau du deuxième vase avant que celle du premier ait fini de couler ; mais si l’eau du premier vase était déjà dans la miqvah, avant qu’on n’ait laissé couler celle du deuxième, on n’additionne pas les deux capacités ; il en est de même quand l’eau provient de trois vases. Mais si les 3 log ont été versés de quatre vases, on ne fait pas l’addition, dans le cas où la personne qui a versé l’eau ne l’aurait pas divisée ainsi dans le but de rendre la miqvah valable ; si elle l’a fait sciemment, la miqvah demeure interdite. הגה · RemaQuand les 3 log d’eau viennent du sol dans la miqvah, par exemple ils ont été versés par terre et ont pénétré dans la miqvah, celle-ci est valable. Il en est de même si les 3 log d’eau tombent dans la miqvah, grâce à des animaux qui, passant dans l’eau, auprès d’elle, y ont fait jaillir la quantité voulue de liquide. D’autres sont d’avis qu’une eau ainsi ajoutée doit être assimilée à celle que l’homme verserait lui-même.

הספוג שבלועין בו ג’ לוגין וכשנפל למקוה נתערבו המים הבלועים עם מי המקוה וכן דלי שפיו צר ובו ג’ לוגין מים שאובין ונפל למקוה ולא יצאו כל המים שבתוכו אלא נתערבו עם מי המקוה לא פסלוהו שלא אמרו אלא שלשה לוגין שנפלו ונתערבו כולם עם מי המקוה:

201.16
Yoré Déah — Neviasky — §201.16

Lorsqu’une branche, qui avait absorbé 3 log d’eau, tombe dans une miqvah, ou bien quand un vase à ouverture étroite, contenant également 3 log d’eau, tombe dans la miqvah et y laisse écouler une partie de son contenu, la miqvah est valable ; car on admet qu’une partie des 3 log, et non les 3 log entiers, s’est déversée dans la miqvah[j].

מים שאובים שהיו בצד המקוה אע״פ שהמים נוגעים במי המקוה לא פסלוהו:

201.17
Yoré Déah — Neviasky — §201.17

Une eau qui ne provient pas d’une source, et qui se trouve auprès d’une miqvah, ou même qui effleure l’eau de cette dernière, ne lui enlève rien de sa valeur[k].

שתי בריכות זו למעלה מזו וכותל ביניהן ואחת מהן מלאה מים כשרים וחבירת’ מלאה שאובין ונקב ביניהם אם יש כנגד הנקב שלשה לוגין מים שאובין נפסלה כמה יהא בנקב ויהיה בו שלשה לוגין א’ משלש מאות ועשרים לבריכה:

201.18
Yoré Déah — Neviasky — §201.18

Lorsque, de deux réservoirs superposés, l’inférieur contient de l’eau qui a été versée, et celui du dessus de l’eau de source et qu’il existe dans le plafond du réservoir inférieur, un trou par où l’eau de ce réservoir peut monter dans le réservoir supérieur, ce réservoir supérieur sera une miqvah valable, si le trou ne laisse pas monter 3 log d’eau à la fois, c’est-à-dire le centième de 320 log[l].

ב’ מקואות שאין בשום אחת מהן מ’ סאה ונפל לזה לוג ומחצה ולזה לוג ומחצה ונתערבו ב’ המקואו’ הרי אלו כשרי’ מפני שלא נקרא על א’ מהם שם פיסול אבל מקוה שאין בו מ’ סאה שנפלו לתוכן ג’ לוגין מים שאובין ואח״כ נחלק לשני’ וריבה מים כשרים על כל אחת מהם הרי אלו פסולין:

201.19
Yoré Déah — Neviasky — §201.19

Deux miqvah contiguës, n’ayant ni l’une ni l’autre les 40 séah d’eau de source exigibles, recevant chacune un log et demi d’eau, ne sont pas interdites de ce fait ; car chacune d’elles ne devient interdite que lorsqu’on y verse trois log d’eau. Si elles ont ensuite mêlé leurs eaux, la miqvah ainsi obtenue est bonne, puisqu’elle provient de la réunion de deux miqvah non interdites. Si dans une miqvah qui ne contenait pas 40 séah d’eau de source on a versé 3 log d’eau, la miqvah est interdite de ce fait, même quand, après avoir versé ces 3 log, on la partage pour en faire deux ; si l’on fait ensuite arriver dans ces deux miqvah de l’eau de source, même en quantité considérable, elles ne peuvent redevenir valables, puisqu’elles proviennent d’une miqvah interdite auparavant[m].

בור שהוא מלא מים שאובי’ והאמה נכנסת לו ויוצאת ממנו לעולם הוא בפיסולו עד שיתחשב שלא נשארו מהשאובים שהיו בבור שלשה לוגין:

201.20
Yoré Déah — Neviasky — §201.20

Un fossé plein d’eau, dans lequel on fait arriver l’eau courante d’un étang, ne peut jamais servir de miqvah, sauf si l’on a calculé que l’eau, sortie du fossé à l’arrivée de l’eau de l’étang, a un volume égal à la capacité de ce fossé, ou tout au moins s’il ne reste pas dans le fossé, après l’entrée de l’eau de source, trois log de l’eau qu’il contenait auparavant.

מקוה שנפל לתוכו מים שאובים ונפסל ואחר כך ריבה עליו מים כשרים עד שנמצאו הכשרים מ’ סאה הרי הוא בפיסולו עד שיצאו כל המים שהיו בתוכו ויפחתו השאובים פחות מג’ לוגין וכן אם עשה מקוה שיש בו ארבעים סאה מים כשרים ועירבו עם המקוה הזה הפסול טהרו אלו את אלו. (וה״ה במעיין כל שהוא שהמשיך אלו השאובין נטהרו כמו שנתבאר לעיל):

201.21
Yoré Déah — Neviasky — §201.21

Quand dans une miqvah qui n’avait pas 40 séah on a versé 3 log d’eau, elle ne peut plus être valable, même si l’on y fait arriver ensuite quarante autres séah d’eau de source (V. art. 19). Cependant, si l’on y fait affluer de l’eau de source en telle quantité que l’eau qu’elle contenait précédemment s’écoule et qu’il n’en reste pas trois log, la miqvah redevient valable. Quand une miqvah de 40 séah d’eau de source mêle ses eaux avec celles d’une miqvah non valable, le résultat du mélange de ces eaux est valable ; car on rentre dans le cas d’une miqvah de 40 séah d’eau de source, dans laquelle il est permis de verser de l’eau en quantités variables.

היה המקוה חסר ג’ לוגין ונפלו לו ג’ לוגין מים שאובים לעולם הוא בפיסולו עד שירבו עליו מי גשמים או שישטפו עליו מים כשרי’ עד כדי שנשער שנפלו עליו כמלואן הראשון ועוד שהמים הבאים עליו דוחין את המים שבתוכו ומוציאין אותן היה המקוה פחות ואפי’ קורטוב ונפלו עליו מים שאובין פחות מג’ לוגין והשלימוהו לא פסלוהו ולא הכשירוהו כיצד הרי הוא בפיסולו עד שירדו עליו מי גשמים או שישטפו כשיעור המים שהיה חסר נפלו עליו מי גשמים כשיעורן הרי זה כשר היה חסר אפי’ קורטוב ונפלו לתוכו שלשה לוגין מים פסלוהו והרי הוא בפיסולו עד שיצא ממנו מילואו ועוד: הגה ודוקא בג’ לוגין שאובין מכשרינן בכהאי גוונא אבל אם היתה כולה שאובה אפי’ נתן עליה עד שיצאו כדי מילואה ועוד לא מהני אלא מחשבין המים היוצאין לפי ערך הכשרים והפסולים (ב״י בשם הראב״ד):

201.22
Yoré Déah — Neviasky — §201.22

Une miqvah à laquelle il manquait 3 log d’eau de source pour avoir ses 40 séah, et dans laquelle on a versé les 3 log, est interdite, à moins que l’eau d’une source n’y afflue en telle quantité que les 40 séah, qui se trouvaient précédemment dans la miqvah, soient repoussés par l’eau de la source et s’écoulent en ne laissant plus rien, ou moins de 3 log. Une miqvah, où il manquait très peu de chose pour avoir les 40 séah et où il est tombé moins de 3 log d’eau, n’est ni permise, ni interdite ; mais s’il survient ensuite soit d’une source, soit par la pluie, la petite quantité d’eau qui manquait, la miqvah devient valable. Quand dans une miqvah, où il manquait très peu de chose, certainement moins de 3 log d’eau de source, il est tombé 3 log d’une autre eau, la miqvah est interdite jusqu’à ce que l’eau d’une source y afflue et en fasse sortir 3 log. הגה · RemaIl s’agit, dans le dernier cas, d’une miqvah où toute l’eau provient d’une source, et où il manquait moins de 3 log ; les 3 log qui y sont tombés ne doivent pas l’interdire, si une source en fait sortir 3 log également. Tandis qu’une miqvah où il manquait 3 log d’eau de source pour qu’elle fût valable, et où 3 log d’une autre eau ont été versés, ne peut plus être valable que si l’eau d’une source fait sortir toute l’eau, ou n’en laisse pas 3 log, en remplaçant toute l’eau primitive.

אין ג’ לוגין פוסלין אלא אם כן יהיו של מים ומראיהן מראה מים לפיכך ג’ לוגין מים שנפל לתוכן יין והרי מראיהן מראה יין שנפלו למקוה לא פסלוהו וכן שלשה לוגין חסרים כל שהוא שנפל לתוכן מעט חלב והשלימוהו לג’ לוגין ונפלו למקוה חסר לא פסלוהו:

201.23
Yoré Déah — Neviasky — §201.23

Une miqvah n’ayant pas ses 40 séah d’eau de source au complet n’est interdite que si on y ajoute 3 log d’eau ; mais s’il y est tombé 3 log d’un liquide, mélange d’eau et de lait, ou d’eau et de vin, ayant l’apparence du lait ou du vin, et dans lequel il n’y a pas 3 log d’eau, la miqvah n’est pas interdite de ce fait[n].

מי כבשים ומי שלקות ותמד שלא החמיץ וכן מי צבע פוסלין המקוה בג’ לוגין אבל כל שאר המשקין ומי פירות ומורייס ותמד משהחמיץ אין פוסלין מקוה החסר בג’ לוגין וגם אין משלימין אותו להכשירו שאם היה בו ל״ט סאין ונפל לתוכו סאה אחת מאלו אין משלימין אותו אבל אם יש בו מ’ סאה ונפל לתוכו סאה אחת מאלו ונטל מתוכן סאה אחרת כשר אפי’ עשה כן עד י״ט פעמים אבל במים שאובים שנפלו סאה למ’ סאה כשרים ונטל מתוכן סאה אחרת ונפל לתוכן סאה מים כשרים אפילו עשה כן עד עולם כשר:

201.24
Yoré Déah — Neviasky — §201.24

Si 3 log d’eau, provenant de conserves ou de la purification de certains ustensiles ou d’une viande qui a été ébouillantée, ou encore 3 log d’une teinture ou d’un liquide non fermenté, tombent dans une miqvah qui n’a pas une contenance de 40 séah, cette miqvah est interdite. Toute boisson fermentée, de même que le jus de fruit, n’interdit pas la miqvah, mais ne peut pas servir à parfaire les 40 séah. Par exemple, si dans une miqvah de 39 séah d’eau de source tombe une séah de boisson fermentée, la miqvah n’est pas interdite de ce fait ; mais elle n’est pas valable non plus avant qu’elle n’ait ses 40 séah d’eau de source. Quand dans une miqvah de 40 séah est tombé 1 séah de boisson fermentée, si on a ensuite enlevé 1 séah d’eau, en même temps que la miqvah recevait un autre séah d’eau de source, la miqvah reste valable, et cette opération peut être renouvelée 19 fois. Si dans une miqvah de 40 séah d’eau de source on verse une séah d’eau quelconque et si on lui enlève ensuite une séah d’eau en faisant arriver en même temps une séah d’eau de source, la miqvah reste valable et cette opération peut être renouvelée indéfiniment[o].

מי צבע יש להם דין מים לפסול את המקוה החסר בג’ לוגין אע״פ שמשונים מראיהן ממראה המים אבל המקוה השלם אע״פ שנפלו בו מי צבע ושינו מראיו לא נפסל וכן אם הדיח בו כלים ונשתנה מראיו או ששרה בו סמנים או אוכלין ונשתנה מראיו לא נפסל אבל אם נפל לתוכו יין או מוהל ושינו מראיו מכמות שהיה נפסל כיצד יעשה אם הוא חסר ימתין לו עד שירדו גשמים ויתמלא ויחזרו מראיו למראה מים ואם יש בו מ’ סאה שאינו נפסל עוד בשאיבה ימלא בכתף ויתן לתוכו עד שיחזרו מראיו למראה המים: (ראב״ד ורשב״א)

201.25
Yoré Déah — Neviasky — §201.25

L’eau provenant de la teinture suit la règle de l’eau ordinaire. Quand 3 log d’eau de teinture tombent dans une miqvah à laquelle il manque 3 log d’eau de source, la miqvah est interdite, après que son eau a été colorée par cette eau de teinture. Mais si ces 3 log d’eau de teinture tombent dans une miqvah de 40 séah et changent la coloration de son eau, la miqvah reste valable. De même, si dans une miqvah de 40 séah on a purifié des ustensiles ou laissé tremper des herbes, opérations qui changent également la coloration de l’eau de source, la miqvah n’est pas interdite. Mais s’il y tombe du vin ou le premier suc exprimé des olives, qui changent totalement la nuance de l’eau, il faut considérer deux cas : 1° la miqvah n’a pas 40 séah ; il faut alors attendre que de l’eau de pluie ou de l’eau de source non seulement portent son volume à 40 séah, mais encore arrivent en assez grande quantité pour enlever à l’eau la coloration qu’elle a prise ; 2° Si la miqvah avait 40 séah d’eau de source, il suffit d’y verser de l’eau en quantité suffisante pour que l’eau de la miqvah reprenne l’aspect qu’elle avait avant l’introduction du vin ou du suc d’olives.

היו בו מ’ סאה ונפל לתוכו יין ונשתנה מראיו של חציו אם אין בו מראה מים מ’ סאה הרי זה לא יטבול בו:

201.26
Yoré Déah — Neviasky — §201.26

Si dans une miqvah valable tombe du vin changeant l’apparence d’une moitié de l’eau, la miqvah est interdite, si la partie dont l’aspect n’a pas changé a un volume moindre que 40 séah.

מקוה שנשתנו מראה מימיו מחמת עצמו ולא נפל בו דבר הרי זה כשר:

201.27
Yoré Déah — Neviasky — §201.27

Une miqvah, dont l’eau change de coloration sans cause extérieure, reste valable.

אין שינוי מראה פוסל אלא במי גשמים שנעשו מקוה אבל מעיין אינו נפסל בשינוי מראה ולא עוד אלא אפילו המקוה שנפסל אם המשיך אליו מי מעיין המעיין מטהר אותו אפילו לא חזרו למראיהן (רמב״ם ורשב״א בשער המים)

201.28
Yoré Déah — Neviasky — §201.28

Une miqvah, où l’apparence de l’eau a été modifiée par un liquide qu’on y a versé, n’est interdite qu’au cas où elle a été formée par de l’eau de pluie. Mais une source prise comme miqvah reste toujours valable, même si un liquide qu’on y a versé change, pour un moment, l’apparence de son eau. Bien plus, une miqvah d’eau de pluie, qui s’est trouvée interdite parce que la coloration de son eau a varié après introduction de vin, par exemple, redevient permise, si on la fait communiquer avec une source qui y envoie ses eaux[p].

נפלו לו שלשה לוגין יין כאילו לא נפל בין במקום היין בין במקום המים היה שאוב והשיקו השיק במקום היין זה וזה לא טיהר השיק במקום המים מקום המים טהר מקום היין לא טהר: (ומותר לטבול)

201.29
Yoré Déah — Neviasky — §201.29

Une miqvah valable ne se trouve pas interdite, du fait qu’elle reçoit 3 log de vin qui ne changent pas l’apparence de ses eaux. Mais si le vin change la coloration de l’eau, la miqvah est interdite. Cependant on admet deux cas : 1° on fait passer de l’eau ordinaire à l’emplacement où est tombé le vin, ou dans toute autre partie de la miqvah dont l’eau a été troublée ; la miqvah reste interdite ; 2° on verse de l’eau dans une partie de la miqvah dont l’eau n’a pas varié d’aspect ; cette partie est alors valable. הגה · RemaUne miqvah, qui ne contient pas la quantité d’eau voulue, et dans laquelle il est tombé un vin qui a changé la coloration de son eau, puis 3 log d’eau ordinaire, n’est cependant pas interdite, si on la fait communiquer avec une source, de telle sorte qu’elle ait ensuite la quantité d’eau de source exigée[q].

אין שאיבה פוסלת אלא במים אבל השלג והברד והכפור והמלח והטיט שהוא עב קצת אפי’ יש בו רכות שיכולין להריקו מכלי אל כלי אין שאיבה פוסלת בהן שאם שאב מאלו למקוה החסר לא פסלוהו ולא עוד אלא אפילו עשה כל המקוה משלג או כפור או ברד שהביאו בכלי ועשה מהן מקוה כשר: הגה וכשמשער שיעור המקוה בשלג ימעך חללו תחילה (ב״י בשם הראב״ד והרא״ש וכ״כ הרמב״ם) ואז מותר לטבול בו כמות שהוא (מרדכי ס״פ במה טומנין בשם ר’ שמריה) ויש מחמירין לטבול בכל אלה עד שנימוחו ונעשו מים (שם במרדכי בשם הר״ר שמחה והר״א מביהם) וטוב להחמיר לכתחלה (ב״י ועיין בא״ח סימן ק״ס:

201.30
Yoré Déah — Neviasky — §201.30

Toute miqvah n’ayant pas 40 séah est interdite, si on veut lui donner la contenance exigée par l’addition d’eau ordinaire. Mais si l’on y jette de la neige, des grêlons, de la glace, ou une argile contenant de l’eau, ou du sel, et que ces corps, en fondant ou en se dissolvant, augmentent le contenu de la miqvah, cette dernière est permise. הגה · RemaIl faut écraser la neige, lorsqu’elle est en bloc, si l’on veut savoir combien elle peut fournir de liquide. D’aucuns, plus sévères, veulent qu’avant de se purifier dans une miqvah où l’on a jeté de la neige, de la glace ou autre corps semblable, on attende que ce corps s’y soit totalement fondu ; et il faut suivre leur avis de préférence.

מקוה שאוב שהגליד טהור משום מים שאובים נימוחו כשר להקוות:

201.31
Yoré Déah — Neviasky — §201.31

Si une miqvah permise se trouve n’avoir plus la quantité d’eau nécessaire, parce qu’une partie en a été gelée, il est permis d’y jeter de la neige pour avoir la quantité d’eau exigée.

מקוה שיש בו מ’ סאה מים וטיט רך שהפרה שוחה ושותה ממנו אם המים צפים ע״ג הטיט יכולין לטבול אפילו בטיט אין המים צפים על גבי הטיט אין טובלין במקום הטיט אבל במים טובלין אפי’ אין בו מ’ סאה אלא ע״י הטיט:

201.32
Yoré Déah — Neviasky — §201.32

Une miqvah de 40 séah à fond d’argile, mais dont l’eau est assez profonde pour qu’on n’aperçoive nulle part le fond et pour qu’un animal puisse, en se penchant, boire sans effleurer ce fond, est valable, et l’on peut même se purifier au-dessus de la partie argileuse. Si au contraire l’eau n’est pas assez profonde pour cacher l’argile, on ne doit pas se purifier à l’emplacement où l’argile affleure ; mais on peut le faire dans une autre partie ; et cette miqvah est valable, même si l’eau de la partie argileuse compte pour parfaire les 40 séah d’eau nécessaires.

כל שתחלת ברייתו מן המים כגון יבחושים אדומים מטבילין בו ומטבילין בעינו של דג גדול שנימוק שומן עינו בחורו:

201.33
Yoré Déah — Neviasky — §201.33

On peut se purifier dans une miqvah où se sont développés, puis perdus, certains insectes qui naissent dans les lieux humides. On peut également faire ses immersions dans une partie d’un cours d’eau, prise comme miqvah, où certain grand poisson aurait été blessé, par exemple, à l’œil, et aurait laissé s’écouler de sa blessure des mucosités en abondance.

אין הכלי חשוב לפסול המים שבו משום שאיבה אלא אם כן הוא ראוי לקבל קודם שיקבענו ושיתמלא לדעת ואז פוסל בין אם הוא כלי גדול המחזיק ארבעים סאה בלח שהם כוריים ביבש בין אם הוא כלי קטן ביותר ואפי’ הם כלי גללים כלי אבנים כלי אדמה:

201.34
Yoré Déah — Neviasky — §201.34

Un objet, baquet ou autre récipient, fût-il même très grand et capable de contenir 40 séah, rend interdite une miqvah dans laquelle il serait placé, et ne peut servir lui-même aux immersions, si, avant d’être placé là, il avait eu une autre destination. Il en est de même, bien entendu, s’il s’agit d’un récipient plus petit ou d’un récipient en pierre.

המניח טבלא תחת הצנור אצל המקוה כדי שיפלו ממנה המים למקוה אם יש לה ד’ שפות שראויה לקבל המים פוסלת ואם לאו אינה פוסלת זקפה על צדה לידוח אפי’ יש לה שפות אינה פוסלת כיון שאינה עומדת בענין שראויה לקבל וכגון שהמים ראוים לבא למקוה זולתה אבל אם אין המים ראוים לבא למקוה זולתה אפי’ זקפה על צדה או כפאה על פיה פוסלת:

201.35
Yoré Déah — Neviasky — §201.35

Lorsque, près d’une source, se trouve une miqvah dans laquelle l’eau de la source peut s’infiltrer, et que l’on place, entre les deux, une sorte de conduite d’argile servant à mener l’eau de la source dans la miqvah, cette dernière sera interdite, si la conduite a quatre faces et peut servir à un autre usage ; mais si la conduite n’a que trois parois et ne peut servir à rien d’autre, la miqvah sera permise. De même si, pour laver, on place, là où l’eau de la source s’écoule, une conduite à quatre parois et si l’eau traversant cette conduite s’en va dans la miqvah, cette dernière est valable, lorsque l’eau de la source peut s’y infiltrer même sans l’aide de la conduite. Mais si l’eau n’y est entrée que grâce à la conduite, la miqvah n’est plus valable.

צינור שאין לו ד’ שפות אינו חשוב כלי וראוי להביא על ידו מים למקוה ואם חקק בו גומא א’ קטנה קודם שקבעו אם היא של עץ אפילו אין הגומא מחזקת אלא כל שהוא נעשה כולה על ידה כלי וכל המים שעוברין עליו חשובין שאובים ואם הוא של חרש אין החקיקה פוסלתו אלא אם כן היא מחזקת רביעית ואם נפלו צרורות או עפר בגומא אינו חשוב סתימה לבטלו מתורת קבלה אלא אם כן יהיו מהודקים לתוכה. סילון שהוא צר מכאן ומכאן ורחב באמצע אינו חשוב קבלה לפסול בו המקוה: הגה ולכן מותר לעשות מקוואות ע״י צנורות וסלונות של עץ שמביאין מים מן הנהר או שאר מעיין אל המקוה (מרדכי דקדושין בשם הר״ר שמריה ור״ן ה״נ ותשובת רא״ש וכן הוא דעת הטור ורמב״ם) או צינורות של הגגות (מהרי״ק שורש נ״ד) ולא חיישינן שמא נעשה בהן גומא מכח לחלוחית ומקבלים דלא מיקרו קבלה אף אם היה בהן גומא הואיל ולא עשאו אדם בכונה (שם טעמא דהר״ש) ואם המים באים אל הצינור על ידי כלים הקבועים בגלגל והם נקובים בדרך שלא מקרי כלי מותר לטבול בהן אם יש מ’ סאה במקוה (מרדכי הלכות נדה בשם רוקח) אבל אם אין בה מ’ סאה אין לטבול שם דלא מקרי חבור לנהר ע״י זה ועי’ בא״ח סי’ קנ״ט (ב״י ס״ס זה ולא כרוקח):

201.36
Yoré Déah — Neviasky — §201.36

Une conduite n’ayant pas quatre parois, et dans laquelle on aurait creusé un trou, ce trou fût-il très petit, est considérée, si elle est en bois, comme pouvant servir à un autre usage qu’à celui de conduire l’eau de la source dans la miqvah, et l’eau qu’elle amène rend la miqvah interdite. Si la conduite, ainsi creusée en un de ses points, est en argile, on n’admet pas qu’elle puisse être utilisée pour autre chose que pour conduire l’eau de la source, à moins que la partie creusée n’ait la capacité d’un verre ; dans ce dernier cas, la conduite n’est plus bonne, même si l’on remplit le trou de sable ou de sciure de bois : elle ne pourra servir que si le trou est bouché hermétiquement et de manière à ne pouvoir être que difficilement débouché. Si la conduite est très étroite à ses deux extrémités et large en son milieu, elle n’est pas considérée comme pouvant avoir un usage autre, et il est permis de s’en servir. הגה · RemaC’est pourquoi on peut sans crainte se servir d’une gouttière, soit en bois, soit en fer, pour conduire dans la miqvah l’eau d’une source ou d’un étang ; si l’humidité vient à creuser le conduit sur une de ses parties, ce conduit reste permis, car il n’a pas été creusé par la main de l’homme pour quelque usage autre. Si l’on se sert d’une machine élévatoire pour amener l’eau d’une source dans la miqvah, et si cette machine comprend une roue munie de godets percés de trous, de telle sorte que l’eau sorte, des godets aussi facilement qu’elle y entre, la miqvah est permise ; il faut cependant pour cela qu’elle ait contenu primitivement 40 séah d’eau de source, en dehors de l’eau amenée par la machine, parce que, en se servant d’une machine pour faire monter l’eau, on ne crée pas un lien direct entre la source d’eau et la miqvah[r].

רעפים שמכסין בהן הגגות אף על פי שיש בהן גומות וחקקים אינן פוסלין המקוה לפי שלא נעשו לקבל בהם:

201.37
Yoré Déah — Neviasky — §201.37

Lorsqu’on forme le conduit d’adduction avec des tuiles, dont la partie concave reçoit l’eau à amener dans une miqvah, la miqvah est permise ; car une tuile isolée ne peut servir à puiser de l’eau.

המניח שק או קופה תחת הצנור אין המים הנמשכין מהן פוסלין את המקוה:

201.38
Yoré Déah — Neviasky — §201.38

Afin d’obtenir une pente convenable, on a le droit de placer, sous la conduite qui amène l’eau de la source, soit des sacs, soit un lit d’osier, soit des toiles[s].

זה שאמרו שכל שאינו עשוי לקבל את המים אינו פוסל את המקוה לא אמרו אלא כשנפלו מתוכן למקוה מעצמן אבל אם נתנם אדם למקוה הרי זה פוסל שכל על ידי אדם אפילו זילף בידיו וברגליו ואפי’ עובר במים ונזדלפו מאליהם ברגליו למקוה פסלוהו. בד״א כשנזדלפו ברגליו אבל אם היה רוכב על גבי בהמה ונזדלפו מים ברגלי הבהמה לא פסלוהו אע״פ שע״י בהמה שהוא רוכב עליה נזדלפו אין זה כמזלף ברגליו (וכבר נתבאר דיש חולקין ועיין לעיל סעיף ט״ו):

201.39
Yoré Déah — Neviasky — §201.39

On peut former le conduit d’adduction à l’aide de matériaux qui ne peuvent servir à un autre usage, dans le cas seulement où ce conduit mène l’eau directement et sans interruption d’aucune sorte de la source à la miqvah. Mais si un homme doit soulever le conduit, afin de faire entrer l’eau qu’il contient dans la miqvah, cette dernière se trouve interdite de ce fait ; car l’eau serait alors comme versée par l’homme. On a en effet vu plus haut que si un homme verse de l’eau dans une miqvah, pour parfaire les 40 séah, que ce soit avec ses mains, ou qu’il la fasse jaillir en marchant auprès de la miqvah dans l’eau d’un étang, la miqvah est interdite. Cependant si, chevauchant sur un animal, l’homme passe dans l’eau, et que sa monture fasse avec ses pieds jaillir de l’eau dans la miqvah, la miqvah n’est pas interdite. הגה · RemaBeaucoup de commentateurs ne partagent pas l’avis de l’auteur de cet article et considèrent la miqvah comme interdite, lorsqu’elle a ainsi reçu de l’eau qu’une bête a fait jaillir ; car la bête était montée, et c’est en partie grâce à l’homme que la miqvah a reçu cette eau (V. art. 15).

כלי שניקב בשוליו אפילו כל שהוא אינו חשוב כלי לפסול המקוה ומכ״מ אין להקל לעשות מקוה לכתחלה ולהביא מים בכלי מנוקב כזה ואם הנקב בצדדין אינו בטל מתורת כלי עד שיהא ברוחב הנקב כשפופרת הנאד שהוא כשתי אצבעות ראשונים מהארבע שבפס היד מתהפכות בחלל הנקב בריוח בין שהוא מרובע בין שהוא עגול ויהא קרוב לשוליו שאינו יכול לקבל שום מים ממנו ולמטה אבל אם מקבל שום מים למטה ממנו לא נתבטל מתורת כלי ואם עירב סיד וצרורות וסתם בהם הנקב לא חשיב סתימה להחזירו לתורת כלי או אם הושיבו על גבי הארץ ואפי’ על גבי סיד וגפסיס לא חשיב סתימה אבל אם עירב סיד וגפסיס וסתמו חשוב סתימה הילכך הרוצה לשאוב מים מהמקוה לנקותו וירא שמא יחזרו מהכלי שמוציאין בו המים ג’ לוגין למקוה אחר שחסרו מ’ סאה ויפסלוהו יקוב הכלי בשוליו כל שהוא ואז לא יחשבו המים שבו שאובין ואם הם מים נובעים אין צריך לכך כי המעין אינו נפסל בשאיבה: הגה ומכל מקום נהגו להחמיר גם במעין (מרדכי ה״נ בשם השאילתות ומהרי״ק שנ״ה ות״ה סימן רנ״ח) כי יש חולקין אפי’ במעין ואומרים דשאיבה פוסלת ולכן לכתחלה יש להחמיר (עיין ס״ק פ״ז) לנקוב הכלי ששואבין בו אף במעין ואם לא עשו כן ושאבו בכלי שלם ונפלו שם שלשה לוגין שאובין ונפסלה המקוה ורוצין לנקותה ולהכשירה אם אפשר לפקוק נקבי הנביעה בקלות טוב להחמיר ולעשות כן אבל אם יש טורח גדול בדבר או בדיעבד שלא עשו כן יש לסמוך אמקילין דסוברין דאין שאיבה פוסלת במעין (מהרי״ק שורש נ״ה) כי כן עיקר ואפילו במקוה שאין בה מעין אם אין הכלי גדול כל כך שבודאי יפלו שם ג’ לוגין שאובין אלא שיש לחוש שמא נפלו בזה אחר זה וכיוצא בזה אזלינן לקולא דספיקא דג’ לוגין שאובין הוי ספיקא דרבנן ואין לחוש בדיעבד (מהרי״ק שורש נ״ו והגהות סמ״ק):

201.40
Yoré Déah — Neviasky — §201.40

Un ustensile qui a été percé au bord est considéré comme hors d’usage, et il peut servir dans l’organisation d’un conduit amenant l’eau d’une source dans une miqvah ; cependant il ne faut pas pousser l’indulgence jusqu’à laisser prendre de ces ustensiles de propos délibéré pour en faire un conduit. Si le trou se trouve sur le côté de l’ustensile, on ne considère pas l’ustensile comme hors d’usage, et l’on ne peut s’en servir comme conduit, à moins que le trou ne soit aussi grand que l’ouverture d’une outre (c’est-à-dire que les deux premiers doigts de la main) et que ce trou soit assez loin du bord pour que l’on ne puisse verser un liquide dans le vase. La forme du trou n’a aucune importance. Si le vase, bien que percé, retenait dans le fond un liquide qu’on y aurait versé, il ne pourrait servir à conduire l’eau dans une miqvah sans faire interdire celle-ci. Quand un objet est percé de telle sorte qu’il ne puisse être d’aucun usage courant, il peut, sans inconvénient, servir à conduire l’eau dans une miqvah, même si on a bouché ses trous ; à moins que les trous n’aient été bouchés hermétiquement avec de la chaux et de l’argile, auquel cas il redeviendrait ustensile et ne pourrait servir comme conduit. Pour cette raison, lorsqu’on vide une miqvah artificielle pour la nettoyer, s’il y a une miqvah contiguë, également artificielle, qui n’ait pas ses 40 séah d’eau de source, il faut percer l’ustensile dont on se sert pour retirer l’eau, afin d’être sûr de ne pas interdire la miqvah contiguë, au cas où l’on y laisserait tomber une fraction de l’eau qu’on vide. Cette précaution est inutile si la miqvah contiguë est naturelle. הגה · RemaIl est d’usage, même quand cette miqvah contiguë est naturelle, de percer l’ustensile qui sert à vider la miqvah à nettoyer ; car certains docteurs prétendent que de l’eau versée dans une source prise comme miqvah rend cette dernière interdite. Cependant, si de percer l’ustensile augmentait beaucoup la besogne, on pourrait s’en dispenser ; car l’opinion émise dans l’article a plus de valeur que celle donnée par les docteurs dont il s’agit. En effet, de l’eau que l’on verse dans une source ne peut interdire. De même, si la miqvah contiguë à celle que l’on nettoie est artificielle, on peut se dispenser de percer l’ustensile, si l’on est certain qu’il ne peut verser 3 log d’eau dans la miqvah d’à côté ; on peut craindre, il est vrai, que les trois log d’eau ne se réalisent dans la suite, à force de tirer de l’eau et d’en laisser jaillir ; mais il n’y a là qu’un doute, et ce doute ne résulte que d’une défense traditionnelle : la miqvah contiguë ne sera donc pas interdite[t].

המניח כלים תחת הצנור לקבל מימיו שיפלו מהם לתוך המקוה אם הניחם בשעת קשור עבים וקודם שנתפזרו העבים ירדו גשמים ונתמלאו חשובים לדעת והוו שאובין אבל אם לא נתקשרו העבים בשעת שהניחם ואח״כ נתקשרו ונתמלאו או אפי’ הניחן בשעת קישור העבים ונתפזרו ונשארו שם עד שחזרו ונתקשרו וירדו גשמים ונתמלאו לא חשיבי לדעת ואינם פוסלין ובלבד שישבור את הכלי או יהפכנו בענין שלא יגביהנו מעל הארץ שאם מגביהו מן הארץ עם המים חשובין שאובין ופוסלים את המקוה:

201.41
Yoré Déah — Neviasky — §201.41

Dans le cas d’une miqvah alimentée par l’eau de pluie, si on pose, sous la gouttière d’adduction, des ustensiles pouvant recevoir l’eau au moment même où les nuages se sont amassés, et si la pluie se met immédiatement à tomber, la miqvah se trouve interdite ; car on assimile le cas à celui où l’on aurait pris de l’eau pour la verser dans la miqvah. Mais si on a placé les vases de réception à un moment où le ciel était serein, et si une pluie, survenue ensuite, a rempli les vases et s’est déversée dans la miqvah, celle-ci est permise. Il ne faut pas cependant qu’on soulève ensuite les vases, pour permettre à l’eau de tomber dans la miqvah, car on reviendrait à la défense du début de l’article ; on doit au contraire briser les vases ou les renverser ; leur eau, en se répandant par terre, pourra s’infiltrer dans la miqvah.

המניח קנקנים בראש הגג לנגבם וירדו עליהם גשמים ונתמלאו אע״פ שהיא עונת גשמים הרי זה ישבור הקנקנים או יכפם והמים שהיו בקנקנים כשרים לטבול בהם ואע״פ שכל המים האלו היו בכלים שהרי לא מילאן בידו אבל אם הגביה הקנקנים ועירם הרי כל המים שבהם שאובים:

201.42
Yoré Déah — Neviasky — §201.42

Lorsqu’on a posé sur un toit des cruches en vue de les sécher, si la pluie, se mettant à tomber, les remplit, on ne doit pas verser leur contenu dans une miqvah ; on a le droit seulement de les renverser ou de les briser, et si l’eau qui se répand se déverse dans la miqvah, celle-ci reste valable. Si l’on a soulevé les vases, afin que l’eau passe sûrement dans la miqvah, celle-ci devient de ce fait interdite.

הסייד ששכח עציץ במקוה ונתמלא מים אע״פ שלא נשאר במקוה אלא מעט והרי העציץ יש בו רוב המקוה הרי זה ישבור העציץ במקומו ונמצא המקוה כולו כשר וכן המסדר את הקנקנים בתוך המקוה כדי לחסמן ונתמלאו מים אף על פי שבלע המקוה את מימיו ולא נשאר שם מים כלל אלא מים שבתוך הקנקנים הרי זה ישבור את הקנקנים והמים הנקוים מהם מקוה כשר:

201.43
Yoré Déah — Neviasky — §201.43

On a installé une miqvah dans un fossé, et l’ouvrier chargé d’aménager le fossé y a oublié un récipient qui avait contenu de l’argile : si le fossé, ainsi que le récipient, se trouvent par la suite remplis par la pluie, il ne faut pas, sous peine d’interdire la miqvah, verser l’eau du récipient dans cette miqvah ; on pourra laisser cette eau s’y répandre en brisant le récipient. On a placé dans une miqvah des vases qui servent à contenir du vin, afin de faire absorber à leurs parois assez d’eau pour qu’ensuite elles n’absorbent plus le vin : si l’eau de la miqvah se trouve très diminuée après cette opération, on ne devra pas y reverser l’eau que renferment les vases, sous peine d’interdire la miqvah ; mais on brisera les vases, afin que leur eau puisse se répandre dans la miqvah.

אין המים שאובים פוסלים את המקוה בג’ לוגין עד שיפלו לתוך המקוה מהכלי אבל אם נגררו המים השאובי’ חוץ למקוה ונמשכו וירדו למקוה אינם פוסלי’ את המקוה עד שיהיו מחצה על מחצה אבל אם היו רוב מהכשרי’ הרי המקוה כשר כיצד מקוה שיש בו כ’ סאה ומשהו מים כשרי’ והיה ממלא ושואב חוץ למקוה והמים נמשכים ויורדים למקוה בין שהיו נמשכים על גבי קרקע או בתוך הסילון כיוצא בו מדברים שאינם פוסלים את המקוה הרי הוא כשר ואפילו השלימו לאלף סאין שהשאובה שהמשיכוה כשרה אם היה שם רוב מ’ סאה מן הכשר וכן גג שהיה בראשו כ’ סאה ומשהו מי גשמי’ ומילא בכתפו ונתן לתוכו פחות מכ’ שנמצא הכל פסול ופתח הצנור ונמשכו הכל למקום אחד הרי זה מקוה כשר שהשאובה שהמשיכוה כולה כשרה הואיל ויש שם רוב מהכשר: הגה אבל אם המשיך תחילה מים פסולים ואח״כ הביא עליהם רוב מים כשרים לא מהני (דקדק הב״י מדברי הרמב״ם):

201.44
Yoré Déah — Neviasky — §201.44

3 log d’eau interdisent une miqvah qui ne contient pas exactement 40 séah d’eau de source, si on les y verse directement ; mais si ces trois log, répandus par terre, s’infiltrent dans la miqvah, celle-ci n’est pas interdite, à condition qu’elle ait un peu plus de 20 séah s’infiltrant directement de la source. Dans une miqvah où s’infiltrent directement plus de 20 séah venant d’une source ou d’un étang, on peut laisser couler de l’eau qui a été répandue par terre, ou faire parvenir cette eau à l’aide d’un conduit, si ce dernier n’absorbe pas les impuretés ; de cette façon on aurait le droit d’amener même mille séah. Si l’on a installé un réservoir sur un toit pour recevoir l’eau de pluie destinée à une miqvah, et si cette dernière ayant reçu plus de 20 séah d’eau de pluie, on y verse près de 20 séah d’eau pour atteindre le volume réglementaire, la miqvah est interdite ; car on ne doit pas y verser de l’eau directement. (Voir plus haut, art. 41, 42, 43). Mais si ensuite on pratique une ouverture dans la miqvah, et si on fait écouler son eau dans une seconde miqvah qui a déjà plus de 20 séah d’eau de pluie, cette seconde miqvah est permise. הגה · RemaLa seconde miqvah n’est permise que si elle contenait plus de 20 séah de pluie, avant qu’on y ait conduit l’eau de la première ; au cas contraire, elle est interdite[u].

שיעור המשכה זו אין פחות מג’ טפחי’:

201.45
Yoré Déah — Neviasky — §201.45

Il a été dit que l’eau répandue par terre et s’infiltrant dans une miqvah, qui n’a pas ses 40 séah d’eau de source, ne l’interdit pas ; mais il faut que cette eau ait été répandue à une distance de la miqvah au moins égale à trois tophah[v].

אין המשכה מועלת אלא על גבי קרקע או על גבי צנור שלא היה עליו שם כלי בתלוש אבל אם המשיך על גבי כלים אפי’ כלי גללים וכיוצא בהם לא הוי המשכה : (הראב״ד)

201.46
Yoré Déah — Neviasky — §201.46

Il est permis de laisser s’infiltrer dans une miqvah de l’eau qui a été répandue par terre ; on peut également amener cette eau sur une conduite allant à la miqvah, à condition que la conduite elle-même soit sur le sol : mais on n’a pas le droit de recueillir l’eau dans un ustensile quelconque, fût-il en terre, pour ensuite lui permettre de se déverser dans la miqvah. הגה · RemaCertains docteurs disent qu’il est seulement permis de laisser s’infiltrer dans une miqvah de l’eau répandue sur un terrain capable de la boire, mais qu’on n’a pas le droit de verser l’eau sur du pavé ou sur une planche ou sur tout autre objet, bien qu’une planche ou toute autre conduite puisse servir à amener de l’eau de source dans la miqvah ; car on doit faire une distinction absolue entre l’eau de source, qui arrive directement, et une eau puisée, puis versée dans la miqvah.

מקוה שנובע ונתייבש בקיץ והיה בור רחוק ממנו קצת ומלאוהו מים שאובי’ ונתמלא המקוה מתחת הקרקע מאותם מים שאובי’ המקוה כשר כאלו הוא נובע:

201.47
Yoré Déah — Neviasky — §201.47

Lorsque près d’une source, transformée en miqvah, et que l’été a tarie, se trouve un fossé plein d’une eau qui a été versée, on peut pratiquer, entre la source et le fossé, une communication souterraine et laisser la miqvah se remplir d’eau du fossé. Cette miqvah est alors considérée comme une source[w].

הבא להמשיך מים למקוה צריך שלא יהא בדבר המקבל טומאה כגון מי גשמים שרוצה להמשיכ’ למקום אחר לעשות מקוה לא יאחז בידו דף ויעבירם עליו אלא יניח הדף בקרקע ויסיר ידו משם בטרם יעברו המים עליו וכן סילון של מתכת אסור להמשיך בו מים למקוה שמקבל טומאה והוא שיהיו המים נופלי’ להדיא מדבר המקבל טומאה לתוך המקוה אבל אם נופלים על שפתו בחוץ ונמשכין לתוכו או שמחבר לפי הסילון של אבר צנור קטן של עץ או של חרס שהמים מקלחין ממנה למקוה כשר ואם הסילון של מתכת מחובר לקרקע אפי’ מקלח להדיא לתוך המקוה כשר שהרי אינו מקבל טומאה לפי שהוא בטל אגב קרקע. (ואין חילוק בין אם טמון תחת הקרקע או לא) (כתב הב״י שכן משמע מתשובת הרא״ש ותשובת רמב״ן ורשב״א ומרדכי בשם הרא״מ ור״ש בר״ב):

201.48
Yoré Déah — Neviasky — §201.48

Lorsqu’on installe un conduit amenant l’eau de pluie dans une miqvah, il ne faut pas que ce conduit absorbe la moindre impureté ; pour cette raison on doit le placer par terre et ne plus le toucher dès que l’eau a commencé à couler[x]. Il s’agit ici d’un conduit qui amène l’eau jusque dans la miqvah ; mais si le conduit, trop court, se termine sur le bord de la miqvah, on peut le prolonger à l’aide d’une planche ou d’une rigole en argile. Quand le conduit passe sous terre, on n’a plus à s’inquiéter de savoir s’il est capable d’absorber les impuretés ; car on le considère comme faisant un avec la terre. הגה · RemaOn ne fait pas, dans ce cas, de différence entre un conduit dont le dessus serait laissé à l’air libre et un conduit complètement recouvert par la terre.

במה דברי’ אמורי’ בממשיך מי גשמי’ בעלמא אבל אם ממשיך ממעין או ממקוה אפי’ על ידי דבר המקבל טומאה כשר דחשבינן לזה המקוה שממשיך המים לתוכו כאילו הוא מחובר למעין או למקוה שממשיך המים משם ויש מי שאינו מחלק בכך:

201.49
Yoré Déah — Neviasky — §201.49

Il ne s’agit, dans l’art. 48, que d’un conduit amenant de l’eau de pluie ; si le conduit est destiné à amener de l’eau de source ou l’eau d’une autre miqvah, on ne s’inquiète plus de savoir s’il est de nature à pouvoir absorber les impuretés, parce qu’on admet que la miqvah est en communication directe avec la source ou avec la deuxième miqvah. Un docteur estime que le conduit, qui fait communiquer entre elles deux miqvah ou bien une source et une miqvah, ne doit pas plus pouvoir absorber les impuretés que celui amenant de l’eau de pluie.

מקוה של מי גשמים שנפרץ אחד מכתליו והמים יוצאים דרך הסדק אם ישארו בו מ’ סאה אחר שיצאו קצתן שעד הסדק כשר ואם לאו פסול משום דהוי ליה זוחלין ואין מקוה מטהר בזוחלין: . ואם בא לסתום הסדק כדי שישארו בו מ’ סאה לא יסתום אותו בידו ולא בכל דבר המקבל טומאה ויש מי שמתיר לסתום בכל דבר שמקבל טומאה: הגה ויש מחמירין אפילו אם ישארו מ’ סאה עד הסדק ויש לחוש לדבריהם לכתחלה לסתום הסדק (טור בשם י״א ור״ש וב״י בשם המרדכי) וכל זה דוקא במקוה שאינה באה ממעין אבל אם היא באה ממעין אין לחוש לזחילתה (ב״י בשם מהרי״ק שורש קנ״ו) ואין יציאת המים קרוי זוחלין אלא כשאין חוזרין למקוה אבל כשיוצאין מעט וחוזרין שם לא מקרי זחילה (ריב״ש סימן רצ״ב)

201.50
Yoré Déah — Neviasky — §201.50

Lorsqu’une des parois d’une miqvah remplie par l’eau de pluie présente une fissure, d’où l’eau distille goutte à goutte, la miqvah est permise, si elle contient 40 séah d’eau du fond à la fissure ; mais si elle a 40 séah du fond jusqu’au-dessus de cette fente, elle est interdite ; on la considère alors comme formée par une eau qui s’égoutte, et on l’assimile à la miqvah formée par une eau qui arrive goutte à goutte. Si l’on veut boucher la fissure, afin que la miqvah reste permise dans le second cas, il ne faut pas le faire avec une matière capable d’absorber les impuretés, ou bien en bouchant la fente avec la main. Un docteur n’attache pas d’importance à la nature de l’objet qui sert à boucher la fente. הגה · RemaD’aucuns se montrent plus sévères et interdisent la miqvah, même si elle a 40 séah du fond à la fissure. Il faut avoir égard à cette interdiction et il vaut mieux, de propos délibéré, réparer la paroi. Il n’est question ici que d’une miqvah remplie par de l’eau de pluie ; celle remplie par de l’eau de source reste toujours permise, puisqu’elle est sans cesse alimentée par de l’eau courante.

ניקב המקוה ומימיו נוטפים מעט מעט או נבלעים בקרקע מעט מעט כשר לפי שאין זחילתן ניכרת:

201.51
Yoré Déah — Neviasky — §201.51

Une miqvah dont le fond serait percé et laisserait s’échapper l’eau goutte à goutte, ou qui laisserait son eau s’infiltrer dans le sol, n’est pas assimilée à celle dont il est parlé au second cas de l’art. 50 et elle est permise.

הבא לערב מקוה פסול או חסר עם מקוה כשר להכשירו או ששניהם חסרים ובא לערבם להכשירם צריך שיהא נקב שביניהם רחב כשפופרת הנאד ולאחר שנתערב הפסול עם הכשר אפי’ רגע נשאר לעולם בהכשרו אפי’ נסתם הנקב אח״כ כל שיעמוד כשפופרת הנאד ממעטו אפילו דבר שהוא מבריית המים ספק אם הנקב רחב כשפופרת הנאד אם לאו פסול אם יש נקבים דקים הרבה מצטרפין לכשפופרת הנאד אם המקוה הא’ שלם והב’ חסר: אבל אם שניהם חסרים אין הנקבים הדקים מצטרפין לכשפופרת הנאד (וקילוח המים יהיה כרוחב הנקב) (ריב״ש סימן רל״ב בשם א’ מהמפרשים וכן כתב הבית יוסף)

201.52
Yoré Déah — Neviasky — §201.52

Deux miqvah contiguës, l’une permise, l’autre interdite, ou bien deux miqvah contiguës et interdites parce qu’elles n’ont pas 40 séah, ont été mises en communication l’une avec l’autre par un trou grand comme l’ouverture d’une outre, et tel que l’eau coule d’une miqvah vers l’autre les miqvah sont permises, et le restent, même si plus tard la communication vient à être interceptée ou si on n’a laissé qu’un très petit trou. Lorsqu’on ne sait pas si le trou a la largeur de l’ouverture d’une outre, de telle sorte que l’eau puisse s’écouler avec force, les miqvah ne peuvent être valables. Si, dans la paroi qui les sépare l’une de l’autre, on a percé un certain nombre de trous, dont la surface totale soit celle de l’ouverture d’une outre, et si l’eau passant par ces ouvertures est en même quantité que celle qui passerait dans le même temps par l’ouverture d’une outre, les miqvah sont permises ; mais il faut que l’une des deux ait, avant création de la communication, contenu au moins 40 séah ; sinon elles ne peuvent être valables. הגה · RemaLorsque, tout contre un étang, on creuse une fosse servant de miqvah, on peut s’en servir, même si elle n’a pas 40 séah ; en effet, la terre étant poreuse, on admet que la fosse est en communication avec l’étang.

הבא להכשיר מקוה שאוב ממקוה שלם שאינו שאוב אף על פי שאינו משיקו אלא כשערה כשר ואפילו אין מי ההשקה רואין פני האויר: הגה ודוקא בפסול שאיבה שהיא מדרבנן אבל בפסול דאורייתא בעינן כשפופרת הנאד (ת״ה ור״ש במקואות) כמו שנתבאר ואפילו בפסול שאיבה יש חולקין (טור והרא״ש) וכן ראוי להורות:

201.53
Yoré Déah — Neviasky — §201.53

Deux miqvah contiguës sont l’une formée par de l’eau de pluie et n’ayant pas 40 séah, l’autre formée par une source et contenant au moins 40 séah, et on les met en communication, ne fût-ce que par un tout petit trou, sans même qu’on puisse voir l’eau couler d’une miqvah vers l’autre : les deux miqvah sont permises. הגה · RemaOn suppose ici la miqvah interdite par défense traditionnelle ; mais si elle est interdite par défense biblique, il faut, pour qu’elle devienne permise, que l’ouverture de communication avec la miqvah formée par la source soit grande comme l’ouverture d’une outre.

כותל שבין ב’ מקואות שנסדק מצד זה לצד זה אפילו כל שהוא לשתי מצטרף לערב שני המקואות להכשירם ואם לערב אינם מצטרפי’ עד שיהא במקום אחד כשפופרת הנאד ואם נפרץ הכותל למעלה זה לזה על רום כקליפת השום ועל רוחב כשפופרת הנאד כשר: הגה וה״ה אם היה גל של עפר בין ב’ המקואות אם נטל מגובה הגל מעט עד שמקלחין זה לזה כרוחב שפופרת הנאד ברום קליפת השום סגי דלא בעינן כמלא שפופרת הנאד אלא בנקב (מרדכי ה״נ):

201.54
Yoré Déah — Neviasky — §201.54

Deux miqvah n’ayant pas 40 séah sont séparées par un mur qui présente, dans la longueur, une fente permettant à l’eau de passer de l’une dans l’autre : si l’on calcule que la surface d’ouverture de la fente est égale à celle d’une ouverture d’outre, les deux miqvah sont permises ; mais si la fente est dans l’épaisseur du mur, il faut qu’en un de ses points elle présente une section égale à celle d’une ouverture d’outre pour que les miqvah soient valables. Si le mur est écroulé un peu dans le haut, de façon à laisser l’eau passer par petites quantités, et s’il présente en même temps, dans l’épaisseur, une fente de surface égale à l’ouverture d’une outre, les miqvah sont encore valables. הגה · RemaQuand deux miqvah contiguës sont séparées par un amas de terre, si l’on enlève un peu de terre dans le haut, et si la masse de terre présente aussi dans son épaisseur une fissure de surface égale à l’ouverture d’une outre, les deux miqvah sont permises.

שלשה מקואות שיש בשנים מהם בכל אחד עשרי’ סאה מים כשרי’ ובאחד מהם עשרי’ סאה מים שאובין ועומדין זה בצד זה אם השאוב מן הצד וירדו שלשה וטבלו בהן ומתוך כך נתמלאו ויצאו על שפתם ונתערבו יחד הוכשרו שלשתם כיון שפעם אחת היו מחוברים ביחד מ’ סאה מים כשרים ואותם שטבלו בהם טהורי’ ואם השאוב באמצע שאין שני הכשרי’ יכולין להתערב אלא על ידו לא הוכשרו אלא נשארו כמו שהיו תחלה ואותם שטבלו בהם לא נטהרו:

201.55
Yoré Déah — Neviasky — §201.55

Quand, sur trois miqvah contiguës, deux ont au moins 20 séah d’eau de source et la troisième la même quantité d’eau ordinaire, on considère deux cas, suivant les emplacements de ces trois miqvah : 1° les deux miqvah à eau de source se touchent et la troisième est à la suite des deux premières : si trois personnes entrent en même temps, chacune dans l’une des trois miqvah, pour s’y immerger, l’eau, en se soulevant, mettra les trois miqvah en communication et les immersions seront valables[y]. 2° Si la miqvah contenant de l’eau ordinaire est située entre les deux autres, les immersions faites simultanément dans les trois sont nulles, car une miqvah n’ayant que 20 séah d’eau de source ne peut rendre valable celle qui a 20 séah d’eau ordinaire[z].

שני מקואות של כ’ כ’ סאה אחד שאוב ואחד כשר ירדו שנים והשיקום וטבלו בהם אפילו אדומים והלבינום או לבנים והאדימום המקואות כמות שהיו והטובלים כמות שהיו:

201.56
Yoré Déah — Neviasky — §201.56

Deux personnes font leurs immersions simultanément dans deux miqvah contiguës, dont l’une contient 20 séah d’eau de source et l’autre 20 séah d’eau ordinaire, et les eaux des deux miqvah se mêlent, soulevées par le corps des baigneuses : les immersions n’ont pas de valeur, même si la miqvah à eau de source, étant colorée, a perdu sa couleur par l’arrivée de l’eau ordinaire, ou si, étant incolore, elle se teinte grâce à l’eau ordinaire qui présente une certaine coloration[aa].

כל המעורב למקוה הרי הוא כמקוה ומטבילין בו גומות הסמוכות לפי המקוה ומקום רגלי פרסות בהמה שהיו בהם מים מעורבים עם מי המקוה כשפופרת הנאד מטבילין בהם: הגה ולכן כלי המונח בצד המקוה מנענע בידו המקוה כדי שיעשה גל במים ויעבור על גבי הכלי ועולה לו הטבילה ובלבד שלא יעקור הגל ממקומו אלא יהא מחובר למקוה (כן משמע בפ״ו דמקואות לדעת המפרשים):

201.57
Yoré Déah — Neviasky — §201.57

Les fosses contiguës à des miqvah sont assimilées à celles-ci, et l’on peut y faire ses immersions. Ainsi, une fosse est dans le voisinage d’une miqvah, communique avec cette dernière par un orifice grand comme l’ouverture d’une outre, et sa quantité de liquide est accrue par l’eau que des bêtes font jaillir sous leurs pieds, de façon que le contenu de cette fosse, ajouté au volume d’eau de la miqvah, présente le nombre de séah exigé : la fosse peut alors être regardée comme une miqvah permise. הגה · RemaUne miqvah et une fosse contiguë sont mises en communication à l’aide d’un objet, d’une planchette par exemple, qui plonge à la fois dans les deux réservoirs d’eau : on peut exercer une pression sur l’eau de source de la miqvah qui se soulèvera, et, passant sur la planchette, s’en ira dans la fosse ; il est ensuite permis de faire son immersion dans la fosse ; mais il ne faut pas que pour mettre les deux réservoirs, miqvah et fosse, en communication, on ait soulevé la planchette de communication.

חורי המערה וסדקי המערה מטבילין בהם אף על פי שאין המים שבהם מעורבים עם מי המקוה [אלא] בכל שהוא:

201.58
Yoré Déah — Neviasky — §201.58

Autrefois on faisait parfois des miqvah souterraines ; les excavations contenant de l’eau, et communiquant avec des miqvah de ce genre, ne fût-ce que très peu, pouvaient être considérées elles-mêmes comme des miqvah.

עוקה שבתוך המקוה אם היתה הקרקע המבדלת בין העוקה ובין המקוה בריאה ויכולה להעמיד את עצמה אין מטבילין במים שבעוקה עד שיהיו מעורבין עם המקוה כשפופרת הנאד ואם אינה יכולה להעמיד את עצמה אפילו אינם מעורבים אלא בכל שהוא מטבילין בהם: (פי’ חפירה)

201.59
Yoré Déah — Neviasky — §201.59

Lorsque la miqvah elle-même renferme une fosse, la question est de savoir si la masse de terre, qui sépare les eaux de la fosse de celles de la miqvah, est assez épaisse et assez résistante pour rester debout malgré l’action de l’eau ; s’il en est ainsi, on a comme deux réservoirs distincts, et l’on ne peut se purifier dans la fosse, si elle n’a pas la quantité d’eau de source nécessaire, à moins qu’on n’ait pratiqué, entre la fosse et la miqvah, une communication de section égale à l’ouverture d’une outre ; mais si la paroi de terre séparant la miqvah de la fosse est mince et fragile, on peut se purifier dans la fosse, car, la terre étant poreuse, la fosse communique forcément avec la miqvah à travers une couche mince de terre.

ג’ גומות שבנחל התחתונה ועליונה של כ’ סאה והאמצעית של מ’ ושטף של גשמים עובר בתוך הנחל אע״פ שהוא נכנס לתוכן ויוצא מתוכן אין זה עירוב ואין מטבילין אלא באמצעית שאין הנזחלין מערבים אא״כ עמדו:

201.60
Yoré Déah — Neviasky — §201.60

De trois fosses contiguës et échelonnées sur la pente d’un versant, celle du milieu contient 40 séah d’eau de source, les deux autres n’en contiennent que 20 séah : si une pluie d’orage survient, qui donne à ces deux dernières la quantité d’eau nécessaire pour une miqvah, la fosse du milieu seule demeurera permise. En effet, grâce à la pente du terrain, l’eau provenant de la pluie s’écoulera. Il faudrait, pour que les deux miqvah, inférieure et supérieure, fussent permises, qu’il existât un courant continuel les alimentant, à mesure qu’elles perdraient leur eau par suite de l’écoulement dû à la pente.

הכופת ידיו ורגליו וישב לו באמת המים אם נכנסו מים דרך כולו טהור:

201.61
Yoré Déah — Neviasky — §201.61

Quand une personne, désirant faire son immersion, se tient accroupie devant une lame d’eau qui, en passant, la couvre entièrement et déferle à l’endroit où se tenait cette personne, la purification est valable.

מקוה שיש בו מ’ סאה מצומצמות האדם הטובל בתוכו לא יקפוץ לתוכו שלא יחסרו המים בקפיצתו בתוכו ולא יטבול בו פעמי’ זה אחר זה טבלו בו שנים זה אחר זה אע״פ שרגליו של ראשון נוגעות במים השני בטומאתו שהרי חסרו המים מארבעים סאה:

201.62
Yoré Déah — Neviasky — §201.62

Si une miqvah contient exactement 40 séah d’eau, il ne faut pas y entrer brusquement ou en sautant, afin de ne pas faire jaillir d’eau, sans quoi la miqvah n’aurait plus la quantité d’eau voulue : pour la même raison, il ne faut pas s’y immerger deux personnes à la suite, sans interruption. Lorsque, dans une telle miqvah, une personne s’est purifiée et qu’une autre personne y entre au moment où la première en sort, l’immersion de la seconde personne est nulle, quand bien même la première aurait encore eu les pieds dans l’eau à ce moment[ab].

הטביל בו בגד עבה שהמים נבלעים בתוכו כל זמן שהבגד נוגע במקוה הוא כשר אף על פי שזבו ממנו שלשה לוגין למקוה העלהו ממנו פסול שנעשה שאוב מהמים שירדו מהבגד לתוכו ואם מטביל בו יורה או שאר כלים מורידן לתוכו דרך פיהן שלא ינתזו המים כשמכניסן לתוכו ונמצא שהוא חסר ומעלהו דרך שוליו כדי שלא ישאר בו מהמים ויחסר מהמקוה: הגה כל המים שבכלי וגם שהמים שבכלי יהיו שאובים ואם יפלו אח״כ למקוה יפסלו אותה מאחר שלא נשאר בה כשיעור מקוה (מלשון הרמב״ם):

201.63
Yoré Déah — Neviasky — §201.63

Quand, dans une miqvah de 40 séah exactement, on trempe un vêtement en étoffe épaisse capable d’absorber beaucoup d’eau, on additionne l’eau du vêtement et celle de la miqvah, tant que le tissu touche la miqvah par un côté ; l’eau qui dégoutte du vêtement et retombe dans la miqvah n’est pas considérée comme une eau ordinaire que l’on verserait, mais bien comme ne faisant qu’un avec l’eau de la miqvah, et une immersion, faite au moment où le vêtement était en partie dans l’eau, est valable. Si on descend des vases dans une miqvah de 40 séah, il faut : 1° avoir la précaution de les faire remonter doucement, afin de ne pas faire jaillir d’eau hors de la miqvah ; 2° les remonter dans la position de champ, de façon qu’il n’y reste pas une goutte d’eau. הגה · RemaS’il est resté de l’eau dans les vases, et si on les a fait égoutter dans la miqvah une fois sortis, ou bien si on les y a fait retomber pour rendre à la miqvah ses 40 séah, la miqvah n’est plus valable.

המטביל כר או כסת במקוה שיש בו מ’ סאה מכוונות כיון שהגביה שפתותיה מהמים נמצאות המים שבתוכן שאובין כיצד יעשה מטבילן ומעלן דרך שוליהן אבל הקופה והשק מטבילן ומעלן כדרכן ואינו חושש:

201.64
Yoré Déah — Neviasky — §201.64

Lorsqu’on a laissé tremper une couverture dans une miqvah n’ayant que 40 séah, il ne faut pas la retirer d’un seul coup et laisser ensuite égoutter l’eau ; l’eau tombant ainsi, sans que le tissu trempe, ne fût-ce que légèrement, est considérée comme de l’eau ordinaire qu’on verserait dans la miqvah. On devra donc retirer la couverture doucement, et la laisser s’égoutter peu à peu, tandis que sa partie inférieure trempera encore. Ces précautions ne sont pas nécessaires quand on retire un sac ou un panier.

מקוה שהוא מוחזק להיות מימיו מתמעטים ולעמוד על פחות ממ’ סאה צריכה לחזור ולטבול כל זמן שלא ידענו בודאי שבשעה שטבלה היה בו מ’ סאה אבל אם לא הוחזק להיות מימיו מתמעטים כל כך שיעמדו על פחות מארבעים סאה אע״פ שפעמים שמימיו עולין ופעמים מתמעטין אינה צריכה לחזור ולטבול ומכל מקום כשר הדבר לעיין קודם טבילה אם יש בו ארבעים סאה (וטבלה בו)

201.65
Yoré Déah — Neviasky — §201.65

Des immersions faites dans une miqvah de 40 séah, dont l’eau diminue assez souvent, sont nulles, à moins qu’on ne soit certain qu’elle avait ses 40 séah au moment de l’immersion. Si une miqvah de 40 séah diminue parfois, mais recouvre ses 40 séah presque aussitôt, les immersions dans cette miqvah sont valables ; cependant lorsqu’on se purifie dans une telle miqvah, il vaut mieux la jauger avant l’immersion.

מקוה שמימיו מתפשטין ואינו יכול להתכסות בו נותן בו מצד אחד אבנים או חבילי עצים כדי שיקבצו מימיו אל מקום אחד ויעלו בענין שיוכל להתכסות בו ובלבד שלא יחלקו כל המקוה אבל בכלים פסול: הגה ואפי’ אם יכולה להתכסות במים אם אין המים עמוקים עד טבורה ולמעלה ממנו זרת לא תטבול בה לכתחלה שמא לא תטבול יפה (ב״י בסימן קצ״ח בשם תשובת הרשב״א וכ״כ רשב״ץ) מיהו אם אין מקוה אחרת וא״א לתקן אפילו צריכה להשתטח על פניה מחמת שאין המים עמוקים אם מתכסה גופה בדרך זה בפעם אחת טובלת שם (תשובת הרשב״א סימן תתי״ח) וע״ל סימן קצ״ח:

201.66
Yoré Déah — Neviasky — §201.66

Si l’eau d’une miqvah de 40 séah vient à s’étaler, de telle sorte qu’elle ne soit plus assez profonde pour couvrir entièrement le corps de la baigneuse, il est permis de former un barrage avec des pierres ou des fagots, de manière à faire monter le niveau de l’eau en un point ; mais il est interdit d’établir une véritable séparation, qui partagerait la miqvah en deux compartiments distincts ; on ne doit pas non plus se servir, pour le barrage, d’ustensiles ou d’objets destinés à un usage quelconque de la vie journalière. הגה · RemaIl ne faut pas, de propos délibéré, se purifier dans une miqvah qui peut recouvrir le corps dans la position penchée ou accroupie, mais dont l’eau n’est pas assez profonde pour monter d’une zéreth[ac] au-dessus du nombril. Cependant cela est permis, si on n’a pas d’autre miqvah à sa disposition, dût-on même être obligé de s’étendre complètement pour s’immerger.

ספק מים שאובים טהור כיצד מקוה שנסתפק אם נפלו לו מים שאובים או לא נפלו ואפי’ ידע בודאי שנפלו ספק יש בהם ג’ לוגין ספק אין בהם ואפי’ ידע בודאי שיש בהם ג’ לוגין ספק שהיה במקוה שנפלו בו מ’ סאה ספק לא היה ה״ז כשר:

201.67
Yoré Déah — Neviasky — §201.67

Lorsqu’on ne sait pas exactement s’il est tombé de l’eau ordinaire dans une miqvah, cette miqvah reste valable ; il en est de même si, sachant qu’il y est tombé de l’eau ordinaire, on ignore si la quantité d’eau tombée atteint trois log ; enfin, s’il en est tombé trois log, la miqvah n’est pas interdite quand l’on pense qu’elle devait contenir les 40 séah exigibles[ad].

ב’ מקואות אחד יש בו מ’ סאה ואחד אין בו נפלו ג’ לוגין מים שאובין לאחד מהם ואינו יודע לאיזו מהם נפלו ספקו טהור מפני שיש לו במה יתלה היו שניהם פחותים ממ’ סאה ונפלו לאחד מהם ואין ידוע לאיזה מהם כל אחד משניהם פסול שאין לו במה יתלה:

201.68
Yoré Déah — Neviasky — §201.68

Si, de deux miqvah contiguës, l’une contient les 40 séah et l’autre moins, si 3 log d’eau ordinaire sont tombés dans l’une des deux miqvah, sans qu’on sache dans laquelle, les deux miqvah restent valables[ae]. Si, deux miqvah contiguës ont chacune moins de 40 séah et s’il tombe 3 log d’eau ordinaire dans l’une d’elles, sans qu’on sache exactement laquelle a reçu ces 3 log d’eau, les deux miqvah sont interdites.

מקוה שהניחו ריקן ובא ומצאו מלא כשר מפני שזה ספק מים שאובין למקוה (ועיין לעיל ריש סימן זה מה שכתבתי בזה):

201.69
Yoré Déah — Neviasky — §201.69

Quand on retrouve pleine une miqvah qu’on avait laissée tarie, cette miqvah est valable ; car on ne sait pas si l’eau qu’elle contient y a été versée, ou s’y est infiltrée naturellement[af].

צנור שמקלח למקוה והמכתשת נתונה בצדו ספק מהצנור למקוה ספק מהמכתשת למקוה הרי זה פסול מפני שהפסול מוכיח ואם יש במקוה רובו מים כשרים הרי זה כשר שזה ספק מים שאובין שהרי יש שם מקוה כשר קבוע:

201.70
Yoré Déah — Neviasky — §201.70

Une miqvah est alimentée par un conduit, près du débouché de ce conduit se trouve une étendue de terrain couverte de mortier, et on ignore si l’eau qui arrive ainsi vient du conduit ou du mortier : la miqvah est alors interdite. Cependant si, avec la même disposition, la miqvah renferme, à part l’eau amenée par le conduit, plus de la moitié de la quantité exigible, en eau de source, elle est permise[ag].

טמא שירד לטבול ספק טבל ספק לא טבל ואפי’ טבל ספק יש בו ארבעים סאה ספק אין בו שני מקואות אחד יש בו ארבעים סאה ואחד אין בו טבל באחד מהם ואין ידוע באיזה מהם טמא לפי שהטמא בחזקתו עד שיודע שטבל כראוי וכן מקוה שנמדד ונמצא חסר בין שהיה המקוה ברשות הרבים בין שהיה ברשות היחיד כל הטהרות שנעשו על גביו למפרע טמאות עד שיודע זמן שנמדד בו והיה שלם (ועיין לעיל סעיף ס״ה):

201.71
Yoré Déah — Neviasky — §201.71

Une personne, qui avait besoin de se purifier, doute de la validité de son immersion ; par exemple, elle ignore si la miqvah avait les 40 séah, ou bien elle s’est immergée dans l’une de deux miqvah contiguës, sans savoir exactement dans laquelle, et l’une des deux miqvah n’a pas 40 séah ; la purification est alors nulle. En effet, il y a un doute au point de vue de la valeur de la miqvah, mais il n’y en a aucun sur le besoin de purification ; le certain l’emporte alors sur le possible, et la purification doit être recommencée. Ayant jaugé une miqvah, on trouve qu’elle n’a pas les 40 séah : qu’elle soit située en un lieu isolé, dans une propriété par exemple, ou qu’elle soit sur un emplacement où passent beaucoup de gens, la miqvah n’a plus de valeur, jusqu’à ce qu’elle contienne de nouveau 40 séah ; tout ce qui a été immergé dans cette miqvah, sans qu’elle ait le volume d’eau voulu, doit être purifié à nouveau.

ב’ מקואות שאין בהם ארבעים סאה ונפלו שלשה לוגין לתוך אחד מהם וידוע לאיזה מהם נפלו ואח״כ נפלו שניים ואין ידוע לאיזה מהם נפלו הריני יכול לתלות ולומר למקום שנפלו ראשונים נפלו שניים אבל אם בראשונים לא נודע לאיזה מהם נפלו ובשניים נודע לאיזה מהם נפלו אין יכול לתלות ולומר למקום שנפלו שניים נפלו הראשונים אחד יש בו ארבעים סאה ואחד אין בו הריני אומר לתוך של ארבעים נפלו אחד שאוב ואחד שאינו שאוב הריני אומר לתוך של שאוב נפלו:

201.72
Yoré Déah — Neviasky — §201.72

Dans l’une de deux miqvah contiguës, qui n’ont ni l’une ni l’autre 40 séah, il tombe 3 log d’eau, et l’on sait dans laquelle des deux cette eau est tombée ; puis il tombe encore 2 log d’eau, mais cette fois on ignore où : on admet alors que ces 3 log d’eau sont tombés dans la même miqvah que précédemment, et cette miqvah seule est interdite. Lorsqu’il est tombé d’abord 3 log d’eau, sans qu’on sache dans quelle miqvah, puis 2 log dans une des deux miqvah connue de façon certaine, les deux miqvah sont interdites[ah]. Si 3 log d’eau sont tombés dans l’un des deux miqvah contiguës, sans qu’on sache dans laquelle, et si l’une des miqvah a 40 séah et l’autre moins, on admet que l’eau est tombée dans la miqvah de 40 séah : les deux miqvah sont permises[ai]. Deux miqvah contiennent l’une de l’eau de source, l’autre de l’eau ordinaire, et 3 log d’eau sont tombés dans l’une d’elles, sans qu’on sache dans laquelle : on admet que c’est dans la miqvah à eau ordinaire et celle-là seule sera interdite.

שני מקואות שאין בהם ארבעים סאה ונפלו שלשה לוגין לתוך אחד מהן ואין ידוע לאיזה מהם נפלו ואחר כך ירדו גשמים ונתמלאו לא יטבול בשום אחד מהם לכתחל’:

201.73
Yoré Déah — Neviasky — §201.73

Deux miqvah contiguës n’ont ni l’une ni l’autre les 40 séah, et il est tombé 3 log d’eau dans l’une d’elles, on ne sait laquelle ; puis une pluie est survenue et a complété les deux miqvah à 40 séah : de propos délibéré, on ne devra se purifier ni dans l’une, ni dans l’autre.

כל המקואות הנמצאות פסולין שחזקתם שאובים:

201.74
Yoré Déah — Neviasky — §201.74

Tous les réservoirs, non construits spécialement pour être des miqvah, sont interdits, parce que leur eau est toujours une eau qu’on y a versée ou introduite en violation des règles susmentionnées.

יש מי שאוסר להטיל יורה מלאה מים חמין לתוך המקוה לחממו וכן למלאת מקוה מים חמין ולחברו לנהר בשפופרת הנאד: הגה ויש מקילין ומתירין להטיל חמין למקוה כדי לחממו (הגהות מרדכי דהל’ נדה בשם ראבי״ה וריב״א) ומכל מקום יש להחמיר אם לא במקום שנהגו להקל אז אין למחות בידן (בנימין זאב) ובחמי טבריא מותר לכולי עלמא (מרדכי בסוף שבועות) ולאחר הטבילה במי מקוה כשרים מותרת ליכנס למרחץ כדי שתחמם עצמה (מרדכי) אבל לחזור ולרחוץ אח״כ יש אוסרים (מרדכי בשם רשב״ם) וכן נהגו:

201.75
Yoré Déah — Neviasky — §201.75

Un docteur défend de verser de l’eau chaude dans une miqvah de 40 séah pour la réchauffer, ou bien de chauffer l’eau d’une miqvah qui communique avec un étang. הגה · RemaD’autres, moins sévères, permettent de chauffer l’eau. Cependant, dans toutes les contrées où l’on a pour habitude de se conformer à l’opinion de l’article 75, il ne faut jamais chauffer l’eau. Bien entendu les sources thermales sont permises. Après l’immersion, il est permis à une femme d’entrer dans un établissement de bains pour se réchauffer, mais il lui est interdit de s’y laver à l’eau chaude.

Siman 202. Des corps qui font obstacle à l’eau, lorsqu’on purifie des vases ou d’autres ustensiles — מִקְוֶה (9 articles)

אלו חוצצין בכלים הזפת והמור בכלי זכוכית בין מבפנים בין מבחוץ: (יש מפרש החמר ויש מפרש המסתיכ״ו או המוסק״ו)

202.1
Yoré Déah — Neviasky — §202.1

De la poix ou de la gomme, étendues à l’intérieur ou à l’extérieur d’un vase en verre qu’on veut purifier, font obstacle à l’eau.

כל דבר שדרך להקפיד עליו חוצץ ואם לאו אינו חוצץ אא״כ היה חופה את רובו. (רמב״ם פ״ג)

202.2
Yoré Déah — Neviasky — §202.2

On ne considère pas comme formant un obstacle entre le vase et l’eau de purification une matière qui se trouverait attachée au vase et à laquelle on n’accorde généralement aucune attention, à moins que cette matière ne s’étende sur plus de la moitié du vase. הגה · RemaUn dépôt de noir de fumée à l’extérieur d’un ustensile n’est pas un obstacle à l’eau, et est considéré comme ne faisant qu’un avec l’ustensile[aj].

ידות הכלים שאינן עומדים להיות קבועים כגון שהכניסן שלא כדרכן או שלא הכניסם כולם או שהכניסם כולם ונשברו חוצצין:

202.3
Yoré Déah — Neviasky — §202.3

Lorsque le vase est muni d’un manche mobile, la purification est nulle, si le manche a été mal assujetti, a été mis de travers, ou n’a pas été enfoncé comme il devait l’être, ou s’est cassé pendant la purification.

כל ידות הכלים שנשתברו כגון יד המגל והסכין אם משמשין מעין מלאכתן ראשונה אין חוצצין ואם לאו חוצצין:

202.4
Yoré Déah — Neviasky — §202.4

Quand, dans la purification, un outil a été abîmé (par exemple un couteau a perdu son manche ou une scie son cadre de bois), la purification n’a pas de valeur, l’objet étant maintenant hors d’usage.

מגל שנשברה ידו מן השפה ולפנים אינה חוצצת מפני שהיא כבית הסתרים מן השפה ולחוץ אם משמשת מעין מלאכתה אינה חוצצת ואם לאו חוצצת סירגה בגמי או במשיחה הרי זו חוצצת דבקה בשרף אינה חוצצת:

202.5
Yoré Déah — Neviasky — §202.5

Quand une scie à main présente une fente intérieure, c’est-à-dire allant de l’acier au cadre et s’arrêtant au manche, cette fente n’est pas un obstacle à l’eau, si la scie est encore utilisable : il n’en est pas de même si la fente est extérieure, c’est-à-dire va du manche au cadre. Un enduit collant ou bien un brin d’osier, qui serviraient à retenir les parties disjointes par la fente, forment obstacle à l’eau. Mais si la fente a été raccommodée à l’aide du feu, l’outil peut être purifié sans inconvénient.

כלי שכפה פיו למטה והכניסו למים אם פיו צר קצת ולא הפך פיו למעלה לא עלתה לו טבילה לפי שלא יגיעו המים לשוליו אפילו אם מכניסו כולו למים: הגה מותר לטבול כלי בתוך כלי אם יש בפי החיצון כשפופרת הנוד (טור) ויזהר שכלי הפנימי יהא רפוי בתוך כלי החיצון (מרדכי סוף עבודת כוכבים) ולכן לא יתחוב סכינים תוך דלי ויטבלם כי לא תעלה טבילה בראשם (או״ה כלל נ״ח) וכן אם הכלי הפנימי הוא כבד ומונח תוך החיצון לא תעלה לו טבילה במקום שמונח ועיין לעיל סי’ ר״א סעיף ט’:

202.6
Yoré Déah — Neviasky — §202.6

La purification d’un vase est nulle si l’on a plongé ce vase dans l’eau l’ouverture en bas, et si on n’a pas eu soin de le retourner tandis qu’il était encore dans l’eau ; car on craint que le liquide ne soit pas entré parfaitement à l’intérieur du vase[ak]. הגה · RemaOn peut purifier un objet, en le plaçant dans un vase et en plongeant le tout dans l’eau ; mais il faut que le vase dont on se sert soit assez grand pour que l’objet soit mobile dans ce récipient ; il faut aussi que l’ouverture du vase soit aussi grande que celle d’une outre, afin que l’eau pénètre facilement. On ne peut donc pas purifier des couteaux, en les piquant dans un récipient que l’on plonge dans l’eau, car ces couteaux seraient immobiles. Enfin, il ne faut pas non plus que l’objet placé dans le vase soit lourd, sans quoi il resterait attaché au fond par l’une de ses faces, et cette face ne serait pas purifiée.

כלי שצר מכאן ומכאן ורחב באמצע אין המים באים לו לכל צד עד שיטהו על צדו:

202.7
Yoré Déah — Neviasky — §202.7

Pour purifier un vase renflé dans le milieu, étroit d’ouverture et de fond[al], il faut l’agiter dans l’eau, et le mettre sur le flanc, afin que l’eau mouille toute la surface de ses parois.

כל כלי שפיו צר צריך להשהותו במים עד שיתמלא או ימלאנו קודם שיכניסנו למקוה. (יותר משפופרת הנוד)

202.8
Yoré Déah — Neviasky — §202.8

Pour purifier un vase d’ouverture plus petite que celle d’une outre, il faut le laisser dans l’eau assez longtemps pour qu’il se remplisse complètement, ou bien le remplir d’eau avant de l’immerger.

ידות הכלים שהם ארוכות ועתיד לקוצצן מטביל עד מקום שעתיד לקוצצן ודיו:

202.9
Yoré Déah — Neviasky — §202.9

Quand on purifie des vases qui ont des manches très longs, destinés à être raccourcis, il suffit de les plonger dans l’eau de façon que les manches baignent seulement jusqu’au point où ils seront sciés.

Sources — Texte hébreu : Ashlei Ravrevei : Choulhan Aroukh Yoré Déah, Lemberg, 1888, numérisé par la Bibliothèque nationale d’Israël, via Sefaria [domaine public] · Traduction française : Rituel du judaïsme, traduit pour la première fois sur l’original chaldéo-rabbinique et accompagné de notes et remarques de tous les commentateurs, par M. A. Neviasky. Onzième traité : Lois concernant l’immersion. Paris, 1912 [archive.org, domaine public] · Police hébraïque : Ezra SIL (SIL, OFL)

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