חמש מגילות

les cinq méguiloth — Bible de Cahen

Trad. S. Cahen (1848)

Méguilat Shir Hashirim / Le Cantique des Cantiques מְגִלַּת שִׁיר הַשִּׁירִים
Chapitre 1 (1:1–1:17)

שִׁ֥יר הַשִּׁירִ֖ים אֲשֶׁ֥ר לִשְׁלֹמֹֽה׃

1:1

Samuel Cahen — 1:1

Cantique des cantiques de Schelomô (Salomon).

יִשָּׁקֵ֙נִי֙ מִנְּשִׁיק֣וֹת פִּ֔יהוּ כִּֽי־טוֹבִ֥ים דֹּדֶ֖יךָ מִיָּֽיִן׃

1:2

Samuel Cahen — 1:2

Qu’il me baise des baisers de sa bouche, car ton amour est meilleur que le vin.

לְרֵ֙יחַ֙ שְׁמָנֶ֣יךָ טוֹבִ֔ים שֶׁ֖מֶן תּוּרַ֣ק שְׁמֶ֑ךָ עַל־כֵּ֖ן עֲלָמ֥וֹת אֲהֵבֽוּךָ׃

1:3

Samuel Cahen — 1:3

Tes parfums sont agréables à l’odorat, ton nom est comme l’huile répandue, c’est pourquoi les jeunes femmes t’aiment.

מׇשְׁכֵ֖נִי אַחֲרֶ֣יךָ נָּר֑וּצָה הֱבִיאַ֨נִי הַמֶּ֜לֶךְ חֲדָרָ֗יו נָגִ֤ילָה וְנִשְׂמְחָה֙ בָּ֔ךְ נַזְכִּ֤ירָה דֹדֶ֙יךָ֙ מִיַּ֔יִן מֵישָׁרִ֖ים אֲהֵבֽוּךָ׃ {פ}

1:4

Samuel Cahen — 1:4

Attire-moi vers toi ; nous courrons après toi ; le roi m’a fait entrer dans ses appartements, nous nous réjouirons et nous serons en joie à cause de toi ; nous mentionnerons tes amours plus que le vin ; les hommes droits t’aiment.

שְׁחוֹרָ֤ה אֲנִי֙ וְֽנָאוָ֔ה בְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם כְּאׇהֳלֵ֣י קֵדָ֔ר כִּירִיע֖וֹת שְׁלֹמֹֽה׃

1:5

Samuel Cahen — 1:5

Je suis noire, et (pourtant) belle, filles de Ierouschalaïm (Jérusalem), comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Schelomô.

אַל־תִּרְא֙וּנִי֙ שֶׁאֲנִ֣י שְׁחַרְחֹ֔רֶת שֶׁשְּׁזָפַ֖תְנִי הַשָּׁ֑מֶשׁ בְּנֵ֧י אִמִּ֣י נִֽחֲרוּ־בִ֗י שָׂמֻ֙נִי֙ נֹטֵרָ֣ה אֶת־הַכְּרָמִ֔ים כַּרְמִ֥י שֶׁלִּ֖י לֹ֥א נָטָֽרְתִּי׃

1:6

Samuel Cahen — 1:6

Ne me regardez pas (avec dédain), parce que je suis noire, parce que le soleil m’a brûlée ; les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m’ont placée gardienne des vignes, je n’ai pas gardé ma (propre) vigne.

הַגִּ֣ידָה לִּ֗י שֶׁ֤אָֽהֲבָה֙ נַפְשִׁ֔י אֵיכָ֣ה תִרְעֶ֔ה אֵיכָ֖ה תַּרְבִּ֣יץ בַּֽצׇּהֳרָ֑יִם שַׁלָּמָ֤ה אֶֽהְיֶה֙ כְּעֹ֣טְיָ֔ה עַ֖ל עֶדְרֵ֥י חֲבֵרֶֽיךָ׃

1:7

Samuel Cahen — 1:7

Dis-moi, (toi) que mon âme aime, où fais-tu paître, où fais-tu reposer (tes troupeaux) à l’heure de midi ; car pourquoi serais-je comme une (femme) voilée près des troupeaux de tes compagnons ?

אִם־לֹ֤א תֵֽדְעִי֙ לָ֔ךְ הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים צְֽאִי־לָ֞ךְ בְּעִקְבֵ֣י הַצֹּ֗אן וּרְעִי֙ אֶת־גְּדִיֹּתַ֔יִךְ עַ֖ל מִשְׁכְּנ֥וֹת הָרֹעִֽים׃ {פ}

1:8

Samuel Cahen — 1:8

Si tu ne le sais pas, ô belle parmi les femmes ! sors (et va) sur les traces du troupeau, et fais paître tes chevreaux près des demeures des pasteurs.

לְסֻֽסָתִי֙ בְּרִכְבֵ֣י פַרְעֹ֔ה דִּמִּיתִ֖יךְ רַעְיָתִֽי׃

1:9

Samuel Cahen — 1:9

Ma bien-aimée, je la compare à ma jument (attelée) au char de Pharaon.

נָאו֤וּ לְחָיַ֙יִךְ֙ בַּתֹּרִ֔ים צַוָּארֵ֖ךְ בַּחֲרוּזִֽים׃

1:10

Samuel Cahen — 1:10

Tes joues sont belles dans les colliers (de perles) ; ton cou (est beau) dans les rangées (de corail).

תּוֹרֵ֤י זָהָב֙ נַֽעֲשֶׂה־לָּ֔ךְ עִ֖ם נְקֻדּ֥וֹת הַכָּֽסֶף׃

1:11

Samuel Cahen — 1:11

Nous te ferons des colliers d’or, entremêlés de points d’argent.

עַד־שֶׁ֤הַמֶּ֙לֶךְ֙ בִּמְסִבּ֔וֹ נִרְדִּ֖י נָתַ֥ן רֵיחֽוֹ׃

1:12

Samuel Cahen — 1:12

Tandis que le roi était dans son entourage, mon nard a répandu son parfum.

צְר֨וֹר הַמֹּ֤ר ׀ דּוֹדִי֙ לִ֔י בֵּ֥ין שָׁדַ֖י יָלִֽין׃

1:13

Samuel Cahen — 1:13

Mon bien-aimé est pour moi un sachet de myrrhe suspendu entre mes seins.

אֶשְׁכֹּ֨ל הַכֹּ֤פֶר ׀ דּוֹדִי֙ לִ֔י בְּכַרְמֵ֖י עֵ֥ין גֶּֽדִי׃ {ס}

1:14

Samuel Cahen — 1:14

Mon bien-aimé est pour moi une grappe de cypre, (cueillie) dans les vignes d’En-Guedi.

הִנָּ֤ךְ יָפָה֙ רַעְיָתִ֔י הִנָּ֥ךְ יָפָ֖ה עֵינַ֥יִךְ יוֹנִֽים׃

1:15

Samuel Cahen — 1:15

Vois, tu es belle, tu es belle, ma bien-aimée ; tes yeux sont (comme ceux) des colombes.

הִנְּךָ֨ יָפֶ֤ה דוֹדִי֙ אַ֣ף נָעִ֔ים אַף־עַרְשֵׂ֖נוּ רַעֲנָנָֽה׃

1:16

Samuel Cahen — 1:16

— Tu es beau, mon bien-aimé ; que tu es agréable ! Notre lit est verdoyant.

קֹר֤וֹת בָּתֵּ֙ינוּ֙ אֲרָזִ֔ים (רחיטנו) [רַהִיטֵ֖נוּ] בְּרוֹתִֽים׃

1:17

Samuel Cahen — 1:17

Les poutres de nos maisons sont de cèdre, nos lambris de cyprès.

Chapitre 2 (2:1–2:17)

אֲנִי֙ חֲבַצֶּ֣לֶת הַשָּׁר֔וֹן שֽׁוֹשַׁנַּ֖ת הָעֲמָקִֽים׃

2:1

Samuel Cahen — 2:1

Je suis une rose de Scharon (Saron), un lis des vallées.

כְּשֽׁוֹשַׁנָּה֙ בֵּ֣ין הַחוֹחִ֔ים כֵּ֥ן רַעְיָתִ֖י בֵּ֥ין הַבָּנֽוֹת׃

2:2

Samuel Cahen — 2:2

Comme le lis parmi les épines, telle ma bien-aimée (est) parmi les filles.

כְּתַפּ֙וּחַ֙ בַּעֲצֵ֣י הַיַּ֔עַר כֵּ֥ן דּוֹדִ֖י בֵּ֣ין הַבָּנִ֑ים בְּצִלּוֹ֙ חִמַּ֣דְתִּי וְיָשַׁ֔בְתִּי וּפִרְי֖וֹ מָת֥וֹק לְחִכִּֽי׃

2:3

Samuel Cahen — 2:3

Comme le pommier parmi les arbres de la forêt, tel (est) mon bien-aimé parmi les jeunes gens ; à son ombre j’ai désiré m’asseoir ; son fruit est doux à mon palais.

הֱבִיאַ֙נִי֙ אֶל־בֵּ֣ית הַיָּ֔יִן וְדִגְל֥וֹ עָלַ֖י אַהֲבָֽה׃

2:4

Samuel Cahen — 2:4

Il m’a fait entrer dans la maison du vin, et son étendard sur moi (fut) amour.

סַמְּכ֙וּנִי֙ בָּֽאֲשִׁישׁ֔וֹת רַפְּד֖וּנִי בַּתַּפּוּחִ֑ים כִּי־חוֹלַ֥ת אַהֲבָ֖ה אָֽנִי׃

2:5

Samuel Cahen — 2:5

Fortifiez-moi avec des flacons ; soutenez-moi avec des pommes, car je suis languissante d’amour.

שְׂמֹאלוֹ֙ תַּ֣חַת לְרֹאשִׁ֔י וִימִינ֖וֹ תְּחַבְּקֵֽנִי׃

2:6

Samuel Cahen — 2:6

Que sa (main) gauche soit sous ma tête et que sa droite m’embrasse.

הִשְׁבַּ֨עְתִּי אֶתְכֶ֜ם בְּנ֤וֹת יְרוּשָׁלַ֙͏ִם֙ בִּצְבָא֔וֹת א֖וֹ בְּאַיְל֣וֹת הַשָּׂדֶ֑ה אִם־תָּעִ֧ירוּ ׀ וְֽאִם־תְּע֥וֹרְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}

2:7

Samuel Cahen — 2:7

Je vous conjure, filles de Ierouschalaïm (Jérusalem), par les gazelles ou par les biches de la campagne, que vous n’éveilliez et que vous ne fassiez point lever la bien-aimée jusqu’à ce qu’elle veuille.

ק֣וֹל דּוֹדִ֔י הִנֵּה־זֶ֖ה בָּ֑א מְדַלֵּג֙ עַל־הֶ֣הָרִ֔ים מְקַפֵּ֖ץ עַל־הַגְּבָעֽוֹת׃

2:8

Samuel Cahen — 2:8

La voix de mon bien-aimé, le voici ; il vient, bondissant sur les montagnes, franchissant les collines.

דּוֹמֶ֤ה דוֹדִי֙ לִצְבִ֔י א֖וֹ לְעֹ֣פֶר הָֽאַיָּלִ֑ים הִנֵּה־זֶ֤ה עוֹמֵד֙ אַחַ֣ר כׇּתְלֵ֔נוּ מַשְׁגִּ֙יחַ֙ מִן־הַֽחַלֹּנ֔וֹת מֵצִ֖יץ מִן־הַחֲרַכִּֽים׃

2:9

Samuel Cahen — 2:9

Mon bien-aimé est semblable au chevreuil ou au faon des biches. Le voilà debout, derrière notre muraille, regardant par la fenêtre, faisant pénétrer (son regard) par les grillages.

עָנָ֥ה דוֹדִ֖י וְאָ֣מַר לִ֑י ק֥וּמִי לָ֛ךְ רַעְיָתִ֥י יָפָתִ֖י וּלְכִי־לָֽךְ׃

2:10

Samuel Cahen — 2:10

Mon bien-aimé commence et me dit : Lève-toi, ma bien-aimée, ma toute belle, et viens.

כִּֽי־הִנֵּ֥ה הַסְּתָ֖ו עָבָ֑ר הַגֶּ֕שֶׁם חָלַ֖ף הָלַ֥ךְ לֽוֹ׃

2:11

Samuel Cahen — 2:11

Car, voici, l’hiver est passé, la pluie a cessé, s’en est allée.

הַנִּצָּנִים֙ נִרְא֣וּ בָאָ֔רֶץ עֵ֥ת הַזָּמִ֖יר הִגִּ֑יעַ וְק֥וֹל הַתּ֖וֹר נִשְׁמַ֥ע בְּאַרְצֵֽנוּ׃

2:12

Samuel Cahen — 2:12

Les fleurs ont paru sur la terre, le temps du chant est arrivé, et la voix de la tourterelle s’est fait entendre dans nos campagnes.

הַתְּאֵנָה֙ חָֽנְטָ֣ה פַגֶּ֔יהָ וְהַגְּפָנִ֥ים ׀ סְמָדַ֖ר נָ֣תְנוּ רֵ֑יחַ ק֥וּמִי (לכי) [לָ֛ךְ] רַעְיָתִ֥י יָפָתִ֖י וּלְכִי־לָֽךְ׃ {ס}

2:13

Samuel Cahen — 2:13

Le figuier assaisonne ses figues naissantes, et les vignes en fleur ont donné (leur) odeur ; lève-toi, ma bien-aimée, ma toute belle, et viens.

יוֹנָתִ֞י בְּחַגְוֵ֣י הַסֶּ֗לַע בְּסֵ֙תֶר֙ הַמַּדְרֵגָ֔ה הַרְאִ֙ינִי֙ אֶת־מַרְאַ֔יִךְ הַשְׁמִיעִ֖נִי אֶת־קוֹלֵ֑ךְ כִּי־קוֹלֵ֥ךְ עָרֵ֖ב וּמַרְאֵ֥יךְ נָאוֶֽה׃ {ס}

2:14

Samuel Cahen — 2:14

Ô ma colombe, (qui es) dans les fentes de rocher, dans la cachette de l’escalier, fais-moi voir ton visage ; fais-moi entendre ta voix, car ta voix est douce et ta vue est agréable.

אֶֽחֱזוּ־לָ֙נוּ֙ שֻֽׁעָלִ֔ים שֻׁעָלִ֥ים קְטַנִּ֖ים מְחַבְּלִ֣ים כְּרָמִ֑ים וּכְרָמֵ֖ינוּ סְמָדַֽר׃

2:15

Samuel Cahen — 2:15

Prenez-nous les renards, les petits renards, qui détruisent les vignobles, et nos vignobles (sont) en fleurs.

דּוֹדִ֥י לִי֙ וַאֲנִ֣י ל֔וֹ הָרֹעֶ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

2:16

Samuel Cahen — 2:16

Mon bien-aimé est à moi, et moi je suis à lui, qui fait paître parmi les lis.

עַ֤ד שֶׁיָּפ֙וּחַ֙ הַיּ֔וֹם וְנָ֖סוּ הַצְּלָלִ֑ים סֹב֩ דְּמֵה־לְךָ֨ דוֹדִ֜י לִצְבִ֗י א֛וֹ לְעֹ֥פֶר הָאַיָּלִ֖ים עַל־הָ֥רֵי בָֽתֶר׃ {ס}

2:17

Samuel Cahen — 2:17

Jusqu’à ce que le jour souffle et que les ombres s’enfuient, retourne, sois semblable, mon bien-aimé, au chevreuil ou au faon des biches sur les monts de Bether.

Chapitre 3 (3:1–3:11)

עַל־מִשְׁכָּבִי֙ בַּלֵּיל֔וֹת בִּקַּ֕שְׁתִּי אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י בִּקַּשְׁתִּ֖יו וְלֹ֥א מְצָאתִֽיו׃

3:1

Samuel Cahen — 3:1

Sur ma couche pendant les nuits j’ai cherché celui que mon cœur aime ; je l’ai cherché et ne l’ai point trouvé.

אָק֨וּמָה נָּ֜א וַאֲסוֹבְבָ֣ה בָעִ֗יר בַּשְּׁוָקִים֙ וּבָ֣רְחֹב֔וֹת אֲבַקְשָׁ֕ה אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י בִּקַּשְׁתִּ֖יו וְלֹ֥א מְצָאתִֽיו׃

3:2

Samuel Cahen — 3:2

« Je me lèverai donc et je circulerai par la ville, par les rues et les places ; je chercherai celui qu’aime mon âme ; je l’ai cherché et ne l’ai point trouvé.

מְצָא֙וּנִי֙ הַשֹּׁ֣מְרִ֔ים הַסֹּבְבִ֖ים בָּעִ֑יר אֵ֛ת שֶֽׁאָהֲבָ֥ה נַפְשִׁ֖י רְאִיתֶֽם׃

3:3

Samuel Cahen — 3:3

Ils m’ont rencontrée les gardiens qui font le tour de la ville. — Avez-vous vu celui que mon âme aime ?

כִּמְעַט֙ שֶׁעָבַ֣רְתִּי מֵהֶ֔ם עַ֣ד שֶׁמָּצָ֔אתִי אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י אֲחַזְתִּיו֙ וְלֹ֣א אַרְפֶּ֔נּוּ עַד־שֶׁ֤הֲבֵיאתִיו֙ אֶל־בֵּ֣ית אִמִּ֔י וְאֶל־חֶ֖דֶר הוֹרָתִֽי׃

3:4

Samuel Cahen — 3:4

À peine les avais-je dépassés, que j’ai trouvé celui qu’aime mon âme ; je l’ai saisi et ne le quitterai plus jusqu’à ce que je l’aie amené à la maison de ma mère et dans la chambre de celle qui m’a conçue. »

הִשְׁבַּ֨עְתִּי אֶתְכֶ֜ם בְּנ֤וֹת יְרוּשָׁלַ֙͏ִם֙ בִּצְבָא֔וֹת א֖וֹ בְּאַיְל֣וֹת הַשָּׂדֶ֑ה אִם־תָּעִ֧ירוּ ׀ וְֽאִם־תְּע֥וֹרְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}

3:5

Samuel Cahen — 3:5

Je vous conjure, filles de Ierouschalaïm, par les gazelles ou par les biches de la campagne ; que vous n’éveilliez et que vous ne fassiez point lever la bien-aimée jusqu’à ce qu’elle le veuille.

מִ֣י זֹ֗את עֹלָה֙ מִן־הַמִּדְבָּ֔ר כְּתִֽימְר֖וֹת עָשָׁ֑ן מְקֻטֶּ֤רֶת מֹר֙ וּלְבוֹנָ֔ה מִכֹּ֖ל אַבְקַ֥ת רוֹכֵֽל׃

3:6

Samuel Cahen — 3:6

Qui est celle qui monte du désert comme des colonnes de fumée, couverte de myrrhe et d’encens, de toute poudre de parfumeur ?

הִנֵּ֗ה מִטָּתוֹ֙ שֶׁלִּשְׁלֹמֹ֔ה שִׁשִּׁ֥ים גִּבֹּרִ֖ים סָבִ֣יב לָ֑הּ מִגִּבֹּרֵ֖י יִשְׂרָאֵֽל׃

3:7

Samuel Cahen — 3:7

Voici son lit, celui de Schelomô, soixante (hommes) vaillants (sont) autour de lui, (choisis) parmi les vaillants d’Israël,

כֻּלָּם֙ אֲחֻ֣זֵי חֶ֔רֶב מְלֻמְּדֵ֖י מִלְחָמָ֑ה אִ֤ישׁ חַרְבּוֹ֙ עַל־יְרֵכ֔וֹ מִפַּ֖חַד בַּלֵּילֽוֹת׃ {ס}

3:8

Samuel Cahen — 3:8

Tous pourvus d’un glaive, exercés à la guerre, (ayant) chacun son glaive sur sa cuisse, à cause de la frayeur de la nuit.

אַפִּרְי֗וֹן עָ֤שָׂה לוֹ֙ הַמֶּ֣לֶךְ שְׁלֹמֹ֔ה מֵעֲצֵ֖י הַלְּבָנֽוֹן׃

3:9

Samuel Cahen — 3:9

Le roi Schelomô s’est fait faire un lit de parade, de bois du Liban.

עַמּוּדָיו֙ עָ֣שָׂה כֶ֔סֶף רְפִידָת֣וֹ זָהָ֔ב מֶרְכָּב֖וֹ אַרְגָּמָ֑ן תּוֹכוֹ֙ רָצ֣וּף אַהֲבָ֔ה מִבְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָֽ͏ִם׃

3:10

Samuel Cahen — 3:10

Il en a fait (faire) les colonnes d’argent, son coussin (de drap) d’or, son siège (recouvert) de pourpre ; le milieu est amoureusement garni, (travail) des filles de Ierouschalaïm.

צְאֶ֧נָה ׀ וּֽרְאֶ֛ינָה בְּנ֥וֹת צִיּ֖וֹן בַּמֶּ֣לֶךְ שְׁלֹמֹ֑ה בָּעֲטָרָ֗ה שֶׁעִטְּרָה־לּ֤וֹ אִמּוֹ֙ בְּי֣וֹם חֲתֻנָּת֔וֹ וּבְי֖וֹם שִׂמְחַ֥ת לִבּֽוֹ׃ {ס}

3:11

Samuel Cahen — 3:11

Sortez et regardez, filles de Tsion, le roi Schelomô avec la couronne dont sa mère l’a couronné au jour de ses noces et au jour de la joie de son cœur.

Chapitre 4 (4:1–4:16)

הִנָּ֨ךְ יָפָ֤ה רַעְיָתִי֙ הִנָּ֣ךְ יָפָ֔ה עֵינַ֣יִךְ יוֹנִ֔ים מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵ֑ךְ שַׂעְרֵךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽעִזִּ֔ים שֶׁגָּלְשׁ֖וּ מֵהַ֥ר גִּלְעָֽד׃

4:1

Samuel Cahen — 4:1

Que tu es belle, ma compagne ! que tu es belle ! Tes yeux (sont comme ceux) des colombes au travers de ton voile ; ta chevelure (est) comme un troupeau de chèvres, campés sur (les flancs) de la montagne de Guiléad (Galaad).

שִׁנַּ֙יִךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הַקְּצוּב֔וֹת שֶׁעָל֖וּ מִן־הָרַחְצָ֑ה שֶׁכֻּלָּם֙ מַתְאִימ֔וֹת וְשַׁכֻּלָ֖ה אֵ֥ין בָּהֶֽם׃

4:2

Samuel Cahen — 4:2

Tes dents sont comme un troupeau de (brebis) tondues qui montent du lavoir, toutes portant des jumeaux ; aucune parmi elles n’est privée de petits.

כְּח֤וּט הַשָּׁנִי֙ שִׂפְתוֹתַ֔יִךְ וּמִדְבָּרֵ֖ךְ נָאוֶ֑ה כְּפֶ֤לַח הָֽרִמּוֹן֙ רַקָּתֵ֔ךְ מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵֽךְ׃

4:3

Samuel Cahen — 4:3

Tes lèvres (sont) comme un fil d’écarlate, et ton parler est agréable ; ta tempe comme une tranche de grenade au travers de ton voile.

כְּמִגְדַּ֤ל דָּוִיד֙ צַוָּארֵ֔ךְ בָּנ֖וּי לְתַלְפִּיּ֑וֹת אֶ֤לֶף הַמָּגֵן֙ תָּל֣וּי עָלָ֔יו כֹּ֖ל שִׁלְטֵ֥י הַגִּבֹּרִֽים׃

4:4

Samuel Cahen — 4:4

Ton cou (est) comme la tour de David, bâtie pour (être) un arsenal, mille boucliers y sont suspendus, (et) tous les carquois des braves.

שְׁנֵ֥י שָׁדַ֛יִךְ כִּשְׁנֵ֥י עֳפָרִ֖ים תְּאוֹמֵ֣י צְבִיָּ֑ה הָרוֹעִ֖ים בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

4:5

Samuel Cahen — 4:5

Tes deux mamelles (sont) comme deux faons jumeaux de gazelle, paissant parmi les lis.

עַ֤ד שֶׁיָּפ֙וּחַ֙ הַיּ֔וֹם וְנָ֖סוּ הַצְּלָלִ֑ים אֵ֤לֶךְ לִי֙ אֶל־הַ֣ר הַמּ֔וֹר וְאֶל־גִּבְעַ֖ת הַלְּבוֹנָֽה׃

4:6

Samuel Cahen — 4:6

Jusqu’à ce que le jour souffle et que les ombres fuient, j’irai à la montagne de la myrrhe et à la colline de l’encens.

כֻּלָּ֤ךְ יָפָה֙ רַעְיָתִ֔י וּמ֖וּם אֵ֥ין בָּֽךְ׃ {ס}

4:7

Samuel Cahen — 4:7

Tu es parfaitement belle, ma compagne, et il n’y a pas de défaut en toi.

אִתִּ֤י מִלְּבָנוֹן֙ כַּלָּ֔ה אִתִּ֖י מִלְּבָנ֣וֹן תָּב֑וֹאִי תָּשׁ֣וּרִי ׀ מֵרֹ֣אשׁ אֲמָנָ֗ה מֵרֹ֤אשׁ שְׂנִיר֙ וְחֶרְמ֔וֹן מִמְּעֹנ֣וֹת אֲרָי֔וֹת מֵֽהַרְרֵ֖י נְמֵרִֽים׃

4:8

Samuel Cahen — 4:8

Avec moi du Libanon (Liban), ô jeune épouse, avec moi, viens du Liban, regarde du sommet d’Amana, du sommet du Schenir et du ‘Hermon, de la demeure des lions, des montagnes des léopards.

לִבַּבְתִּ֖נִי אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה לִבַּבְתִּ֙נִי֙ (באחד) [בְּאַחַ֣ת] מֵעֵינַ֔יִךְ בְּאַחַ֥ד עֲנָ֖ק מִצַּוְּרֹנָֽיִךְ׃

4:9

Samuel Cahen — 4:9

Tu as enlevé mon cœur, ma sœur, ma jeune épouse ; tu as enlevé mon cœur par un de tes regards, par un des colliers de ton cou.

מַה־יָּפ֥וּ דֹדַ֖יִךְ אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה מַה־טֹּ֤בוּ דֹדַ֙יִךְ֙ מִיַּ֔יִן וְרֵ֥יחַ שְׁמָנַ֖יִךְ מִכׇּל־בְּשָׂמִֽים׃

4:10

Samuel Cahen — 4:10

Que tes amours sont agréables, ma sœur, ma jeune épouse ! combien tes amours sont meilleurs que le vin, et l’odeur de tes parfums (est préférable) à tous les aromates.

נֹ֛פֶת תִּטֹּ֥פְנָה שִׂפְתוֹתַ֖יִךְ כַּלָּ֑ה דְּבַ֤שׁ וְחָלָב֙ תַּ֣חַת לְשׁוֹנֵ֔ךְ וְרֵ֥יחַ שַׂלְמֹתַ֖יִךְ כְּרֵ֥יחַ לְבָנֽוֹן׃

4:11

Samuel Cahen — 4:11

Tes lèvres, ô ma jeune épouse, distillent le miel liquide ; le miel et le lait sont sous ta langue, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Libanon.

גַּ֥ן ׀ נָע֖וּל אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה גַּ֥ל נָע֖וּל מַעְיָ֥ן חָתֽוּם׃

4:12

Samuel Cahen — 4:12

Ma sœur, mon épouse est un jardin fermé, une source fermée, une fontaine scellée.

שְׁלָחַ֙יִךְ֙ פַּרְדֵּ֣ס רִמּוֹנִ֔ים עִ֖ם פְּרִ֣י מְגָדִ֑ים כְּפָרִ֖ים עִם־נְרָדִֽים׃

4:13

Samuel Cahen — 4:13

Tes rejetons (forment) un jardin de plaisance (rempli) de grenades avec (d’autres) fruits délicieux, des cyprès et des nards,

נֵ֣רְדְּ ׀ וְכַרְכֹּ֗ם קָנֶה֙ וְקִנָּמ֔וֹן עִ֖ם כׇּל־עֲצֵ֣י לְבוֹנָ֑ה מֹ֚ר וַאֲהָל֔וֹת עִ֖ם כׇּל־רָאשֵׁ֥י בְשָׂמִֽים׃

4:14

Samuel Cahen — 4:14

Le nard et le safran, la canne et le cinnamome, avec toute espèce d’arbres (portant) l’encens, le myrrhe et les aloës, avec tous les principaux aromates.

מַעְיַ֣ן גַּנִּ֔ים בְּאֵ֖ר מַ֣יִם חַיִּ֑ים וְנֹזְלִ֖ים מִן־לְבָנֽוֹן׃

4:15

Samuel Cahen — 4:15

Une fontaine des jardins, pleines d’eaux vives, et les ruisseaux du Libanon.

ע֤וּרִי צָפוֹן֙ וּב֣וֹאִי תֵימָ֔ן הָפִ֥יחִי גַנִּ֖י יִזְּל֣וּ בְשָׂמָ֑יו יָבֹ֤א דוֹדִי֙ לְגַנּ֔וֹ וְיֹאכַ֖ל פְּרִ֥י מְגָדָֽיו׃

4:16

Samuel Cahen — 4:16

Lève-toi, aquilon, arrive, vent du midi, souffle (sur) mon jardin ; que ses parfums coulent ; que mon bien-aimé vienne dans son jardin et qu’il mange de ses fruits délicieux.

Chapitre 5 (5:1–5:16)

בָּ֣אתִי לְגַנִּי֮ אֲחֹתִ֣י כַלָּה֒ אָרִ֤יתִי מוֹרִי֙ עִם־בְּשָׂמִ֔י אָכַ֤לְתִּי יַעְרִי֙ עִם־דִּבְשִׁ֔י שָׁתִ֥יתִי יֵינִ֖י עִם־חֲלָבִ֑י אִכְל֣וּ רֵעִ֔ים שְׁת֥וּ וְשִׁכְר֖וּ דּוֹדִֽים׃ {ס}

5:1

Samuel Cahen — 5:1

Je suis venu à mon jardin, ma sœur, mon épouse ; j’ai recueilli ma myrrhe et mes aromates ; j’ai mangé mon rayon avec mon miel ; j’ai bu mon vin avec mon lait ; mangez, mes camarades, buvez et enivrez-vous, mes amis.

אֲנִ֥י יְשֵׁנָ֖ה וְלִבִּ֣י עֵ֑ר ק֣וֹל ׀ דּוֹדִ֣י דוֹפֵ֗ק פִּתְחִי־לִ֞י אֲחֹתִ֤י רַעְיָתִי֙ יוֹנָתִ֣י תַמָּתִ֔י שֶׁרֹּאשִׁי֙ נִמְלָא־טָ֔ל קְוֻצּוֹתַ֖י רְסִ֥יסֵי לָֽיְלָה׃

5:2

Samuel Cahen — 5:2

Je dors, mais mon cœur veille ; (j’entends) la voix de mon ami heurtant, (disant) : « Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite, parce que ma tête est couverte de rosée, les boucles (de mes cheveux) des gouttes de la nuit. »

פָּשַׁ֙טְתִּי֙ אֶת־כֻּתׇּנְתִּ֔י אֵיכָ֖כָה אֶלְבָּשֶׁ֑נָּה רָחַ֥צְתִּי אֶת־רַגְלַ֖י אֵיכָ֥כָה אֲטַנְּפֵֽם׃

5:3

Samuel Cahen — 5:3

J’ai ôté ma tunique, comment la remettrai-je ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirai-je ?

דּוֹדִ֗י שָׁלַ֤ח יָדוֹ֙ מִן־הַחֹ֔ר וּמֵעַ֖י הָמ֥וּ עָלָֽיו׃

5:4

Samuel Cahen — 5:4

Mon bien-aimé étendit sa main (du côté) de l’ouverture, et mes entrailles ont été émues à cause de lui.

קַ֥מְתִּֽי אֲנִ֖י לִפְתֹּ֣חַ לְדוֹדִ֑י וְיָדַ֣י נָֽטְפוּ־מ֗וֹר וְאֶצְבְּעֹתַי֙ מ֣וֹר עֹבֵ֔ר עַ֖ל כַּפּ֥וֹת הַמַּנְעֽוּל׃

5:5

Samuel Cahen — 5:5

Je me suis levée, moi, pour ouvrir à mon bien-aimé, et mes mains ont distillé la myrrhe, et mes doigts, la myrrhe la plus pure sur les poignées du verrou.

פָּתַ֤חְתִּֽי אֲנִי֙ לְדוֹדִ֔י וְדוֹדִ֖י חָמַ֣ק עָבָ֑ר נַפְשִׁי֙ יָֽצְאָ֣ה בְדַבְּר֔וֹ בִּקַּשְׁתִּ֙יהוּ֙ וְלֹ֣א מְצָאתִ֔יהוּ קְרָאתִ֖יו וְלֹ֥א עָנָֽנִי׃

5:6

Samuel Cahen — 5:6

J’ai ouvert, moi, à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé s’était éloigné, avait passé ; mon âme s’était échappée à sa parole ; je l’ai cherché, mais je ne l’ai point trouvé ; je l’ai appelé, mais il ne m’a point répondu.

מְצָאֻ֧נִי הַשֹּׁמְרִ֛ים הַסֹּבְבִ֥ים בָּעִ֖יר הִכּ֣וּנִי פְצָע֑וּנִי נָשְׂא֤וּ אֶת־רְדִידִי֙ מֵֽעָלַ֔י שֹׁמְרֵ֖י הַחֹמֽוֹת׃

5:7

Samuel Cahen — 5:7

Ils m’ont rencontrée, les gardiens qui font le tour de la ville ; ils m’ont frappée, blessée ; ils m’ont enlevé mon voile de dessus moi, les gardiens des murailles.

הִשְׁבַּ֥עְתִּי אֶתְכֶ֖ם בְּנ֣וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם אִֽם־תִּמְצְאוּ֙ אֶת־דּוֹדִ֔י מַה־תַּגִּ֣ידוּ ל֔וֹ שֶׁחוֹלַ֥ת אַהֲבָ֖ה אָֽנִי׃

5:8

Samuel Cahen — 5:8

Je vous conjure, filles de Ierouschalaïm, si vous rencontrez mon bien-aimé, que lui raconterez-vous ? (Dites-lui) que je suis languissante d’amour.

מַה־דּוֹדֵ֣ךְ מִדּ֔וֹד הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים מַה־דּוֹדֵ֣ךְ מִדּ֔וֹד שֶׁכָּ֖כָה הִשְׁבַּעְתָּֽנוּ׃

5:9

Samuel Cahen — 5:9

— Quel est ton bien-aimé (le plus aimé), ô la plus belle des femmes ? Quel est ton bien-aimé le plus aimé pour lequel tu nous adjures ainsi ?

דּוֹדִ֥י צַח֙ וְאָד֔וֹם דָּג֖וּל מֵרְבָבָֽה׃

5:10

Samuel Cahen — 5:10

— Mon bien-aimé est blanc et rouge, élevé entre dix mille.

רֹאשׁ֖וֹ כֶּ֣תֶם פָּ֑ז קְוֻצּוֹתָיו֙ תַּלְתַּלִּ֔ים שְׁחֹר֖וֹת כָּעוֹרֵֽב׃

5:11

Samuel Cahen — 5:11

Sa tête (est comme) l’or pur ; les boucles (de ses cheveux) pendantes, noires comme le corbeau.

עֵינָ֕יו כְּיוֹנִ֖ים עַל־אֲפִ֣יקֵי מָ֑יִם רֹֽחֲצוֹת֙ בֶּֽחָלָ֔ב יֹשְׁב֖וֹת עַל־מִלֵּֽאת׃

5:12

Samuel Cahen — 5:12

Ses yeux (sont) comme les yeux des colombes près des sources d’eau, baignées dans le lait, assises sur la plénitude.

לְחָיָו֙ כַּעֲרוּגַ֣ת הַבֹּ֔שֶׂם מִגְדְּל֖וֹת מֶרְקָחִ֑ים שִׂפְתוֹתָיו֙ שֽׁוֹשַׁנִּ֔ים נֹטְפ֖וֹת מ֥וֹר עֹבֵֽר׃

5:13

Samuel Cahen — 5:13

Ses joues sont comme un parterre d’aromates, (comme) les vases des parfumeurs ; ses lèvres (comme) des lis distillant la myrrhe la plus pure.

יָדָיו֙ גְּלִילֵ֣י זָהָ֔ב מְמֻלָּאִ֖ים בַּתַּרְשִׁ֑ישׁ מֵעָיו֙ עֶ֣שֶׁת שֵׁ֔ן מְעֻלֶּ֖פֶת סַפִּירִֽים׃

5:14

Samuel Cahen — 5:14

Ses mains sont des cylindres d’or remplis de chrysolithes ; ses entrailles (ont) la pureté de l’ivoire couvert de saphirs.

שׁוֹקָיו֙ עַמּ֣וּדֵי שֵׁ֔שׁ מְיֻסָּדִ֖ים עַל־אַדְנֵי־פָ֑ז מַרְאֵ֙הוּ֙ כַּלְּבָנ֔וֹן בָּח֖וּר כָּאֲרָזִֽים׃

5:15

Samuel Cahen — 5:15

Ses jambes (sont comme des colonnes) de marbre fondées sur des bases d’or pur ; son aspect, comme celui du Libanon ; il est distingué comme les cèdres.

חִכּוֹ֙ מַֽמְתַקִּ֔ים וְכֻלּ֖וֹ מַחֲמַדִּ֑ים זֶ֤ה דוֹדִי֙ וְזֶ֣ה רֵעִ֔י בְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָֽ͏ִם׃

5:16

Samuel Cahen — 5:16

Son palais (est rempli) de douceurs, et tout entier, (il est plein de choses) désirables ; voilà mon bien-aimé, et voilà mon ami, filles de Ierouschalaïm (Jérusalem).

Chapitre 6 (6:1–6:12)

אָ֚נָה הָלַ֣ךְ דּוֹדֵ֔ךְ הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים אָ֚נָה פָּנָ֣ה דוֹדֵ֔ךְ וּנְבַקְשֶׁ֖נּוּ עִמָּֽךְ׃

6:1

Samuel Cahen — 6:1

— Où est allé ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? vers quel endroit s’est tourné ton bien-aimé, pour que nous le cherchions avec toi ?

דּוֹדִי֙ יָרַ֣ד לְגַנּ֔וֹ לַעֲרֻג֖וֹת הַבֹּ֑שֶׂם לִרְעוֹת֙ בַּגַּנִּ֔ים וְלִלְקֹ֖ט שֽׁוֹשַׁנִּֽים׃

6:2

Samuel Cahen — 6:2

— Mon bien-aimé est descendu à son jardin, aux parterres aromatiques, pour paître dans les jardins, et pour cueillir des lis.

אֲנִ֤י לְדוֹדִי֙ וְדוֹדִ֣י לִ֔י הָרֹעֶ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃ {ס}

6:3

Samuel Cahen — 6:3

Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi, lui qui paît parmi les lis.

יָפָ֨ה אַ֤תְּ רַעְיָתִי֙ כְּתִרְצָ֔ה נָאוָ֖ה כִּירוּשָׁלָ֑͏ִם אֲיֻמָּ֖ה כַּנִּדְגָּלֽוֹת׃

6:4

Samuel Cahen — 6:4

Tu es belle, ô mon amie, comme Tirtsa, agréable comme Ierouschalaïm (Jérusalem), formidable comme les étendards.

הָסֵ֤בִּי עֵינַ֙יִךְ֙ מִנֶּגְדִּ֔י שֶׁ֥הֵ֖ם הִרְהִיבֻ֑נִי שַׂעְרֵךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽעִזִּ֔ים שֶׁגָּלְשׁ֖וּ מִן־הַגִּלְעָֽד׃

6:5

Samuel Cahen — 6:5

Détourne tes yeux de moi, car ils m’ont rendu orgueilleux ; ta chevelure est comme un troupeau de chèvres qui campent sur les revers du Guilad.

שִׁנַּ֙יִךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽרְחֵלִ֔ים שֶׁעָל֖וּ מִן־הָרַחְצָ֑ה שֶׁכֻּלָּם֙ מַתְאִימ֔וֹת וְשַׁכֻּלָ֖ה אֵ֥ין בָּהֶֽם׃

6:6

Samuel Cahen — 6:6

Tes dents (sont) comme un troupeau de brebis qui montent du lavoir ; toutes portant des jumeaux, et aucune d’entre elles n’est privée de petits.

כְּפֶ֤לַח הָרִמּוֹן֙ רַקָּתֵ֔ךְ מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵֽךְ׃

6:7

Samuel Cahen — 6:7

Tes joues (sont) comme un fragment de grenade au travers de ton voile.

שִׁשִּׁ֥ים הֵ֙מָּה֙ מְלָכ֔וֹת וּשְׁמֹנִ֖ים פִּֽילַגְשִׁ֑ים וַעֲלָמ֖וֹת אֵ֥ין מִסְפָּֽר׃

6:8

Samuel Cahen — 6:8

Les reines sont soixante, et quatre-vingts concubines et, les jeunes filles sans nombre.

אַחַ֥ת הִיא֙ יוֹנָתִ֣י תַמָּתִ֔י אַחַ֥ת הִיא֙ לְאִמָּ֔הּ בָּרָ֥ה הִ֖יא לְיֽוֹלַדְתָּ֑הּ רָא֤וּהָ בָנוֹת֙ וַֽיְאַשְּׁר֔וּהָ מְלָכ֥וֹת וּפִֽילַגְשִׁ֖ים וַֽיְהַלְלֽוּהָ׃ {ס}

6:9

Samuel Cahen — 6:9

Unique est ma colombe, ma parfaite ; elle est unique pour sa mère ; elle est la préférée de celle qui l’a enfantée ; les (jeunes) filles l’ont vue, et l’ont félicitée ; les reines et les concubines l’ont louée.

מִי־זֹ֥את הַנִּשְׁקָפָ֖ה כְּמוֹ־שָׁ֑חַר יָפָ֣ה כַלְּבָנָ֗ה בָּרָה֙ כַּֽחַמָּ֔ה אֲיֻמָּ֖ה כַּנִּדְגָּלֽוֹת׃ {ס}

6:10

Samuel Cahen — 6:10

Qui est celle qui apparaît comme l’aurore, qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil, formidable comme les étendards ?

אֶל־גִּנַּ֤ת אֱגוֹז֙ יָרַ֔דְתִּי לִרְא֖וֹת בְּאִבֵּ֣י הַנָּ֑חַל לִרְאוֹת֙ הֲפָֽרְחָ֣ה הַגֶּ֔פֶן הֵנֵ֖צוּ הָרִמֹּנִֽים׃

6:11

Samuel Cahen — 6:11

Je suis descendu au jardin des noyers, pour regarder les fruits nouveaux de la vallée, pour voir si la vigne a poussé son fruit, si les grenadiers fleurissaient.

לֹ֣א יָדַ֔עְתִּי נַפְשִׁ֣י שָׂמַ֔תְנִי מַרְכְּב֖וֹת עַמִּ֥י נָדִֽיב׃

6:12

Samuel Cahen — 6:12

Je ne sais, mon âme m’a rendue (prompte) comme les chariots d’Ami Nadib.

Chapitre 7 (7:1–7:14)

שׁ֤וּבִי שׁ֙וּבִי֙ הַשּׁ֣וּלַמִּ֔ית שׁ֥וּבִי שׁ֖וּבִי וְנֶחֱזֶה־בָּ֑ךְ מַֽה־תֶּחֱזוּ֙ בַּשּׁ֣וּלַמִּ֔ית כִּמְחֹלַ֖ת הַֽמַּחֲנָֽיִם׃

7:1

Samuel Cahen — 7:1

Reviens, reviens, ô Schoulamith (Sulamith), reviens, reviens, que nous te considérions. — Que considérez-vous donc dans la Schoulamith ? — Comme la danse de deux troupes.

מַה־יָּפ֧וּ פְעָמַ֛יִךְ בַּנְּעָלִ֖ים בַּת־נָדִ֑יב חַמּוּקֵ֣י יְרֵכַ֔יִךְ כְּמ֣וֹ חֲלָאִ֔ים מַעֲשֵׂ֖ה יְדֵ֥י אׇמָּֽן׃

7:2

Samuel Cahen — 7:2

— Que tes pas sont beaux dans les chaussures, fille de prince ; les contours de tes jambes (sont) comme des colonnes, ouvrage des mains d’un artiste habile.

שׇׁרְרֵךְ֙ אַגַּ֣ן הַסַּ֔הַר אַל־יֶחְסַ֖ר הַמָּ֑זֶג בִּטְנֵךְ֙ עֲרֵמַ֣ת חִטִּ֔ים סוּגָ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

7:3

Samuel Cahen — 7:3

Ton nombril est (comme) une coupe ronde à laquelle le vin mixtionné ne manque pas ; ton ventre (est comme) un monceau de froment environné de lis ;

שְׁנֵ֥י שָׁדַ֛יִךְ כִּשְׁנֵ֥י עֳפָרִ֖ים תׇּאֳמֵ֥י צְבִיָּֽה׃

7:4

Samuel Cahen — 7:4

Tes deux seins, comme deux faons jumeaux d’une gazelle ;

צַוָּארֵ֖ךְ כְּמִגְדַּ֣ל הַשֵּׁ֑ן עֵינַ֜יִךְ בְּרֵכ֣וֹת בְּחֶשְׁבּ֗וֹן עַל־שַׁ֙עַר֙ בַּת־רַבִּ֔ים אַפֵּךְ֙ כְּמִגְדַּ֣ל הַלְּבָנ֔וֹן צוֹפֶ֖ה פְּנֵ֥י דַמָּֽשֶׂק׃

7:5

Samuel Cahen — 7:5

Ton col, comme une tour d’ivoire ; tes yeux (comme) les piscines de ‘Heschbon, près de la porte de Bath Rabbim ; ton nez comme la tour du Libanon, regardant vers Dameschek (Damas) ;

רֹאשֵׁ֤ךְ עָלַ֙יִךְ֙ כַּכַּרְמֶ֔ל וְדַלַּ֥ת רֹאשֵׁ֖ךְ כָּאַרְגָּמָ֑ן מֶ֖לֶךְ אָס֥וּר בָּרְהָטִֽים׃

7:6

Samuel Cahen — 7:6

Ta tête sur toi comme le (mont) Carmel, et la chevelure de ta tête comme la pourpre ; c’est un roi enchaîné dans ses tresses.

מַה־יָּפִית֙ וּמַה־נָּעַ֔מְתְּ אַהֲבָ֖ה בַּתַּֽעֲנוּגִֽים׃

7:7

Samuel Cahen — 7:7

Que tu es belle ! que tu es suave ! ô (mon) amour, par (toutes) les délices.

זֹ֤את קֽוֹמָתֵךְ֙ דָּֽמְתָ֣ה לְתָמָ֔ר וְשָׁדַ֖יִךְ לְאַשְׁכֹּלֽוֹת׃

7:8

Samuel Cahen — 7:8

Voilà, ta stature est semblable au palmier, et tes seins à des grappes (de cet arbre).

אָמַ֙רְתִּי֙ אֶעֱלֶ֣ה בְתָמָ֔ר אֹֽחֲזָ֖ה בְּסַנְסִנָּ֑יו וְיִֽהְיוּ־נָ֤א שָׁדַ֙יִךְ֙ כְּאֶשְׁכְּל֣וֹת הַגֶּ֔פֶן וְרֵ֥יחַ אַפֵּ֖ךְ כַּתַּפּוּחִֽים׃

7:9

Samuel Cahen — 7:9

J’ai dit : Je monterai sur ce palmier, je m’attacherai à ses rameaux ; et que tes seins soient comme les grappes de la vigne, et l’odeur de ton nez comme (celle) des pommes,

וְחִכֵּ֕ךְ כְּיֵ֥ין הַטּ֛וֹב הוֹלֵ֥ךְ לְדוֹדִ֖י לְמֵישָׁרִ֑ים דּוֹבֵ֖ב שִׂפְתֵ֥י יְשֵׁנִֽים׃

7:10

Samuel Cahen — 7:10

Et ton palais comme un vin excellent qui coule à mon bien-aimé tout droit, s’insinuant (entre) les lèvres de ceux qui dorment.

אֲנִ֣י לְדוֹדִ֔י וְעָלַ֖י תְּשׁוּקָתֽוֹ׃ {ס}

7:11

Samuel Cahen — 7:11

— Je suis à mon bien-aimé, et sur moi est son affection.

לְכָ֤ה דוֹדִי֙ נֵצֵ֣א הַשָּׂדֶ֔ה נָלִ֖ינָה בַּכְּפָרִֽים׃

7:12

Samuel Cahen — 7:12

Viens, mon bien-aimé, sortons dans la campagne, séjournons dans les villages.

נַשְׁכִּ֙ימָה֙ לַכְּרָמִ֔ים נִרְאֶ֞ה אִם־פָּֽרְחָ֤ה הַגֶּ֙פֶן֙ פִּתַּ֣ח הַסְּמָדַ֔ר הֵנֵ֖צוּ הָרִמּוֹנִ֑ים שָׁ֛ם אֶתֵּ֥ן אֶת־דֹּדַ֖י לָֽךְ׃

7:13

Samuel Cahen — 7:13

Nous nous lèverons de grand matin pour (voir) les vignes ; nous verrons si la vigne bourgeonne, si la fleur s’ouvre, si les grenades fleurissent ; là je te donnerai mes amours.

הַֽדּוּדָאִ֣ים נָֽתְנוּ־רֵ֗יחַ וְעַל־פְּתָחֵ֙ינוּ֙ כׇּל־מְגָדִ֔ים חֲדָשִׁ֖ים גַּם־יְשָׁנִ֑ים דּוֹדִ֖י צָפַ֥נְתִּי לָֽךְ׃

7:14

Samuel Cahen — 7:14

Les doudaïm (mandragores) ont répandu leur parfum, et sur nos portes (il y a) toutes (sortes de fruits) agréables, nouveaux et anciens ; mon bien-aimé, je (les) ai réservés pour toi.

Chapitre 8 (8:1–8:14)

מִ֤י יִתֶּנְךָ֙ כְּאָ֣ח לִ֔י יוֹנֵ֖ק שְׁדֵ֣י אִמִּ֑י אֶֽמְצָאֲךָ֤ בַחוּץ֙ אֶשָּׁ֣קְךָ֔ גַּ֖ם לֹא־יָבֻ֥זוּ לִֽי׃

8:1

Samuel Cahen — 8:1

Oh ! que n’es-tu un frère pour moi, suçant le sein de ma mère ; je te rencontrerais dehors, je t’embrasserais, on ne me mépriserait pourtant pas.

אֶנְהָֽגְךָ֗ אֲבִֽיאֲךָ֛ אֶל־בֵּ֥ית אִמִּ֖י תְּלַמְּדֵ֑נִי אַשְׁקְךָ֙ מִיַּ֣יִן הָרֶ֔קַח מֵעֲסִ֖יס רִמֹּנִֽי׃

8:2

Samuel Cahen — 8:2

Je te conduirais, je te ferais entrer dans la maison de ma mère ; tu m’instruirais à te faire boire du vin aromatisé, mixtionné, du pressurage de mes grenades.

שְׂמֹאלוֹ֙ תַּ֣חַת רֹאשִׁ֔י וִֽימִינ֖וֹ תְּחַבְּקֵֽנִי׃

8:3

Samuel Cahen — 8:3

Sa gauche (est passée) sous ma tête, et de sa droite il m’embrasse.

הִשְׁבַּ֥עְתִּי אֶתְכֶ֖ם בְּנ֣וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם מַה־תָּעִ֧ירוּ ׀ וּֽמַה־תְּעֹ֥רְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}

8:4

Samuel Cahen — 8:4

Je vous conjure, filles de Ierouschalaïm (Jérusalem), de ne point éveiller, et de ne point exciter l’amour jusqu’à ce qu’il le veuille.

מִ֣י זֹ֗את עֹלָה֙ מִן־הַמִּדְבָּ֔ר מִתְרַפֶּ֖קֶת עַל־דּוֹדָ֑הּ תַּ֤חַת הַתַּפּ֙וּחַ֙ עֽוֹרַרְתִּ֔יךָ שָׁ֚מָּה חִבְּלַ֣תְךָ אִמֶּ֔ךָ שָׁ֖מָּה חִבְּלָ֥ה יְלָדַֽתְךָ׃

8:5

Samuel Cahen — 8:5

— Qui est celle qui monte du désert appuyée sur son bien-aimé ? Sous le pommier je t’ai réveillé ; là, ta mère t’a mis au monde ; là, elle t’a conçu, t’a enfanté.

שִׂימֵ֨נִי כַֽחוֹתָ֜ם עַל־לִבֶּ֗ךָ כַּֽחוֹתָם֙ עַל־זְרוֹעֶ֔ךָ כִּֽי־עַזָּ֤ה כַמָּ֙וֶת֙ אַהֲבָ֔ה קָשָׁ֥ה כִשְׁא֖וֹל קִנְאָ֑ה רְשָׁפֶ֕יהָ רִשְׁפֵּ֕י אֵ֖שׁ שַׁלְהֶ֥בֶתְיָֽה׃

8:6

Samuel Cahen — 8:6

Place-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras, car l’amour est violent comme la mort, la jalousie est inflexible comme le sépulcre ; ses traits sont des traits de feu très brûlants.

מַ֣יִם רַבִּ֗ים לֹ֤א יֽוּכְלוּ֙ לְכַבּ֣וֹת אֶת־הָֽאַהֲבָ֔ה וּנְהָר֖וֹת לֹ֣א יִשְׁטְפ֑וּהָ אִם־יִתֵּ֨ן אִ֜ישׁ אֶת־כׇּל־ה֤וֹן בֵּיתוֹ֙ בָּאַהֲבָ֔ה בּ֖וֹז יָב֥וּזוּ לֽוֹ׃ {ס}

8:7

Samuel Cahen — 8:7

Les grandes eaux ne pourraient éteindre (le feu de) l’amour, ni les fleuves le noyer ; si quelqu’un donnait toutes les richesses de sa maison pour l’amour, on le dédaignerait certainement.

אָח֥וֹת לָ֙נוּ֙ קְטַנָּ֔ה וְשָׁדַ֖יִם אֵ֣ין לָ֑הּ מַֽה־נַּעֲשֶׂה֙ לַאֲחֹתֵ֔נוּ בַּיּ֖וֹם שֶׁיְּדֻבַּר־בָּֽהּ׃

8:8

Samuel Cahen — 8:8

— Nous avons une sœur ; elle est petite, l’intumescence de son sein n’est point sensible ; que ferons-nous de notre sœur au jour où il (nous) sera parlé d’elle.

אִם־חוֹמָ֣ה הִ֔יא נִבְנֶ֥ה עָלֶ֖יהָ טִ֣ירַת כָּ֑סֶף וְאִם־דֶּ֣לֶת הִ֔יא נָצ֥וּר עָלֶ֖יהָ ל֥וּחַ אָֽרֶז׃

8:9

Samuel Cahen — 8:9

Si c’est un mur, bâtissons un fort d’argent dessus, et si c’est une porte, appliquons dessus une table de cèdre.

אֲנִ֣י חוֹמָ֔ה וְשָׁדַ֖י כַּמִּגְדָּל֑וֹת אָ֛ז הָיִ֥יתִי בְעֵינָ֖יו כְּמוֹצְאֵ֥ת שָׁלֽוֹם׃ {פ}

8:10

Samuel Cahen — 8:10

— Je suis un mur, et mes seins (sont) comme des tours. Je serai à ses yeux comme celle qui (y) a trouvé grâce.

כֶּ֣רֶם הָיָ֤ה לִשְׁלֹמֹה֙ בְּבַ֣עַל הָמ֔וֹן נָתַ֥ן אֶת־הַכֶּ֖רֶם לַנֹּטְרִ֑ים אִ֛ישׁ יָבִ֥א בְּפִרְי֖וֹ אֶ֥לֶף כָּֽסֶף׃

8:11

Samuel Cahen — 8:11

Schelomô (Salomon) avait une vigne à Baal-Hamon ; il a donné la vigne à des fermiers, dont chacun apporte pour son fruit mille (pièces) d’argent.

כַּרְמִ֥י שֶׁלִּ֖י לְפָנָ֑י הָאֶ֤לֶף לְךָ֙ שְׁלֹמֹ֔ה וּמָאתַ֖יִם לְנֹטְרִ֥ים אֶת־פִּרְיֽוֹ׃

8:12

Samuel Cahen — 8:12

Ma vigne, à moi, est devant moi ; les mille (pièces d’argent sont) pour toi, Schelomô, et deux cents pour ceux qui en gardent le fruit.

הַיּוֹשֶׁ֣בֶת בַּגַּנִּ֗ים חֲבֵרִ֛ים מַקְשִׁיבִ֥ים לְקוֹלֵ֖ךְ הַשְׁמִיעִֽנִי׃

8:13

Samuel Cahen — 8:13

— Ô toi, qui habites dans les jardins, tes amis sont attentifs à ta voix ; fais-(la)-moi entendre.

בְּרַ֣ח ׀ דּוֹדִ֗י וּֽדְמֵה־לְךָ֤ לִצְבִי֙ א֚וֹ לְעֹ֣פֶר הָֽאַיָּלִ֔ים עַ֖ל הָרֵ֥י בְשָׂמִֽים׃

8:14

Samuel Cahen — 8:14

— Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable au chevreuil et au faon des biches, sur les montagnes des aromates.

Sources — Texte massorétique : Miqra according to the Mesorah, édition digitale fondée en partie sur le Codex d’Alep, adaptée par Sefaria [Wikisource, Sefaria, CC-BY-SA] · Traduction française : S. Cahen, La Bible : traduction nouvelle avec l’hébreu en regard, Les Hagiographes, t. 16 : Les Cinq Meguiloth / חמש מגילות. Paris (chez l’auteur), 1848 [BM Lyon] · Police hébraïque : Ezra SIL (SIL, OFL)

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