תפסיר רס״ג

Tafsir Rasag / Traduction arabe du Tanakh de R. Saadia Gaon

Trad. J. Derenbourg dir. (1893-1899)

Tafsir Rasag Jobתפסיר רס »ג איוב
Introduction

En ton nom, ô Miséricordieux ! Ceci est la traduction du Livre de la Justification, qui est attribué à Job, tel que l’a traduit le chef de l’Académie, notre guide et maître Saadia, le chef de l’École de Mahasia — que l’esprit de Dieu lui donne le repos ! 

L’auteur commence en disant : Béni soit Dieu, le dieu d’Israël, qui a précédé tous les commencements, qui restera après toutes les fins, qui crée et forme, qui ramène et ressuscite, qui mérite la louange et la reconnaissance pour sa grâce générale et pour sa bienfaisance universelle.

Après cela, je dirai : Bien que l’idée delà bonté et de la bienfaisance ne puisse pas être divisée en elle-même, c’est-à-dire que, rare ou fréquente, la bonté mérite d’être considérée comme telle, d’une manière absolue, elle se divise néanmoins sous les rapports de la quantité et de la qualité. Ainsi, la bonté des créatures a une mesure, qui atteint son terme lorsque les créatures disparaissent, comme Celui à qui appartient la gloire a dit dans son livre : « Une voix dit : Proclame ! et je dis : Que dois-je proclamer ? Toute la chair est comme de l’herbe, toute sa bonté est comme la fleur des champs (Is., XL, 6) ». Mais la bonté de l’Éternel — qu’il soit glorifié et exalté ! — est infinie, puisqu’elle lui est inhérente, et la bonté et la bienfaisance divines n’ont ni limite ni terme. En voulant marquer avec toute la force possible la limite extrême de ce que peuvent atteindre les sens des êtres raisonnables, Dieu dit : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus des vôtres et mes pensées au-dessus de vos pensées (Is., XLV, 9) ». Car, bien que les sens aperçoivent le ciel et la terre comme étant rapprochés l’un de l’autre, la raison prouve qu’il y a entre eux une grande distance. Ceux qui ont examiné et calculé (cette distance) ont assuré que la partie de la sphère la plus rapprochée de la terre est à plus de seize fois la totalité du diamètre de la terre, c’est-à-dire de la ligne qui en coupe la circonférence en deux moitiés ; mais la partie extrême de la sphère que le sens peut percevoir (est à une distance qui) dépasse plusieurs milliers de fois la mesure mentionnée. Or, si le Sage — qu’il soit béni et exalté ! — a dit que sa voie, en ce qui concerne la bonté et la grâce, est plus élevée et plus haute que la générosité et la bienfaisance des créatures, autant que les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ce n’est pas qu’il soit allé jusqu’au bout en arrivant à cette limite, mais il n’a fait cette comparaison que parce que les sens des hommes ne parviennent pas à saisir une hauteur plus grande que celle-là. Il a dit de la même manière : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, etc., comme l’orient est éloigné de l’occident, etc. »(Ps., CIII, 11-12l. Ce qui confirme cette (explication) de la manière la plus claire, c’est la parole du prophète : « Car ta bonté est plus grande en élévation que les cieux et ta grâce l’est plus que les nuées (Ib., CVIII, 5) ». Le prophète nous enseigne que la mesure de la bienfaisance et de la bonté du Créateur est plus élevée que les cieux et plus haute que les nuées, dans une proportion qui ne peut être atteinte ni comprise. Louange donc au Tout-Puissant qui n’a nulles limites à son autorité, dont la bonté et la grâce sont plus élevées que les sphères, plus étendues que le monde et qui est infini ! 

Ce qui est évident, c’est que le fait d’avoir donné l’existence aux créatures après qu’elles n’avaient pas été constitue la grâce la plus forte, puisque (Dieu) a créé le monde entier et y a fait habiter les êtres raisonnables pour leur être utile. À ce sujet le prophète dit : « Car je sais que ta bonté est établie éternellement et que ta fidélité durera aussi longtemps que subsisteront les cieux (Ps., LXXXIX, 3) ». De même, la vie qu’il accorde aux créatures et toute la bonne direction qu’il leur imprime et par laquelle il les conduit sont entièrement une grâce et un bienfait, comme a dit le prophète : « Tu m’as accordé la vie et la grâce ; ta sollicitude a conservé mon souffle (Job, X, 12) ». De même, les ordres et les défenses que Dieu a donnés aux hommes, soit en accordant à leur intelligence la faculté d’approuver ou de désapprouver, soit en leur faisant des communications et des révélations, tout cela est grâce et bienfait, comme il est dit : « Il aime l’équité et la justice, et sa bonté embrasse le monde (Ps., XXXIII, 5) », parole qui se rapporte au témoignage de l’intelligence. Puis il est dit : « Dieu ! comme ta bonté embrasse le monde, enseigne-moites prescriptions (ib., XIX, 64) », (parole) qui s’applique à ce qu’on apprend par la révélation véridique. Tout cela est appelé bonté. Même arriver à chanter, à glorifier et à louer Dieu de ce qu’il a créé et à le remercier de ses bienfaits, tout cela est nommé bonté, comme il est dit : « Ils remercient Dieu de sa bonté et de ses merveilles à l’égard des hommes (ibid., CVII, 8) ». Les douleurs, les maladies et les souffrances que Dieu a fait exister dans le monde sont encore un bienfait et un avantage pour les hommes, (car ils les amènent) à craindre son châtiment et à redouter sa vengeance, comme il est dit : « Et Dieu a agi de manière à ce qu’on le craigne (Eccl., III, 15) ». Donc Dieu — qu’il soit élevé ! — leur a fait ressentir les douleurs pour que, une fois qu’ils en sont délivrés, ils reconnaissent sa bonté et sa grâce, comme le prophète a dit : « Car ta bonté a été grande envers moi, et tu as sauvé mon âme de la tombe qui est en bas (ibid., LXXXVI, 13) ». Ce qui est vrai des douleurs que l’on ressent sans qu’elles affectent le corps, Test également des douleurs qui le touchent, à savoir que le Créateur n’en afflige son serviteur que pour son amélioration et pour son bien. Celui-ci alors passe par trois degrés. Dans le premier on instruit et on exerce la raison, car bien que ces actes soient douloureux pour les êtres intelligents à cause de la peine, de la fatigue et de l’application de la pensée, ce n’en est pas moins un bien pour eux. Là-dessus l’Écriture dit : « Ne dédaigne pas, ô mon fils, les leçons de Dieu, et ne sois pas lassé de ses avertissements (Proverbes, III, 11) ». L’Écriture compare Dieu au père qui éduque son fils en le grondant, en le frappant et en lui infligeant beaucoup de souffrances, afin de le former à l’obéissance et à la sagesse, comme il est dit plus loin :*« Car Dieu avertit celui qu’il aime, agissant à son égard comme le père trouve bon d’agir envers son fils (ibid., III, 12) ». De même, l’expérience montre que le sage se fatigue par des veilles, par la peine qu’il se donne de lire des livres et par l’emploi des réflexions et du discernement pour parvenir à les comprendre, sans se laisser rebuter par rien, comme le prophète « . dit : « Par suite de ses souffrances il verra (la récompense) et en sera rassasié ; et par son intelligence il proclamera l’innocence du juste. Tel est le rôle de mon prophète à l’égard de la foule (Isaïe, LIII, 11) ». Dans le deuxième degré l’homme subit la punition. Lorsque le serviteur a commis une faute pour laquelle il mérite d’être puni, c’est un effet de la bonté du Miséricordieux — qu’il soit glorifié et exalté ! — et de sa sollicitude pour son serviteur de lui causer une douleur quelconque qui efface ses mauvaises actions en entier ou en partie. Alors cette douleur est nommée épuration et, tout en étant une punition, elle doit être considérée comme un bienfait, puisqu’elle détourne le serviteur de la récidive et fait disparaître son passé ; c’est à ce sujet qu’il est dit : « J’ai châtié avec la verge leur péché et par des tourments leurs fautes, mais je ne détournerai pas de lui ma bonté (Ps., LXXXIX, 33, 34) ». L’expérience montre que le père fait parfois absorber à son fils les boissons les plus amères et les remèdes les plus désagréables pour le délivrer de ses maladies et pour améliorer la qualité de son tempérament. Au sujet de cette comparaison, Dieu dit : « Tu sauras dans ton cœur que, de même que l’homme corrige son fils, ainsi l’Éternel ton dieu te corrige (Déut., VIII, 5) ». Le sage d’entre les hommes agit parfois de la même manière. Le troisième degré, c’est l’état d’épreuve et d’examen. Lorsque Dieu sait que son serviteur pieux supportera avec résignation la souffrance qu’il lui envoie et persévérera dans sa piété, il la lui impose afin de le récompenser et de le favoriser pour sa résignation. Ce genre est encore de la bonté et de la bienfaisance, puisque Dieu fait obtenir à son serviteur un bonheur durable, comme il est dit : « Heureux l’homme que tu châties, ô Dieu, et que tu instruis par ta loi, afin de le reposer des jours de malheur, jusqu’à ce qu’un abîme se creuse pour le méchant (Ps., XCIV, 12, 13) ». 

Cette souffrance peut atteindre la fortune, le corps ou l’âme. Dieu nous a donc retracé l’histoire d’un homme pieux qu’il a mis à l’épreuve, qui a supporté cette épreuve avec résignation et qui a remercié Dieu. Aussi Dieu lui a-t-il promis un bonheur durable dans l’autre monde et s’est-il empressé de lui accorder dans ce monde ce qui devait lui confirmer cette espérance. C’est l’histoire de Job, le prophète, que la paix soit sur lui ! 

Ensuite, Dieu sachant que les réflexions qui se présentent à l’esprit des hommes, lorsque des souffrances leur arrivent, ont été, dans le cours du temps, de quatre sortes, comme cela eut lieu à l’époque de Job, il a trouvé nécessaire de nous mettre (l’histoire de Job) par écrit, afin que nous en tirions une leçon et que nous choisissions parmi ces réflexions le point de vue préférable, que nous le déclarions obligatoire et que nous écartions tous les autres. Dieu nous a donc fait connaître l’histoire des malheurs et des épreuves de Job, ses discours et les discours de ses amis, les allégations de chacun d’eux et la réfutation que leur opposa Elihou. Il s’est proposé de nous révéler ce qui se passe dans le cœur des hommes, lorsqu’ils sont peu résignés à l’épreuve. Aucune de ces cinq personnes ne prétend imputer une injustice au Créateur, et tous lui dénient tout genre d’injustice. Ainsi Job dit : « Certes, je sais qu’il en est ainsi et comment l’homme pourrait-il avoir raison contre le Tout-Puissant?(IX, 2) » ; Eliphaz dit : « L’homme sera-t-il plus juste que Dieu ? (IV, 47)» ; Bildad dit : « Est-ce que Dieu fausse la justice et le Tout-Puissant fausse-t-il l’équité ? (VIII, 3) » ; Sophar dit : « Car il connaît les hommes pervers (II, 11) » ; enfin Elihou dit : « C’est pourquoi vous, hommes de cœur, écoutez-moi ; loin du Tout-Puissant, toute injustice ! (XXXIV, 10) ». Mais la discussion entre ces hommes ne porte que sur les trois autres opinions. Job disait : Le Sage peut faire souffrir son serviteur, bien que celui-ci n’ait commis aucun péché, il le fait selon sa volonté puisqu’il est son maître et cela ne peut être nommé une injustice, comme il l’exprime clairement en disant : « Voici qu’il décide une chose. Qui lui résisterait et qui lui dirait : Que fais-tu ? (IX, 12) ». Ce qui portait Job à émettre cette opinion, c’est qu’il avait conscience d’être vertueux et que pourtant il avait été affligé de ces souffrances. Il se pourrait à l’inverse que Dieu fît du bien à l’infidèle, et que la cause en fût également dans sa volonté, comme il dit : « Les tentes des pillards sont en sécurité (XII, 6) » ; Eliphaz, Bildad et Sophar disaient tous : Dieu ne fait souffrir que l’infidèle, c’est-à-dire celui qui refuse de le servir, ou bien le pervers, c’est-à-dire celui qui commet des péchés graves qui lui ont été défendus, ou bien le pécheur, c’est-à-dire celui qui se rend coupable de péchés légers. Dans ce sens, Eliphaz dit : « Rappelle-nous donc si jamais un innocenta péri, etc., comme j’ai vu périr ceux qui préparent l’iniquité, etc. Ils périssent par le souffle de sa colère, etc. (IV, 7-9) ». Bildad dit : « Le papyrus grandit-il sans bourbier ? etc. Pendant qu’il est dans sa saison, on ne le coupe pas, etc. Tel est le sort de tous ceux qui oublient Dieu (VIII, 11-13) ». Sophar dit : « Les yeux des méchants regarderont fixement (XI, 20) ». Mais aucun d’eux n’admet de quelque manière que ce soit que Dieu envoie des souffrances à un serviteur pieux et tous disent à Job : S’il n’y avait pas de péchés que tu eusses commis, Dieu ne t’aurait pas frappé de ces malheurs, comme (Eliphaz) lui dit : « Ta méchanceté n’est-elle pas grande, etc. Ainsi tu prenais gratuitement un gage de tes frères, etc. Tu ne donnais point à boire à l’homme épuisé, etc. Voilà pourquoi des pièges t’entourent, etc. Ou bien tu seras dans l’obscurité où tu ne verras pas, etc. (XXII, 5-11) », et des passages semblables en grand nombre. Ce qui les porta à cette opinion, c’est que leur intelligence estimait que le Créateur — que ses noms soient sanctifiés ! — est équitable et ne fait pas d’injustice. En voyant ensuite Job affligé de douleurs, ils déclarèrent que Job ne l’aurait pas été s’il ne l’avait mérité par un péché antérieur. De notre temps, il y a des hommes qui tiennent de tels discours, qui adoptent ces opinions et qui ignorent l’opinion préférable, la troisième, celle d’Elihou, savoir que Dieu — qu’il soit célébré et exalté ! — fait parvenir parfois son serviteur au bonheur par l’un de trois moyens. Le premier, c’est le repentir qui suit un péché commis auparavant, ainsi qu’Elihou a dit : « Pour éloigner l’homme d’une mauvaise action, etc. En faisant cela, il sauve son âme de la perdition, etc. (XXXIII, 17) ». Le second moyen, ce sont les bonnes actions accomplies par le serviteur, fussent-elles même en petit nombre, comme Elihou a dit : « S’il a à son compte une bonne action sur mille, elle est pour lui comme un ange qui plaide pour lui, etc. », et ensuite : « En faisant cela, il sauve déjà son âme de la perdition et sa vie verra la lumière (XXXIII, 23 et 28) ». Le troisième moyen, ce sont les épreuves et les afflictions que Dieu lui a imposées et qu’il a supportées avec résignation, comme Elihou a dit : « Par là il détourne son âme de la perdition et pour l’éclairer par la lumière de la vie (XXXIII, 30) ».

J’expliquerai d’une manière complète ces idées dans ce livre, et je n’ai fait ici que les mentionner par avance. Cette opinion d’Elihou est imposée par la saine raison et par la démonstration juste. C’est pourquoi Dieu a donné tort à Job en disant : « Est-ce que tu voudrais casser mon jugement ? (XL, 8) », et à Eliphaz, Bildad et Sophar, en disant à Eliphaz : « Ma colère est enflammée contre toi et tes deux amis, car vous n’avez jamais rien dit de juste sur moi en ce qui concerne mon serviteur Job (XLII, 7) ». Mais Dieu n’a pas blâmé Elihou ; au contraire, il a conclu son discours à Job dans le même sens que Elihou, ce qui était donner raison à celui-ci. En outre, Elihou avait commencé son discours en disant qu’il réfuterait tout le monde, comme il avait dit à Job : « Je te répondrai par un discours à toi et à tes amis avec toi (XXXV, 4) »;puis il a prononcé quatre discours sans que personne pût répliquer. La conclusion fut donc telle qu’il l’avait voulue. 

Le Sage, — qu’il soit glorifié ! — nous a écrit l’histoire de Job et de ses amis et nous la proposée comme exemple pour nous fournir un enseignement et nous disposer à la piété, en sorte que nous sachions que, lorsque les douleurs et les malheurs nous atteignent, ils rentrent dans l’un des deux cas suivants : ou bien ils ont pour cause des péchés antérieurs, et alors ils sont nommés punition ; dans ce cas il convient que nous recherchions ces péchés, que nous corrigions nos actes et que nous cessions d’être négligents, comme il est dit : « Scrutons nos voies et examinons-les et retournons vers Dieu (Eccl., III, 40) » ; ou bien les malheurs sont une épreuve que le Sage nous envoie afin que nous la supportions avec résignation et qu’il nous en récompense. Nous ne devons attribuer, dans les deux cas, aucune injustice au Créateur, mais nous devons reconnaître la vérité de l’attribut qu’il s’est appliqué à lui-même dans son livre : « Dieu au milieu de cette ville est juste, Il ne commet pas d’injustice (Soph., III, 5) ». Pour cette raison ce livre a été nommé « Livre de la Justification ». 

L’auteur du commentaire dit : J’ai trouvé beaucoup de gens de la nation qui regardent ce livre d’un œil clos, et qui, en beaucoup de points, éprouvent de la difficulté à le traduire et à l’interpréter. Premièrement : qui était le Satan, que disait-il et comment se conduisait-il ? Deuxièmement : (pourquoi) des souffrances ont-elles été infligées à Job, le prophète, bien qu’il fût attesté qu’il était parfait et droit ? Troisièmement : comment se passa la discussion entre Job, ses amis et Elihou ? que prétendait chacun d’eux, et de quelle manière se répondaient-ils et se répliquaient-ils les uns aux autres ? Quatrièmement : la détermination des versets qui sont le but spécial de chaque discours a échappé à beaucoup de monde, parce que les paroles ont été multipliées et délayées, au point que les phrases accessoires qui doivent embellir le début (d’un morceau), en étendre la fin et en remplir le milieu couvrent les phrases qui forment l’objet même de ce morceau. Cinquièmement : quels sont les enseignements renfermés dans le discours de Dieu — qu’il soit béni et exalté ! — et quel en est l’enchaînement. On a été tellement troublé par ce livre qu’il a entraîné beaucoup de gens à nombre d’erreurs diverses. Ce livre donc, qui avait été destiné par le Sage à améliorer ses serviteurs, a failli les perdre. J’en ai été inquiet, et je me suis imposé d’interpréter ce livre, en suivant les trois principes à l’aide desquels on interprète tous les livres de Dieu, à savoir : les données de l’argumentation rationnelle ; l’usage de la langue des gens parmi lesquels le livre a été écrit, et les traditions qui ont été garanties à nos docteurs par leurs anciens, les prophètes de Dieu — qu’il soit exalté ! — (Ces principes) doivent être appliqués d’après une gradation fixe et je dirai : Dans toute traduction vient en première ligne le sens courant des mots du livre interprété, à moins que ce sens courant ne soit impossible rationnellement ou qu’il soit repoussé par les traditions. Ce qui vient en second ordre, c’est le sens figuré usité dans la nation. Il convient que l’interprète y ramène certains mots exprimant une idée contraire à la raison ou à la tradition ou à l’une des deux. L’explication métaphorique devra être judicieuse, de sorte qu’on la trouve admissible et qu’on ne la rejette pas, comme je l’ai indiqué et même largement expliqué dans l’introduction au commentaire de la Thora. 

C’est d’après ces prémisses que je traiterai les paroles (du livre) : je ferai ressortir dans chaque discours de Job et de ses amis les versets [essentiels au milieu de ceux] qui ne sont que remplissage dans le morceau et qui enveloppent une thèse, soit pour embellir le début, soit pour en étendre la fin. J’expliquerai toutes les réponses de chacun des interlocuteurs [conformément à la réponse] de l’ami qui l’a précédé. Ainsi, lorsque Job prononce un discours et qu’il entend ensuite la réponse d’Eliphaz, il ne se peut pas que ses allégations dans son second discours soient tout à fait les mêmes qu’il avait formulées dans son premier discours, puisque ces premières allégations il les avait formulées avant d’avoir entendu le discours d’Eliphaz ; il convient donc que ces secondes allégations, formulées après qu’il a entendu le discours d’Eliphaz, ajoutent quelque chose k ce qu’a dit Eliphaz. Il est de même impossible que la pensée exprimée par Bildad dans son discours soit la même qui a été exprimée par Eliphaz dans le sien, parce que la réponse d’Eliphaz doit se rapporter au premier discours de Job, tandis que celle de Bildad doit correspondre au second discours de Job. Je coordonnerai les autres discours d’après cette règle. Pareillement pour les trois discours que Job a prononcés et auxquels n’ont pas répliqué ses amis, Sophar, qui s’est arrêté le premier, Eliphaz et Bildad, discours qui ont été suivis des quatre d’Elihou : j’ai été obligé de signaler, dans chaque discours prononcé par Job, les trois versets qui en constituent le but, et de les mettre en face d’un ou de plusieurs versets tirés des paroles d’Elihou, qui forment ainsi une réponse parfaite. De la sorte, le premier discours d’Elihou est une réponse au premier discours de Job, le second (d’Elihou) au second (de Job) et le troisième au troisième. Et le quatrième (discours d’Elihou) reste en plus, sans qu’aucun des quatre personnages ait pu le réfuter. De même j’expliquerai le sens des trois [discours de Dieu]… 

Tu verras dans cet ouvrage la solution des obscurités de ce livre, l’éclaircissement du discours de chacun des personnages, en sorte que chacun d’eux réponde à l’orateur précédent, et l’exposé des cas où il faudra avoir recours aux exemples de métaphores dans le langage, ou d’arguments rationnels ou d’autres textes clairs ou de traditions authentiques des prophètes, tout cela brièvement pour qu’il n’y ait pas de longueurs fatigantes, et c’est à Dieu que je demande secours.

Chapitre 1

Traduction du Rabbinat — 1:1

Il y avait dans le pays d’Ouç un homme du nom de Job ; cet homme était intègre et droit, craignant Dieu et évitant le mal.

Tafsir Rasag — 1:1

Il y avait dans le pays d’Ous un homme dont le nom était Job. Cet homme était intègre, droit, craignant Dieu, s’éloignant du mal.


Traduction du Rabbinat — 1:2

Il lui était né sept fils et trois filles.

Tafsir Rasag — 1:2

Il lui naquit sept fils et trois filles.


Traduction du Rabbinat — 1:3

Il possédait sept mille brebis, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses et de très nombreux gens de service. Et cet homme était le plus considérable de tous les habitants de l’Orient.

Tafsir Rasag — 1:3

Son bétail comprenait sept mille têtes de moutons, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, cinq cents ânesses, avec un très grand nombre de serviteurs, et cet homme était plus puissant que tous les fils de l’Orient.


Traduction du Rabbinat — 1:4

Ses fils avaient coutume d’organiser un festin dans la maison de chacun d’eux à tour de rôle ; ils faisaient aussi convier leurs trois sœurs à manger et à boire avec eux.

Tafsir Rasag — 1:4

Ses fils allaient et organisaient un festin chaque jour chez l’un d’eux ; et ils envoyaient inviter leurs trois sœurs à manger et à boire avec eux.


Traduction du Rabbinat — 1:5

Et lorsque le cycle de ces jours de festin était révolu, Job envoyait chercher ses fils pour les purifier ; il se levait de grand matin et offrait un holocauste pour chacun d’eux, car Job se disait : « Peut-être mes enfants auront-ils commis quelque péché et renié Dieu en leur cœur. » C’est ainsi qu’agissait Job en tout temps.

Tafsir Rasag — 1:5

Chaque fois que les jours des festins étaient terminés, Job envoyait purifier ses fils : il se levait de bon matin et offrait des holocaustes selon leur nombre à tous, car il disait : « Peut-être que mes fils ont péché et ont blasphémé contre Dieu dans leurs âmes. » Ainsi faisait Job de tout temps.


Traduction du Rabbinat — 1:6

Or, un jour les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel, et le Satan, lui aussi, vint au milieu d’eux.

Tafsir Rasag — 1:6

Un jour que les amis de Dieu étaient venus se placer devant lui, l’adversaire de Job se présenta avec eus.


Traduction du Rabbinat — 1:7

L’Éternel dit au Satan : « D’où viens-tu ? » Le Satan répondit au Seigneur et dit : « J’ai visité la terre et l’ai parcourue en tous sens. »

Tafsir Rasag — 1:7

Dieu lui dit alors pour entrer en matière : « D’où viens-tu ? » Il répondit et dit : « De faire une tournée dans ce pays et de m’y promener. »


Traduction du Rabbinat — 1:8

L’Éternel demanda au Satan : « As-tu porté ton attention sur mon serviteur Job ? Certes, il n’a point son pareil sur la terre, tellement il est un homme intègre et droit, craignant Dieu et évitant le mal. »

Tafsir Rasag — 1:8

Et Dieu lui dit : « As-tu porté ton attention sur mon serviteur Job, car il n’y a pas dans le pays d’homme comme lui, intègre, droit, craignant Dieu, s’éloignant du mal. »


Traduction du Rabbinat — 1:9

Le Satan répliqua au Seigneur et dit : « Est-ce donc gratuitement que Job craint Dieu ?

Tafsir Rasag — 1:9

Il répondit : « Est-ce gratuitement que Job craint son Maître ?


Traduction du Rabbinat — 1:10

N’as-tu pas élevé comme une haie tutélaire autour de lui, de sa maison et de tout ce qui lui appartient ? Tu as béni l’œuvre de ses mains, et ses troupeaux se répandent dans le pays.

Tafsir Rasag — 1:10

Ne l’as-tu pas protégé, lui, sa famille et tout ce qui lui appartient ? N’as-tu pas veillé sur lui et ne l’as-tu pas béni dans l’œuvre de ses mains ? Ne s’est-il pas enrichi dans le pays par son bétail ?


Traduction du Rabbinat — 1:11

Or ça, étends une fois ta main et touche tout ce qui est à lui ; tu verras s’il ne te reniera pas en face. »

Tafsir Rasag — 1:11

Mais étends ta main et touche à l’un de ses biens, (et vois) s’il ne te fera pas de reproches et s’il ne te reniera pas. »


Traduction du Rabbinat — 1:12

L’Éternel répondit au Satan : « Eh bien ! Tout ce qui lui appartient est en ton pouvoir ; seulement, tu ne le toucheras pas lui-même. » Et le Satan se retira de devant la face de l’Éternel.

Tafsir Rasag — 1:12

Dieu lui répondit : « Voici tout ce qui lui appartient livré à ta volonté, seulement n’exerce pas ta volonté contre lui-même. Ensuite l’adversaire sortit de devant Dieu.


Traduction du Rabbinat — 1:13

Un jour donc que les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin dans la maison de leur frère aîné,

Tafsir Rasag — 1:13

Or, un jour que ses fils et ses filles mangeaient de la nourriture et buvaient du vin dans la demeure de leur frère aîné,


Traduction du Rabbinat — 1:14

un messager aborda Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer et les ânesses paissaient à côté d’eux,

Tafsir Rasag — 1:14

voici qu’un messager vint trouver Job et lui dit : « Les bœufs étaient occupés à labourer et les ânesses paissaient à côté d’eux,


Traduction du Rabbinat — 1:15

quand les Sabéens ont fait irruption et les ont enlevés ; quant aux esclaves, ils les ont passés au fil de l’épée ; moi seul j’ai pu m’échapper et te l’annoncer. »

Tafsir Rasag — 1:15

quand des Sabéens fondirent sur eux, les enlevèrent, tuèrent les gardiens par l’épée. Seul j’ai échappé pour te l’annoncer. »


Traduction du Rabbinat — 1:16

Il n’avait pas achevé de parler qu’un autre survient et dit : « Un feu de Dieu est tombé du ciel, embrasant les brebis et les esclaves, et a tout consumé. Moi seul j’ai pu m’échapper et te l’annoncer. »

Tafsir Rasag — 1:16

Il parlait encore, lorsqu’un autre arriva et dit : « Un feu est tombé du ciel, a incendié les troupeaux et les gardiens et les a consumés. Seul j’ai échappé pour te l’annoncer. »


Traduction du Rabbinat — 1:17

Il parlait encore qu’un autre arrive et dit : « Des Chaldéens, ayant formé trois bandes, se sont jetés sur les chameaux et les ont enlevés ; quant aux esclaves, ils les ont passés au fil de l’épée. Moi seul j’ai pu m’échapper et te l’annoncer. »

Tafsir Rasag — 1:17

Il parlait encore, qu’un autre arriva et dit : « Les Chaldéens ont formé trois bandes, se sont jetés sur les chameaux et les ont enlevés ; ils ont tué les gardiens par l’épée. Seul j’ai échappé pour te l’annoncer. »


Traduction du Rabbinat — 1:18

Il n’avait pas fini de parler qu’un autre survient et dit : « Tes fils et tes filles mangeaient et buvaient dans la maison de leur frère aîné,

Tafsir Rasag — 1:18

Pendant qu’il parlait, un autre arriva et dit : « Tes fils et tes filles prenaient de la nourriture et buvaient du vin chez leur frère aîné ;


Traduction du Rabbinat — 1:19

et voilà qu’un vent violent, venant de l’autre côté du désert, a ébranlé les quatre angles de la maison ; elle s’est écroulée sur les jeunes gens, et ils ont péri. Moi seul, j’ai pu m’échapper et te l’annoncer. »

Tafsir Rasag — 1:19

voilà qu’un grand vent est survenu du côté du désert, il a atteint les quatre coins de la maison, qui s’est écroulée sur les jeunes gens et les a tués. Seul j’ai échappé pour te l’annoncer. »


Traduction du Rabbinat — 1:20

Job se leva, déchira sa tunique, se rasa la tête, se jeta à terre et resta prosterné.

Tafsir Rasag — 1:20

Job se leva, déchira son manteau, coupa des cheveux de sa tête et se jeta à terre en se prosternant.


Traduction du Rabbinat — 1:21

Il dit : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu j’y rentrerai1. L’Éternel avait donné, l’Éternel a repris, que le nom de l’Éternel soit béni ! »

1 Allusion à la tombe.

Tafsir Rasag — 1:21

Puis il dit : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu je retournerai au tombeau. Dieu a donné et Dieu a pris ; que le nom de Dieu soit béni ! »


Traduction du Rabbinat — 1:22

En dépit de tout, Job ne faillit point et n’imputa pas d’injustice à Dieu.

Tafsir Rasag — 1:22

Après tous ces événements, Job ne pécha point et ne proféra aucun blasphème contre son Maître.


Chapitre 2

Traduction du Rabbinat — 2:1

Or, le jour arriva où les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Éternel. Le Satan lui aussi vint au milieu d’eux pour se présenter à l’Éternel.

Tafsir Rasag — 2:1

Un jour que les amis de Dieu étaient venus se placer devant lui, l’adversaire se présenta avec eux.


Traduction du Rabbinat — 2:2

L’Éternel dit au Satan : « D’où viens-tu ? » Le Satan répondit : « J’ai visité la terre et l’ai parcourue en tous sens. »

Tafsir Rasag — 2:2

Dieu lui dit alors : « D’où viens-tu ? » Il répondit et dit : « De faire une tournée dans ce pays et de m’y promener. »


Traduction du Rabbinat — 2:3

L’Éternel demanda au Satan : « As-tu porté ton attention sur mon serviteur Job ? Certes, il n’a point son pareil sur la terre, tellement il est un homme intègre et droit, craignant Dieu et évitant le mal. Il persiste encore dans sa piété, bien que tu m’aies incité à le ruiner sans motif. »

Tafsir Rasag — 2:3

Et Dieu lui dit : « As-tu porté ton attention sur mon serviteur Job ? Car il n’y a pas dans le pays d’homme comme lui, intègre, droit, craignant Dieu et s’éloignant du mal. Il persévère toujours dans sa piété, et tu m’as demandé de consentir à le ruiner sans raison. »


Traduction du Rabbinat — 2:4

Le Satan répliqua à l’Éternel en disant : « Peau pour peau !2 Tout ce que possède l’homme, il le donne pour sauver sa vie.

2 Locution proverbiale dont le sens est indiqué par les mots qui suivent.

Tafsir Rasag — 2:4

L’adversaire répondit : « De même que pour l’homme un membre vaut un membre, de même il donne tout son bien pour sa propre personne ;


Traduction du Rabbinat — 2:5

Or çà, étends donc ta main et atteins-le dans ses os et dans sa chair : [tu verras] s’il ne te reniera pas en face. »

Tafsir Rasag — 2:5

mais étends ta main et touche à une partie de ses os ou de sa chair, (et vois) s’il ne te fera pas de reproches et ne te reniera pas. »


Traduction du Rabbinat — 2:6

L’Éternel répondit au Satan : « Eh bien ! Il est en ton pouvoir ; seulement respecte sa vie. »

Tafsir Rasag — 2:6

Dieu lui dit : « Le voici livré à ta volonté ; mais quant à sa vie, respecte-la.


Traduction du Rabbinat — 2:7

Le Satan se retira d’auprès de l’Éternel, et il frappa Job d’une lèpre maligne depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête.

Tafsir Rasag — 2:7

Lorsque l’adversaire sortit de devant Dieu, Dieu frappa Job d’une lèpre maligne depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tète.


Traduction du Rabbinat — 2:8

Job prit un tesson pour se gratter, tandis qu’il était assis dans la cendre.

Tafsir Rasag — 2:8

Et Job se prit un tesson pour s’en gratter, tandis qu’il était assis sur la cendre.


Traduction du Rabbinat — 2:9

Sa femme lui dit : « Persévères-tu encore dans ta piété ? Renie Dieu et meurs ».

Tafsir Rasag — 2:9

Alors sa femme lui dit : « Tu persévères dans ta piété ! Renie Dieu et meurs ! »


Traduction du Rabbinat — 2:10

Il lui répondit : « Tu parles comme ferait une femme aux sentiments bas. Quoi ! Le bien nous l’acceptons de la main de Dieu, et le mal, nous ne l’accepterions pas ! » En dépit de tout, Job ne pécha pas avec ses lèvres.

Tafsir Rasag — 2:10

Il lui dit : « Eh quoi ! tu parles comme une femme sotte. Devons-nous accepter le bien de notre Maître et ne pas accepter le mal ? » En toutes ces affaires Job ne pécha point, même en paroles.


Traduction du Rabbinat — 2:11

Les trois amis de Job, ayant appris tous ces revers qui avaient fondu sur lui, vinrent chacun du lieu de sa résidence, Eliphaz de Têmân, Bildad de Chouha et Çophar de Naama ; ils se concertèrent ensemble pour aller lui apporter leurs condoléances et leurs consolations.

Tafsir Rasag — 2:11

Lorsque les trois amis de Job apprirent que cette épreuve l’avait atteint, chacun d’eux partit de l’endroit où il était, Eliphaz le Témanite, Bildad le Schouhite, Sophar le Naamatite, et ils convinrent tous trois de venir s’affliger sur lui et le consoler.


Traduction du Rabbinat — 2:12

De loin, ils levèrent les yeux et eurent peine à le reconnaître. Aussitôt ils élevèrent la voix et se mirent à pleurer ; ils déchirèrent tous trois leur tunique et lancèrent en l’air de la poussière qui retomba sur leur tête.

Tafsir Rasag — 2:12

Ayant dirigé les yeux de loin vers lui et ne l’ayant pas reconnu, ils élevèrent la voix et pleurèrent. Chacun déchira son manteau et ils jetèrent la poussière sur leurs têtes, en la lançant en l’air.


Traduction du Rabbinat — 2:13

Durant sept jours et sept nuits, ils restèrent avec lui, assis à terre personne n’osait lui adresser la parole, car ils voyaient combien la douleur était accablante :

Tafsir Rasag — 2:13

Ils s’assirent avec lui par terre pendant sept jours et sept nuits, et aucun d’eux ne lui adressa une seule parole, parce qu’ils avaient vu que sa souffrance était très grande.


Chapitre 3

Traduction du Rabbinat — 3:1

Après cela, Job ouvrit la bouche et maudit le jour de sa naissance.

Tafsir Rasag — 3:1

Ensuite Job ouvrit la bouche et maudit sa destinée.


Traduction du Rabbinat — 3:2

Job prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 3:2

Job commença donc et dit :


Traduction du Rabbinat — 3:3

Périsse le jour où je suis né, la nuit qui a dit : « Un homme a été conçu ! »

Tafsir Rasag — 3:3

Que le jour où je suis né disparaisse du souvenir par mon anéantissement, ainsi que la nuit où il fut dit : Il est né un homme.


Traduction du Rabbinat — 3:4

Que ce jour-là ne soit que ténèbres ! Que Dieu ne daigne s’y intéresser du haut de sa demeure, et qu’aucune lueur ne l’éclaire !

Tafsir Rasag — 3:4

Que ce jour soit ténèbres, que Dieu ne le recherche pas d’en haut ; que l’astre lumineux ne paraisse pas sur lui !


Traduction du Rabbinat — 3:5

Que l’obscurité et l’ombre de la mort le revendiquent comme leur, qu’une épaisse nuée pèse sur lui, et que des éclipses de soleil en fassent un objet d’épouvante !

Tafsir Rasag — 3:5

Que les ténèbres et l’obscurité le revendiquent, qu’un nuage y demeure et qu’une sorte de vent brûlant l’atteigne !


Traduction du Rabbinat — 3:6

Cette nuit-là, que de profondes ténèbres s’en saisissent, qu’elle ne prenne pas rang parmi les jours de l’année et n’entre pas dans le compte des mois !

Tafsir Rasag — 3:6

Que cette nuit reste sombre, qu’elle ne soit pas réunie aux jours de Tannée et qu’elle n’entre pas dans le compte des mois !


Traduction du Rabbinat — 3:7

Oui, que cette nuit-là soit condamnée à la solitude, et que nul chant ne s’y élève !

Tafsir Rasag — 3:7

Parce que c’était une nuit sinistre, qu’il n’y arrive aucun chant !


Traduction du Rabbinat — 3:8

Puisse-t-elle être exécrée par ceux qui maudissent le jour et possèdent le secret d’éveiller le Léviathan3 !

3 Ce mot semble désigner ici l’animal mythique qui, dans les idées de l’antiquité, s’attaquait au soleil pour l’engloutir.

Tafsir Rasag — 3:8

Elle sera insultée par ceux qui maudissent leur destinée, qui sont préparés à exhaler leur tristesse.


Traduction du Rabbinat — 3:9

Que les étoiles de son aube matinale demeurent obscures, qu’elle attende vainement la lumière et ne voie point s’ouvrir les paupières de l’aurore,

Tafsir Rasag — 3:9

Que les étoiles de son matin soient obscurcies, qu’on y espère la lumière sans qu’elle vienne et qu’on n’y voie pas les lueurs de l’aurore !


Traduction du Rabbinat — 3:10

pour n’avoir pas tenu closes les portes du sein qui m’avait conçu et caché la misère à mes regards !

Tafsir Rasag — 3:10

Car si les battants du sein maternel avaient été fermés sur moi, l’affliction m’aurait été épargnée.


Traduction du Rabbinat — 3:11

Que ne suis-je mort dès le sein de ma mère ? Que n’ai-je rendu le dernier soupir en me détachant de ses flancs ?

Tafsir Rasag — 3:11

Plût à Dieu que je fusse mort dans le sein de ma mère ou que j’eusse expiré au moment où j’en sortis I


Traduction du Rabbinat — 3:12

Pourquoi deux genoux m’ont-ils recueilli ? À quoi bon des mamelles pour m’allaiter ?

Tafsir Rasag — 3:12

A quoi a servi que les genoux m’aient reçu et que j’aie été allaité par les mamelles ?


Traduction du Rabbinat — 3:13

À présent je serais couché dans une paix profonde, je dormirais et jouirais du repos,

Tafsir Rasag — 3:13

Si maintenant j’étais mort, je serais tranquille et si j’avais expiré, je serais en repos,


Traduction du Rabbinat — 3:14

en compagnie des rois et des arbitres de la terre, qui se bâtissent des monuments destinés à la ruine,

Tafsir Rasag — 3:14

avec les rois et les ministres de la terre qui y ont rebâti bien des ruines,


Traduction du Rabbinat — 3:15

ou bien des grands qui ont possédé de l’or et rempli d’argent leurs maisons.

Tafsir Rasag — 3:15

avec des chefs qui possédaient l’or, et qui ont rempli d’argent leurs maisons ;


Traduction du Rabbinat — 3:16

Ou encore, que n’ai-je été comme l’avorton qu’on, enfouit, comme ces petits enfants qui n’ont pas aperçu la lumière ?

Tafsir Rasag — 3:16

ou plût à Dieu que j’eusse été comme un avorton enseveli ou comme des enfants qui n’ont pas vu la lumière !


Traduction du Rabbinat — 3:17

4, les méchants mettent un terme à leur violence, là ; se reposent ceux dont les forces sont à bout.

4 Dans le silence de la tombe.

Tafsir Rasag — 3:17

Là, les méchants ont cessé leurs méfaits et là reposent les hommes fatigués.


Traduction du Rabbinat — 3:18

Là aussi, les captifs sont en paix, sans plus entendre la voix d’un maître despotique.

Tafsir Rasag — 3:18

Là, tous les captifs ont trouvé la tranquillité et n’ont plus entendu la voix d’un geôlier.


Traduction du Rabbinat — 3:19

Petits et grands y sont confondus, et l’esclave est libéré de son maître.

Tafsir Rasag — 3:19

Le petit et le grand sont là, et l’esclave y est affranchi de son maître.


Traduction du Rabbinat — 3:20

Pourquoi octroie-t-on la lumière au misérable, et la vie à ceux dont l’âme est pleine d’amertume,

Tafsir Rasag — 3:20

Pourquoi (Dieu) donne-t-il la lumière aux malheureux et la vie à ceux dont les âmes sont pleines d’amertume,


Traduction du Rabbinat — 3:21

qui appellent de leurs vœux la mort, qui les fuit, et la cherchent plus avidement que des trésors,

Tafsir Rasag — 3:21

qui attendent la mort sans qu’elle vienne et qui creusent pour elle des fosses,


Traduction du Rabbinat — 3:22

qui ressentent des transports de joie et sont dans l’allégresse, dès qu’ils obtiennent une tombe ;

Tafsir Rasag — 3:22

qui, dans leur tristesse, se réjouissent et jubilent lorsqu’ils trouvent la tombe ?


Traduction du Rabbinat — 3:23

à l’homme enfin dont la destinée est voilée et que Dieu a confiné comme dans un enclos ?

Tafsir Rasag — 3:23

(Qu’il les donne) à l’homme dont les affaires sont fermées (au malheur) et entourées par Dieu comme d’une haie !


Traduction du Rabbinat — 3:24

Aussi bien, je ne mange pas un morceau de pain que mes sanglots n’éclatent, et que mes plaintes ne se répandent comme l’eau.

Tafsir Rasag — 3:24

Certes, avant démanger viennent mes soupirs, et lorsque je bois, mon rugissement éclate.


Traduction du Rabbinat — 3:25

C’est que tout malheur dont j’avais peur fond sur moi ; ce que je redoutais vient m’assaillir.

Tafsir Rasag — 3:25

Ce que j’avais redouté m’est arrivé et ce dont je m’étais gardé m’a atteint,


Traduction du Rabbinat — 3:26

Je ne connais plus ni paix, ni sécurité, ni repos : les tourments m’ont envahi.

Tafsir Rasag — 3:26

Il me semble n’avoir eu ni consolation, ni repos, ni tranquillité, lorsque le malheur est arrivé..


Chapitre 4

Traduction du Rabbinat — 4:1

Eliphaz de Têmân prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 4:1

Alors Eliphaz le Thémanite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 4:2

Si l’on essaie de te répliquer, tu en seras peut-être contrarié ; mais qui peut contenir ses paroles ?

Tafsir Rasag — 4:2

Es-tu impuissant devant l’épreuve au point de dire : « Qui pourrait retenir ses paroles ? »


Traduction du Rabbinat — 4:3

Certes, tu as fait la leçon à bien des gens ; des bras qui tombaient de lassitude, tu les fortifiais.

Tafsir Rasag — 4:3

Voici que tu corrigeais bien des hommes et que tu fortifiais les mains relâchées ;


Traduction du Rabbinat — 4:4

Tes paroles relevaient celui qui trébuchait, les genoux qui chancelaient, tu les raffermissais.

Tafsir Rasag — 4:4

ta parole relevait celui qui chancelait et tu raffermissais les genoux vacillants ;


Traduction du Rabbinat — 4:5

Et maintenant que le malheur te visite, tu te décourages ; il met la main sur toi, et tu es consterné !

Tafsir Rasag — 4:5

et maintenant, lorsque des événements semblables te surviennent, tu faiblis et, lorsqu’ils t’atteignent, tu restes stupéfait.


Traduction du Rabbinat — 4:6

Ta piété n’est-elle pas pour te donner confiance ? L’intégrité de ta conduite n’est-elle pas ton espoir ?

Tafsir Rasag — 4:6

Ta piété ne fait-elle pas ta confiance ? Ton espérance n’est-elle pas dans l’intégrité de ta conduite ?


Traduction du Rabbinat — 4:7

Songes-y donc : est-il un innocent qui ait succombé ? Où est-il arrivé que des justes aient péri ?

Tafsir Rasag — 4:7

Rappelle-nous donc maintenant si jamais un innocent a péri, si des justes ont été exterminés,


Traduction du Rabbinat — 4:8

Pour moi, j’ai observé ce fait : ceux qui cultivent l’iniquité et sèment le mal les récoltent.

Tafsir Rasag — 4:8

comme nous avons vu ceux qui préparent l’iniquité et qui sèment l’erreur en recueillir la moisson.


Traduction du Rabbinat — 4:9

Un souffle de Dieu les fait périr, le vent de sa colère les anéantit.

Tafsir Rasag — 4:9

Parle courroux de Dieu ils périssent et par le souffle de sa colère ils sont anéantis,


Traduction du Rabbinat — 4:10

Que le lion rugisse, que le fauve pousse des hurlements : les dents du lionceau sont brisées.

Tafsir Rasag — 4:10

ou bien par le rugissement d’un lion et la voix d’un lionceau, par les dents des lions qui les mordent,


Traduction du Rabbinat — 4:11

La bête féroce périt, faute de proie, et les petits de la lionne sont dispersés.

Tafsir Rasag — 4:11

par (l’attaque) d’un lion mourant faute de proie et des petits de la lionne qui se répandent contre eux,


Traduction du Rabbinat — 4:12

Quant à moi, il m’est venu une révélation furtive : mon oreille en saisit un léger murmure.

Tafsir Rasag — 4:12

Chez moi une parole a été recueillie, et mon ouïe en a perçu quelque chose,


Traduction du Rabbinat — 4:13

Ce fut dans le flot de pensées qu’apportent les visions nocturnes, alors qu’un lourd sommeil pèse sur les hommes.

Tafsir Rasag — 4:13

un fantôme m’étant apparu dans une vision nocturne, au moment où le sommeil profond tombe sur les hommes/


Traduction du Rabbinat — 4:14

Je me sentis envahi par la terreur et le frisson ; tous mes os en frémirent de peur.

Tafsir Rasag — 4:14

Alors une terreur et un tremblement me saisirent et la plupart de mes os en furent affaiblis.


Traduction du Rabbinat — 4:15

Un souffle effleura ma face, et les poils se hérissèrent sur ma chair.

Tafsir Rasag — 4:15

Un souffle passait sur ma face et faisait dresser le poil de mon corps.


Traduction du Rabbinat — 4:16

Une figure, dont les traits m’étaient inconnus, se tint là sous mes yeux, et j’entendis le faible son d’une voix :

Tafsir Rasag — 4:16

Le fantôme s’arrêtait et je ne reconnaissais pas ses traits ; c’était une image devant mes yeux, je gardais le silence et j’entendais sa voix :


Traduction du Rabbinat — 4:17

« L’homme [me fut-il dit] peut-il être juste devant Dieu ? Le mortel peut-il être pur au gré de son Créateur ?

Tafsir Rasag — 4:17

« L’homme serait-il plus juste que Dieu ? Le mortel serait-il plus pur que son Créateur ? »


Traduction du Rabbinat — 4:18

Mais il ne se fie même pas à ses serviteurs ; jusque dans ses anges il constate des défaillances !

Tafsir Rasag — 4:18

Certes, Dieu n’accorde pas sa confiance à ceux qu’il approche de lui, et à ses anges il ne donne pas d’éclat.


Traduction du Rabbinat — 4:19

Que sera-ce des hommes, habitants de maisons d’argile, qui ont leurs fondements dans la poussière, et qu’on foule aux pieds comme un ver ?

Tafsir Rasag — 4:19

À plus forte raison les habitants de maisons d’argile, eux qui ont leurs fondations dans la poussière, seront-ils broyés devant les constellations,


Traduction du Rabbinat — 4:20

Du matin au soir, ils se trouvent écrasés ; sans qu’on y fasse attention, ils périssent à jamais.

Tafsir Rasag — 4:20

eux qui entre leur matin et leur soir sont brisés et qui périssent sans arriver jusqu’au bout.


Traduction du Rabbinat — 4:21

Ah ! Le fil qui les soutenait est rompu : ils meurent, sans avoir acquis la sagesse !

Tafsir Rasag — 4:21

Leur supériorité a été emportée avec eux et parfois ils meurent autrement que par la sagesse de la nature.


Chapitre 5

Traduction du Rabbinat — 5:1

Appelle donc ! Est-il quelqu’un qui te répondra ? Vers lequel des Saints te tourneras-tu ?

Tafsir Rasag — 5:1

Ô toi ! appelle ! trouveras-tu quelqu’un qui réponde à ta parole ? À quels élus t’adresseras-tu pour cela ?


Traduction du Rabbinat — 5:2

Certes, c’est sa mauvaise humeur qui tue l’insensé, c’est son dépit qui fait mourir le sot.

Tafsir Rasag — 5:2

Mais c’est le sot que tue la douleur et c’est l’homme déçu que le châtiment fait mourir.


Traduction du Rabbinat — 5:3

J’ai vu, moi, l’insensé prendre racine, mais aussitôt j’ai maudit sa demeure :

Tafsir Rasag — 5:3

Et moi j’ai vu un sot pousser des racines, et, soudain, j’ai pénétré dans sa demeure ;


Traduction du Rabbinat — 5:4

« Que ses fils soient éloignés de tout secours, qu’ils soient écrasés à la Porte, sans personne pour les sauver !

Tafsir Rasag — 5:4

et voici que sa destinée était que ses enfants fussent écartés du salut et abaissés dans les cités sans que personne les sauvât.


Traduction du Rabbinat — 5:5

Que l’affamé dévore sa récolte en l’enlevant jusque derrière les haies d’épines, que le besogneux happe ses richesses ! »

Tafsir Rasag — 5:5

Quant à lui, il mange son blé, étant affamé, et le prend d’entre les ronces, la soif ayant épuisé sa force.


Traduction du Rabbinat — 5:6

Car ce n’est pas du sol que sort le malheur, ce n’est pas de la terre que germe la douleur.

Tafsir Rasag — 5:6

Car rien ne sort de la terre par iniquité et rien ne germe du sol par tromperie,


Traduction du Rabbinat — 5:7

Mais l’homme est né pour la douleur, tout comme les étincelles enflammées s’élèvent haut dans l’air.

Tafsir Rasag — 5:7

parce que l’homme est né pour pratiquer la piété. Or, tu vois ceux qui méritent le châtiment du feu élever haut leur vol ;


Traduction du Rabbinat — 5:8

Toutefois, moi, je m’adresserais au Tout-Puissant, j’exposerais ma cause à Dieu.

Tafsir Rasag — 5:8

mais moi, j’implorerai le Tout-Puissant et j’adresserai ma parole à Dieu,


Traduction du Rabbinat — 5:9

Il accomplit de grandes choses en nombre infini, des merveilles qui ne peuvent se compter.

Tafsir Rasag — 5:9

qui fait de grandes choses sans fin et des merveilles sans nombre,


Traduction du Rabbinat — 5:10

Il répand la pluie à la surface de la terre et lance des cours d’eaux dans les plaines.

Tafsir Rasag — 5:10

qui fait descendre la pluie sur la face de la terre et qui envoie l’eau sur la face des plaines ;


Traduction du Rabbinat — 5:11

Il met sur les hauteurs ceux qui étaient abaissés, et ceux qui étaient dans une noire tristesse se relèvent par son secours.

Tafsir Rasag — 5:11

qui relève ainsi les abaissés et protège les faibles par son secours ;


Traduction du Rabbinat — 5:12

Il fait échouer les projets des gens de ruse : leurs mains n’exécutent rien qui vaille.

Tafsir Rasag — 5:12

qui rompt les desseins des perfides, afin que leurs mains n’atteignent pas ce à quoi ils appliquent leur doctrine ;


Traduction du Rabbinat — 5:13

Il prend les malins dans leurs propres artifices et ruine les plans des fourbes.

Tafsir Rasag — 5:13

qui enlace dans leur perfidie ceux qui se donnent pour sages, le conseil des astucieux étant devenu insensé.


Traduction du Rabbinat — 5:14

Le jour, ils se heurtent aux ténèbres ; en plein midi, ils tâtonnent comme dans la nuit.

Tafsir Rasag — 5:14

Alors, pendant le jour, ils rencontrent des ténèbres et ils tâtonnent en plein midi comme dans la nuit.


Traduction du Rabbinat — 5:15

Il protège contre leur bouche qui est un glaive, sauve le faible des mains du fort.

Tafsir Rasag — 5:15

Dieu a protégé les faibles contre leurs bouches qui ressemblent au glaive et a sauvé le pauvre de la main du puissant.


Traduction du Rabbinat — 5:16

L’espoir renaît pour le pauvre, et l’iniquité a la bouche close.

Tafsir Rasag — 5:16

Alors l’espérance est revenue aux malheureux et les gens d’iniquité ont eu la bouche fermée.


Traduction du Rabbinat — 5:17

Ah ! Certes, heureux l’homme que Dieu réprimande ! Ne repousse donc pas les leçons du Tout-Puissant.

Tafsir Rasag — 5:17

Heureux donc tout homme que Dieu avertit ! Aussi ne dédaigne pas la leçon de Celui qui se suffit


Traduction du Rabbinat — 5:18

Car il blesse et panse la blessure, il frappe et ses mains guérissent.

Tafsir Rasag — 5:18

Car il blesse et panse la blessure ; parfois il frappe et ses mains guérissent.


Traduction du Rabbinat — 5:19

Qu’il survienne six calamités, il t’en préservera, et lors de la septième, le mal ne te touchera pas.

Tafsir Rasag — 5:19

Dans bien des malheurs, il te délivrera et, dans le plus grave, aucun mal ne te touchera.


Traduction du Rabbinat — 5:20

En temps de famine, il te sauvera de la mort ; dans le combat — des atteintes du glaive.

Tafsir Rasag — 5:20

Dans la famine, il te sauvera de la mort et dans la guerre, du glaive.


Traduction du Rabbinat — 5:21

Tu seras à l’abri du fouet de la langue5, et si une catastrophe éclate, tu n’auras rien à craindre.

5 De la calomnie.

Tafsir Rasag — 5:21

Lorsque les peuples déborderont, tu en seras à l’abri, et tu ne craindras pas le pillage lorsqu’il arrivera ;


Traduction du Rabbinat — 5:22

Tu te riras de la dévastation et de la disette ; les animaux de la terre, tu ne les redouteras point.

Tafsir Rasag — 5:22

Bien plus tu riras du pillage et de la famine et tu ne redouteras point les bêtes sauvages de la terre ;


Traduction du Rabbinat — 5:23

Car même avec les pierres du sol tu auras un pacte, et les animaux sauvages concluront un traité de paix avec toi.

Tafsir Rasag — 5:23

tu auras un pacte même avec les pierres de la plaine et les animaux de la terre vivront en paix avec toi.


Traduction du Rabbinat — 5:24

Tu verras le bonheur fixé dans ta demeure, tu inspecteras ta maison et ne trouveras rien en défaut.

Tafsir Rasag — 5:24

Lorsque tu t’informeras des nouvelles de ta demeure, elle sera en paix et lorsque tu chercheras les gens de ton habitation, pas un seul ne te manquera.


Traduction du Rabbinat — 5:25

Tu verras s’accroître le nombre de tes enfants, et tes rejetons se multiplier comme l’herbe de la terre.

Tafsir Rasag — 5:25

Tu sauras que ta postérité est nombreuse, que tes rejetons sont comme l’herbe de la terre.


Traduction du Rabbinat — 5:26

Tu entreras dans la tombe au terme extrême de la vieillesse, comme s’élève une meule de blé dans la saison voulue.

Tafsir Rasag — 5:26

Et tu entreras dans le tombeau usé par l’âge, comme entrent les gerbes en leur temps.


Traduction du Rabbinat — 5:27

Tel est le fruit de nos réflexions, telle est la vérité : accueille-la et prends-la à cœur.

Tafsir Rasag — 5:27

Ce sont là des choses que nous avons éprouvées. Elles sont ainsi : donc écoute-les et tu les sauras.


Chapitre 6

Traduction du Rabbinat — 6:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 6:1

Job répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 6:2

Ah ! Si seulement on pesait mon chagrin, en mettant en même temps mon malheur dans la balance !

Tafsir Rasag — 6:2

Si ma douleur était pesée, et que mon malheur fût mis dans une balance qui le porterait avec son équivalent,


Traduction du Rabbinat — 6:3

Assurément, ils seraient plus lourds que le sable des mers ; voilà pourquoi mes paroles sont pleines de trouble.

Tafsir Rasag — 6:3

le poids serait maintenant plus lourd que les sables de la mer ; voilà pourquoi ma parole est déprimée.


Traduction du Rabbinat — 6:4

C’est que les flèches du Tout-Puissant m’ont transpercé, mon âme en a bu le venin. Les terreurs de Dieu sont rangées en bataille contre moi.

Tafsir Rasag — 6:4

Car les flèches de Celui qui se suffit sont sur moi ; mon esprit en boit le venin et les terreurs de Dieu sont rangées en bataille contre moi.


Traduction du Rabbinat — 6:5

Est-ce que l’âne sauvage se met à braire en présence de l’herbe ? Le bœuf mugit-il devant sa pitance6 ?

6 On ne se plaint pas sans motif.

Tafsir Rasag — 6:5

Est-ce que l’âne sauvage brait en présence de l’herbe ? Est-ce que le bœuf mugit lorsqu’il a du fourrage ?


Traduction du Rabbinat — 6:6

Peut-on manger un mets insipide sans y mettre du sel ? Trouve-t-on quelque saveur au blanc de l’œuf ?

Tafsir Rasag — 6:6

Mange-t-on un mets cru sans sel, ou bien l’albumine des œufs a-t-elle du goût ?


Traduction du Rabbinat — 6:7

Mon âme refuse d’y goûter ; c’est pour moi comme une répugnante nourriture.

Tafsir Rasag — 6:7

Ainsi mon âme s’est refusée à toucher à ma nourriture, car ces deux choses-là valent autant.


Traduction du Rabbinat — 6:8

Ah ! Qui me donnera que ma demande soit agréée et mon espoir réalisé par Dieu ?

Tafsir Rasag — 6:8

Puisse quelqu’un exaucer ma demande et Dieu m’accorder ce que j’espère,


Traduction du Rabbinat — 6:9

Oui, que Dieu consente à me broyer, qu’il brandisse la main et me mette en pièces !

Tafsir Rasag — 6:9

soit que Dieu persiste à me faire souffrir et déchaîne son malheur sur moi pour me transpercer,


Traduction du Rabbinat — 6:10

Il me resterait du moins cette consolation — qui me ferait sauter de joie au fort de souffrances sans rémission de n’avoir pas renié les paroles du Très-Haut.

Tafsir Rasag — 6:10

ou bien que j’obtienne de quoi me consoler, afin que je le loue en l’invoquant, sans réserve ; car je n’ai jamais renié les paroles du Saint.


Traduction du Rabbinat — 6:11

Quelle est donc ma force pour que je reste dans l’attente ? Quelle doit être ma fin pour que je prenne patience ?

Tafsir Rasag — 6:11

Quelle est donc ma force pour que je patiente et quel est mon terme pour que je montre de la longanimité,


Traduction du Rabbinat — 6:12

Ma force est-elle la force des pierres ? Ma chair est-elle d’airain ?

Tafsir Rasag — 6:12

ma force fût-elle comme la force des pierres ou mon corps comme l’airain ?


Traduction du Rabbinat — 6:13

N’est-il pas vrai que je suis privé de tout secours, et que tout espoir de salut m’est arraché ?

Tafsir Rasag — 6:13

Penses-tu que je ne trouve pas d’aide en moi et que la doctrine m’ait délaissé


Traduction du Rabbinat — 6:14

À celui qui se consume de chagrin devrait aller la sympathie de ses amis, eût-il même renoncé à la crainte de Dieu.

Tafsir Rasag — 6:14

pour aller vers celui qui refuse à son prochain la grâce et abandonne la crainte de Celui qui se suffit ?


Traduction du Rabbinat — 6:15

Mes amis, à moi, se montrent perfides comme un torrent, comme des cours d’eau pleins à déborder,

Tafsir Rasag — 6:15

Ce sont mes frères qui m’ont trahi comme un torrent qui s’est précipité, comme un débordement de fleuves qui ont passé,


Traduction du Rabbinat — 6:16

qui deviennent troubles par l’affluence des glaçons et grossissent par la fonte des neiges :

Tafsir Rasag — 6:16

noircis par les glaçons, disparaissant sous la neige,


Traduction du Rabbinat — 6:17

viennent les chaleurs, ils se réduisent à rien ; quand le soleil brûle, ils s’évanouissent sur place.

Tafsir Rasag — 6:17

qui au temps où ils se refroidissent se congèlent et lorsqu’ils s’échauffent se déplacent de leur endroit.


Traduction du Rabbinat — 6:18

[À cause d’eux], les caravanes se détournent de leur route, s’enfoncent dans le désert et y périssent.

Tafsir Rasag — 6:18

Ils se détournent en suivant leurs chemins, entrent dans le désert et se perdent.


Traduction du Rabbinat — 6:19

Les caravanes de Têma les cherchent du regard, les convois de Saba y mettent leur espoir.

Tafsir Rasag — 6:19

C’est ainsi que mes frères se sont détournés vers les routes de Têmân et ont espéré en les chemins de Saba ;


Traduction du Rabbinat — 6:20

Mais ils sont déçus dans leur confiance ; arrivés sur les lieux, ils sont pleins de confusion.

Tafsir Rasag — 6:20

ils ont été déçus dans l’objet de leur confiance et, lorsqu’ils l’ont atteint, ils ont été confondus.


Traduction du Rabbinat — 6:21

Certes, c’est là ce que vous êtes devenus pour votre ami7 : à la vue de ma ruine, vous avez eu peur.

7 Texte : לך « pour lui ». Une autre leçon porte לא. Le mot est suspect.

Tafsir Rasag — 6:21

Certes, maintenant vous qui étiez sans crainte vous en êtes venus à trembler et à craindre.


Traduction du Rabbinat — 6:22

Vous ai-je donc dit : « Donnez-moi ! Avec un peu de votre bien, gagnez quelqu’un en ma faveur ;

Tafsir Rasag — 6:22

Ai-je semblé vous dire : « Donnez-moi quelque chose, assistez-moi de votre fortune ;


Traduction du Rabbinat — 6:23

et délivrez-moi de la main du persécuteur ; du pouvoir des tyrans affranchissez-moi ! »

Tafsir Rasag — 6:23

sauvez-moi de la main de l’ennemi, rachetez-moi de la main des scélérats ? »


Traduction du Rabbinat — 6:24

Instruisez-moi, et je garderai le silence ; expliquez-moi en quoi j’ai erré.

Tafsir Rasag — 6:24

Montrez-moi que je vous l’aie dit, pour que je cesse de vous blâmer ; expliquez-moi en quoi j’ai erré.


Traduction du Rabbinat — 6:25

Qu’elles sont pénétrantes les paroles de la vérité ! Mais que prouvent vos arguments à vous ?

Tafsir Rasag — 6:25

Combien sont éloquentes les paroles justes ! Mais quel est l’avertissement de ce genre que l’un de vous m’adresse ?


Traduction du Rabbinat — 6:26

Prétendez-vous critiquer des mots ? Mais dans l’air se dissipent les discours d’un désespéré !

Tafsir Rasag — 6:26

Considérez-vous toute parole comme un avertissement et comme un avis les discours désespérants ?


Traduction du Rabbinat — 6:27

L’orphelin lui-même, vous seriez capables de le prendre comme enjeu, comme vous trafiqueriez de votre ami.

Tafsir Rasag — 6:27

Ou vous accorderez-vous contre un orphelin et vous repaitrez-vous de votre ami ?


Traduction du Rabbinat — 6:28

Maintenant donc, daignez vous tourner vers moi : je ne saurais vous mentir en face.

Tafsir Rasag — 6:28

Maintenant appliquez-vous, examinez mes paroles, et, si j’ai menti en votre présence,


Traduction du Rabbinat — 6:29

Oui, revenez de grâce, que l’injustice ne s’accomplisse pas ; encore une fois, revenez, mon innocence sera manifeste.

Tafsir Rasag — 6:29

opposez-moi une réfutation qui ne soit pas inique, ou revenez à ma parole, si elle est vraie.


Traduction du Rabbinat — 6:30

Y a-t-il quelque iniquité sur mes lèvres ? Mon palais ne sait-il pas discerner ce qui est mal ?

Tafsir Rasag — 6:30

Se trouve-t-il de l’iniquité dans mon langage, ou ma parole n’a-t-elle pas fait comprendre mes malheurs ?


Chapitre 7

Traduction du Rabbinat — 7:1

Ah ! Certes, l’homme sur terre a une corvée de soldat, ses jours sont comme les jours d’un mercenaire.

Tafsir Rasag — 7:1

L’homme sur la terre n’est-il pas comme une armée en expédition et sa vie n’est-elle pas comme les jours du mercenaire,


Traduction du Rabbinat — 7:2

Il est tel qu’un esclave qui aspire à un peu d’ombre, un mercenaire qui attend son salaire.

Tafsir Rasag — 7:2

ou n’est-il pas comme un esclave qui aspire après l’ombre et comme un mercenaire qui attend son salaire ?


Traduction du Rabbinat — 7:3

C’est ainsi que j’ai eu en partage des mois de misère et qu’on m’a compté des nuits de souffrance.

Tafsir Rasag — 7:3

Ainsi me sont échus des mois perdus et des nuits de misère m’ont été assignées.


Traduction du Rabbinat — 7:4

Lorsque je suis couché et que je dis : « Quand me lèverai-je ? » la soirée s’allonge, et je suis rassasié d’insomnies jusqu’à l’aube matinale.

Tafsir Rasag — 7:4

Quand je suis couché, je dis : « Quand me lèverai-je ? » et la nuit se prolongeant, je suis excédé d’insomnie jusqu’au matin.


Traduction du Rabbinat — 7:5

Mon corps est revêtu de vermine et de croûtes terreuses, ma peau est crevassée et se dissout.

Tafsir Rasag — 7:5

Mon corps s’est revêtu de pourriture et une croûte terreuse s’y est attachée au point que ma peau a été endolorie et a fondu.


Traduction du Rabbinat — 7:6

Mes jours s’enfuient, plus rapides que la navette, et s’évanouissent sans espoir.

Tafsir Rasag — 7:6

Mes jours s’en sont allés plus vite que la navette du tisserand, et la plus grande partie en a disparu vide d’espérance.


Traduction du Rabbinat — 7:7

Souviens-toi [ô Dieu], que ma vie est un souffle : mon œil ne verra plus le bonheur.

Tafsir Rasag — 7:7

Souviens-toi (ô Dieu !) que ma vie est perdue et que mon œil ne reverra plus de bonheur.


Traduction du Rabbinat — 7:8

Le regard qui m’a aperçu ne se posera plus sur moi tu me fixes de ton regard, et c’en est fait de moi.

Tafsir Rasag — 7:8

L’œil de celui qui me regardera ne m’apercevra plus et, tandis qu’où il me regardera, j’aurai disparu.


Traduction du Rabbinat — 7:9

La nuée se dissipe et disparaît ; ainsi celui qui descend au Cheol n’en remonte plus.

Tafsir Rasag — 7:9

Et comme le nuage disparaît et passe, ainsi celui qui descend dans la tombe ne remonte pas ;


Traduction du Rabbinat — 7:10

Il ne retourne plus dans sa maison, et sa demeure ne le reconnaît plus.

Tafsir Rasag — 7:10

Il ne retourne plus à sa maison, sa demeure ne le reconnaît plus.


Traduction du Rabbinat — 7:11

Aussi ne mettrai-je pas de frein à ma bouche : je veux parler dans la détresse de mon esprit, me plaindre dans l’amertume de mon âme.

Tafsir Rasag — 7:11

Pour moi, je ne retiendrai pas ma parole, je parlerai dans l’angoisse de mon esprit et je me plaindrai dans l’amertume de mon âme.


Traduction du Rabbinat — 7:12

Suis-je donc la mer ou bien un monstre marin, que tu poses une barrière autour de moi ?

Tafsir Rasag — 7:12

Suis-je une mer ou un monstre marin pour que tu m’imposes une surveillance ?


Traduction du Rabbinat — 7:13

Quand je m’imagine que mon lit me consolera, que ma couche enlèvera quelque peu de ma douleur,

Tafsir Rasag — 7:13

Quand je me dis : Mon lit va me soulager, ma couche me fera supporter ma plainte,


Traduction du Rabbinat — 7:14

tu m’effraies par des songes, tu m’épouvantes par des visions,

Tafsir Rasag — 7:14

tu m’épouvantes par les songes et tu m’effraies par les visions,


Traduction du Rabbinat — 7:15

de sorte que mon âme souhaite une fin violente, préférant le trépas, à ce corps misérable.

Tafsir Rasag — 7:15

au point que mon âme préfère l’étouffement et que je souhaite la mort de plein gré.


Traduction du Rabbinat — 7:16

Je suis plein de dégoût : je ne vivrai pas éternellement, donne-moi quelque relâche, car mes jours ne sont qu’un souffle.

Tafsir Rasag — 7:16

Je suis dégoûté et je ne voudrais pas vivre toujours ; finis-en avec moi. Certes mes jours sont comme des atomes de poussière.


Traduction du Rabbinat — 7:17

Qu’est-ce que le mortel que tu le prises tant et portes ton attention sur lui ?

Tafsir Rasag — 7:17

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu l’honores et que tu portes sur lui ton attention,


Traduction du Rabbinat — 7:18

Pourquoi lui demander des comptes chaque matin et l’éprouver à tout instant ?

Tafsir Rasag — 7:18

pour que tu l’éprouves chaque matin et pour que tu l’examines à chaque moment ?


Traduction du Rabbinat — 7:19

Jusqu’à quand refuseras-tu de te détourner de moi et de me laisser respirer assez de temps pour avaler ma salive ?

Tafsir Rasag — 7:19

Combien de temps te refuseras-tu à écarter de moi la souffrance et à mè laisser le loisir d’avaler ma salive ?


Traduction du Rabbinat — 7:20

Si j’ai failli, qu’ai-je fait contre-toi, ô [sévère] gardien des hommes ? Pourquoi me prendre comme ta cible et faire que je sois à charge à moi-même ?

Tafsir Rasag — 7:20

Et, si j’ai péché, que te fais-je à toi, ô gardien de l’homme ? Ne fais donc pas de moi ta cible ; car je me deviendrais un fardeau à moi-même.


Traduction du Rabbinat — 7:21

Que ne pardonnes-tu ma faute, que n’effaces-tu mon péché ? Bien vite je serais couché dans la poussière : tu me chercherais, et je n’y serais plus.

Tafsir Rasag — 7:21

Pourquoi ne remets-tu pas mon péché et ne pardonnes-tu pas ma faute ? Car maintenant je serais couché dans la terre, on me chercherait et on ne me trouverait pas.


Chapitre 8

Traduction du Rabbinat — 8:1

Bildad de Chouha prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 8:1

Bildad le Schouhite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 8:2

Combien de temps encore tiendras-tu ces discours, et les paroles de ta bouche seront-elles comme un vent impétueux ?

Tafsir Rasag — 8:2

Jusqu’à quand prononceras-tu ces paroles, et ta bouche proférera-t-elle de graves erreurs ?


Traduction du Rabbinat — 8:3

Dieu fait-il fléchir le bon droit ? Le Tout-Puissant fausse-t-il la justice ?

Tafsir Rasag — 8:3

Est-ce que le Tout-Puissant fausse la justice ? ou bien Celui qui se suffit trouble-t-il l’équité ?


Traduction du Rabbinat — 8:4

Si tes fils lui ont manqué, il les aura laissés succomber sous » le poids de leur faute.

Tafsir Rasag — 8:4

Si tes fils ont péché contre lui, il les a livrés aux mains de leurs fautes.


Traduction du Rabbinat — 8:5

Mais si toi, tu te mets à la recherche de Dieu, si tu te tournes en suppliant vers le Tout-Puissant,

Tafsir Rasag — 8:5

Mais si tu as recours au Tout-Puissant, et que tu supplies Celui qui se suffit ;


Traduction du Rabbinat — 8:6

si tu es innocent et droit, ah ! certes, sa bonté s’éveillera en ta faveur, il rendra la paix à la demeure qui abrite ta piété.

Tafsir Rasag — 8:6

si tu es pur et intègre, il le proclamera maintenant en ta faveur et te récompensera pour l’excellence de ta vertu ;


Traduction du Rabbinat — 8:7

Humbles auront été tes débuts, mais combien brillant sera ton avenir!

Tafsir Rasag — 8:7

tu seras petit à ton début et à ta fin tu t’accroîtras beaucoup,


Traduction du Rabbinat — 8:8

Interroge, en effet, les générations primitives, fais appel à l’expérience de leurs ancêtres :

Tafsir Rasag — 8:8

Bien plus, toi, informe-toi des générations premières et examine à fond l’histoire de leurs pères ;


Traduction du Rabbinat — 8:9

nous, nous ne sommes que d’hier et nous ne savons rien, car nos jours sur la terre ne sont qu’une ombre.

Tafsir Rasag — 8:9

car nous sommes nés d’hier, nous ne les connaissons pas et nos jours sont comme l’ombre sur la terre.


Traduction du Rabbinat — 8:10

Eh bien ! Ils t’instruiront, eux, ils te parleront et du fond de leur cœur ils tireront ce discours :

Tafsir Rasag — 8:10

Ne sont-ce pas eux qui t’instruiront et te parleront, qui tireront de leurs intelligences les discours ?


Traduction du Rabbinat — 8:11

« Le papyrus pousse-t-il en l’absence de marais, le jonc se développe-t-il sans eau ?

Tafsir Rasag — 8:11

Le papyrus grandit-il sans bourbier ? le poireau croît-il sans eau ?


Traduction du Rabbinat — 8:12

À peine monté en tige, alors qu’il ne peut être coupé, il devient sec avant toute autre herbe. »

Tafsir Rasag — 8:12

Tant qu’il est dans sa saison, on ne le cueille pas ; mais avant toutes les herbes il se dessèche.


Traduction du Rabbinat — 8:13

Tel est le sort de ceux qui oublient Dieu : l’espoir de l’impie sera déçu.

Tafsir Rasag — 8:13

Tel est le sort de tous ceux qui oublient le Tout-Puissant et l’espérance de l’hypocrite périra,


Traduction du Rabbinat — 8:14

Sa confiance sera brisée et son assurance n’est qu’une toile d’araignée.

Tafsir Rasag — 8:14

lui dont la confiance est une traînée de poussière au soleil et dont l’assurance est une toile d’araignée.


Traduction du Rabbinat — 8:15

Il s’appuiera sur sa maison, mais elle ne tiendra pas debout ; il s’y cramponnera, mais elle ne résistera point.

Tafsir Rasag — 8:15

S’il s’appuie sur sa maison, elle ne tient pas ; s’il la saisit, elle ne reste pas debout.


Traduction du Rabbinat — 8:16

Qu’il maintienne même sa sève sous les rayons du soleil et étende ses rejetons à travers son jardin

Tafsir Rasag — 8:16

Mais l’homme pieux est comme un rameau qui reste frais en face du soleil, et, dans ses jardins, ses rejetons s’étendent.


Traduction du Rabbinat — 8:17

que ses racines s’entrelacent autour du roc et percent jusqu’à la couche de pierres,

Tafsir Rasag — 8:17

Sur l’amas de pierres ses racines s’entrelacent et elles pénètrent jusqu’à l’intérieur du roc.


Traduction du Rabbinat — 8:18

dès qu’on l’arrache de sa place, celle-ci le reniera en disant : « Je ne t’ai jamais vu ! »

Tafsir Rasag — 8:18

Lui, rien ne le ferait disparaître de sa place, pour qu’elle semblât le renier et lui dire : Je ne t’ai jamais vu.


Traduction du Rabbinat — 8:19

Vois, c’est là le triomphe de sa destinée8 ; d’autres pousseront sur ce même sol.

8 Ironique.

Tafsir Rasag — 8:19

Lui, il se réjouit de son sort et du sol lui pousse une autre génération.


Traduction du Rabbinat — 8:20

C’est que Dieu ne repousse pas l’homme intègre, pas plus qu’il n’accorde l’appui de sa main aux malfaiteurs.

Tafsir Rasag — 8:20

Ainsi le Tout-Puissant ne rejette pas l’homme pieux et ne soutient pas la main des méchants.


Traduction du Rabbinat — 8:21

Il finira par remplir ta bouche de joie et tes lèvres de cris de victoire.

Tafsir Rasag — 8:21

Aie donc patience jusqu’à ce qu’il remplisse ta bouche d’allégresse et tes lèvres de jubilation,


Traduction du Rabbinat — 8:22

Tes ennemis seront couverts de honte : la tente des méchants ne sera plus.

Tafsir Rasag — 8:22

que tes ennemis soient couverts de honte et que les tentes des pervers disparaissent.


Chapitre 9

Traduction du Rabbinat — 9:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 9:1

Job répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 9:2

Oui, je sais qu’il en est ainsi : comment l’homme aurait-il gain de cause avec Dieu ?

Tafsir Rasag — 9:2

En vérité, je sais qu’il en est ainsi et quels arguments l’homme peut-il apporter devant le Tout-Puissant ?


Traduction du Rabbinat — 9:3

Si nous désirions discuter avec lui, pas une fois sur mille il ne daignerait nous répondre.

Tafsir Rasag — 9:3

S’il se décide à lutter contre Dieu, il ne pourra pas lui répondre une fois sur mille.


Traduction du Rabbinat — 9:4

Éminemment sage, triomphant de force, qui jamais lui tint tête et s’en trouva bien ?

Tafsir Rasag — 9:4

Car Dieu est sage par la science et puissant par la force ; qui donc l’aura bravé et aura été épargné par lui ?


Traduction du Rabbinat — 9:5

Il déplace les montagnes à l’improviste et les bouleverse dans sa colère.

Tafsir Rasag — 9:5

C’est lui qui transporte les gens des montagnes à leur insu, en sorte qu’il les bouleverse dans sa colère,


Traduction du Rabbinat — 9:6

Il fait trembler la terre sur ses bases et ébranle les colonnes qui la supportent.

Tafsir Rasag — 9:6

qui fait bondir hors de sa place la terre, dont les colonnes sont ébranlées ;


Traduction du Rabbinat — 9:7

Il donne un ordre au soleil, et le soleil ne paraît point ; il met un sceau sur les étoiles.

Tafsir Rasag — 9:7

qui donne ordre au disque du soleil, pour qu’il ne se lève pas, qui met un sceau sur les étoiles,


Traduction du Rabbinat — 9:8

À lui seul, il déploie les cieux ; il chemine sur la crête des vagues.

Tafsir Rasag — 9:8

qui, à lui seul, étend le ciel et dompte les vagues de la mer,


Traduction du Rabbinat — 9:9

Il a fait la Grande Ourse, l’Orion, les Pléiades et les demeures sidérales du Midi.

Tafsir Rasag — 9:9

qui a créé les constellations de l’Ourse, de l’Orion, des Pléiades et des régions cachées du midi,


Traduction du Rabbinat — 9:10

Il accomplit des merveilles sans fin, des prodiges qui ne se peuvent compter.

Tafsir Rasag — 9:10

qui fait les choses grandes à l’infini, les merveilles sans nombre.


Traduction du Rabbinat — 9:11

Ah ! S’il passait auprès de moi, je ne le verrais point ; s’il se glissait sous mes yeux, je ne le remarquerais pas.

Tafsir Rasag — 9:11

Voici que sa puissance dirigeante passe devant moi et je ne la vois pas entièrement ; elle disparaît sans que je la comprenne.


Traduction du Rabbinat — 9:12

Quand il empoigne quelqu’un, qui lui fera lâcher prise ? Qui lui dira : « Que fais-tu ? »

Tafsir Rasag — 9:12

Voici qu’il décide une chose. Qui lui résisterait et qui lui dirait : « Que fais-tu ? »


Traduction du Rabbinat — 9:13

Dieu ne refoule pas sa colère ; sous ses coups plient les satellites de l’orgueil9.

9 רהב. Le mot est diversement interprété.

Tafsir Rasag — 9:13

Il est Dieu ; rien ne peut repousser sa colère, sous lui se sont courbés les fauteurs de troubles.


Traduction du Rabbinat — 9:14

Et moi j’oserais lui répliquer, je ferais assaut de paroles avec lui,

Tafsir Rasag — 9:14

Et comment moi, lui répondrais-je, comment me déciderais-je à lui adresser la parole,


Traduction du Rabbinat — 9:15

moi, qui tout innocent que je fusse, ne trouverais rien à lui répondre, et demanderais simplement grâce à mon juge !

Tafsir Rasag — 9:15

moi qui, si j’avais raison, ne le dirais pas, qui, plutôt, implorerais la grâce de mon juge !


Traduction du Rabbinat — 9:16

Dût-il même se rendre à mon appel, je ne croirais pas qu’il écoute ma voix ;

Tafsir Rasag — 9:16

Si je l’invoquais et qu’il me répondît, je ne serais pas encore sûr qu’il eût écouté ma voix parce que je le mérite.


Traduction du Rabbinat — 9:17

car il m’accable sous un vent de tempête et multiplie gratuitement mes blessures.

Tafsir Rasag — 9:17

C’est lui qui dans l’ouragan me fait souffrir et qui a multiplié mes douleurs gratuitement ;


Traduction du Rabbinat — 9:18

Il ne me permet pas de reprendre haleine, tant il m’abreuve d’amertumes.

Tafsir Rasag — 9:18

qui ne me laisse pas reprendre haleine, car il multiplie pour moi les amertumes.


Traduction du Rabbinat — 9:19

S’agit-il de faire preuve de force, il est là ! S’agit-il de jugement, [il dira] : « Qui pourrait m’assigner ? »

Tafsir Rasag — 9:19

S’agit-il de force et de puissance : les voilà ! s’agit-il de droit, qui m’assignera ?


Traduction du Rabbinat — 9:20

Fussé-je innocent, ma bouche me déclarerait coupable ! Fussé-je sans reproche, elle me convaincrait de perversité !

Tafsir Rasag — 9:20

Car si j’emploie quelque argument, ma parole me condamnera ; même si je suis innocent, elle me sera pénible.


Traduction du Rabbinat — 9:21

Oui, je suis sans reproche ! Je ne me soucie pas de la vie, je suis las de l’existence.

Tafsir Rasag — 9:21

Si je suis innocent, je n’en ai pas conscience, tant je suis dégoûté de la vie.


Traduction du Rabbinat — 9:22

Tout revient au même : aussi dis-je que juste et méchant, il les fait également périr.

Tafsir Rasag — 9:22

Et je dis : « C’est tout un ! » C’est pourquoi j’ai affirmé : « L’innocent et le méchant, il appartient à Dieu de les faire périr,


Traduction du Rabbinat — 9:23

Si un cataclysme entraîne des morts soudaines, il se rit de l’épreuve des innocents.

Tafsir Rasag — 9:23

soit qu’il amène un fléau qui tue soudain en sorte que la récompense des justes devient une dérision ;


Traduction du Rabbinat — 9:24

[Par lui], la terre a été livrée aux impies : il voile les yeux de ceux qui y rendent la justice. Si ce n’est lui, qui serait-ce ?

Tafsir Rasag — 9:24

ou bien qu’un pays soit livré aux mains d’un tyran qui y couvre la face des juges ; si ce n’est point par ces moyens, par quoi serait-ce ?


Traduction du Rabbinat — 9:25

Mes jours sont plus rapides qu’un courrier ; ils s’enfuient sans avoir vu le bonheur.

Tafsir Rasag — 9:25

Mes jours ont été plus rapides qu’un courrier ; ils sont terminés, et il semble que je n’y aie jamais vu de bonheur.


Traduction du Rabbinat — 9:26

Ils passent comme des barques de jonc, comme l’aigle qui se précipite sur la proie.

Tafsir Rasag — 9:26

Ils ont passé ainsi que les vaisseaux dans leur temps, ou comme l’aigle qui s’abat sur sa nourriture.


Traduction du Rabbinat — 9:27

Quand je dis : « Je veux oublier ma souffrance, laisser là ma mine attristée et reprendre mes esprits »,

Tafsir Rasag — 9:27

Si je dis : Je veux oublier mes plaintes, laisser mon ressentiment et me réjouir,


Traduction du Rabbinat — 9:28

je suis envahi par la crainte de mes tourments, sachant bien que tu ne m’absoudras pas.

Tafsir Rasag — 9:28

je crains toutes mes douleurs et je sais que tu ne m’absoudras pas.


Traduction du Rabbinat — 9:29

Je serai déclaré coupable : pourquoi donc prendre une peine inutile ?

Tafsir Rasag — 9:29

Si moi j’ai renié (Dieu), pourquoi donc me fatiguerais-je en vain ?


Traduction du Rabbinat — 9:30

Dussé-je me laver dans de la neige fondue et purifier mes mains avec de la potasse,

Tafsir Rasag — 9:30

Si même je me lavais avec l’eau de neige ou que je nettoyasse mes mains par une lessive,


Traduction du Rabbinat — 9:31

aussitôt tu me plongerais dans une fosse [fangeuse], et mes vêtements mêmes auraient horreur de moi.

Tafsir Rasag — 9:31

alors encore tu me plongerais dans le châtiment, au point que mes vêtements sembleraient me prendre en dégoût.


Traduction du Rabbinat — 9:32

Car il n’est pas un homme comme moi pour que je lui réponde et que nous paraissions ensemble en justice.

Tafsir Rasag — 9:32

Car Dieu n’est pas un homme comme moi pour que je lui réponde ou pour que nous comparaissions ensemble en justice.


Traduction du Rabbinat — 9:33

Il n’existe pas d’arbitre entre nous, qui puisse poser sa main sur tous deux.

Tafsir Rasag — 9:33

Il n’existe pas entre nous d’arbitre qui pose sa main à la fois sur nous deux,


Traduction du Rabbinat — 9:34

Qu’il écarte de moi sa verge, et que ses terreurs cessent de peser sur moi.

Tafsir Rasag — 9:34

pour que Dieu détourne sa verge de moi et que ses terreurs ne m’épouvantent plus.


Traduction du Rabbinat — 9:35

Alors je parlerai sans le redouter, car je n’en suis pas là dans le secret de ma conscience.

Tafsir Rasag — 9:35

Alors je parlerais sans le craindre, puisque je ne suis pas tel devant moi-même.


Chapitre 10

Traduction du Rabbinat — 10:1

Mon âme est dégoûtée de la vie, je veux donner un libre cours à mes plaintes, parler dans l’amertume de mon cœur.

Tafsir Rasag — 10:1

Mon âme s’est dégoûtée de la vie ; je vais donc me renouveler ma plainte et l’exhaler dans l’amertume de mon âme.


Traduction du Rabbinat — 10:2

Je dirai à Dieu : « Ne me traite pas en criminel, fais-moi connaître tes griefs contre moi. »

Tafsir Rasag — 10:2

Et je dirai à Dieu : Ne me place pas parmi les coupables, fais-moi savoir pourquoi tu es mon adversaire,


Traduction du Rabbinat — 10:3

Prends-tu plaisir à accabler, à repousser l’œuvre de tes mains, tandis que tu favorises de ta lumière les desseins des méchants ?

Tafsir Rasag — 10:3

puisqu’il convient à ta bonté de ne pas opprimer, de ne pas repousser ta créature et de ne pas te montrer comme faisant réussir le dessein des coupables.


Traduction du Rabbinat — 10:4

As-tu des yeux de chair ? Vois-tu de la même façon que voient les hommes ?

Tafsir Rasag — 10:4

Ta vue est-elle donc comme celle des mortels ou bien regardes-tu comme regardent les hommes ?


Traduction du Rabbinat — 10:5

Tes jours sont-ils comme les jours des hommes ? Tes années sont-elles comme celles des mortels,

Tafsir Rasag — 10:5

Ou bien ton existence est-elle comme les jours des mortels, ou ta durée est-elle comme la vie de l’homme,


Traduction du Rabbinat — 10:6

pour que tu recherches mes fautes et t’enquières de mes péchés ?

Tafsir Rasag — 10:6

pour que tu recherches ma faute à la hâte et que tu t’enquières de mon péché,


Traduction du Rabbinat — 10:7

Tu sais pourtant que je ne suis pas coupable, et que nul ne peut se sauver de ta main.

Tafsir Rasag — 10:7

bien que tu saches que je n’ai pas renié ma foi et que personne ne peut être sauvé de ta main ?


Traduction du Rabbinat — 10:8

Ce sont tes mains qui ont pris soin de me former, de me façonner de toutes pièces, et tu me détruirais !

Tafsir Rasag — 10:8

Tes coups m’ont affligé et pressé, ils m’ont entouré, puis ils m’ont perdu.


Traduction du Rabbinat — 10:9

Souviens-toi que tu m’as pétri comme de l’argile, et tu me ferais rentrer dans la poussière !

Tafsir Rasag — 10:9

Souviens-toi, ô mon maître, que tu m’as façonné comme de l’argile et que tu me ramèneras à la poussière.


Traduction du Rabbinat — 10:10

Ne m’as-tu pas rendu liquide comme le lait, puis affermi comme le fromage ?

Tafsir Rasag — 10:10

Ne me couleras-tu pas comme le lait et ne me coaguleras-tu pas comme le fromage ?


Traduction du Rabbinat — 10:11

Tu m’as revêtu de peau et de chair, tu m’as entrelacé d’os et de nerfs.

Tafsir Rasag — 10:11

Tu me revêtiras de peau et de chair, tu me couvriras d’os et de nerfs.


Traduction du Rabbinat — 10:12

Tu m’as octroyé vie et bonté, et tes soins vigilants ont préservé mon souffle.

Tafsir Rasag — 10:12

Tu m’as prodigué la vie et la grâce, et ta providence a conservé mon souffle.


Traduction du Rabbinat — 10:13

Et voici ce que tu tenais en réserve dans ton cœur ! Je sais bien que telle était ta pensée :

Tafsir Rasag — 10:13

Mais ces choses-là, tu les as réservées dans ta science : et je sais qu’elles sont chez toi.


Traduction du Rabbinat — 10:14

tu voulais me prendre sur le fait si je prévariquais, et ne me pardonner aucune faute !

Tafsir Rasag — 10:14

Si je commets des péchés, tu les gardes contre moi et tu ne m’absous pas de mes fautes.


Traduction du Rabbinat — 10:15

Devenu coupable, malheur à moi ! Innocent même, je n’ose lever la tête, rassasié de honte et témoin de ma misère.

Tafsir Rasag — 10:15

Malheur à moi, si j’ai été mécréant ! et si je suis innocent, je n’oserai pas encore lever la tête, car je suis plein de honte et je contemple ma misère.


Traduction du Rabbinat — 10:16

Si je la redresse10, tu me pourchasses comme un lion ; sans relâche, tu fais éclater ta puissance à mes dépens.

10 יגאה. Troisième personne : « Si ma tête se redresse. »

Tafsir Rasag — 10:16

Avec puissance, tu me pourchasses comme le lionceau, et tu me demandes encore des comptes.


Traduction du Rabbinat — 10:17

Tu m’opposes constamment de nouveaux témoins, tu redoubles de colère contre moi ; je suis en butte à des armées se relayant tour à tour.

Tafsir Rasag — 10:17

Tu renouvelles tes témoins en face de moi et tu redoubles mes souffrances passagères ou durables.


Traduction du Rabbinat — 10:18

Pourquoi m’as-tu tiré du sein qui me portait ? J’expirais, et aucun œil ne m’aurait vu.

Tafsir Rasag — 10:18

Dans quel intérêt m’as-tu fait sortir du sein maternel ? Je serais mort et aucun œil ne m’aurait vu.


Traduction du Rabbinat — 10:19

Je serais comme si je n’avais jamais été ; au sortir du ventre de ma mère j’étais conduit au tombeau.

Tafsir Rasag — 10:19

Je serais comme si je n’eusse jamais été, ou j’aurais été porté du sein au tombeau.


Traduction du Rabbinat — 10:20

Ah ! Mes jours sont peu de chose ; cesse donc de t’acharner contre moi, pour que je puisse reprendre un peu haleine,

Tafsir Rasag — 10:20

Mes jours ne sont-ils pas peu nombreux et limités?Laisse-moi donc pour que je me réjouisse un peu,


Traduction du Rabbinat — 10:21

avant que je m’en aille, sans espoir de retour, dans la terre des ténèbres et des ombres du trépas,

Tafsir Rasag — 10:21

avant que je parte sans retour vers une terre sombre et ténébreuse,


Traduction du Rabbinat — 10:22

terre où le crépuscule ressemble à la nuit opaque, où règnent les ombres épaisses et le désordre, et où la lumière même est un amas de ténèbres.

Tafsir Rasag — 10:22

une terre perdue, pareille aux ténèbres, obscure et sans ordre, où le plein jour ressemble à la nuit.


Chapitre 11

Traduction du Rabbinat — 11:1

Çophar de Naama prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 11:1

Sôphar le Naamatite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 11:2

Est-ce que ce flot de paroles n’appelle pas une réponse ? Suffit-il d’être loquace pour avoir raison ?

Tafsir Rasag — 11:2

Est-ce que celui qui prodigue les paroles restera sans réponse, ou bien l’homme de faconde triomphera-t-il pour cela ?


Traduction du Rabbinat — 11:3

Ton verbiage réduirait-il les gens au silence, et prodiguerais-tu l’ironie, sans que personne te confonde ?

Tafsir Rasag — 11:3

Est-ce que les humains se tairont devant toi, au point que tu te moques d’eux, sans que personne te confonde,


Traduction du Rabbinat — 11:4

Tu dis : « Pure est ma doctrine, je suis sans tache à tes yeux. »

Tafsir Rasag — 11:4

et que tu dises : « Mon discours est pur et pour toi je suis innocent ? »


Traduction du Rabbinat — 11:5

Ah ! Il serait à souhaiter que Dieu parlât, qu’il ouvrît ses lèvres pour te répondre !

Tafsir Rasag — 11:5

Mais je voudrais que Dieu te parlât, et commençât à discourir avec toi.


Traduction du Rabbinat — 11:6

Il te révélerait les mystères de la sagesse, car la vérité a de nombreux aspects ; et tu reconnaîtrais que Dieu est loin de te compter toutes tes fautes.

Tafsir Rasag — 11:6

Alors il te communiquerait les secrets de la sagesse ; car la doctrine en est bien des fois supérieure à celle que tu exposes, et alors tu saurais que Dieu ne fait que te demander le compte de ta faute.


Traduction du Rabbinat — 11:7

Prétends-tu pénétrer le secret insondable de Dieu, saisir la perfection du Tout-Puissant ?

Tafsir Rasag — 11:7

Trouveras-tu le fond de la sagesse de Dieu, ou bien atteindras-tu l’extrémité de la puissance de Celui qui se suffit ?


Traduction du Rabbinat — 11:8

Si elle a la hauteur des cieux, que peux-tu faire ? Si elle dépasse la profondeur du Cheol, quelle connaissance en as-tu ?

Tafsir Rasag — 11:8

Et ce qui est plus haut que le ciel, qu’y feras-tu ? Ce qui est plus profond que la tombe, qu’en sais-tu,


Traduction du Rabbinat — 11:9

Elle est plus étendue en longueur que la terre, plus vaste que l’Océan !

Tafsir Rasag — 11:9

ce dont la mesure est plus longue que la terre et plus large que la mer ?


Traduction du Rabbinat — 11:10

Si Dieu s’avance, s’il enferme dans une geôle, s’il convoque une assemblée [de justice], qui peut l’en détourner ?

Tafsir Rasag — 11:10

Et Lui, s’il fait passer ou s’il arrête, ou s’il rassemble, qui l’en empêchera ?


Traduction du Rabbinat — 11:11

Car il connaît bien les gens pervers, il remarque l’iniquité sans même y regarder de près.

Tafsir Rasag — 11:11

Car il connaît les hommes pervers, et voit les gens iniques, qui ne sont pas soupçonnés.


Traduction du Rabbinat — 11:12

Par là, l’homme au cerveau creux peut devenir intelligent et, cessant d’être un âne sauvage, naître à la dignité humaine.

Tafsir Rasag — 11:12

Tel homme se pare de la sagesse, et ce même homme est semblable à un ânon sauvage, lorsqu’il vient au monde.


Traduction du Rabbinat — 11:13

Donc, si tu veux, toi, bien diriger ton cœur et étendre tes bras vers lui,

Tafsir Rasag — 11:13

Mais, si tu améliores ton cœur et que tu étendes tes mains vers lui,


Traduction du Rabbinat — 11:14

si tu écartes le péché qui souille ta main, si tu bannis l’injustice de ta tente,

Tafsir Rasag — 11:14

si tu éloignes de ta main toute iniquité, et que tu ne laisses habiter dans ta tente aucune injustice.


Traduction du Rabbinat — 11:15

aussitôt, tu pourras relever ton front exempt de tache ; tu seras solide comma l’airain et n’auras rien à craindre.

Tafsir Rasag — 11:15

alors tu lèveras une face sans tache et si tu es dans la gêne, tu ne craindras pas ;


Traduction du Rabbinat — 11:16

Bien plus, tu oublieras les maux passés, ou ne t’en souviendras que comme de l’onde écoulée.

Tafsir Rasag — 11:16

tu arriveras à oublier tes souffrances, tu t’en souviendras comme d’une eau qui a passé devant toi.


Traduction du Rabbinat — 11:17

Ton sort sera plus brillant que le soleil de midi, le sombre crépuscule luira pour toi comme le matin.

Tafsir Rasag — 11:17

Ta vie durera plus que la lumière du midi, ou plutôt après avoir lui, tu deviendras comme l’aurore.


Traduction du Rabbinat — 11:18

Tu seras plein de confiance, car l’espoir renaîtra, tu feras ton inspection et te coucheras en sécurité.

Tafsir Rasag — 11:18

Et tu auras confiance, parce qu’il y aura de l’espoir pour toi, et, lorsque tu te construiras une maison, tu y coucheras en sécurité.


Traduction du Rabbinat — 11:19

Ton gîte ne sera troublé par personne, mais beaucoup rechercheront tes faveurs,

Tafsir Rasag — 11:19

Tu t’y reposeras, et nul ne te troublera, bien des personnes te solliciteront.


Traduction du Rabbinat — 11:20

tandis que les yeux des méchants se consumeront, que tout refuge leur sera fermé, et que leur espoir, ce sera le dernier souffle d’un mourant.

Tafsir Rasag — 11:20

Et les yeux des méchants regarderont fixement, tout refuge étant perdu pour eux, leur espoir étant une déception de l’âme.


Chapitre 12

Traduction du Rabbinat — 12:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 12:1

Job répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 12:2

Sans doute, vous êtes l’humanité entière, et avec vous mourra la sagesse !

Tafsir Rasag — 12:2

En vérité vous êtes tout un peuple, et avec vous se perdra la science.


Traduction du Rabbinat — 12:3

Moi aussi, j’ai un cœur comme vous, je ne vous le cède en rien : qui ne peut user d’arguments pareils ?

Tafsir Rasag — 12:3

Cependant, j’ai autant de savoir que vous, et rien de ce que vous avez ne m’a fait défaut, et, d’ailleurs, à qui n’arrive-t-il pas aussi bien


Traduction du Rabbinat — 12:4

Je suis la risée des amis, moi qui invoque Dieu et à qui il répond ; le juste, l’homme intègre est un objet de dérision !

Tafsir Rasag — 12:4

de voir que celui qui mérite d’être exaucé par Dieu lorsqu’il l’invoque, est tourné en dérision par son prochain, que l’on se moque de l’homme pieux et intègre,


Traduction du Rabbinat — 12:5

Mépris au malheur ! — pensent les heureux du monde, — voilà ce qui est fait pour ceux dont le pied chancelle !

Tafsir Rasag — 12:5

que la torche (de la piété) est méprisée par les gens puissants et sûrs d’eux-mêmes, quand ils voient ceux dont le pied est destiné à glisser dans une situation inverse.


Traduction du Rabbinat — 12:6

Elles jouissent de la paix, les tentes des brigands ; parfaite est la sécurité de ceux qui bravent le Tout-Puissant et ne reconnaissent d’autre dieu que leur force.

Tafsir Rasag — 12:6

En effet, les tentes des pillards sont en sécurité, et il y a des lieux sûrs pour ceux qui excitent la colère du Tout-Puissant, pour ceux qui apportent leurs idoles dans leurs mains.


Traduction du Rabbinat — 12:7

Toutefois, interroge, de grâce, les bêtes pour qu’elles t’enseignent, les oiseaux du ciel pour qu’ils te mettent au courant.

Tafsir Rasag — 12:7

S’il était possible d’interroger les animaux, ils t’instruiraient, et les oiseaux du ciel, ils te renseigneraient,


Traduction du Rabbinat — 12:8

Ou bien adresse-toi à la terre pour qu’elle t’instruise, aux poissons de la mer pour qu’ils te donnent leur avis.

Tafsir Rasag — 12:8

ou bien, si tu pouvais t’entretenir avec les bêtes féroces de la terre, elles t’instruiraient ; avec les poissons de la mer, ils te le raconteraient ;


Traduction du Rabbinat — 12:9

Qui ne sait, parmi tous ces êtres, que la main de l’Éternel a tout fait ?

Tafsir Rasag — 12:9

car, parmi eux tous, qui ne sait que la puissance de Dieu a fait ces choses,


Traduction du Rabbinat — 12:10

Il tient en sa main le souffle de tout vivant et l’esprit qui anime tout corps humain.

Tafsir Rasag — 12:10

lui dans la main duquel est l’âme de tout vivant et le souffle du corps de tout homme ?


Traduction du Rabbinat — 12:11

L’oreille n’apprécie-t-elle pas les paroles, tout comme le palais déguste les aliments ?

Tafsir Rasag — 12:11

Certes, comme l’ouïe examine la parole et comme le palais goûte la nourriture,


Traduction du Rabbinat — 12:12

La sagesse est l’apanage des vieillards, les longs jours vont de pair avec la raison11.

11 Les versets 11 et 12 rompent la suite des idées.

Tafsir Rasag — 12:12

ainsi la sagesse se trouve chez les vieillards, et la raison chez ceux dont la vie était longue.


Traduction du Rabbinat — 12:13

C’est chez lui que se rencontrent la sagesse et la puissance ; à lui appartiennent le conseil et l’intelligence.

Tafsir Rasag — 12:13

Us savent que Dieu a la sagesse et la force, qu’il a la prudence et la raison.


Traduction du Rabbinat — 12:14

Voyez, il démolit et personne ne peut rebâtir, il referme la porte sur un homme et personne ne peut l’ouvrir.

Tafsir Rasag — 12:14

Parfois il démolit une chose et elle n’est pas reconstruite, il enferme un homme et on ne lui ouvre pas.


Traduction du Rabbinat — 12:15

Il arrête les eaux, et elles tarissent ; il les déchaîne, et elles bouleversent la terre.

Tafsir Rasag — 12:15

Parfois il arrête les eaux et elles tarissent, parfois il les lâche et elles bouleversent la terre.


Traduction du Rabbinat — 12:16

Ses attributs sont la force et la sagesse ; il est le maître de celui qui se fourvoie et du séducteur.

Tafsir Rasag — 12:16

Il a la force et la doctrine, il connaît celui qui erre et se trompe.


Traduction du Rabbinat — 12:17

Il fait marcher dans la démence les conseillers et livre les juges en proie à la folie.

Tafsir Rasag — 12:17

Par son arrêt, il fait marcher les conseillers dépouillés et se moque des juges.


Traduction du Rabbinat — 12:18

Il dissout l’autorité des rois et fixe une ceinture autour de leurs reins.

Tafsir Rasag — 12:18

Il a délié les liens dont se servaient les rois et a attaché en place une corde à leurs reins.


Traduction du Rabbinat — 12:19

Il frappe d’insanité les prêtres et culbute les puissants.

Tafsir Rasag — 12:19

Il fait marcher les prêtres dépouillés et altère (la situation) des puissants.


Traduction du Rabbinat — 12:20

Il enlève la parole aux orateurs éprouvés et ôte le jugement aux vieillards.

Tafsir Rasag — 12:20

Il ôte la parole aux plus exercés et enlève la sagesse aux vieillards.


Traduction du Rabbinat — 12:21

Il déverse la honte sur les nobles, et relâche la ceinture des vaillants12.

12 Leur enlève la force.

Tafsir Rasag — 12:21

Il déverse le mépris sur les nobles et il a relâché les ceintures des forts.


Traduction du Rabbinat — 12:22

Du fond des ténèbres, il fait sortir au jour les choses cachées, et met en pleine lumière ce qui était couvert par l’ombre.

Tafsir Rasag — 12:22

Il révèle des choses plus profondes que les ténèbres et produit à la lumière les abîmes sombres.


Traduction du Rabbinat — 12:23

Il grandit les nations, puis il les perd ; il les laisse s’étendre, puis il les déporte.

Tafsir Rasag — 12:23

Il grandit les nations et les perd ensuite ; il développe les peuples, puis les dirige.


Traduction du Rabbinat — 12:24

Il ôte l’intelligence aux chefs des nations et les laisse s’égarer dans des solitudes sans route

Tafsir Rasag — 12:24

Il ôte la science aux chefs des habitants du pays, au point qu’il les égare dans un désert sans chemin,


Traduction du Rabbinat — 12:25

là, ils tâtonnent dans une obscurité qui ne laisse percer aucune lueur ; et Dieu les fait tituber comme un ivrogne.

Tafsir Rasag — 12:25

et qu’ils tâtonnent dans l’obscurité sans lumière ; il les fait errer comme l’homme ivre.


Chapitre 13

Traduction du Rabbinat — 13:1

Certes, tout cela, mon œil l’a vu, mon oreille l’a entendu et s’en est rendu compte.

Tafsir Rasag — 13:1

Eh bien ! mon œil a vu tout cela, mon oreille l’a entendu et compris.


Traduction du Rabbinat — 13:2

Ce que vous savez, je le sais moi aussi ; je ne vous suis inférieur en rien.

Tafsir Rasag — 13:2

Ce que vous savez, moi aussi je le savais, et rien ne m’a manqué de ce que vous possédez.


Traduction du Rabbinat — 13:3

Mais moi, c’est au Tout-Puissant que je m’adresse ; ce que je désire, c’est faire des représentations à Dieu.

Tafsir Rasag — 13:3

Mais j’interrogerai Celui qui se suffit, et je veux me mettre en face du Tout-Puissant.


Traduction du Rabbinat — 13:4

Quant à vous, vous êtes des inventeurs de mensonges ; tous, vous êtes des médecins incapables.

Tafsir Rasag — 13:4

Quant à vous, vous êtes les interprètes] du mensonge, vous êtes tous les médecins de l’absurdité.


Traduction du Rabbinat — 13:5

Plaise à Dieu que vous vous condamniez au silence ! Cela serait une marque de sagesse de votre part.

Tafsir Rasag — 13:5

Que n’avez-vous gardé le silence ? Cela eût passé pour de la sagesse de votre part !


Traduction du Rabbinat — 13:6

Écoutez donc mes reproches, soyez attentifs aux griefs de mes lèvres.

Tafsir Rasag — 13:6

Écoutez, ô gens, ma réprimande, et soyez attentifs à la discussion que j’engage contre vous.


Traduction du Rabbinat — 13:7

Est-ce en faveur de Dieu que vous tenez des discours iniques ? Est-ce pour lui que vous débitez des faussetés ?

Tafsir Rasag — 13:7

Voulez-vous attribuer au Tout-Puissant l’iniquité, ou lui parler avec ruse ?


Traduction du Rabbinat — 13:8

Faites-vous acception de personnes dans son intérêt ? Prétendez-vous prendre parti pour lui ?

Tafsir Rasag — 13:8

Ou a-t-il besoin que vous le favorisiez ou que vous preniez parti pour lui ?


Traduction du Rabbinat — 13:9

Est-il désirable pour vous qu’il scrute vos consciences ? Vous jouerez-vous de lui comme on se joue d’un mortel ?

Tafsir Rasag — 13:9

Seriez-vous rassurés s’il vous examinait et qu’il trouvât que vous vous jouez de lui comme on se joue des hommes ;


Traduction du Rabbinat — 13:10

Il vous reprendra sévèrement si, en secret, vous faites preuve de partialité.

Tafsir Rasag — 13:10

ou qu’il vous blâmât de ce qu’en secret vous montrez de la partialité ?


Traduction du Rabbinat — 13:11

Sa grandeur n’a-t-elle pas de quoi vous effrayer ? Sa terreur ne s’abattra-t-elle point sur vous ?

Tafsir Rasag — 13:11

Est-ce que son attaque ne vous effraiera pas et sa terreur ne tombera-t-elle pas sur vous ?


Traduction du Rabbinat — 13:12

Vos arguments sont des sentences de cendres ; vos raisonnements prétentieux sont des raisonnements de boue.

Tafsir Rasag — 13:12

au point que votre souvenir ressemblera à la cendre et que vos dos seront comme des dos d’argile.


Traduction du Rabbinat — 13:13

Taisez-vous donc en ma présence, et je parlerai, moi, advienne que pourra !

Tafsir Rasag — 13:13

Laissez-moi pour que je parle moi-même ! M’advienne que pourra !


Traduction du Rabbinat — 13:14

C’est pourquoi je veux prendre mon corps entre mes dents13 et faire bon marché de ma vie.

13 Allusion aux bêtes féroces qui emportent ainsi leur proie.

Tafsir Rasag — 13:14

Pourquoi donc mordrais-je (ainsi) ma chair de mes dents tant je souffre, et mettrais-je de frayeur mon âme dans ma main ?


Traduction du Rabbinat — 13:15

Qu’il me fasse périr, j’aurai fini d’espérer, mais je n’aurai pas laissé de lui mettre ma conduite sous les yeux.

Tafsir Rasag — 13:15

Quand même il me tuerait, j’espérerais en lui, et en toute affaire, c’est à lui que je m’adresserais,


Traduction du Rabbinat — 13:16

Et ceci même sera mon triomphe, que nul hypocrite ne peut se présenter devant lui.

Tafsir Rasag — 13:16

et il serait encore pour moi un sauveur, puisque l’hypocrite n’est pas admis en sa présence.


Traduction du Rabbinat — 13:17

Veuillez donc écouter mes paroles ; que mes déclarations pénètrent dans votre oreille.

Tafsir Rasag — 13:17

Écoutez bien ma parole et que mon discours pénètre dans vos oreilles.


Traduction du Rabbinat — 13:18

Voyez, j’ai préparé ma défense, j’ai conscience d’être innocent.

Tafsir Rasag — 13:18

Certes maintenant, si je plaidais devant la justice, je sais que je serais innocenté.


Traduction du Rabbinat — 13:19

Est-il quelqu’un pour plaider contre moi ? Aussitôt je me tairais et attendrais la mort.

Tafsir Rasag — 13:19

Mais si c’était lui qui me combattait, ou bien alors je me tairais et je mourrais,


Traduction du Rabbinat — 13:20

Ah ! De grâce, épargne-moi deux choses et je cesserai de me cacher devant toi :

Tafsir Rasag — 13:20

ou bien je dirais : Deux choses, ne me les impose pas en cette affaire, afin que je ne sois pas privé de ta miséricorde :


Traduction du Rabbinat — 13:21

écarte ta main qui pèse sur moi ; que tes terreurs ne me poursuivent point !

Tafsir Rasag — 13:21

Éloigne de moi tes coups et que tes terreurs ne m’épouvantent plus.


Traduction du Rabbinat — 13:22

Interpelle-moi après, et je répondrai, ou je parlerai d’abord ; et tu me répliqueras.

Tafsir Rasag — 13:22

Puis invite-moi à t’obéir, et je te répondrai, ou je t’invoquerai et tu me répondras.


Traduction du Rabbinat — 13:23

Combien ai-je de péchés et de forfaits à mon compte ? Fais-moi connaître mes fautes et mes erreurs.

Tafsir Rasag — 13:23

Combien de fautes et de péchés ai-je à mon compte ? Fais-moi connaître mon crime et mon péché, pour que je me soumette.


Traduction du Rabbinat — 13:24

Pourquoi dérobes-tu ta face et me prends-tu pour un ennemi ?

Tafsir Rasag — 13:24

Ne me voile pas ta miséricorde et ne me considère pas comme ton ennemi.


Traduction du Rabbinat — 13:25

Quoi ! Veux-tu briser une feuille chassée par le vent, t’acharner contre un peu de chaume desséché,

Tafsir Rasag — 13:25

Veux-tu effrayer celui qui est comme une feuille emportée ou poursuivre celui qui ressemble à une paille desséchée,


Traduction du Rabbinat — 13:26

pour que tu écrives contre moi des arrêts amers et m’imputes les fautes de ma jeunesse

Tafsir Rasag — 13:26

puisque tu inscris contre moi ma désobéissance, que tu me châties pour les fautes de ma jeunesse,


Traduction du Rabbinat — 13:27

pour que tu emprisonnes mes jambes dans le bloc, que tu épies tous mes mouvements et t’attaches aux traces de mes pas ?

Tafsir Rasag — 13:27

que tu places mes pieds dans les ceps, que tu observes toutes mes démarches et que tu marques les pas de mes pieds.


Traduction du Rabbinat — 13:28

Et tout cela contre quelqu’un consumé comme du bois vermoulu, comme un vêtement rongé par la teigne !

Tafsir Rasag — 13:28

Il est semblable à la pourriture qui consume ou à un vêtement qu’a rongé la teigne,


Chapitre 14

Traduction du Rabbinat — 14:1

L’homme, né de la femme, n’a que peu de jours à vivre, et il est rassasié de troubles.

Tafsir Rasag — 14:1

l’homme, né de la femme, qui vit peu et est souvent troublé ;


Traduction du Rabbinat — 14:2

Comme la fleur, il pousse et se flétrit ; il fuit comme l’ombre et n’a point de durée.

Tafsir Rasag — 14:2

ou il ressemble à une fleur qui est éclose et a été brisée ; ou il fuit comme l’ombre et ne s’arrête pas.


Traduction du Rabbinat — 14:3

Et c’est sur cet être que tu as les yeux ouverts ! Moi-même, tu me forces à comparaître en justice avec toi !

Tafsir Rasag — 14:3

Et à un tel être tu as appliqué ton attention ou c’est mon pareil que tu amènes en justice avec toi !


Traduction du Rabbinat — 14:4

Qui donc pourrait tirer quelque chose de pur de ce qui est impur ? Pas un !

Tafsir Rasag — 14:4

Soit qu’il meure, alors qu’il place le pur à côté de l’impur sans les distinguer,


Traduction du Rabbinat — 14:5

Puisque ses jours sont mesurés, que tu connais le compte de ses mois, et que tu lui as imposé des limites qu’il ne saurait dépasser,

Tafsir Rasag — 14:5

ou que sa vie soit tranchée, ou bien enfin qu’il termine le nombre des mois que tu lui avais assignés, tu lui as posé des bornes qu’il ne peut pas dépasser.


Traduction du Rabbinat — 14:6

détourne ton attention de lui : qu’il ait un peu de répit pendant qu’il remplit sa journée comme un mercenaire !

Tafsir Rasag — 14:6

Détourne-toi de lui pour qu’il arrive à son terme et qu’il finisse, comme le mercenaire, sa journée


Traduction du Rabbinat — 14:7

Car pour l’arbre, il est encore de l’espoir ; si on le coupe il peut repousser, les rejetons ne lui manquent pas.

Tafsir Rasag — 14:7

Car l’arbre a encore de l’espérance ; parfois il est coupé, puis il reverdit et ses rejetons ne s’arrêtent pas.


Traduction du Rabbinat — 14:8

Dût sa racine vieillir dans la terre et son tronc mourir dans le sol,

Tafsir Rasag — 14:8

Si même sa racine a vieilli dans la terre et que sa tige est presque morte dans le sol,


Traduction du Rabbinat — 14:9

il suffit qu’il sente l’eau pour reverdir et produire un branchage, comme s’il était nouvellement planté.

Tafsir Rasag — 14:9

dès qu’il sent l’eau, il repousse, et ses branches s’étendent comme un plant nouveau.


Traduction du Rabbinat — 14:10

Mais l’homme meurt et s’évanouit, le mortel expire : où est-il alors ?

Tafsir Rasag — 14:10

Mais l’homme, lorsqu’il meurt, est engourdi ; quand l’homme expire, où en est-il ?


Traduction du Rabbinat — 14:11

Les eaux s’échappent du fond du lac, le fleuve tarit et se dessèche.

Tafsir Rasag — 14:11

De même que l’eau disparaît de la mer et que le fleuve se tarit et se dessèche,


Traduction du Rabbinat — 14:12

De même, les humains se couchent pour ne plus se relever ; tant que dureront les cieux, ils ne se réveilleront ni ne secoueront leur sommeil.

Tafsir Rasag — 14:12

de même l’homme, une fois couché dans la tombe, est hors d’état de se relever, et jusqu’à ce que le ciel soit usé, nul ne pourra se réveiller et sortir de son sommeil.


Traduction du Rabbinat — 14:13

Ah ! Qu’il te plaise de m’enfermer dans le Cheol, de me mettre à l’abri jusqu’à ce que ta colère soit passée, de me fixer un terme où tu te ressouviendrais de moi !

Tafsir Rasag — 14:13

Oh ! si je pouvais être enfermé dans la tombe, pour qu’elle me cachât jusqu’à ce que ta colère se fût retirée de moi, et que tu me fixasses un terme où tu te souviendrais de moi ?


Traduction du Rabbinat — 14:14

Lorsque l’homme meurt, revivra-t-il14 ? [S’il en était ainsi], tout le long de ma pénible corvée, je nourrirais de l’espoir, jusqu’à ce qu’on vienne me relever de ma faction.

14 Job hésite dans son affirmation désolée du néant.

Tafsir Rasag — 14:14

Bien que je m’étonne que l’homme après sa mort puisse revivre, moi, pendant la durée des jours de ma faction, je patiente en attendant mon départ.


Traduction du Rabbinat — 14:15

Tu m’appellerais et moi je répondrais ; tu témoignerais de l’affection pour l’œuvre de tes mains.

Tafsir Rasag — 14:15

Lorsque tu m’appelleras, je te répondrai, tu accorderas à celui qui est ton ouvrage ce qu’il désire ardemment.


Traduction du Rabbinat — 14:16

Au lieu de compter comme à présent chacun de mes pas, tu cesserais de surveiller mes fautes.

Tafsir Rasag — 14:16

Pourquoi donc comptes-tu maintenant mes pas et ne réserves-tu pas un moment pour ma faute,


Traduction du Rabbinat — 14:17

Mes péchés sont scellés dans un faisceau ; tu as mis ton cachet sur mes manquements.

Tafsir Rasag — 14:17

comme si mes péchés étaient scellés dans une bourse et comme si tu t’attachais à rechercher ma faute ?


Traduction du Rabbinat — 14:18

Or, une montagne qui s’écroule se réduit en poussière, et le rocher est déraciné de sa base.

Tafsir Rasag — 14:18

Mais la montagne branlante s’écroule » et le rocher est transporté hors de sa place,


Traduction du Rabbinat — 14:19

Les eaux finissent par user les pierres ; leurs flots entraînent la poussière du sol : de même, tu ruines l’espoir de l’homme.

Tafsir Rasag — 14:19

en sorte que les eaux en broient les pierres, submergent les plantes qui s’y trouvaient et la poussière de son terrain ; ainsi tu détruis l’espérance de l’homme,


Traduction du Rabbinat — 14:20

Tu l’empoignes à jamais et il disparaît ; tu déformes sa figure et le rejettes.

Tafsir Rasag — 14:20

parce que tu le fais parvenir au terme et il disparaît, puis tu altères son visage et tu le rejettes.


Traduction du Rabbinat — 14:21

Que ses enfants s’élèvent, il n’en sait rien ; qu’ils soient abaissés, il n’en a pas connaissance.

Tafsir Rasag — 14:21

Si ses enfants sont nombreux, il ne le sait pas, s’ils sont peu nombreux, il ne s’en aperçoit pas ;


Traduction du Rabbinat — 14:22

Mais c’est pour lui seul que sa chair souffre ; c’est pour lui seul que son âme est en deuil.

Tafsir Rasag — 14:22

seulement son corps le fait souffrir, et c’est sur lui-même que s’attriste son âme.


Chapitre 15

Traduction du Rabbinat — 15:1

Eliphaz de Têmân prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 15:1

Eliphaz le Thémanite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 15:2

Est-il digne du sage de mettre en avant des raisons futiles, de gonfler son sein de vent ?

Tafsir Rasag — 15:2

Un sage débite-t-il une science qui est fausse ou remplit-il son cœur de ce qui ressemble au vent de l’est ?


Traduction du Rabbinat — 15:3

d’employer des arguments sans valeur et des paroles qui ne servent de rien ?

Tafsir Rasag — 15:3

Ou bien réprimande-t-il par un langage qui ne profite pas et par des paroles qui n’ont pas d’utilité ?


Traduction du Rabbinat — 15:4

Tu en viens à saper la piété, à supprimer les prières au Tout-Puissant !

Tafsir Rasag — 15:4

Toi aussi, tu détruis la piété et tu diminues l’effusion devant le Tout-Puissant.


Traduction du Rabbinat — 15:5

C’est ton iniquité qui inspire ta bouche, et ainsi tu adoptes le langage de la mauvaise foi.

Tafsir Rasag — 15:5

Puisque ton langage révèle ton iniquité et que tu choisis le parler des méchants,


Traduction du Rabbinat — 15:6

C’est ta bouche qui te condamne, et non moi ; tes propres lèvres témoignent contre toi.

Tafsir Rasag — 15:6

c’est ta parole, et non moi, qui te condamne, ton propre langage témoigne contre toi.


Traduction du Rabbinat — 15:7

Es-tu donc, par ta naissance, le premier des hommes ? As-tu vu le jour avant les collines15 ?

15 Comme la Sagesse dans les Proverbes, VIII, 22-26.

Tafsir Rasag — 15:7

Es-tu donc né le premier des hommes ? As-tu été enfanté avant les collines ?


Traduction du Rabbinat — 15:8

As-tu entendu [ce qui se dit] dans le conseil de Dieu ? As-tu confisqué à ton profit la sagesse ?

Tafsir Rasag — 15:8

Est-ce que tu perçois les secrets de Dieu ? Et retranches-tu de la sagesse pour la tirer à toi ?


Traduction du Rabbinat — 15:9

Que sais-tu que nous ne sachions ? Que comprends-tu qui nous échappe ?

Tafsir Rasag — 15:9

Que sais-tu que nous ne sachions, que comprends-tu que nous ne possédions ?


Traduction du Rabbinat — 15:10

Parmi nous aussi il est des gens vénérables par l’âge, des vieillards plus riches de jours que ton père.

Tafsir Rasag — 15:10

Nous avons aussi parmi nous des hommes aux cheveux blancs, des vieillards et des gens plus riches en années que ton père.


Traduction du Rabbinat — 15:11

Comptes-tu pour rien les consolations de Dieu et la parole qui t’a été dite en douceur ?

Tafsir Rasag — 15:11

Fais-tu donc peu de cas de la menace du Tout-Puissant ? ou est-ce une chose qui t’est cachée,


Traduction du Rabbinat — 15:12

Pourquoi te laisser emporter par ton cœur ? Pourquoi rouler ainsi tes yeux ?

Tafsir Rasag — 15:12

pour que ton cœur ne s’émeuve pas, et que tes yeux ne s’en occupent pas,


Traduction du Rabbinat — 15:13

Pourquoi tourner ta mauvaise humeur contre Dieu et laisser échapper de tels discours de ta bouche ?

Tafsir Rasag — 15:13

alors que tu tournes ta colère contre le Tout-Puissant et que tu fais sortir de ta bouche un discours blâmable.


Traduction du Rabbinat — 15:14

Qu’est-ce donc que l’homme pour se prétendre pur et l’enfant de la femme pour se dire juste ?

Tafsir Rasag — 15:14

Qu’est-ce que l’homme pour qu’il soit pur, pour que le fils de la femme soit juste ?


Traduction du Rabbinat — 15:15

Quoi ! Même en ses saints il n’a pas confiance, et les cieux ne sont pas sans tache à ses yeux !

Tafsir Rasag — 15:15

Voici que Dieu ne se fie pour ainsi dire pas en ses saints et que les habitants du ciel ne sont pas purs devant lui.


Traduction du Rabbinat — 15:16

Que sera-ce de cet être méprisable et corrompu, de l’homme qui boit l’iniquité comme l’eau ?

Tafsir Rasag — 15:16

À plus forte raison l’être abominable, le révolté, un homme qui boit l’iniquité comme de l’eau !


Traduction du Rabbinat — 15:17

Je veux t’instruire, écoute-moi ; je veux t’exposer ce que j’ai vu ;

Tafsir Rasag — 15:17

Écoute-moi, car je veux t’instruire et raconter ce que j’ai vu,


Traduction du Rabbinat — 15:18

ce que racontent les sages, sans rien dissimuler, comme une tradition de leurs pères,

Tafsir Rasag — 15:18

ce que les sages rapportent, ne cachant pas ce que leurs pères leur ont transmis.


Traduction du Rabbinat — 15:19

qui furent, seuls, maîtres de ce pays et auxquels nul étranger ne s’est mêlé :

Tafsir Rasag — 15:19

À ceux-là seuls doit être remis le pays, et nul étranger ne doit passer parmi eux.


Traduction du Rabbinat — 15:20

« Les tourments remplissent toute la vie du méchant, tout le cours des années mesurées au tyran.

Tafsir Rasag — 15:20

L’impie est abattu durant toute sa vie, et pendant le nombre d’années réservées au tyran


Traduction du Rabbinat — 15:21

Ses oreilles ne cessent d’entendre un bruit terrifiant ; en pleine paix, il se voit assaillir par le dévastateur.

Tafsir Rasag — 15:21

le bruit de la terreur est à ses oreilles et, au moment de la paix, le pillage le surprend.


Traduction du Rabbinat — 15:22

Il renonce à l’espoir d’échapper aux ténèbres, il se sait prédestiné au glaive.

Tafsir Rasag — 15:22

Il croit à peine avoir échappé aux ténèbres que déjà le glaive se montre à lui.


Traduction du Rabbinat — 15:23

Il erre çà et là pour chercher du pain : il a conscience que des jours sombres se préparent pour lui.

Tafsir Rasag — 15:23

Il erre pour chercher où est le pain, jusqu’à ce qu’il sache que dans sa demeure des jours sombres lui ont été préparés.


Traduction du Rabbinat — 15:24

La détresse et l’angoisse le jettent dans l’épouvante ; elles l’étreignent comme un roi qui monte à l’assaut.

Tafsir Rasag — 15:24

La misère et la détresse l’atteignent, puis l’entourent comme la sphère éthérée entoure le globe.


Traduction du Rabbinat — 15:25

C’est qu’il a dirigé sa main contre Dieu, il s’est élevé contre le Tout-Puissant.

Tafsir Rasag — 15:25

Car il a étendu la main contre les amis du Tout-Puissant et il s’enorgueillit contre Celui qui se suffit,


Traduction du Rabbinat — 15:26

C’est qu’il lui a couru sus, le cou tendu, couvert de toute l’épaisseur de ses boucliers bombés.

Tafsir Rasag — 15:26

en courant contre lui avec un cou puissant, avec les dos épais de ses boucliers.


Traduction du Rabbinat — 15:27

C’est qu’il a le visage épaissi par la graisse et le dos arrondi par l’embonpoint.

Tafsir Rasag — 15:27

Il a couvert son visage de sa graisse et son embonpoint a formé des plis sur ses flancs.


Traduction du Rabbinat — 15:28

Aussi se fixe-t-il dans des villes en ruines, dans des maisons qui ne sont pas habitables, étant destinées à se changer en décombres.

Tafsir Rasag — 15:28

C’est pourquoi il habitera des villes détruites, des demeures qui n’ont pas été peuplées, parce qu’elles étaient destinées à devenir des tas de pierres,


Traduction du Rabbinat — 15:29

Il ne s’enrichira pas, sa fortune ne subsistera point ; [tel un arbre sans fruits] il n’inclinera pas à terre le sommet de ses branches.

Tafsir Rasag — 15:29

Lui, il ne s’enrichira pas, ou bien sa fortune ne durera pas, ou bien sa parole ne descendra pas sur la terre.


Traduction du Rabbinat — 15:30

Il ne sortira plus des ténèbres ; ses rejetons seront consumés par le feu ; il disparaîtra comme par un souffle [de Dieu].

Tafsir Rasag — 15:30

Il ne sortira pas des ténèbres et ses rejetons seront desséchés par la flamme, de sorte qu’elle emportera rapidement le souffle de sa bouche.


Traduction du Rabbinat — 15:31

Qu’il n’espère rien de la fraude ! Il a fait fausse route. La déception sera son salaire.

Tafsir Rasag — 15:31

On voit que l’homme égaré ne se fie pas à ce qui est juste, mais que la fausseté lui en tient lieu.


Traduction du Rabbinat — 15:32

Sa carrière sera achevée avant le temps, et son toit de feuillage ne reverdira plus.

Tafsir Rasag — 15:32

C’est pourquoi il sera abattu avant son temps, et la branche de son palmier ne sera pas abreuvée.


Traduction du Rabbinat — 15:33

Tel qu’une vigne, il sera dépouillé de ses jeunes grappes ; tel qu’un olivier, il jettera ses fleurs.

Tafsir Rasag — 15:33

Pareil à la vigne, il laissera tomber son verjus, et jettera sa fleur comme l’olivier.


Traduction du Rabbinat — 15:34

Car la bande des pervers est condamnée à la stérilité ; le feu dévore les tentes où s’entassent les dons de la corruption.

Tafsir Rasag — 15:34

Car la bande des hypocrites est maudite, et le feu consume les hommes corrompus,


Traduction du Rabbinat — 15:35

Ils conçoivent le mal, ils enfantent le malheur. Leur sein couve la perfidie.

Tafsir Rasag — 15:35

qui méditaient le mal et engendraient l’iniquité, et dont le cœur préparait la tromperie.


Chapitre 16

Traduction du Rabbinat — 16:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 16:1

Job répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 16:2

De tels discours, j’en ai entendu beaucoup : vous êtes tous de pauvres consolateurs.

Tafsir Rasag — 16:2

J’ai entendu bien des discours semblables ; vous êtes tous de faux consolateurs.


Traduction du Rabbinat — 16:3

Y aura-t-il une fin à ces paroles qui sonnent creux ? Qu’est-ce donc qui te contraint de répliquer ?

Tafsir Rasag — 16:3

Ce discours vain aura-t-il une fin ? quel résultat en tires-tu pour qu’il te serve de réponse ?


Traduction du Rabbinat — 16:4

Moi aussi, je pourrais parler comme vous, si seulement vous étiez à ma place ; je pourrais aligner des paroles contre vous et hocher la tête à votre sujet.

Tafsir Rasag — 16:4

Moi, certes, je pourrais parler comme vous ; mais si vos personnes étaient dans cet état à ma place, je composerais sur vous des discours vrais, je hocherais la tête sur votre sort en signe de tristesse ;


Traduction du Rabbinat — 16:5

Je vous donnerais du réconfort avec ma bouche, et le mouvement de mes lèvres serait votre soulagement.

Tafsir Rasag — 16:5

je vous soutiendrais par ma parole jusqu’à ce que mon langage fût presque épuisé.


Traduction du Rabbinat — 16:6

[Maintenant], si je parle, ma douleur n’en sera pas adoucie ; si je m’abstiens, me lâchera-t-elle pour cela ?

Tafsir Rasag — 16:6

J’en suis arrivé au point que, lorsque je parle, ma douleur ne diminue pas, et si je m’arrête, elle ne me quitte pas.


Traduction du Rabbinat — 16:7

Oui, à l’heure présente [Dieu] m’a exténué ; tu as jeté le trouble dans tout mon entourage.

Tafsir Rasag — 16:7

Mais maintenant (mon adversaire) m’a épuisé, il a affligé toute ma société.


Traduction du Rabbinat — 16:8

Tu m’as couvert de rides qui sont autant de témoins à charge ; ma maigreur elle-même me trahit et dépose contre moi.

Tafsir Rasag — 16:8

Il m’a brisé comme s’il était un témoin à charge et, quand je niais, il s’est levé contre moi pour témoigner à ma face.


Traduction du Rabbinat — 16:9

Sa fureur me déchire, me traite en ennemi ; il grince des dents contre moi : mon adversaire darde sur moi ses regards.

Tafsir Rasag — 16:9

Dans sa colère, il m’a déchiré et anéanti, il a serré les dents contre moi ; mon ennemi s’est mis à aiguiser son regard vers moi.


Traduction du Rabbinat — 16:10

Ils ouvrent contre moi une bouche béante, ils me frappent ignominieusement sur les joues : en bande ils s’attroupent autour de moi.

Tafsir Rasag — 16:10

On a ouvert la bouche contre moi, ignominieusement on m’a frappé les joues, tous me traitent insolemment,


Traduction du Rabbinat — 16:11

Le Tout-Puissant me livre à des écervelés ; il me jette en proie aux mains des méchants.

Tafsir Rasag — 16:11

puisque le Tout-Puissant me livre aux désirs de l’injuste et me précipite sous la domination des méchants.


Traduction du Rabbinat — 16:12

Je vivais paisible, et il m’a broyé ; il m’a saisi par la nuque et mis en pièces ; il m’a dressé comme une cible à ses coups.

Tafsir Rasag — 16:12

Je vivais en paix et il m’a brisé ; il m’a pris par la nuque et m’a mis en pièces ; il s’est servi de moi comme d’une cible.


Traduction du Rabbinat — 16:13

Ses archers me cernent de toutes parts ; sans pitié il me perce les reins, répand à terre mon fiel.

Tafsir Rasag — 16:13

Ses flèches m’entourent, il perce mes reins sans pitié, il répand mon fiel à terre.


Traduction du Rabbinat — 16:14

Il ouvre en moi brèche sur brèche, il court sur moi comme un guerrier puissant.

Tafsir Rasag — 16:14

Il fait en moi brèche sur brèche, il me court sus comme un guerrier,


Traduction du Rabbinat — 16:15

J’ai cousu un cilice sur ma peau desséchée et traîné mon front16 dans la poussière.

16 קרני « ma corne », ma gloire.

Tafsir Rasag — 16:15

au point que j’ai cousu un cilice sur ma peau, que j’ai enfoncé dans la poussière ma tête.


Traduction du Rabbinat — 16:16

J’ai le visage tout bouffi par les pleurs ; une nuit noire s’étend sur mes paupières.

Tafsir Rasag — 16:16

Mon visage a jauni de pleurs et l’obscurité a voilé mes pupilles,


Traduction du Rabbinat — 16:17

Et aucune injustice ne souille mes mains ! Et ma prière a toujours été pure !

Tafsir Rasag — 16:17

bien qu’il n’y ait eu aucune iniquité dans mes mains et que ma prière ait été pure.


Traduction du Rabbinat — 16:18

Ô terre, ne recouvre pas mon sang ! Qu’aucun obstacle n’arrête mes cris !

Tafsir Rasag — 16:18

Mais, si cela était, ô ma terre, ne couvre pas mes méfaits et que mon cri de douleur n’arrive nulle part,


Traduction du Rabbinat — 16:19

Dès maintenant j’ai un témoin pour moi dans les cieux, un répondant dans les régions supérieures.

Tafsir Rasag — 16:19

maintenant surtout que j’ai mon témoin au ciel et mon garant là-haut !


Traduction du Rabbinat — 16:20

Mes amis se raillent de moi : c’est vers Dieu que s’élèvent mes yeux baignés de larmes,

Tafsir Rasag — 16:20

mes juges et mes compagnons, mon œil a été éclairé par l’espoir eu Dieu.


Traduction du Rabbinat — 16:21

pour qu’il soit lui-même arbitre entre l’homme et Dieu, entre le fils de l’homme et son semblable.

Tafsir Rasag — 16:21

Comment l’homme se mettrait-il en face de Dieu pour discuter comme il se met à discuter avec son prochain ?


Traduction du Rabbinat — 16:22

Car ce peu d’années vont s’écouler, et je prendrai un chemin par où je ne repasserai point.

Tafsir Rasag — 16:22

Voici que des années peu nombreuses viendront et que je marcherai sur un chemin où je ne reviendrai pas.


Chapitre 17

Traduction du Rabbinat — 17:1

Mon âme est meurtrie, mes jours s’éteignent, la tombe m’attend.

Tafsir Rasag — 17:1

Ma vie a été détruite, mes jours ont été écrémés, les tombes sont devenues mon désir,


Traduction du Rabbinat — 17:2

Ne suis-je pas en butte à des moqueries ? Mes yeux ne sont-ils pas constamment témoins de leurs perfidies ?

Tafsir Rasag — 17:2

car des gens moqueurs sont avec moi, et je passe ma nuit à réfuter leurs paroles.


Traduction du Rabbinat — 17:3

Ah ! De grâce, accorde-moi [ta caution] ! Sois toi-même mon garant vis-à-vis de toi qui voudrait s’engager pour moi17 ?

17 Mot à mot : me frapper dans la main.

Tafsir Rasag — 17:3

Et lorsque je dis à l’un d’eux : Porte-toi garant pour moi, il ne s’en trouve pas un seul qui me frappe dans la main.


Traduction du Rabbinat — 17:4

Car tu as fermé leur cœur à la raison ; aussi ne les laisseras-tu pas triompher.

Tafsir Rasag — 17:4

C’est comme si tu avais fermé leurs cœurs à la raison ; aussi n’élèveras-tu pas


Traduction du Rabbinat — 17:5

Pour une part de butin on trahit des amis18, de sorte que les yeux de leurs enfants se consument [de misère].

18 Traduction hypothétique d’un verset très obscur.

Tafsir Rasag — 17:5

celui qui hypocritement adresse à ses amis des paroles artificieuses, et tu affaibliras les yeux de ses enfants ;


Traduction du Rabbinat — 17:6

On a fait de moi la fable des nations ; je suis l’homme à qui on crache au visage19.

19 Cf. Job, XXX,10.

Tafsir Rasag — 17:6

car il a fait de moi la fable des nations et je suis devenu pour les différentes contrées comme le tambourin.


Traduction du Rabbinat — 17:7

Mes yeux sont éteints par le chagrin, et tous mes organes sont comme une ombre.

Tafsir Rasag — 17:7

Mes yeux mêmes se sont éteints par la douleur et mes membres sont tous devenus comme l’ombre.


Traduction du Rabbinat — 17:8

Les gens de bien en sont stupéfaits, et l’innocent en est révolté contre l’impie.

Tafsir Rasag — 17:8

Les justes s’indignent des actes que ceux-là commettent et l’innocent attaque l’hypocrite ;


Traduction du Rabbinat — 17:9

Cependant le juste persiste dans sa conduite, et celui qui a les mains pures redouble d’énergie.

Tafsir Rasag — 17:9

le juste persévère dans sa voie, et celui dont les mains sont pures redouble de vaillance.


Traduction du Rabbinat — 17:10

Quant à vous, retournez-vous donc tous contre moi, venez ! Je ne trouverai pas un sage parmi vous.

Tafsir Rasag — 17:10

Mais, parce que vous êtes allés et venus et que je n’ai pas trouvé parmi vous un sage,


Traduction du Rabbinat — 17:11

Mes jours ont fui, mes projets sont ruinés, ces trésors de mon cœur.

Tafsir Rasag — 17:11

mes jours ont passé ; mes projets se sont brisés, et même les liens de mon cœur,


Traduction du Rabbinat — 17:12

De la nuit ils veulent faire le jour, ils disent la lumière plus proche que les ténèbres20.

20 Ils m’offrent de vaines consolations.

Tafsir Rasag — 17:12

parce que (mes adversaires) transforment la nuit en jour par l’insomnie et que (chez eux) la lumière se rapproche de l’obscurité par le vertige.


Traduction du Rabbinat — 17:13

Si je n’attends plus d’autre demeure que le Cheol, si j’ai étendu ma couche dans la région des ombres ;

Tafsir Rasag — 17:13

Si j’espère une demeure, la tombe est ma maison, et dans les ténèbres j’ai étendu ma couche.


Traduction du Rabbinat — 17:14

si je dis au tombeau : « Tu es mon père ! » et à la vermine : « Tu es ma mère et ma sœur »

Tafsir Rasag — 17:14

J’ai dit au néant : Tu es mon père ; ou bien à la vermine : Tu es ma mère ou ma sœur.


Traduction du Rabbinat — 17:15

où donc est mon espérance ? Mon espérance, qui peut la voir ?

Tafsir Rasag — 17:15

Où est donc celui qui voit mon espérance ou qui entrevoit mon espérance ?


Traduction du Rabbinat — 17:16

Elle a sombré jusqu’au fond du Cheol, si toutefois le repos est assuré dans la poussière.

Tafsir Rasag — 17:16

Ou bien elle est déjà descendue dans la tombe, ou bien elle est allée se fixer (quelque part) sur la terre.


Chapitre 18

Traduction du Rabbinat — 18:1

Bildad prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 18:1

Bildad le Schouhite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 18:2

Jusqu’à quand ferez-vous assaut de discours ? Devenez raisonnables, puis nous pourrons parler.

Tafsir Rasag — 18:2

Quand donc mettrez-vous fin aux discours, quand réfléchirez-vous, pour que nous parlions ?


Traduction du Rabbinat — 18:3

Pourquoi nous considère-t-on comme des brutes ? Pourquoi sommes-nous bornés à vos yeux !

Tafsir Rasag — 18:3

Pourquoi avons-nous été considérés comme des bêtes et avons-nous été bouchés à vos yeux ?


Traduction du Rabbinat — 18:4

Ô toi, qui te déchires toi-même dans ta fureur, est-ce par amour de toi que la terre sera abandonnée et que le rocher changera de place ?

Tafsir Rasag — 18:4

toi qui te déchires toi-même dans ta colère, faut-il qu’à cause de toi la terre soit abandonnée et que le rocher soit transporté hors de son endroit ?


Traduction du Rabbinat — 18:5

Oui certes, la lampe des méchants s’éteint, la flamme de son foyer cesse de briller.

Tafsir Rasag — 18:5

Oui, la lumière des méchants s’éteindra et les étincelles de son feu ne brilleront plus.


Traduction du Rabbinat — 18:6

La lumière s’obscurcit dans sa tente, son flambeau s’éteint au-dessus de lui.

Tafsir Rasag — 18:6

De même que la lumière s’obscurcira dans sa tente, de même sa lampe s’éteindra pour lui.


Traduction du Rabbinat — 18:7

Ses pas, jadis assurés, deviennent hésitants, il est renversé par ses propres projets.

Tafsir Rasag — 18:7

Ses pas se rétréciront parce que les forces lui manqueront, et ses desseins le pousseront à sa perte,


Traduction du Rabbinat — 18:8

Car ses pieds se prennent dans le filet, il chemine sur des rets.

Tafsir Rasag — 18:8

comme si ses pieds étaient pris dans des rets ou bien comme s’il marchait sur un filet,


Traduction du Rabbinat — 18:9

Le piège le saisit au talon, le traquenard se referme violemment sur lui.

Tafsir Rasag — 18:9

comme si le piège l’avait saisi au talon et l’avait arrêté avec son réseau,


Traduction du Rabbinat — 18:10

Des entraves lui sont posées secrètement sur le sol, des embûches couvrent la route qu’il suit.

Tafsir Rasag — 18:10

avec ses cordes enfouies dans la terre et ses liens cachés sur la route.


Traduction du Rabbinat — 18:11

De toutes parts les terreurs le poursuivent et font vaciller ses jambes.

Tafsir Rasag — 18:11

Tout autour de lui les épouvantes lui surviendront, au point quelles le feront chanceler sur ses pieds.


Traduction du Rabbinat — 18:12

Sa vigueur dépérit par la faim, la ruine menace ses flancs.

Tafsir Rasag — 18:12

Son enfant souffrira la faim. La perdition établie sur son flanc


Traduction du Rabbinat — 18:13

Les lambeaux de sa peau deviennent une pâture, ses membres, une proie pour le premier-né de la mort21.

21 C’est-à-dire pour la plus atroce des maladies.

Tafsir Rasag — 18:13

mangera les membres de son corps et les prodromes de la mort consumeront ses membres.


Traduction du Rabbinat — 18:14

Il est arraché de la tente où il vivait en sécurité, et poussé entre les bras du roi des épouvantements22.

22 Désignation de la mort.

Tafsir Rasag — 18:14

L’objet de sa confiance sera arraché de sa tente, et on le conduira vers le chef des terreurs.


Traduction du Rabbinat — 18:15

Des gens qui ne lui sont de rien se fixent dans sa demeure ; une pluie de soufre se répand sur son domaine.

Tafsir Rasag — 18:15

Celles-ci demeureront dans sa tente en place de la nourriture qui lui est due et le soufre sera répandu sur sa demeure.


Traduction du Rabbinat — 18:16

Par en bas, ses racines se dessèchent, par en haut, son feuillage se flétrit.

Tafsir Rasag — 18:16

En bas, ses racines se dessécheront ; en haut, ses produits seront coupés.


Traduction du Rabbinat — 18:17

Son souvenir s’efface de la terre, et rien ne rappelle son nom dans l’étendue du monde.

Tafsir Rasag — 18:17

Sa mémoire disparaîtra de la terre, il n’aura plus de nom sur les places publiques.


Traduction du Rabbinat — 18:18

On le repousse de la lumière dans les ténèbres et on l’expulse de l’univers.

Tafsir Rasag — 18:18

On le poussera de la lumière aux ténèbres et on le bannira du monde.


Traduction du Rabbinat — 18:19

Il ne laisse ni lignée, ni postérité, ni aucun survivant dans son habitation.

Tafsir Rasag — 18:19

Il n’aura ni lignée ni postérité dans son peuple, ni survivant dans sa demeure.


Traduction du Rabbinat — 18:20

Sa destinée frappe de stupeur ceux de l’Occident et donne le frisson à ceux de l’Orient.

Tafsir Rasag — 18:20

Les générations dernières ont été stupéfaites de son malheur et les premières en ont frémi.


Traduction du Rabbinat — 18:21

Oui, voilà ce qui attend les demeures du malfaiteur, la résidence de qui ne reconnaît pas Dieu !

Tafsir Rasag — 18:21

Certes, tel est l’état des demeures des méchants, et telle est la destinée de celui qui n’a pas connu le Tout-Puissant.


Chapitre 19

Traduction du Rabbinat — 19:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 19:1

Job répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 19:2

Jusqu’à quand contristerez-vous mon âme et m’accablerez-vous de vos discours ?

Tafsir Rasag — 19:2

Jusqu’à quand chagrinerez-vous mon âme, et m’affligerez-vous par vos discours ?


Traduction du Rabbinat — 19:3

Voilà dix fois que vous m’injuriez ; vous ne rougissez pas de me torturer.

Tafsir Rasag — 19:3

Voici dix fois que vous m’insultez et que vous n’avez pas honte de me calomnier.


Traduction du Rabbinat — 19:4

Mais soit ! Admettons que j’aie des torts : ces torts ne pèseraient que sur moi.

Tafsir Rasag — 19:4

Si vraiment j’avais erré, mon erreur demeurerait auprès de moi seul.


Traduction du Rabbinat — 19:5

Quant à vous, si vraiment vous prétendez vous grandir à mes dépens et me reprocher la honte où je suis réduit,

Tafsir Rasag — 19:5

De quel droit me traitez-vous avec insolence et me reprochez-vous mon indignité ?


Traduction du Rabbinat — 19:6

sachez donc que c’est Dieu qui m’a fait un passe-droit, et qui m’a enveloppé de ses embûches.

Tafsir Rasag — 19:6

Sachez donc maintenant que Dieu m’a détourné de ma voie, enveloppé dans un de ses filets,


Traduction du Rabbinat — 19:7

Quoi ! Je crie à la violence et ne trouve point d’écho ; j’appelle au secours, et de justice point !

Tafsir Rasag — 19:7

comme si je criais injustement, en sorte qu’on n’eût pas à me répondre, ou comme si je demandais du secours, sans y avoir droit.


Traduction du Rabbinat — 19:8

Il m’a barré la route, impossible de passer ; sur mes sentiers, il a répandu les ténèbres.

Tafsir Rasag — 19:8

(Dieu) m’a barré le chemin pour m’empêcher de passer, il a couvert mes sentiers de ténèbres.


Traduction du Rabbinat — 19:9

Il m’a dépouillé de mon honneur ; il a enlevé la couronne de ma tête.

Tafsir Rasag — 19:9

Il m’a dépouillé de mon honneur, et a enlevé la couronne de ma tête.


Traduction du Rabbinat — 19:10

Il m’a démoli de fond en comble, et je me suis écroulé ; il a arraché comme un arbre mon espérance.

Tafsir Rasag — 19:10

Il a démoli ce qui m’entourait, jusqu’à ce que je fusse parti, et a arraché comme le bois mon espérance.


Traduction du Rabbinat — 19:11

Il a enflammé sa colère contre moi ; il m’a traité comme ses ennemis.

Tafsir Rasag — 19:11

Sa colère s’est enflammée contre moi, et il semble m’avoir mis au rang de ses ennemis.


Traduction du Rabbinat — 19:12

Ses hordes arrivent en masse, se fraient un chemin contre moi et mettent le siège autour de ma tente.

Tafsir Rasag — 19:12

Ses escadrons réunis viennent, déblayent leurs chemins contre moi, et cernent de tous côtés ma tente.


Traduction du Rabbinat — 19:13

Mes frères, il les a éloignés de moi, mes amis ne sont plus que des étrangers pour moi.

Tafsir Rasag — 19:13

Il a éloigné de moi mes frères ; mes connaissances m’ont évité.


Traduction du Rabbinat — 19:14

Mes proches m’ont délaissé, mes intimes m’ont oublié.

Tafsir Rasag — 19:14

Mes proches se sont retirés, et mes compagnons m’ont oublié.


Traduction du Rabbinat — 19:15

Les gens de ma maison, mes propres servantes me considèrent comme un intrus ; je suis devenu un inconnu à leurs yeux.

Tafsir Rasag — 19:15

Même mes clients et mes servantes m’ont considéré comme un étranger ; j’ai été un inconnu pour eux.


Traduction du Rabbinat — 19:16

J’appelle mon serviteur : il ne répond pas ; je suis obligé de le supplier de ma bouche.

Tafsir Rasag — 19:16

J’appelle mon serviteur, et il ne me répond pas jusqu’à ce que je le supplie de ma bouche.


Traduction du Rabbinat — 19:17

Mon haleine est odieuse à ma femme et mes caresses aux fils de mes entrailles23.

23 Cet hémistiche est très diversement interprété. Voir les commentaires.

Tafsir Rasag — 19:17

Ma personne est devenue étrangère à ma femme, et les fils de mes entrailles ne m’ont plus affectionné.


Traduction du Rabbinat — 19:18

Même de jeunes enfants me montrent leur dédain ; quand je veux me lever, ils manifestent contre moi.

Tafsir Rasag — 19:18

Les jeunes gens mêmes me dédaignent et, lorsque je les quitte, ils parlent de moi.


Traduction du Rabbinat — 19:19

Tous mes fidèles confidents m’ont pris en horreur, et ceux que j’aimais se sont tournés contre moi.

Tafsir Rasag — 19:19

Tous mes intimes m’ont pris en horreur, et ceux que j’aimais se sont tournés contre moi.


Traduction du Rabbinat — 19:20

Mes os sont collés à ma peau et à ma chair ; je n’ai sauvé du désastre que la peau de mes dents24.

24 Locution proverbiale signifiant que tout est perdu.

Tafsir Rasag — 19:20

Mes os se sont attachés à ma peau, même la chair de mes dents s’est échappée de moi.


Traduction du Rabbinat — 19:21

Ah ! Pitié, pitié, vous mes amis ! Vous voyez que la main de Dieu m’a frappé.

Tafsir Rasag — 19:21

Ayez pitié de moi, soyez miséricordieux, ô mes compagnons ! car le malheur envoyé par Dieu m’a envahi.


Traduction du Rabbinat — 19:22

Pourquoi me persécutez-vous à l’exemple de Dieu ? Pourquoi êtes-vous insatiables de ma chair ?

Tafsir Rasag — 19:22

Pourquoi me poursuivez-vous comme ces gens-là et êtes-vous insatiables de ma chair ?


Traduction du Rabbinat — 19:23

Plût à Dieu que mes paroles fussent mises par écrit, qu’elles fussent burinées dans le livre !

Tafsir Rasag — 19:23

Si dès maintenant mes paroles étaient écrites ! Si seulement elles étaient tracées dans le livre !


Traduction du Rabbinat — 19:24

Qu’avec un stylet de fer et de plomb, elles fussent gravées pour toujours dans le roc !

Tafsir Rasag — 19:24

Si, avec un stylet de fer ou de plomb, elles étaient gravées dans le roc pour toujours,


Traduction du Rabbinat — 19:25

Je sais bien, moi, que mon sauveur vit, et qu’à la fin il se manifestera sur la terre.

Tafsir Rasag — 19:25

afin que je sache que mes amis subsisteront, et qu’une génération postérieure apparaîtra après eux sur la terre !


Traduction du Rabbinat — 19:26

Après que ma peau, que voilà, sera complètement tombée, libéré de ma chair, je verrai Dieu !

Tafsir Rasag — 19:26

Après que ma peau sera pourrie, mon histoire sera transmise et, par les maladies de mon corps, je montrerai la puissance de Dieu,


Traduction du Rabbinat — 19:27

Oui, je le contemplerai moi-même pour mon bien, mes yeux le verront, non ceux d’un autre. Mon cœur se consume d’attente dans mon sein.

Tafsir Rasag — 19:27

comme je me vois moi-même et comme mes yeux me contemplent, non ceux d’un autre, au point que mes regards perçants pénètrent dans mon sein.


Traduction du Rabbinat — 19:28

Que si donc vous dites : « Comme nous allons nous acharner contre lui ! » le fond du débat tenant à ma personne25,

25 et 26Ces deux derniers versets offrent de grandes difficultés dans l’ensemble et dans les détails.

Tafsir Rasag — 19:28

Mais si vous dites : Que convient-il de poursuivre pour toi ? Quel principe de discours avons-nous trouvé chez toi, pour que nous l’enregistrions ?


Traduction du Rabbinat — 19:29

eh bien, ayez peur du glaive, car l’emportement dont vous faites preuve est un crime passible du glaive ! Ainsi vous apprendrez qu’il y a une justice26.

Tafsir Rasag — 19:29

Prenez garde du glaive, car la colère qu’attirent les péchés, c’est le glaive de Dieu, afin que vous sachiez que le jugement de Dieu est juste.


Chapitre 20

Traduction du Rabbinat — 20:1

Çophar de Naama prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 20:1

Alors Sophar le Naamatite répondit en disant :


Traduction du Rabbinat — 20:2

Eh bien ! Mes réflexions m’incitent à répliquer et aussi les impressions que je ressens.

Tafsir Rasag — 20:2

Certes, mes réflexions m’apprennent que c’est à cause de mon silence


Traduction du Rabbinat — 20:3

Quand j’entends des reproches qui sont un affront pour moi, ma raison me dicte une réponse.

Tafsir Rasag — 20:3

que j’ai dû entendre une remontrance qui est une honte pour moi., et ma raison me fournit un avis


Traduction du Rabbinat — 20:4

Connais-tu ce fait qui a existé de tout temps, depuis que l’homme est placé sur la terre :

Tafsir Rasag — 20:4

en ces termes : Ce que tu as su de tout temps, depuis que l’homme a été placé sur la terre,


Traduction du Rabbinat — 20:5

que le triomphe des méchants est éphémère et que la joie du pervers ne dure qu’un instant ?

Tafsir Rasag — 20:5

c’est que le cri de joie des scélérats ne va pas loin, et que la gaieté de l’hypocrite ne dure qu’un clin d’œil.


Traduction du Rabbinat — 20:6

Dût sa stature monter jusqu’au ciel et sa tête atteindre les nuages,

Tafsir Rasag — 20:6

Si même sa puissance peut monter jusqu’au ciel, et sa tête atteindre les nuages,


Traduction du Rabbinat — 20:7

aussi sûrement que ses excréments, il périra sans retour : ceux qui le voyaient diront : « Où est-il ? »

Tafsir Rasag — 20:7

lorsqu’il disparaîtra, il périra pour toujours, de sorte que celui qui le regardait dira : Où est-il ?


Traduction du Rabbinat — 20:8

Comme un songe, il s’envole, et l’on perd ses traces ; il s’évanouit comme une vision nocturne.

Tafsir Rasag — 20:8

Il s’envole comme le rêve, et on ne le trouve plus, il est agité comme de visions nocturnes.


Traduction du Rabbinat — 20:9

L’œil qui l’a contemplé ne le découvre plus ; sa demeure n’a plus de regard pour lui.

Tafsir Rasag — 20:9

Et lorsqu’un œil se porte vers lui, il ne le retrouve plus, et ne l’aperçoit plus à son endroit.


Traduction du Rabbinat — 20:10

Ses fils devront solliciter la pitié des pauvres, et ses propres mains restituer la fortune acquise.

Tafsir Rasag — 20:10

De même que ses enfants opprimaient les pauvres, et que ses mains ramassaient ses rapines,


Traduction du Rabbinat — 20:11

Ses membres, tout pleins encore de vigueur juvénile, se verront couchés dans la poussière.

Tafsir Rasag — 20:11

ainsi, pendant que ses membres sont pleins de la force de sa jeunesse, elle sera couchée avec lui dans la poussière.


Traduction du Rabbinat — 20:12

S’il arrive que la perversité soit douce à sa bouche, qu’il la fasse glisser sous sa langue27 ;

27 Comme une Friandise.

Tafsir Rasag — 20:12

Et puisque, le mal étant agréable à sa bouche, il le cache sous sa langue pour le posséder exclusivement,


Traduction du Rabbinat — 20:13

qu’il la ménage longtemps, ne cessant de la savourer, et la retienne encore au fond de son palais,

Tafsir Rasag — 20:13

qu’il le ménage et ne l’abandonne pas, qu’il le retient à son palais pour ne pas. en parler,


Traduction du Rabbinat — 20:14

alors son aliment se transforme dans ses entrailles et devient dans son sein l’amer venin de l’aspic.

Tafsir Rasag — 20:14

c’est pourquoi cette nourriture se transformera dans ses entrailles, comme si le fiel des serpents tachetés était dans son corps.


Traduction du Rabbinat — 20:15

Il a dévoré une fortune et il faut qu’il la rejette : Dieu l’expulsera de ses intestins.

Tafsir Rasag — 20:15

Et comme il a avalé du bien défendu, ainsi il le vomira, Dieu même l’arrachera de son ventre,


Traduction du Rabbinat — 20:16

C’est du poison d’aspic qu’il suçait : il périra par la langue de la vipère.

Tafsir Rasag — 20:16

comme s’il suçait le venin des vipères, ou comme si la langue des aspics le tuait.


Traduction du Rabbinat — 20:17

Qu’il n’espère point se délecter aux flots des ruisseaux de miel, des torrents de lait !

Tafsir Rasag — 20:17

Et il ne verra ni courants, ni fleuves, ni ruisseaux de ce qui est agréable comme le miel et le beurre.


Traduction du Rabbinat — 20:18

Il faut qu’il rende le fruit de son labeur, avant de le consommer ; il en sera de même des biens qu’il s’est acquis par ses échanges : il n’en tirera aucun plaisir.

Tafsir Rasag — 20:18

Et, comme il amassait le gain défendu, il ne l’avalera pas et, de même qu ’il s’empressait à prendre le bien d’autrui, il n’en jouira pas.


Traduction du Rabbinat — 20:19

C’est qu’il a écrasé les faibles et les a abandonnés à eux-mêmes ; il a ruiné des maisons par la rapine et ne les a point rebâties.

Tafsir Rasag — 20:19

De même qu’il a opprimé ses semblables de manière à les laisser pauvres, de même il ne construira pas la maison qu’il a ravie.


Traduction du Rabbinat — 20:20

C’est qu’il n’a pas connu la paix intérieure : il ne sauvera rien de ses plus chers trésors.

Tafsir Rasag — 20:20

Et, de même que les pauvres n’ont pas connu la tranquillité dans leurs seins à cause de lui, de même ils ne se sauveront pas, en dépit de leurs espérances.


Traduction du Rabbinat — 20:21

Rien n’échappait à ses appétits ; aussi son bien-être n’aura-t-il aucune durée.

Tafsir Rasag — 20:21

Et, parce qu’il ne leur sera pas resté un débris de nourriture, son bien à lui ne durera pas,


Traduction du Rabbinat — 20:22

Alors qu’il regorge de biens, il est dans la gêne ; la main de tout misérable s’abattra sur lui.

Tafsir Rasag — 20:22

et, lorsque sa portion sera remplie, il sera dans la détresse et subira la peine de tous les malheureux qu’il a réduits à la misère.


Traduction du Rabbinat — 20:23

[Dieu] se dispose à lui bourrer le ventre en lâchant contre lui son ardente colère, en la faisant pleuvoir sur lui en guise de nourriture.

Tafsir Rasag — 20:23

De même qu’il s’était proposé de se remplir le ventre de choses défendues, de même (Dieu) enverra contre lui la violence de sa colère, comme s’il faisait pleuvoir sur lui son attaque.


Traduction du Rabbinat — 20:24

Il voudra fuir les armes de fer : il sera transpercé par un arc d’airain.

Tafsir Rasag — 20:24

S’il s’enfuit devant l’arme de fer, l’arc d’airain à son tour le frappera,


Traduction du Rabbinat — 20:25

La flèche qui l’atteint, il la retire de son corps ; elle sort étincelante du foie qu’elle a percé ; l’épouvante le saisit.

Tafsir Rasag — 20:25

et une flèche sera retirée et sortira de son dos, une matière jaune s’échappera de sa bile, et la terreur tombera sur lui.


Traduction du Rabbinat — 20:26

Tous les noirs désastres menacent les trésors qu’il a amassés ; un feu que personne n’a attisé le consume et dévore tout ce qui est resté dans sa demeure.

Tafsir Rasag — 20:26

Et, parce qu’il pillait dans l’obscurité tout trésor pour l’enfouir dans ses magasins, c’est pourquoi il sera dévoré par le feu (de la géhenne) que personne n’attise ; et, parce qu’il maltraitait l’homme qui se réfugiait dans sa tente,


Traduction du Rabbinat — 20:27

Les cieux dénoncent son crime et la terre se soulève contre lui.

Tafsir Rasag — 20:27

c’est pourquoi ceux qui habitent les cieux révéleront son péché et les habitants de la terre se lèveront contre lui.


Traduction du Rabbinat — 20:28

Les biens de sa maison s’en vont ; tout s’écroule au jour de la colère divine.

Tafsir Rasag — 20:28

Les produits de sa demeure seront précipités comme (les biens) qui furent entraînés au jour de la colère (divine).


Traduction du Rabbinat — 20:29

Telle est la part que Dieu réserve à l’homme pervers ; tel est l’héritage qui lui est destiné par la parole du Tout-Puissant.

Tafsir Rasag — 20:29

Telle est la part que Dieu réserve à l’homme méchant ; c’est là l’héritage qui lui est assigné par le Tout-Puissant.


Chapitre 21

Traduction du Rabbinat — 21:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 21:1

Alors Job commença et dit :


Traduction du Rabbinat — 21:2

Daignez écouter mes paroles : je ne vous demande pas d’autres consolations.

Tafsir Rasag — 21:2

Écoutez, écoutez mes paroles, et que cela soit votre manière de me consoler.


Traduction du Rabbinat — 21:3

Faites-moi un peu crédit pour que je puisse parler, et quand j’aurai fini, libre à vous de me railler.

Tafsir Rasag — 21:3

Permettez-moi de vous parler et, quand j’aurai parlé, vous vous moquerez de moi, si je le mérite.


Traduction du Rabbinat — 21:4

Est-ce donc contre des hommes que mes plaintes sont dirigées ? Dès lors pourquoi ma patience ne serait-elle pas à bout ?

Tafsir Rasag — 21:4

Est-ce que ma plainte s’adresse à un autre homme qui soit avec moi ? Pourquoi ma patience ne serait-elle pas à bout ?


Traduction du Rabbinat — 21:5

Tournez-vous vers moi et soyez stupéfaits, et posez la main sur la bouche.

Tafsir Rasag — 21:5

Tournez-vous vers moi et soyez stupéfaits ; mettez la main sur votre bouche.


Traduction du Rabbinat — 21:6

Moi-même, en évoquant mes souvenirs, je suis consterné, et un frisson d’horreur s’empare de mon corps.

Tafsir Rasag — 21:6

Et avec cela, quand je me rappelle une chose, je m’en effraie, et un tremblement saisit mon corps.


Traduction du Rabbinat — 21:7

Pourquoi les méchants demeurent-ils en vie ? Pourquoi vont-ils progressant et croissant en puissance ?

Tafsir Rasag — 21:7

Pourquoi les méchants vivent-ils, deviennent-ils gros et gras et leur richesse augmente-t-elle ?


Traduction du Rabbinat — 21:8

Leur postérité est fortement établie devant eux, avec eux : leurs descendants sont là sous leurs yeux.

Tafsir Rasag — 21:8

Leur race subsiste devant eux, en même temps qu’eux, et leurs rejetons restent sous leurs yeux.


Traduction du Rabbinat — 21:9

Leurs maisons sont en paix, à l’abri de toute crainte ; la verge de Dieu ne les atteint pas.

Tafsir Rasag — 21:9

Leurs maisons sont à l’abri de la crainte, et la verge de Dieu ne leur inflige pas de maladies.


Traduction du Rabbinat — 21:10

Leurs taureaux s’accouplent et ne sont pas stériles ; leurs génisses mettent bas et ne perdent pas leurs petits.

Tafsir Rasag — 21:10

Leur taureau dans la saillie ne glisse pas, leur vache n’avorte pas en vêlant.


Traduction du Rabbinat — 21:11

Ils envoient dehors leurs jeunes garçons comme un troupeau de brebis, et leurs enfants se livrent à leurs ébats.

Tafsir Rasag — 21:11

Ils laissent aller leurs garçons comme les troupeaux, et bondir leurs enfants.


Traduction du Rabbinat — 21:12

Ils entonnent des chants en s’accompagnant du tambourin et du luth, et ils s’égaient aux sons de la flûte.

Tafsir Rasag — 21:12

Ils portent le tambourin et le luth et se réjouissent au son de la flûte.


Traduction du Rabbinat — 21:13

Ils consument leurs jours dans le bonheur et, en un instant, ils descendent au Cheol.

Tafsir Rasag — 21:13

Ils passent leurs jours dans une vie de plaisirs, en un clin d’œil ils descendent dans la tombe sans maladie.


Traduction du Rabbinat — 21:14

Et pourtant ils disent à Dieu : « Laisse-nous, nous n’avons nulle envie de connaître tes voies.

Tafsir Rasag — 21:14

Pourtant ils ont dit au Tout-Puissant : Laisse-nous ! nous ne voulons pas connaître tes voies,


Traduction du Rabbinat — 21:15

Qu’est-ce que le Tout-Puissant, que nous le servions ? Quel profit aurons-nous à lui adresser des prières ? »

Tafsir Rasag — 21:15

Qu’est-ce que Celui qui se suffit, pour que nous le servions ? Quel profit aurons-nous en nous adressant à lui ?


Traduction du Rabbinat — 21:16

Assurément, ce n’est pas à leurs mains28 qu’ils sont redevables de leur bien-être. (Puisse toutefois le conseil des méchants être loin de moi !)

28 Mais bien à Dieu.

Tafsir Rasag — 21:16

Et voici que les justes n’ont pas leur bonheur entre leurs mains et son décret contre les méchants est éloigné d’eux.


Traduction du Rabbinat — 21:17

Arrive-t-il souvent que la lampe des impies s’éteigne, que le malheur fonde sur eux et que [Dieu] leur assigne dans sa colère le sort qu’ils méritent ?

Tafsir Rasag — 21:17

Car ils disent : Quand s’éteindra la lampe des méchants ? Quand la ruine les atteindra-t-elle et recevront-ils une part de la colère divine, ainsi qu’on répartit les lots ?


Traduction du Rabbinat — 21:18

Arrive-t-il souvent qu’ils soient comme la paille emportée par le vent, comme le chaume qu’enlève la tempête ?

Tafsir Rasag — 21:18

Quand deviendront-ils semblables à la paille chassée par le vent, au chaume emporté par le tourbillon ?


Traduction du Rabbinat — 21:19

Dieu dira-t-on réserve à ses enfants le châtiment de ses crimes : — mais qu’il l’inflige donc à lui-même, pour qu’il s’en ressente !

Tafsir Rasag — 21:19

Dieu réserve-t-il aux enfants du méchant sa vengeance ? C’est lui que Dieu doit punir pour qu’il sache,


Traduction du Rabbinat — 21:20

Que ses propres yeux soient témoins de sa chute et qu’il s’abreuve de la colère de Dieu !

Tafsir Rasag — 21:20

pour que ses yeux voient sa ruine et qu’il boive la colère de Celui qui se suffit.


Traduction du Rabbinat — 21:21

Car quel intérêt peut-il porter à sa maison, quand il ne sera plus, puisque le nombre de ses années est fixé d’avance ?

Tafsir Rasag — 21:21

Mais que peut-il désirer pour sa maison après lui, alors que le nombre de ses mois lui a été dévolu ?


Traduction du Rabbinat — 21:22

Est-ce à Dieu qu’on enseignera ce qui est raisonnable, à lui qui juge avec une autorité souveraine29 ?

29 רמים .Exégèse de Raschi.

Tafsir Rasag — 21:22

L’homme enseignera-t-il la science à Dieu qui décide d’en haut ?


Traduction du Rabbinat — 21:23

Celui-ci meurt au fort de sa vigueur, en pleine quiétude, en pleine paix,

Tafsir Rasag — 21:23

Qu’un tel meure dans la force de sa santé après avoir passé toute sa vie en parfaite tranquillité,


Traduction du Rabbinat — 21:24

alors que ses récipients débordent de lait, et que la moelle de ses os est abondamment pourvue.

Tafsir Rasag — 21:24

ses baquets étant remplis de lait, et ses membres trempés de moelle ;


Traduction du Rabbinat — 21:25

Celui-là meurt, l’âme rassasiée d’amertume, sans avoir goûté le bonheur.

Tafsir Rasag — 21:25

et que tel autre meure dans l’amertume de son âme, et sans avoir goûté aucun bien ;


Traduction du Rabbinat — 21:26

Et tous deux sont couchés dans la poussière et deviennent également la proie de la pourriture.

Tafsir Rasag — 21:26

tous deux sont couchés ensemble dans la poussière, et la pourriture les couvre tous deux.


Traduction du Rabbinat — 21:27

Eh quoi ! Je connais vos intentions et les arrière-pensées que vous nourrissez injustement contre moi,

Tafsir Rasag — 21:27

H semble que je connaisse vos pensées et les opinions par lesquelles vous m’accablez,


Traduction du Rabbinat — 21:28

quand vous dites : « Où est la maison de l’homme important30 ? Où, la tente habitée par les méchants ? »

30 נדיב ; d’après Ibn-Ezra.

Tafsir Rasag — 21:28

à savoir que vous dites : Où est la maison de l’homme généreux et où sont les demeures des méchants ? Tu les as rendues égales entre elles.


Traduction du Rabbinat — 21:29

Eh bien ! Interrogez ceux qui parcourent le monde et ne méconnaissez pas les preuves qu’ils apportent :

Tafsir Rasag — 21:29

N’avez-vous pas interrogé ceux qui passent sur la route et n’avez-vous pas reconnu comme vraies leurs indications ?


Traduction du Rabbinat — 21:30

c’est qu’au jour du désastre le méchant est épargné ; au jour des violentes colères, il est tiré du danger.

Tafsir Rasag — 21:30

Certes, jusqu’au jour de la ruine le méchant est épargné, et on le pourvoit jusqu’au jour de la résurrection.


Traduction du Rabbinat — 21:31

Qui lui jettera sa conduite à la face ? Et ce qu’il a fait, qui le lui paiera ?

Tafsir Rasag — 21:31

Maintenant, qui lui exposera en face sa conduite, qui le rétribuera pour ce qu’il a fait ?


Traduction du Rabbinat — 21:32

On le porte en pompe au lieu de sépulture, et on veille sur son mausolée.

Tafsir Rasag — 21:32

Car lui, il est amené, pourvu de tout, vers les tombeaux et l’on veille sur leurs mausolées,


Traduction du Rabbinat — 21:33

Légères lui sont les glèbes de la vallée ; tout le monde se traîne à sa suite ; comme il a été précédé d’une innombrable multitude.

Tafsir Rasag — 21:33

comme si les mottes de la vallée lui étaient douces ; tout le monde est entraîné après lui et ceux qui l’ont précédé sont innombrables.


Traduction du Rabbinat — 21:34

Comment donc m’offrirez-vous de vaines consolations ? De toutes vos répliques il ne demeure qu’une criarde injustice.

Tafsir Rasag — 21:34

Comment donc m’offrez-vous des consolations vaines, quand vos réponses sont parentes de la mauvaise foi.


Chapitre 22

Traduction du Rabbinat — 22:1

Eliphaz prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 22:1

Alors Eliphaz le Témanite prit la parole, et dit :


Traduction du Rabbinat — 22:2

Est-ce à Dieu que l’homme rend service ? C’est lui-même que sert le sage.

Tafsir Rasag — 22:2

Est-ce que l’homme peut se tenir en face du Tout-Puissant pour qu’un (juge) intelligent se dresse devant tous deux ?


Traduction du Rabbinat — 22:3

Qu’importe au Tout-Puissant que tu sois juste ? Quel profit pour lui, si tu mènes une, conduite sans reproche ?

Tafsir Rasag — 22:3

Celui qui se suffit désire-t-il que tu sois juste, ou a-t-il intérêt à ce que tu perfectionnes ta conduite ?


Traduction du Rabbinat — 22:4

Serait-ce en raison de ta piété qu’il te châtie et entre en jugement avec toi ?

Tafsir Rasag — 22:4

Est-ce qu’il te réprimandera pour ta piété ou te citera pour elle en justice ?


Traduction du Rabbinat — 22:5

Certes, il faut que ta perversité soit grande et innombrables tes méfaits.

Tafsir Rasag — 22:5

Certes ta méchanceté était grande et tes méfaits étaient innombrables,


Traduction du Rabbinat — 22:6

Car, sans motif, tu confisquais le bien de tes frères et dépouillais les gens de leurs vêtements jusqu’à les mettre à nu.

Tafsir Rasag — 22:6

Par exemple, tu demandais sans raison un gage à ton frère et tu dépouillais de leurs vêtements les gens en sorte qu’ils restaient nus.


Traduction du Rabbinat — 22:7

Tu ne donnais pas d’eau à boire à l’homme altéré, à l’affamé tu refusais du pain.

Tafsir Rasag — 22:7

Tu ne donnais point à boire à l’homme épuisé ; à l’affamé tu refusais la nourriture.


Traduction du Rabbinat — 22:8

L’homme à poigne serait-il seul maître de la terre ? Celui qui a du crédit aurait-il seul le droit de l’occuper ?

Tafsir Rasag — 22:8

À l’homme au bras puissant tu abandonnais la terre, et tu y soutenais par injustice l’homme considérable.


Traduction du Rabbinat — 22:9

Les veuves, tu les congédiais les mains vides, et les bras des orphelins étaient brisés [par toi].

Tafsir Rasag — 22:9

Jadis tu renvoyais les veuves les mains vides, et tu rendais plus faibles les bras des orphelins.


Traduction du Rabbinat — 22:10

C’est pourquoi tu es environné de pièges et assiégé de terreurs subites.

Tafsir Rasag — 22:10

Voilà pourquoi les pièges t’entourent, et des terreurs subites t’épouvantent.


Traduction du Rabbinat — 22:11

Ou bien ce sont des ténèbres qui masquent ta vue, un déluge d’eaux qui te recouvre.

Tafsir Rasag — 22:11

Ou bien tu seras dans l’obscurité sans rien voir, ou bien l’averse d’eau te couvrira.


Traduction du Rabbinat — 22:12

Dieu [, dans ta pensée,] n’est-il pas relégué dans les hauteurs célestes ? Tu es frappé de l’éloignement des étoiles qui sont à une si grande distance !

Tafsir Rasag — 22:12

Dieu n’est-il pas dans les hauteurs du ciel ? Regarde la situation des astres, combien elle est élevée !


Traduction du Rabbinat — 22:13

Et tu dis : « Qu’est-ce que Dieu peut savoir ? Exerce-t-il sa justice à travers la brume épaisse ?

Tafsir Rasag — 22:13

Comment donc peux-tu dire : Que saura le Tout-Puissant ? Comment t’étonnes-tu qu’il juge à travers les ténèbres,


Traduction du Rabbinat — 22:14

Les nuages lui forment une retraite mystérieuse, l’empêchant de voir, et il ne fait que parcourir la circonférence des cieux ! »

Tafsir Rasag — 22:14

parce que les nuées le couvrent et qu’il ne voit pas, et que le rideau du ciel se meut au-dessous de lui ?


Traduction du Rabbinat — 22:15

Prétends-tu donc suivre l’antique route que foulaient les hommes d’iniquité,

Tafsir Rasag — 22:15

Gardes-tu les opinions des partisans de l’éternité (du monde), qu’ont suivies les hommes d’iniquité ?


Traduction du Rabbinat — 22:16

qui étaient emportés avant le temps, et dont les fondements ressemblaient à un torrent qui s’écoule,

Tafsir Rasag — 22:16

Ils furent emportés avant le temps, et leurs fondements s’écoulèrent comme le torrent.


Traduction du Rabbinat — 22:17

qui disaient à Dieu : « Laisse-nous ! » Car que pouvait bien faire contre eux le Tout-Puissant ?

Tafsir Rasag — 22:17

Ils disaient au Tout-Puissant : Laisse-nous ! et dédaignaient les bienfaits de Celui qui se suffit.


Traduction du Rabbinat — 22:18

C’est pourtant lui qui avait rempli leurs maisons de bien-être ! (Puisse le conseil des méchants être loin de moi !)

Tafsir Rasag — 22:18

C’est cependant lui qui avait rempli leurs maisons de biens et, leur accordant un répit, avait éloigné d’eux le décret lancé contre les méchants.


Traduction du Rabbinat — 22:19

Les justes ont été témoins [de leur ruine] et s’en sont réjouis ; l’homme honnête s’est raillé d’eux :

Tafsir Rasag — 22:19

Les justes les verront et se réjouiront et l’innocent se moquera d’eux,


Traduction du Rabbinat — 22:20

« Eh bien, disaient-ils, nos adversaires sont anéantis, le feu a dévoré leurs biens ! »

Tafsir Rasag — 22:20

à moins que leurs personnes n’aient disparu, et que le feu n’ait consumé leur postérité.


Traduction du Rabbinat — 22:21

Ah ! De grâce, réconcilie-toi avec Dieu, et tu vivras en paix ; par là le bonheur renaîtra pour toi.

Tafsir Rasag — 22:21

Donc, appuie-toi sur Dieu, et tu seras sauvé, par là te viendra le bonheur.


Traduction du Rabbinat — 22:22

Accueille donc l’enseignement émanant de sa bouche, et dépose ses paroles en ton cœur.

Tafsir Rasag — 22:22

Accepte les prescriptions qu’il te fait, et place ses paroles dans ton cœur.


Traduction du Rabbinat — 22:23

Reviens au Tout-Puissant et tu seras restauré, éloigne l’injustice de ta tente.

Tafsir Rasag — 22:23

Si tu reviens à Celui qui se suffit, tu seras rétabli, en éloignant l’iniquité de ta demeure.


Traduction du Rabbinat — 22:24

Jette à la poussière ton métal précieux, et aux cailloux des torrents ton or d’Ophir !

Tafsir Rasag — 22:24

Mets au niveau du sol la forteresse, et compte comme les cailloux des torrents l’or d’Ophir.


Traduction du Rabbinat — 22:25

Et le Tout-Puissant sera pour toi un amas de trésors, un monceau d’argent.

Tafsir Rasag — 22:25

Par contre, que Celui qui se suffit soit ta forteresse et ta fortune visible ;


Traduction du Rabbinat — 22:26

Car alors tu trouveras tes délices dans le Tout-Puissant, et tu pourras relever ton front vers Dieu.

Tafsir Rasag — 22:26

car alors tu te délecteras en lui et tu lèveras ta face vers lui pour l’implorer.


Traduction du Rabbinat — 22:27

Tu l’invoqueras et il t’entendra, et tu t’acquitteras de tes vœux.

Tafsir Rasag — 22:27

Tu l’imploreras et il t’exaucera, et tu t’acquitteras de tes vœux.


Traduction du Rabbinat — 22:28

Tu formeras des projets et ils s’accompliront en ta faveur, la lumière brillera sur tes routes.

Tafsir Rasag — 22:28

Tu décideras une chose, et elle te réussira ; sur tes chemins brillera la lumière.


Traduction du Rabbinat — 22:29

On voudra t’abaisser, mais tu diras : « Debout ! » Car Dieu vient en aide à qui baisse humblement les yeux.

Tafsir Rasag — 22:29

Et tu sauras que (tes amis) se sont abaissés devant toi, eux dont tu as dit : Voici de l’orgueil ! (Dieu) secourt celui qui a les yeux baissés,


Traduction du Rabbinat — 22:30

Il sauvera même celui qui n’est pas sans faute ; oui, celui-ci sera sauvé par la pureté de tes mains.

Tafsir Rasag — 22:30

et il sauve l’innocent ; toi de même, tu seras sauvé par la pureté de tes mains.


Chapitre 23

Traduction du Rabbinat — 23:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 23:1

Alors Job prit la parole et dit :


Traduction du Rabbinat — 23:2

Aujourd’hui encore ma plainte est traitée de révolte ; [pourtant] ma main se fatigue à comprimer mes soupirs.

Tafsir Rasag — 23:2

Aujourd’hui aussi ma plainte est en révolte et le coup qui me frappe s’est aggravé avec mon gémissement.


Traduction du Rabbinat — 23:3

Que ne m’est-il donné de savoir où le trouver ! Je voudrais pénétrer jusqu’à son siège.

Tafsir Rasag — 23:3

Si seulement je pouvais trouver celui que je connais et arriver à son séjour !


Traduction du Rabbinat — 23:4

J’exposerais ma cause devant lui, ayant la bouche pleine d’arguments.

Tafsir Rasag — 23:4

Alors j’exposerais devant lui ma cause et je remplirais ma bouche d’arguments,


Traduction du Rabbinat — 23:5

Je connaîtrais les réponses qu’il m’opposerait et me rendrais compte de ce qu’il me dirait.

Tafsir Rasag — 23:5

en sorte que je susse quelle sera sa réponse, et que je comprisse ce qu’il me dira.


Traduction du Rabbinat — 23:6

Jetterait-il le poids de sa force dans sa discussion avec moi ? Non, mais il me prêterait quelque attention.

Tafsir Rasag — 23:6

Est-ce par la grandeur de sa force qu’il lutte avec moi ? Ce n’est pas lui seul qui s’acharne contre moi.


Traduction du Rabbinat — 23:7

C’est un homme droit qui se trouverait alors en face de lui, et pour toujours je serais quitte envers mon juge.

Tafsir Rasag — 23:7

Là, je me poserais devant lui en homme juste, de manière à échapper pour toujours à mon adversaire.


Traduction du Rabbinat — 23:8

Mais quoi ! Je me dirige vers l’Orient : il n’y est pas ! — vers l’Occident, je ne le remarque point !

Tafsir Rasag — 23:8

Mais voici que je vais à l’orient et il n’y est point, à l’occident et je ne l’aperçois pas ;


Traduction du Rabbinat — 23:9

Exerce-t-il son action au Nord ? Je ne le vois pas ; se retire-t-il au Sud ? Je ne l’aperçois pas.

Tafsir Rasag — 23:9

s’il occupe le nord, je ne le vois pas, et s’il se tourne vers le sud, je ne le découvre pas ;


Traduction du Rabbinat — 23:10

Car il connaît la conduite que je mène : s’il me jetait au creuset, j’en sortirais pur comme l’or.

Tafsir Rasag — 23:10

car il sait que la voie de la justice est de mon côté, et que de l’épreuve qu’il m’a fait subir, je suis sorti pur comme l’or.


Traduction du Rabbinat — 23:11

Mon pied s’est attaché fidèlement à ses traces ; j’ai suivi ses voies sans dévier.

Tafsir Rasag — 23:11

Mon pied s’est attaché au pas de son prophète ; je me suis maintenu dans sa voie sans dévier.


Traduction du Rabbinat — 23:12

Des préceptes de ses lèvres je ne me suis pas écarté ; plus qu’à mes propres inspirations, j’ai obéi aux paroles de sa bouche.

Tafsir Rasag — 23:12

Je ne me suis point écarté de l’ordre qu’il a donné ; plus que de mes propres desseins, je me suis souvenu de ses paroles.


Traduction du Rabbinat — 23:13

Mais lui, il demeure immuable : qui pourrait le faire changer d’avis ? Ce qui lui plaît, il l’accomplit.

Tafsir Rasag — 23:13

Lui, il est unique ; qui peut lui résister ? Ce que son âme a voulu, il le fait,


Traduction du Rabbinat — 23:14

Assurément, il exécutera jusqu’au bout ce qu’il a décrété contre moi : il nourrit encore beaucoup de desseins semblables.

Tafsir Rasag — 23:14

et certes, il accomplira ses décisions à mon égard ; il en a pris beaucoup de semblables.


Traduction du Rabbinat — 23:15

C’est pourquoi je me sens troublé devant sa face ; en y réfléchissant, j’ai peur de lui.

Tafsir Rasag — 23:15

C’est pourquoi je suis effrayé devant lui et, toutes les fois que je réfléchis, c’est par lui que je suis saisi de terreur.


Traduction du Rabbinat — 23:16

Dieu a découragé mon cœur, le Tout-Puissant m’a rempli d’épouvante,

Tafsir Rasag — 23:16

Et le Tout-Puissant a amolli mon cœur, et Celui qui se suffit m’a consterné,


Traduction du Rabbinat — 23:17

puisque [d’une part], il ne m’a pas anéanti par les ténèbres qui m’accablent, et que [d’autre part] il n’a pas voulu me mettre à l’abri de cette sombre nuit31.

31 Nous suivons pour ce difficile verset l’exégèse de Raschi.

Tafsir Rasag — 23:17

alors que je n’ai pas péri devant les ténèbres, et que l’obscurité n’a pas tout effacé devant moi.


Chapitre 24

Traduction du Rabbinat — 24:1

Pourquoi les temps [des représailles] ne sont-ils pas réglés par le Tout-Puissant, et ses fidèles ne voient-ils pas se lever ses jours de justice ?

Tafsir Rasag — 24:1

Je dirai : Pourquoi n’a-t-on pas aperçu les heures assignées par Celui qui se suffit, et pourquoi ceux qui le connaissent n’ont-ils pas vu les jours annoncés


Traduction du Rabbinat — 24:2

Il en est qui reculent les bornes, qui ravissent des troupeaux et les conduisent au pâturage.

Tafsir Rasag — 24:2

pour les gens qui déplacent les bornes, et font paître le troupeau qu’ils ont enlevé,


Traduction du Rabbinat — 24:3

Ils emmènent l’âne des orphelins et saisissent comme gage le bœuf de la veuve.

Tafsir Rasag — 24:3

qui poussent devant eux l’âne des orphelins, et prennent en gage le bœuf de la veuve,


Traduction du Rabbinat — 24:4

Ils forcent les indigents à se détourner du chemin ; les faibles dans le pays sont tous obligés de se cacher.

Tafsir Rasag — 24:4

qui détournent les pauvres de leur chemin, et obligent les faibles du pays à se cacher devant eux,


Traduction du Rabbinat — 24:5

Voyez, tels des ânes sauvages dans le désert, [ces malheureux] se mettent en campagne pour leur besogne, recherchant quelque nourriture : la lande leur fournit du pain pour leurs enfants.

Tafsir Rasag — 24:5

comme s’ils étaient dans le désert des bêtes sauvages, sorties pour leur œuvre ‘en cherchant une proie et à qui la steppe est aussi familière que le pain aux enfants,


Traduction du Rabbinat — 24:6

Dans les champs, ils recueillent leurs provisions ; ils ramassent quelques herbes dans la vigne du méchant.

Tafsir Rasag — 24:6

qui moissonnent dans les champs leur fourrage et s’attachent aux vergers des scélérats ?


Traduction du Rabbinat — 24:7

Ils passent la nuit tout nus, faute de vêtements ; ils n’ont pas de couverture pour se garer du froid.

Tafsir Rasag — 24:7

Leurs victimes passent la nuit sans vêtements et sans couverture pendant le froid,


Traduction du Rabbinat — 24:8

Ils sont trempés par les averses des montagnes ; manquant d’abri, ils s’accrochent au rocher.

Tafsir Rasag — 24:8

sont trempées par le torrent des montagnes et ont fréquenté le rocher faute d’abri.


Traduction du Rabbinat — 24:9

On enlève l’orphelin du sein de sa mère, et on pressure le pauvre.

Tafsir Rasag — 24:9

Ceux qui sont accoutumés au pillage violentent l’orphelin, et prennent des gages aux pauvres,


Traduction du Rabbinat — 24:10

On les réduit à circuler nus, sans vêtements à transporter des gerbes tout en souffrant la faim,

Tafsir Rasag — 24:10

qui marchent nus sans vêtements, portent leurs gerbes en restant affamés,


Traduction du Rabbinat — 24:11

à extraire l’huile dans l’enclos de leurs exploiteurs, à fouler les pressoirs tout en étant altérés de soif.

Tafsir Rasag — 24:11

passent l’heure de midi entre leurs murs, foulent leurs pressoirs tout en souffrant de la soif.


Traduction du Rabbinat — 24:12

De l’enceinte des villes la population fait entendre un concert de plaintes, l’âme des victimes crie vengeance, et Dieu n’a pas de flétrissure pour ces crimes !

Tafsir Rasag — 24:12

On entend constamment dans les villes les habitants gémir, et les victimes appeler au secours. Or, Dieu n’amène pas la sottise.


Traduction du Rabbinat — 24:13

Ces bandits détestent la lumière, n’en connaissent pas les voies et n’en suivent pas les sentiers.

Tafsir Rasag — 24:13

Et ces gens sont de ceux qui, lorsque la lumière (du jour) baisse, ne semblent ni connaître les voies de Dieu, ni se reposer dans ses sentiers pour le respecter ;


Traduction du Rabbinat — 24:14

À l’approche du jour, le meurtrier se lève, assassine le pauvre et l’indigent ; la nuit, il se comporte en voleur.

Tafsir Rasag — 24:14

mais, pendant le jour, l’assassin se lève et tue le faible et le pauvre et, pendant la nuit, il imite le voleur.


Traduction du Rabbinat — 24:15

Les yeux de l’adultère guettent le crépuscule du soir : « Nul ne me verra », dit-il, et il se couvre le visage d’un voile.

Tafsir Rasag — 24:15

L’œil d’un autre, de l’adultère, épie le crépuscule, disant : Nul œil ne m’apercevra, et il s’arrange pour rester caché aux faces.


Traduction du Rabbinat — 24:16

À la faveur de l’obscurité, il entre par effraction dans les maisons ; le jour, il se tient claquemuré : il ne sait ce que c’est que la lumière.

Tafsir Rasag — 24:16

Un autre, le voleur pénètre pendant l’obscurité dans des maisons qui étaient scellées dans la journée. Ces gens n’ont pas égard à la lumière


Traduction du Rabbinat — 24:17

Pour tous ces gens, la nuit noire est un clair matin, tant ils sont familiarisés avec l’horreur des ténèbres.

Tafsir Rasag — 24:17

et, pour eux tous, le jour est considéré comme les ténèbres ; ils connaîtront tous la punition avec les ténèbres.


Traduction du Rabbinat — 24:18

Parfois ils sont une épave légère flottant sur l’eau32, leur sort est maudit sur terre ; ils cessent de prendre le chemin des vignes33.

32 Concession apparente de Job.

33 Image de la vie joyeuse.

Tafsir Rasag — 24:18

Et combien sera-t-elle rapide ! elle semblera courir sur la surface de l’eau, lorsque leur bande sera réprouvée dans le pays, et qu’aucun chemin dans la terre habitée ne les ramènera,


Traduction du Rabbinat — 24:19

Le sol altéré, la chaleur engloutissent les eaux de neige ; de même le Cheol — ceux qui ont prévariqué.

Tafsir Rasag — 24:19

jusqu’à ce qu’ils arrivent à un désert brûlant, où l’eau de la neige leur fera défaut. Combien seront-ils malheureux dans la tombe !


Traduction du Rabbinat — 24:20

Ils sont vite oubliés du sein qui les porta, la vermine se repaît’ d’eux avec délices ; plus jamais il n’est fait mention d’eux : l’iniquité est brisée comme un arbre.

Tafsir Rasag — 24:20

Les plus proches parents oublieront (le méchant) et la pourriture semblera lui être douce, jamais on ne se souviendra plus de lui et son iniquité sera brisée comme le bois !


Traduction du Rabbinat — 24:21

Ils exploitaient la femme stérile, qui n’a pas d’enfants34, et ne faisaient pas de bien à la veuve.

34 Pour la défendre.

Tafsir Rasag — 24:21

Car il fraie avec la femme stérile qui ne peut enfanter ; il lui fait tort et ne fait pas de bien à la veuve.


Traduction du Rabbinat — 24:22

Mais trop souvent il fait durer les tyrans par sa force : ils se redressent, alors qu’ils n’attendaient plus rien de la vie.

Tafsir Rasag — 24:22

Il lutte de force avec les nobles, il se lève sans être sûr de sa vie.


Traduction du Rabbinat — 24:23

Il leur donne de quoi vivre en sécurité et avec une entière confiance ; ses yeux sont ouverts sur leurs voies.

Tafsir Rasag — 24:23

Certes, Celui qui lui donne la confiance, en sorte qu’il soit assuré, a les yeux ouverts sur toutes leurs voies.


Traduction du Rabbinat — 24:24

Élevés de la sorte, en peu de temps ils disparaissent ; ils s’évanouissent, ravis par la mort, comme tout le monde, et se flétrissent comme la tête d’un épi35.

35 Ils meurent comme tout le monde, mais avec une soudaineté qui leur épargne les souffrances. — La fin de ce chapitre manque un peu de clarté, et la suite des idées laisse à désirer.

Tafsir Rasag — 24:24

Débarrassez-nous donc de vos discours ! Bientôt ceux-là disparaîtront et seront affaiblis comme les autres méchants, et, ainsi que la tête des épis, ils seront coupés.


Traduction du Rabbinat — 24:25

N’en est-il pas ainsi ? Qui osera me démentir et réduire à néant mes paroles ?

Tafsir Rasag — 24:25

S’il n’en est pas ainsi, qui me démentira et répondra à ma parole : Ce que tu dis n’est pas ?


Chapitre 25

Traduction du Rabbinat — 25:1

Bildad de Chouha prit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 25:1

Alors Bildad le Schouhite prit la parole, et dit :


Traduction du Rabbinat — 25:2

À lui appartiennent l’empire et la redoutable puissance ; IL établit la paix dans ses demeures sublimes.

Tafsir Rasag — 25:2

L’empire et la terreur lui appartiennent, et il fait la paix dans sa hauteur.


Traduction du Rabbinat — 25:3

Ses milices peuvent-elles se compter ? Sur qui ne se lève pas sa lumière ?

Tafsir Rasag — 25:3

Y a-t-il un nombre à ses bataillons, et sur qui sa lumière ne se fixe-t-elle pas ?


Traduction du Rabbinat — 25:4

Comment donc le mortel serait-il juste devant Dieu ? Comment le fils de la femme serait-il innocent ?

Tafsir Rasag — 25:4

Quelle lutte l’homme peut-il engager avec Dieu ? Comment serait-il pur, lui qui est né d’une femme ?


Traduction du Rabbinat — 25:5

Eh quoi ! L’éclat de la lune elle-même se ternit, et les étoiles ne sont pas sans tache à ses yeux.

Tafsir Rasag — 25:5

Voici que la lune même ne brille pas, et que les étoiles ne sont pas claires en sa présence ;


Traduction du Rabbinat — 25:6

À plus forte raison en est-il ainsi du mortel qui n’est que pourriture, du fils d’Adam qui n’est qu’un vermisseau !

Tafsir Rasag — 25:6

combien plus l’homme qui est pourriture, le fils de l’homme qui est un ver !


Chapitre 26

Traduction du Rabbinat — 26:1

Job reprit la parole et dit :

Tafsir Rasag — 26:1

Alors Job prit la parole et dit :


Traduction du Rabbinat — 26:2

Comme tu sais secourir la faiblesse, soutenir les bras défaillants !

Tafsir Rasag — 26:2

Par ma vie, tu n’as pas secouru celui qui n’a pas de force, et tu n’as pas soutenu un bras qui est sans puissance ;


Traduction du Rabbinat — 26:3

Comme tu sais conseiller l’ignorance et répandre la science à profusion !

Tafsir Rasag — 26:3

tu n’as pas conseillé celui qui manque de sagesse, et tu ne lui as pas enseigné la science ;


Traduction du Rabbinat — 26:4

À l’adresse de qui as-tu débité ton discours et de qui l’inspiration a-t-elle passé par ta bouche ?

Tafsir Rasag — 26:4

tu n’as appris à personne à parler, et aucune sagesse n’est sortie de toi.


Traduction du Rabbinat — 26:5

Les ombres des trépassés se prennent à trembler au-dessous des eaux et de leurs habitants36.

36 Job, à son tour, décrit la puissance de Dieu.

Tafsir Rasag — 26:5

Voici que les braves sont terrassés dans les îles de la mer et dans le reste du monde habité


Traduction du Rabbinat — 26:6

Le Cheol est à nu devant lui et l’abîme n’a pas de voile.

Tafsir Rasag — 26:6

par Celui pour qui la tombe est à nu et la mort sans voile ;


Traduction du Rabbinat — 26:7

Il étend le Septentrion sur le vide, il suspend la terre sur le néant.

Tafsir Rasag — 26:7

qui étend le ciel sur un abîme et qui suspend la terre sur le néant ;


Traduction du Rabbinat — 26:8

Il emmagasine les eaux dans ses nuages, sans que la nuée crève sous leur poids.

Tafsir Rasag — 26:8

qui renferme les eaux dans ses nuages, sans que les nues se déchirent sous elles ;


Traduction du Rabbinat — 26:9

Il dérobe la vue de son trône, en déroulant sur lui sa nuée.

Tafsir Rasag — 26:9

qui maintient la face du trône et y assemble sa nuée.


Traduction du Rabbinat — 26:10

Il a tracé un cercle sur la surface des eaux, jusqu’au point où la lumière confine aux ténèbres.

Tafsir Rasag — 26:10

Il a tracé son rideau sur la surface de l’eau jusqu’à la disparition de la lumière ainsi que des ténèbres.


Traduction du Rabbinat — 26:11

Les colonnes du ciel frémissent et s’effarent sous sa menace.

Tafsir Rasag — 26:11

Les colonnes du ciel s’ébranlent et s’étonnent à sa menace.


Traduction du Rabbinat — 26:12

Par sa force, il dompte la mer et, par sa sagesse, il en brise l’orgueil37.

37 Voir ci-dessus, IX, 13.

Tafsir Rasag — 26:12

Par sa puissance il a effrayé la mer, et par sa sagesse il en a affaibli l’agitation.


Traduction du Rabbinat — 26:13

Par son souffle, le ciel s’éclaircit ; sa main transperce le serpent aux replis tortueux38.

38 Voir Isaïe, XXVII, 1, où ces mots désignent l’Égypte, assimilée au crocodile.

Tafsir Rasag — 26:13

Par son ordre les cieux se sont embellis et sa main a fait trembler le Dragon circulaire.


Traduction du Rabbinat — 26:14

Eh bien ! Ce n’est là qu’une partie de ses actes ; quel faible écho nous en avons recueilli ! Mais le tonnerre de ses exploits, qui pourrait le concevoir ?

Tafsir Rasag — 26:14

Voici quelques-uns de ses attributs. Mais qu’a-t-on entendu de ce qui le concerne et qui comprend la terreur de sa puissance ?


Chapitre 27

Traduction du Rabbinat — 27:1

Job, poursuivant l’exposé de son thème, dit :

Tafsir Rasag — 27:1

Job reprit encore sa parabole et dit :


Traduction du Rabbinat — 27:2

Par le Dieu vivant, qui a supprimé mon droit, par le Tout-Puissant qui m’a rempli d’amertume !

Tafsir Rasag — 27:2

Par la vérité du Tout-Puissant, qui m’a dénié la justice, et de Celui qui se suffit, qui a rempli mon âme d’amertume,


Traduction du Rabbinat — 27:3

Tant que j’aurai la force de respirer, et que le souffle de Dieu sera dans mes narines,

Tafsir Rasag — 27:3

tant que mon âme restera en moi, et que le souffle de Dieu sera dans mes narines,


Traduction du Rabbinat — 27:4

mes lèvres ne diront pas d’injustice, ma langue ne proférera pas de fausseté.

Tafsir Rasag — 27:4

mes lèvres ne proféreront point d’injustice, et ma langue ne méditera pas de ruse.


Traduction du Rabbinat — 27:5

À Dieu ne plaise que je vous donne raison ! Jusqu’à mon dernier soupir, je ne dépouillerai point mon intégrité ;

Tafsir Rasag — 27:5

Je me garderai bien de vous innocenter, et, jusqu’à ce que j’expire, je ne cesserai pas d’être sincère dans mes paroles.


Traduction du Rabbinat — 27:6

je m’accroche à ma vertu, sans lâcher prise ; ma conscience ne me fait honte d’aucun de mes jours.

Tafsir Rasag — 27:6

J’ai tenu ferme dans ma vertu et je ne l’affaiblirai pas, de même que de ma vie mon cœur n’a jamais chancelé.


Traduction du Rabbinat — 27:7

Qu’il en soit de mon ennemi comme du méchant, de mon adversaire comme du malfaiteur !

Tafsir Rasag — 27:7

Comment donc mon ennemi agit-il en méchant ou mon adversaire en criminel ?


Traduction du Rabbinat — 27:8

Car quel sera l’espoir de l’impie lorsque Dieu arrachera, ravira son âme ?

Tafsir Rasag — 27:8

Et quel est l’espoir de l’homme souillé lorsqu’il a un désir ? Dieu consolera-t-il son âme ?


Traduction du Rabbinat — 27:9

Ses cris seront-ils entendus de Dieu, lorsque les tourments viendront l’assaillir ?

Tafsir Rasag — 27:9

Ou bien ses cris, Dieu les entendra-t-il, quand l’angoisse viendra fondre sur lui ?


Traduction du Rabbinat — 27:10

Trouvera-t-il du réconfort dans le Tout-Puissant ? Osera-t-il l’invoquer en tout temps ?

Tafsir Rasag — 27:10

Ou bien se délectera-t-il dans Celui qui se suffit ? Ou invoquera-t-il Dieu en tout temps ?


Traduction du Rabbinat — 27:11

Je vais vous montrer à l’œuvre la main de Dieu, et les desseins du Tout-Puissant, je ne les cacherai point.

Tafsir Rasag — 27:11

Moi, je vous montrerai la force du Tout-Puissant, et je ne vous cacherai pas Je plan de Celui qui se suffit.


Traduction du Rabbinat — 27:12

Mais quoi ! Vous avez tous vu ce qu’il en est ! Pourquoi donc tenir de si vains discours ?

Tafsir Rasag — 27:12

Vous avez tous vu ce spectacle ; pourquoi vous laisser égarer ?


Traduction du Rabbinat — 27:13

Voici la part que Dieu assigne à l’homme impie, l’héritage que les violents reçoivent du Tout-Puissant :

Tafsir Rasag — 27:13

Certes, telle est la part que l’homme méchant reçoit de Dieu, et l’héritage que les pervers obtiennent de Celui qui se suffit.


Traduction du Rabbinat — 27:14

si ses enfants se multiplient, c’est pour le glaive ; ses descendants n’auront pas de quoi manger à leur faim.

Tafsir Rasag — 27:14

Si ses fils se multiplient, c’est pour le glaive ; ses rejetons ne seront pas rassasiés de nourriture.


Traduction du Rabbinat — 27:15

Les siens qui auront survécu, la peste les enterrera, et ses veuves ne pleureront pas.

Tafsir Rasag — 27:15

Les survivants seront enterrés après avoir été assassinés, et ses veuves ne le pleureront pas, étant occupées par d’autres malheurs.


Traduction du Rabbinat — 27:16

S’il amasse de l’argent comme la poussière, s’il entasse des vêtements comme le limon,

Tafsir Rasag — 27:16

Amasse-t-il de l’argent comme la poussière, fait-il provision de vêtements comme l’argile,


Traduction du Rabbinat — 27:17

il pourra les entasser, mais c’est le juste qui les endossera, c’est l’homme de bien qui se partagera son argent.

Tafsir Rasag — 27:17

ce dont il a fait provision, le juste s’en revêtira, et son argent, l’homme intègre le partagera.


Traduction du Rabbinat — 27:18

La maison qu’il s’est bâtie est comme celle de la teigne, comme la hutte construite par le guetteur.

Tafsir Rasag — 27:18

Il a bâti sa maison comme l’araignée, et il l’a construite en roseaux comme l’abri d’une cabane.


Traduction du Rabbinat — 27:19

En pleine opulence il succombe et n’est pas enseveli39 ; il ouvre les yeux, et il n’est déjà plus.

39 לא יֵאָסֵף ; sens douteux.

Tafsir Rasag — 27:19

Et, s’il s’étend sur son lit étant riche, il ne sera pas enlevé avant d’avoir ouvert les yeux, et il ne l’était plus.


Traduction du Rabbinat — 27:20

Les frayeurs l’atteignent comme une trombe d’eau ; de nuit, l’ouragan l’enlève.

Tafsir Rasag — 27:20

Le châtiment l’atteindra aussi rapidement que l’eau, comme si le tourbillon l’avait emporté pendant la nuit,


Traduction du Rabbinat — 27:21

Le vent d’Est l’emporte et le fait disparaître ; il l’arrache violemment de sa demeure.

Tafsir Rasag — 27:21

ou bien, comme si le vent d’orient l’avait ravi à l’improviste, il disparaît, entraîné hors de sa place.


Traduction du Rabbinat — 27:22

Dieu l’accable, sans ménagement, de ses traits : il faut qu’il s’enfuie pour échapper à ses coups.

Tafsir Rasag — 27:22

On lance contre lui (un ennemi) qui ne lui témoigne point de pitié et devant les coups duquel il fuit,


Traduction du Rabbinat — 27:23

On bat des mains à son sujet, et on accompagne de ricanements sa disparition.

Tafsir Rasag — 27:23

qui, pour l’insulter, frappe des mains contre lui et qui, pour le menacer, le persifle de sa place.


Chapitre 28

Traduction du Rabbinat — 28:1

Certes, il existe des mines pour l’argent et des gîtes pour l’or que l’on affine.

Tafsir Rasag — 28:1

Certes un lieu d’où l’on extrait l’argent et un endroit où l’on épure l’or,


Traduction du Rabbinat — 28:2

Le fer est extrait du sol, et la roche, fondue, donne du cuivre.

Tafsir Rasag — 28:2

où le fer est pris de son terrain et où l’airain coulait de son minerai


Traduction du Rabbinat — 28:3

[Le mineur] a posé des limites à l’obscurité ; jusqu’aux extrêmes profondeurs il va chercher le minerai caché dans les ténèbres et l’ombre de la mort.

Tafsir Rasag — 28:3

a été mis comme terme pour la pénétration des ténèbres ; de même (Dieu) scrute toute chose périssable jusqu’à l’essence de l’obscurité et du brouillard.


Traduction du Rabbinat — 28:4

Il perce des tranchées à l’écart des habitations ; ignoré du pied des passants, il est suspendu et ballotté loin des hommes.

Tafsir Rasag — 28:4

Le fleuve a été percé à l’endroit où il doit couler, alors que, négligée par les pieds étrangers, la population était devenue faible et avait émigré.


Traduction du Rabbinat — 28:5

La terre d’où sort le pain, ses entrailles sont bouleversées comme par le feu.

Tafsir Rasag — 28:5

La terre, dont on tirait jadis la nourriture, a été bouleversée et complètement changée ; elle est devenue semblable au feu.


Traduction du Rabbinat — 28:6

Ses pierres sont des nids de saphirs, et là s’offre au regard la poudre d’or.

Tafsir Rasag — 28:6

Un endroit, dont les pierres étaient des saphirs et dont le sol fournissait l’or,


Traduction du Rabbinat — 28:7

[On y arrive] par un chemin que l’oiseau de proie ne connaît pas, que l’œil du vautour ne distingue point.

Tafsir Rasag — 28:7

un sentier que l’oiseau, en quelque sorte, n’avait pas connu et que jusqu’à l’œil de l’épervier n’avait pas aperçu,


Traduction du Rabbinat — 28:8

Les fauves altiers ne l’ont pas foulé, le lion ne l’a pas franchi.

Tafsir Rasag — 28:8

que même les petits des lions n’avaient pas foulé de leurs pieds, et vers lequel le lionceau ne s’était pas dirigé,


Traduction du Rabbinat — 28:9

[Le mineur] porte la main sur le granit, et il remue les montagnes jusqu’à leur racine.

Tafsir Rasag — 28:9

(Dieu) a étendu la main vers ce granit, et il a renversé les montagnes de leurs racines,


Traduction du Rabbinat — 28:10

Il perce des galeries à travers les roches, et son œil contemple les plus rares richesses.

Tafsir Rasag — 28:10

il a percé des canaux dans ces rochers, et toute chose précieuse, il l’a connue d’avance.


Traduction du Rabbinat — 28:11

Il aveugle les voies d’eau pour empêcher les infiltrations et amène au jour ce qui était caché.

Tafsir Rasag — 28:11

Il a retenu l’écoulement des fleuves et amené à la lumière ce qui y était caché.


Traduction du Rabbinat — 28:12

Mais la Sagesse, où la trouver ? Où est le siège de la Raison ?

Tafsir Rasag — 28:12

Une telle sagesse, où en trouve-t-on l’origine ? À quel endroit existe cette intelligence ?


Traduction du Rabbinat — 28:13

Le mortel n’en connaît pas le prix, elle est introuvable au pays des vivants.

Tafsir Rasag — 28:13

L’homme n’en connaît pas la valeur, et on ne la rencontre pas dans la demeure des vivants.


Traduction du Rabbinat — 28:14

L’abîme dit : « Elle n’est pas dans mon sein ! » Et la mer dit : « Elle n’est pas chez moi ! »

Tafsir Rasag — 28:14

Si l’on pouvait interroger l’abîme, il répondrait : Elle n’est pas chez moi ; de même, si la mer pouvait parler, elle dirait : Je ne la possède pas.


Traduction du Rabbinat — 28:15

On ne peut l’acquérir pour de l’or de choix, on ne l’achète pas au poids de l’argent.

Tafsir Rasag — 28:15

On ne l’achète pas avec l’or pur, et la richesse n’égale pas son prix ;


Traduction du Rabbinat — 28:16

L’or d’Ophir ne correspond pas à sa valeur, ni l’onyx précieux, ni le saphir.

Tafsir Rasag — 28:16

les chatons d’Ophir ne sauraient lui être comparés, ni le béryl précieux, ni le saphir ;


Traduction du Rabbinat — 28:17

Ni or ni verre ne peuvent rivaliser avec elle ; aucun vase d’or fin ne paie son prix.

Tafsir Rasag — 28:17

il n’y a pas rivalité entre elle et l’or, à plus forte raison entre elle et le verre ; on ne l’échange point contre tous les vases de vermeil ;


Traduction du Rabbinat — 28:18

Ni corail ni cristal n’entrent en compte ; la possession de la sagesse vaut mieux que les perles.

Tafsir Rasag — 28:18

on ne mentionne pas à côté d’elle les coraux et le brocart, et l’extension de la sagesse vaut mieux que les perles ;


Traduction du Rabbinat — 28:19

La topaze d’Éthiopie ne l’égale point ; on ne peut la mettre en balance avec l’or pur.

Tafsir Rasag — 28:19

la topaze d’Éthiopie n’a pas sa valeur, on ne la compare pas avec l’or pur.


Traduction du Rabbinat — 28:20

Oui, la Sagesse d’où vient-elle ? Où est le siège de la Raison ?

Tafsir Rasag — 28:20

Une telle sagesse, où en trouve-t-on l’origine ? À quel endroit existe cette intelligence ?


Traduction du Rabbinat — 28:21

Elle se dérobe aux yeux de tout vivant, elle est inconnue à l’oiseau du ciel.

Tafsir Rasag — 28:21

Elle a été cachée aux yeux de tous les vivants, elle a été dérobée aux oiseaux du ciel.


Traduction du Rabbinat — 28:22

L’abîme et la mort disent : « De nos oreilles nous avons entendu parler d’elle. »

Tafsir Rasag — 28:22

Les habitants du gouffre et de la mort semblent dire : De nos oreilles, nous en avons entendu parler,


Traduction du Rabbinat — 28:23

C’est Dieu qui en sait le chemin, c’est lui qui en connaît le siège.

Tafsir Rasag — 28:23

mais c’est Dieu qui en connaît la voie, et c’est lui qui en sait l’endroit ;


Traduction du Rabbinat — 28:24

Car ses regards portent jusqu’aux confins de la terre ; tout ce qui est sous les cieux, il le voit.

Tafsir Rasag — 28:24

car il voit jusqu’aux confins de la terre, il aperçoit tout ce qui est sous le le ciel.


Traduction du Rabbinat — 28:25

Lorsqu’il donna au vent son équilibre et détermina la mesure des eaux,

Tafsir Rasag — 28:25

Il a fait une balance pour le vent et il a fixé une mesure pour l’eau.


Traduction du Rabbinat — 28:26

lorsqu’il traça sa loi à la pluie et sa voie à l’éclair sonore,

Tafsir Rasag — 28:26

Il a prescrit une règle à la pluie, il a frayé un chemin aux grondements du nuage d’où sort la foudre.


Traduction du Rabbinat — 28:27

c’est alors qu’il l’a vue et appréciée à sa valeur, c’est alors qu’il en a marqué la place et pénétré le fond,

Tafsir Rasag — 28:27

C’est alors qu’il l’a vue et qu’il l’a révélée, qu’il l’a préparée et qu’il l’a scrutée.


Traduction du Rabbinat — 28:28

et il a dit à l’homme : « Ah ! La crainte du Seigneur, voilà la Sagesse ; éviter le mal, voilà la Raison40. »

40 Comparer la description de la Sagesse dans les Proverbes, VIII, 22-31.

Tafsir Rasag — 28:28

Puis il a dit aux hommes : La crainte de Dieu, voilà de la sagesse ; fuir le mal est aussi de l’intelligence.


Chapitre 29

Traduction du Rabbinat — 29:1

Job, poursuivant l’exposé de son thème, dit :

Tafsir Rasag — 29:1

Job reprit encore sa parabole et dit :


Traduction du Rabbinat — 29:2

Ah ! Que ne suis-je tel que j’étais aux temps passés, aux jours où Dieu me protégeait ;

Tafsir Rasag — 29:2

Qui me rendra tel que j’étais dans les mois anciens, comme aux jours où Dieu veillait sur moi,


Traduction du Rabbinat — 29:3

où son flambeau brillait sur ma tête, et où sa lumière me guidait dans les ténèbres ;

Tafsir Rasag — 29:3

où il faisait briller sa lampe sur ma tête, et où, à sa lumière, je marchais dans les ténèbres ;


Traduction du Rabbinat — 29:4

tel que j’étais aux jours de mon automne, alors que l’amitié de Dieu s’étendait sur ma demeure ;

Tafsir Rasag — 29:4

tel que j’étais aux jours de mon bonheur, lorsque la protection de Dieu planait sur ma tente ;


Traduction du Rabbinat — 29:5

que le Tout-Puissant était encore avec moi et que j’étais entouré de mes jeunes gens

Tafsir Rasag — 29:5

quand Celui qui se suffit était encore avec moi, et que mes serviteurs m’entouraient ;


Traduction du Rabbinat — 29:6

quand je baignais mes pieds dans la crème, et que le rocher ruisselait pour moi de flots d’huile !

Tafsir Rasag — 29:6

lorsque mes pas se baignaient pour ainsi dire dans le beurre, et que le rocher semblait faire couler pour moi des ruisseaux d’huile ?


Traduction du Rabbinat — 29:7

Quand je me dirigeais vers la Porte, au seuil de la cité, et fixais mon siège sur la place publique,

Tafsir Rasag — 29:7

Quand je sortais vers les quartiers voisins de la voûte et que je prenais mon siège sur la place publique,


Traduction du Rabbinat — 29:8

les jeunes, en me voyant, se cachaient ; les vieillards se levaient et se tenaient debout.

Tafsir Rasag — 29:8

à ma vue, les jeunes gens se dérobaient, les vieillards se tenaient debout ou se levaient ;


Traduction du Rabbinat — 29:9

Les grands retenaient leurs paroles et posaient la main sur la bouche.

Tafsir Rasag — 29:9

les chefs retenaient leurs paroles et posaient leur main sur leur bouche ;


Traduction du Rabbinat — 29:10

La voix des seigneurs expirait sur leurs lèvres, et leur langue se collait à leur palais ;

Tafsir Rasag — 29:10

la voix des chefs était éteinte et leur langue attachée à leur palais,


Traduction du Rabbinat — 29:11

car l’oreille qui m’entendait me proclamait heureux, et l’œil qui me voyait rendait témoignage pour moi.

Tafsir Rasag — 29:11

car leurs oreilles m’écoutaient et ils me louaient ; leurs yeux me voyaient et ils rendaient témoignage en ma faveur,


Traduction du Rabbinat — 29:12

C’est que je sauvais le pauvre, criant au secours, et l’orphelin sans soutien.

Tafsir Rasag — 29:12

parce que je sauvais tout pauvre qui me suppliait et tout orphelin sans appui ;


Traduction du Rabbinat — 29:13

La bénédiction du désespéré allait à moi, et je mettais de la joie au cœur de la veuve.

Tafsir Rasag — 29:13

que l’appel lancé par celui qui allait périr venait à moi et que je réjouissais le cœur de la veuve ;


Traduction du Rabbinat — 29:14

Je me revêtais d’équité comme d’une parure, mon esprit de justice était mon manteau et mon turban.

Tafsir Rasag — 29:14

que je m’habillais pour ainsi dire de l’équité devenue mon vêtement, et que la justice m’enveloppait comme un manteau ou un turban ;


Traduction du Rabbinat — 29:15

J’étais les yeux de l’aveugle, j’étais les pieds du boiteux.

Tafsir Rasag — 29:15

qu’à l’aveugle je remplaçais les yeux et au perclus les pieds,


Traduction du Rabbinat — 29:16

J’étais un père pour les malheureux ; la cause de l’inconnu, je l’étudiais à fond.

Tafsir Rasag — 29:16

que j’étais le père des orphelins, et que j’examinais toute cause que je ne connaissais pas.


Traduction du Rabbinat — 29:17

Je brisais la mâchoire du malfaiteur, et j’arrachais la proie d’entre ses dents.

Tafsir Rasag — 29:17

Jadis je brisais les canines de l’injuste, et j’arrachais la proie de ses dents.


Traduction du Rabbinat — 29:18

Et je disais : « Je finirai avec mon nid ; comme le phénix je vivrai de longs jours.

Tafsir Rasag — 29:18

Je supposais que je n’expirerais que lorsque ma demeure serait usée et que je prolongerais ma vie comme le sable,


Traduction du Rabbinat — 29:19

Ma racine sera en contact avec l’eau, la rosée se posera, la nuit, sur mon branchage.

Tafsir Rasag — 29:19

que ma racine serait toujours ouverte à l’eau, que la rosée séjournerait éternellement dans ma plantation,


Traduction du Rabbinat — 29:20

Ma gloire se renouvellera sans cesse, et mon arc se rajeunira dans ma main. »

Tafsir Rasag — 29:20

que mon honneur se renouvellerait avec moi et que mon arc se relayerait dans mes mains.


Traduction du Rabbinat — 29:21

Ils m’écoutaient, pleins d’attente ; ils faisaient silence pour entendre mon avis.

Tafsir Rasag — 29:21

Le peuple m’écoutait et patientait et se taisait dans l’attente de mon conseil.


Traduction du Rabbinat — 29:22

Quand j’avais fini de parler, ils ne répliquaient pas, et mes discours s’épandaient sur eux.

Tafsir Rasag — 29:22

Lorsque j’avais parlé, il ne répliquait pas et ma parole coulait abondamment sur lui.


Traduction du Rabbinat — 29:23

Ils m’attendaient comme la pluie ; ils ouvraient la bouche [comme] pour l’ondée printanière.

Tafsir Rasag — 29:23

Il espérait en moi comme en la pluie, et comme s’il avait la bouche béante dans l’attente de l’averse d’automne ;


Traduction du Rabbinat — 29:24

Je leur souriais et ils n’osaient y croire ; jamais ils n’éteignaient le rayonnement de ma face.

Tafsir Rasag — 29:24

lorsque je souriais devant eux, ils n’y croyaient pas, et n’en respectaient pas moins la lumière de ma face ;


Traduction du Rabbinat — 29:25

Volontiers j’allais vers eux, m’asseyant à leur tête, et j’étais comme un roi dans son armée, comme quelqu’un : qui console des affligés.

Tafsir Rasag — 29:25

je choisissais parmi leurs voies celle où je pouvais me mettre en avant, je trônais comme un roi à la tête de ses troupes, et ils étaient devant moi comme devant celui qui console les affligés.


Chapitre 30

Traduction du Rabbinat — 30:1

Et maintenant j’excite les moqueries de gens plus jeunes que moi, dont les pères m’inspiraient trop de mépris pour les mettre avec les chiens de mon troupeau.

Tafsir Rasag — 30:1

Et maintenant je suis la risée d’hommes plus jeunes que moi, dont je dédaignais de placer les pères avec les chiens de mon troupeau.


Traduction du Rabbinat — 30:2

Aussi bien, à quoi m’eût servi le concours de leurs mains ? Pour eux il n’y a point de maturité.

Tafsir Rasag — 30:2

Puis je disais : À quoi m’aurait servi la force de leurs mains, puisque chez eux l’extrême vieillesse est inutile ?


Traduction du Rabbinat — 30:3

Épuisés par les privations et la faim, ils rôdent dans le désert, lugubre région de désolation et d’horreur,

Tafsir Rasag — 30:3

Et ils sont dans le besoin, la faim et l’adversité comme s’ils s’étaient échappés d’un désert sombre, vide ou ruiné,


Traduction du Rabbinat — 30:4

cueillant des plantes sauvages près des arbrisseaux, se nourrissant de la racine des genêts.

Tafsir Rasag — 30:4

cueillant l’herbe salée et des feuilles d’arbres, se nourrissant de racines de genêt.


Traduction du Rabbinat — 30:5

On les chasse du milieu des hommes et on les poursuit de cris comme des voleurs.

Tafsir Rasag — 30:5

Ils sont chassés de l’intérieur des pays, on crie après eux comme après le voleur ;


Traduction du Rabbinat — 30:6

Ils sont contraints d’habiter dans d’effrayants ravins, dans les excavations du sol et les crevasses des rochers.

Tafsir Rasag — 30:6

ils demeurent alors dans les vallées les plus effrayantes, dans les trous du sol et les rochers ;


Traduction du Rabbinat — 30:7

Ils grognent au milieu des buissons et s’entassent sous les broussailles

Tafsir Rasag — 30:7

ils ressemblent aux animaux qui braient entre les arbres et parmi les ronces, avançant d’un pas incertain ;


Traduction du Rabbinat — 30:8

troupe méprisable, gens sans aveu, ils se voient expulsés du pays !

Tafsir Rasag — 30:8

ils sont des insensés, puis des gens sans nom, trop misérables pour avoir un pays.


Traduction du Rabbinat — 30:9

Et à présent, ils me chansonnent ; je suis pour eux un thème à railleries.

Tafsir Rasag — 30:9

Maintenant je suis devenu comme leur chanson et je leur suis un sujet de discours.


Traduction du Rabbinat — 30:10

Ils me témoignent leur dégoût, ils s’écartent de moi et ne se privent pas de me cracher à la figure.

Tafsir Rasag — 30:10

Ils m’ont en horreur et s’éloignent de moi, et ils n’épargnent pas les crachats à mon visage.


Traduction du Rabbinat — 30:11

C’est que [Dieu] a brisé les rênes [que je tenais en mains], et il m’a humilié ; ces gens ont secoué le frein que je leur imposais.

Tafsir Rasag — 30:11

Lorsque Dieu a dénoué mon lien et m’a châtié, et qu’il a retiré le frein de devant moi,


Traduction du Rabbinat — 30:12

À ma droite se lève une jeunesse insolente, qui fait glisser mes pas et se fraie vers moi ses routes de malheur.

Tafsir Rasag — 30:12

ils se sont levés à ma droite comme des épines, et ils y ont fait entrer mes pieds ; ils ont tracé contre moi les lignes de leurs chemins de ruine.


Traduction du Rabbinat — 30:13

Ils défoncent mon chemin, coopèrent à ma ruine, sans avoir besoin d’assistance.

Tafsir Rasag — 30:13

Ils ont mis le désordre dans mon sentier, sans que mon dommage leur profitât, leur fût utile.


Traduction du Rabbinat — 30:14

Ils montent à l’assaut comme par une large brèche, ils se précipitent au milieu du fracas.

Tafsir Rasag — 30:14

Comme une large brèche pour l’eau, ainsi ils viennent, ils se précipitent ainsi que l’ouragan des déserts.


Traduction du Rabbinat — 30:15

Des terreurs me poursuivent, chassant comme le vent mon honneur ; ma prospérité a passé comme un nuage.

Tafsir Rasag — 30:15

C’est ainsi que les châtiments se sont renversés sur moi, et c’est ainsi que toute ma noblesse a été chassée comme par un coup de vent, et que mon salut a passé comme un nuage.


Traduction du Rabbinat — 30:16

Et maintenant mon âme se fond en moi, les jours de misère m’ont enserré.

Tafsir Rasag — 30:16

Et maintenant mon âme se répand en plaintes, puisque les jours de malheur m’ont saisi.


Traduction du Rabbinat — 30:17

La nuit ronge les os de mon corps, mes nerfs ne jouissent d’aucun repos.

Tafsir Rasag — 30:17

Pendant la nuit mes os sont arrachés, et mes nerfs ne trouvent point de repos.


Traduction du Rabbinat — 30:18

Par l’extrême violence [du choc] mon vêtement se déforme : elle m’étreint comme l’encolure d’une tunique.

Tafsir Rasag — 30:18

Par un effort suprême, j’endosse mon vêtement et il me serre de même que ma tunique.


Traduction du Rabbinat — 30:19

[Dieu] m’a plongé dans la fange, et j’ai l’air d’être poussière et cendre.

Tafsir Rasag — 30:19

Dieu m’a lancé dans la boue, au point que je ressemble à la poussière et à la cendre.


Traduction du Rabbinat — 30:20

Je crie vers toi, et tu ne me réponds pas ; je me tiens là, et tu me regardes fixement.

Tafsir Rasag — 30:20

Si je te demande du secours, tu ne me réponds pas et, si je reste debout et que tu me comprennes,


Traduction du Rabbinat — 30:21

Tu es devenu inexorable pour moi, tu me combats avec toute la force de ta main.

Tafsir Rasag — 30:21

c’est comme si tu te tournais contre moi dans une colère violente, comme si tu me menaçais de la puissance de ta main,


Traduction du Rabbinat — 30:22

Tu m’enlèves sur les ailes du vent, tu m’y fais chevaucher, et tu me fais fondre dans la tempête41.

41 D’après le Kethib תשוה = תשואה ; d’après le Keri תֻּשִּׁיָה le sens pourrait être : « jusque dans la substance de mon être. »

Tafsir Rasag — 30:22

que tu me portais et me faisais monter sur le vent et me ballottais par une doctrine


Traduction du Rabbinat — 30:23

Car je sais bien que tu me mènes à la mort, au rendez-vous de tous les vivants.

Tafsir Rasag — 30:23

telle que j’ai su que tu me ramènes à la mort, au rendez-vous de tout vivant.


Traduction du Rabbinat — 30:24

Mais est-ce qu’on n’étend pas la main42 quand on s’effondre ? Ne crie-t-on pas au secours lorsqu’on succombe au malheur ?

42 Vers un sauveur. — Ce verset est peu clair.

Tafsir Rasag — 30:24

Et certes, ce rendez-vous est une terre inculte où personne n’étend la main pour aider, et c’est un lieu de calamité où personne ne peut secourir.


Traduction du Rabbinat — 30:25

Moi-même n’ai-je pas pleuré sur les victimes du sort ? Mon cœur ne s’est-il point serré à la vue du malheureux ?

Tafsir Rasag — 30:25

Je jure que je pleurais sur ceux dont le sort était dur et que mon âme était émue pour le pauvre.


Traduction du Rabbinat — 30:26

J’espérais le bien, et le mal a fondu sur moi ; j’attendais la lumière, les ténèbres sont venues.

Tafsir Rasag — 30:26

Alors que j’espérais le bien, le malheur m’est échu ; j’attendais la lumière, les ténèbres sont venues.


Traduction du Rabbinat — 30:27

Mes entrailles bouillonnent sans relâche, les jours de misère m’ont assailli.

Tafsir Rasag — 30:27

Mes entrailles bouillonnent sans se reposer, parce que les jours de malheur m’ont atteint.


Traduction du Rabbinat — 30:28

Je marche tout noirci et non par le fait du soleil. Je me lève dans l’assemblée et pousse des cris.

Tafsir Rasag — 30:28

J’ai marché dans une obscurité sans soleil, je me suis levé dans l’assemblée pour demander du secours.


Traduction du Rabbinat — 30:29

Je suis devenu le frère des chacals, le compagnon des autruches.

Tafsir Rasag — 30:29

Comme si j’étais devenu un frère de la vipère et un compagnon de l’autruche,


Traduction du Rabbinat — 30:30

Ma peau, toute noircie, se détache de moi, et mes os sont brûlés par le feu de la fièvre.

Tafsir Rasag — 30:30

ma peau s’est noircie par dessus ma chair, et mes os se sont cariés par suite du vent brûlant.


Traduction du Rabbinat — 30:31

Et ainsi ma harpe s’est changée en instrument de deuil, et ma flûte émet des sanglots.

Tafsir Rasag — 30:31

Ma guitare s’est changée en deuil, et à la place de mon luth on a entendu des sons de pleurs.


Chapitre 31

Traduction du Rabbinat — 31:1

J’avais fait un pacte avec mes yeux : comment aurais-je porté mes regards sur une jeune fille ?

Tafsir Rasag — 31:1

J’avais conclu un pacte avec mes yeux : je ne regarderai plus une jeune fille.


Traduction du Rabbinat — 31:2

Quel lot eussé-je attendu de Dieu là-haut, quel sort du Tout-Puissant dans les régions suprêmes ?

Tafsir Rasag — 31:2

Quelle part Dieu donne-t-il d’en haut, et quel sort Celui qui se suffit accorde-t-il du haut du ciel ?


Traduction du Rabbinat — 31:3

Le malheur n’est-il pas réservé au malfaiteur, l’infortune aux artisans d’iniquités ?

Tafsir Rasag — 31:3

La calamité n’est-elle pas pour l’injuste et la ruine pour ceux qui commettent l’iniquité ?


Traduction du Rabbinat — 31:4

N’observe-t-il pas mes voies ? Ne compte-t-il point mes pas ?

Tafsir Rasag — 31:4

Ne regarde-t-il pas mes voies, et ne compte-t-il pas mes pas ?


Traduction du Rabbinat — 31:5

Est-ce que je me comportais avec fausseté, mes pieds couraient-ils au mal ?

Tafsir Rasag — 31:5

Si j’ai marché avec les menteurs et hâté mes pieds vers la fraude,


Traduction du Rabbinat — 31:6

Qu’il me pèse donc dans de justes balances, et Dieu reconnaîtra mon intégrité.

Tafsir Rasag — 31:6

je demande à Dieu qu’il me pèse dans une balance juste, et il reconnaîtra mon intégrité.


Traduction du Rabbinat — 31:7

Si mes pas ont dévié du bon chemin, si mon cœur s’est laissé entraîner par mes yeux, si quelque tache souille mes mains,

Tafsir Rasag — 31:7

Si mon pied s’est détourné de la bonne voie, si mon cœur a suivi mes yeux, si quelque chose est resté attaché à mes mains,


Traduction du Rabbinat — 31:8

eh bien ! Qu’un autre mange ce que je sème, que mes rejetons soient déracinés !

Tafsir Rasag — 31:8

qu’un autre mange ce que j’ai semé, que mes rejetons soient déracinés !


Traduction du Rabbinat — 31:9

Si mon cœur a été séduit par une femme, si j’ai fait le guet à la porte de mon prochain,

Tafsir Rasag — 31:9

Si mon cœur s’est laissé séduire par une femme ou bien si à cause d’elle je me suis mis en embuscade à la porte de mon prochain,


Traduction du Rabbinat — 31:10

que ma propre femme tourne la meule pour un autre43 ! Que des étrangers aient commerce avec elle !

43 D’après d’autres : « soit déshonorée par… »

Tafsir Rasag — 31:10

que ma femme s’abandonne à un autre et qu’un autre s’accroupisse sur elle !


Traduction du Rabbinat — 31:11

Car c’eût été une infamie, un crime puni par les juges,

Tafsir Rasag — 31:11

Car, ce serait une abomination, de même que c’est là le péché des insensés.


Traduction du Rabbinat — 31:12

un feu dévorant jusqu’à la perdition, ruinant jusqu’à la racine toute ma récolte.

Tafsir Rasag — 31:12

Ce serait un feu qui dévorerait jusqu’à l’anéantissement et qui déracinerait tous mes revenus.


Traduction du Rabbinat — 31:13

Ai-je fait fi du droit de mon esclave et de ma servante, dans leurs contestations avec moi ?

Tafsir Rasag — 31:13

Si je dédaigne de me présenter en justice avec mon esclave et ma servante dans leurs contestations avec moi,


Traduction du Rabbinat — 31:14

Et qu’aurais-je fait si Dieu fût intervenu, qu’aurais-je répondu s’il m’eût demandé des comptes ?

Tafsir Rasag — 31:14

que ferai-je, alors que Celui qui se suffit se lèvera pour me demander des comptes et, s’il m’interroge, que lui répondrai-je ?


Traduction du Rabbinat — 31:15

Celui qui m’a formé dans les entrailles maternelles ne l’a-t-il pas formé aussi ? N’est-ce pas le même auteur qui nous a organisés dans la matrice ?

Tafsir Rasag — 31:15

Celui qui m’a fait dans le sein de ma mère n’a-t-il pas fait l’esclave aussi ? N’est-ce pas le même qui nous a formés ?


Traduction du Rabbinat — 31:16

Ai-je refusé la demande des pauvres, fait languir les yeux de la veuve ?

Tafsir Rasag — 31:16

Je le jure ; si j’ai refusé aux pauvres ce qu’ils désiraient ou si j’ai fait languir les yeux de la veuve ;


Traduction du Rabbinat — 31:17

Ai-je mangé, moi seul, mon pain, sans que l’orphelin en eût sa part ?

Tafsir Rasag — 31:17

si j’ai mangé seul mon morceau de pain, sans que l’orphelin en eût sa part,


Traduction du Rabbinat — 31:18

Au contraire, dès ma jeunesse, il a grandi avec moi comme avec un père ; dès le sein de ma mère, je fus le guide de la veuve.

Tafsir Rasag — 31:18

car, dès ma jeunesse, les souffrances d’autrui ont fait mon éducation, et je les ai pour ainsi dire vécues dès le sein de ma mère ;


Traduction du Rabbinat — 31:19

Ai-je jamais vu un déshérité privé de vêtements, un indigent n’ayant pas de quoi se couvrir,

Tafsir Rasag — 31:19

je le jure ; si j’ai vu un malheureux sans vêtement, un pauvre sans couverture,


Traduction du Rabbinat — 31:20

sans que ses reins eussent occasion de me bénir, sans qu’il fût réchauffé parla toison de mes brebis ?

Tafsir Rasag — 31:20

sans qu’il me bénît pour avoir réchauffé ses reins, sans qu’il se réchauffât par les toisons de mes agneaux ;


Traduction du Rabbinat — 31:21

Ai-je brandi la main contre l’orphelin, en me voyant des appuis à la Porte ?

Tafsir Rasag — 31:21

et si j’ai levé la main contre l’orphelin, en trouvant de l’appui dans les cités,


Traduction du Rabbinat — 31:22

Plutôt mon épaule aurait été arrachée à l’omoplate, et mon bras se fût détaché de l’humérus.

Tafsir Rasag — 31:22

qu’alors mon épaule tombe de l’omoplate, que mon avant-bras soit arraché de l’humérus.


Traduction du Rabbinat — 31:23

Car je redoute le châtiment infligé par Dieu, je ne saurais résister à sa grandeur.

Tafsir Rasag — 31:23

Carie châtiment de Dieu m’aurait effrayé, et je n’aurais pas pu le supporter.


Traduction du Rabbinat — 31:24

Ai-je mis ma confiance dans l’or, ai-je dit au métal fin : « Tu es mon espoir ? »

Tafsir Rasag — 31:24

(Je le jure) ; si j’ai fait de l’or mon appui, si j’ai appelé les pierres précieuses l’objet de ma confiance ;


Traduction du Rabbinat — 31:25

Me suis-je réjoui de posséder de grandes richesses, d’avoir mis la main sur d’immenses trésors ?

Tafsir Rasag — 31:25

si je me suis réjoui lorsque mon argent s’est augmenté, et que ma main avait acquis une grande fortune ;


Traduction du Rabbinat — 31:26

Est-ce qu’en voyant briller le soleil, la lune cheminer avec majesté,

Tafsir Rasag — 31:26

si j’ai vu un soleil briller où une lune passer avec majesté ;


Traduction du Rabbinat — 31:27

mon cœur a été secrètement séduit, et ai-je présenté ma main aux baisers de ma bouche ?

Tafsir Rasag — 31:27

si mon cœur s’est laissé séduire en secret et si ma bouche a baisé mal main pour les honorer,


Traduction du Rabbinat — 31:28

Cela aussi eût été un crime capital, car j’eusse renié le Dieu fort d’en haut.

Tafsir Rasag — 31:28

que le châtiment réservé au péché des insensés m’atteigne, puisque j’aurai renié la suprématie de Dieu.


Traduction du Rabbinat — 31:29

Ai-je triomphé de la ruine de mes ennemis, exulté de joie lorsque le malheur l’atteignait ?

Tafsir Rasag — 31:29

Je le jure ; je ne me suis pas réjoui du dommage de mon ennemi, je n’ai pas non plus triomphé de lui lorsqu’un malheur l’a frappé ;


Traduction du Rabbinat — 31:30

Jamais je n’ai induit mon palais en faute, en demandant sa mort par des imprécations.

Tafsir Rasag — 31:30

bien plus, je n’ai pas laissé ma langue pécher et demander le blâme contre sa personne.


Traduction du Rabbinat — 31:31

Est-ce que les hôtes de ma maison n’ont pas dit : « Ah ! Est-il quelqu’un qui ne soit nourri à satiété de ses aliments ? »

Tafsir Rasag — 31:31

Certes, les gens de ma tente et mes voisins disaient : Qui nous donnera de sa chair pour que nous la dévorions sans en être rassasiés ?


Traduction du Rabbinat — 31:32

Jamais l’étranger n’a passé la nuit dans la rue, j’ouvrais ma porte au voyageur.

Tafsir Rasag — 31:32

tandis que moi je disais : Aucun étranger ne passera la nuit sur la place publique, et j’ouvrirai à l’hôte les battants de ma porte.


Traduction du Rabbinat — 31:33

Ai-je dissimulé mes fautes comme les gens vulgaires, renfermé mes méfaits dans le secret de ma conscience ?

Tafsir Rasag — 31:33

Je n’ai pas, comme les autres hommes, dissimulé mes fautes ni enfoui mes péchés dans mes cachettes.


Traduction du Rabbinat — 31:34

Ai-je eu peur de la grande foule, redouté le mépris des familles au point de rester coi, sans franchir le seuil de ma porte ?

Tafsir Rasag — 31:34

Je ne m’effrayais pas de la grande foule, je ne redoutais pas le mépris. des tribus au point de garder le silence et je ne sortais pas vers la porte par peur.


Traduction du Rabbinat — 31:35

Ah ! Que n’ai-je quelqu’un qui m’écoute ! Voici ma signature : que le Tout-Puissant me réponde ! Que mon adversaire rédige son mémoire !

Tafsir Rasag — 31:35

Mais qui me donnera quelqu’un qui m’entende ? Puisse Celui qui se suffit me répondre dans les limites que j’ai tracées, tandis que mon adversaire aura rédigé sa cédule !


Traduction du Rabbinat — 31:36

Je le porterais sur mon épaule, je m’en parerais comme d’une couronne.

Tafsir Rasag — 31:36

(Je jure) que je la porterai sur mes épaules, que je m’en ornerai comme d’une couronne ;


Traduction du Rabbinat — 31:37

Je lui détaillerais le nombre de mes pas, je l’aborderais comme un prince.

Tafsir Rasag — 31:37

que je la prendrai pour diriger le nombre de mes pas, que je l’approcherai de moi, comme l’un de mes chefs.


Traduction du Rabbinat — 31:38

Est-ce que mes terres crient vengeance contre moi, et leurs sillons se répandent-ils ensemble en larmes ?

Tafsir Rasag — 31:38

Si la terre crie contre moi, si tous les gens qui en creusent les sillons pleurent ;


Traduction du Rabbinat — 31:39

Est-ce que j’en ai dévoré le produit, sans le payer de mon argent ? Ai-je arraché des plaintes aux légitimes propriétaires ?

Tafsir Rasag — 31:39

si j’en ai mangé les produits sans en payer le prix, et si j’ai frustré le désir de ses possesseurs,


Traduction du Rabbinat — 31:40

Si oui, que les ronces y poussent au lieu de froment, et au lieu d’orge l’ivraie ! Ici se terminent les paroles de Job.

Tafsir Rasag — 31:40

qu’au lieu de froment naissent pour moi des épines, au lieu d’orge l’ivraie. Ici finissent les discours de Job.


Chapitre 32

Traduction du Rabbinat — 32:1

Ces trois hommes cessèrent de répliquer à Job, parce qu’il se considérait comme juste.

Tafsir Rasag — 32:1

Et ces trois hommes cessèrent de répondre à Job, puisqu’il était juste à ses propres yeux.


Traduction du Rabbinat — 32:2

Alors Elihou, fils de Barakhel, le Bouzite, de la famille de Râm, entra en colère. Il en voulait à Job d’affirmer son innocence devant Dieu.

Tafsir Rasag — 32:2

Alors la colère d’Elihou, fils de Barakel, le Bouzite, de la tribu de Ram, s’enflamma contre eux : contre Job sa colère s’enflamma, parce qu’il se croyait plus juste que son Maître ;


Traduction du Rabbinat — 32:3

Et il en voulait aussi à ses trois amis de n’avoir plus trouvé de quoi répliquer, après avoir condamné Job.

Tafsir Rasag — 32:3

contre ses trois amis, parce qu’ils n’avaient pas trouvé de réponse et parce qu’ils avaient déclaré Job coupable.


Traduction du Rabbinat — 32:4

Or, Elihou avait attendu d’adresser la parole à Job, parce que les autres étaient plus âgés que lui.

Tafsir Rasag — 32:4

Elihou avait attendu pour parler à Job, les autres étant plus âgés que lui.


Traduction du Rabbinat — 32:5

Mais, quand Elihou vit que ces trois hommes n’avaient plus de réponse à la bouche, sas colère s’enflamma.

Tafsir Rasag — 32:5

Mais, voyant que des paroles de ces trois hommes il n’était pas sorti de réponse, Elihou fut saisi de colère.


Traduction du Rabbinat — 32:6

Et Elihou, fils de Barakhel, le Bouzite, prit la parole et dit : je suis jeune d’années et vous êtes vieux ; c’est pourquoi j’étais intimidé, et je craignais de vous faire connaître mon avis.

Tafsir Rasag — 32:6

Alors Elihou, fils de Barakel, le Bouzite commença et dit : Je suis jeune d’années, et vous êtes dans l’extrême vieillesse ; c’est pourquoi j’ai tremblé et j’ai craint de vous exposer ma science.


Traduction du Rabbinat — 32:7

Je me disais : « C’est à la vieillesse de parler, au grand âge d’enseigner la sagesse. »

Tafsir Rasag — 32:7

Je supposais que les hommes âgés parleraient, et que ceux qui ont des années nombreuses feraient connaître la sagesse.


Traduction du Rabbinat — 32:8

Mais celle-ci est chez les hommes une inspiration divine ; le souffle du Tout-Puissant les rend intelligents.

Tafsir Rasag — 32:8

Mais elle est un esprit mis dans l’homme, c’est-à-dire que l’ordre de Dieu lui donne l’intelligence ;


Traduction du Rabbinat — 32:9

Ce ne sont pas les plus âgés qui sont le plus sages, ni les vieillards qui comprennent ce qui est juste.

Tafsir Rasag — 32:9

donc ce ne sont pas toujours ceux qui ont longtemps vécu qui se montrent sages, ce ne sont pas toujours les vieillards qui comprennent la justice.


Traduction du Rabbinat — 32:10

Voilà pourquoi je dis : « Écoute-moi donc, je veux exposer, moi aussi, mon opinion. »

Tafsir Rasag — 32:10

C’est pourquoi je dis : Écoutez-moi pour que j’expose ma manière de voir.


Traduction du Rabbinat — 32:11

Voyez, j’étais dans l’attente de vos paroles, je dressais l’oreille à vos raisonnements, espérant que vous iriez au fond des choses.

Tafsir Rasag — 32:11

Eh bien, j’ai été attentif à vos discours, j’ai prêté l’oreille à vos raisonnements, jusqu’à ce que vous eussiez terminé vos discours.


Traduction du Rabbinat — 32:12

J’étais suspendu à vos lèvres, et voilà que personne de vous n’a réfuté Job, personne n’a répondu à ses paroles.

Tafsir Rasag — 32:12

Auprès de vous je voulais m’instruire, mais nul de vous n’a su combattre Job, nul de vous n’a répondu à ses paroles,


Traduction du Rabbinat — 32:13

Gardez-vous de dire : « Nous nous sommes trouvés en face de la sagesse : Dieu peut triompher de lui, non un homme ! »

Tafsir Rasag — 32:13

à moins que vous ne disiez : Nous avons trouvé de la sagesse en lui ; le Tout-Puissant pourra le repousser, mais non les hommes.


Traduction du Rabbinat — 32:14

Ce n’est pas contre moi qu’il a dirigé ses discours, et je ne le combattrai pas avec vos paroles.

Tafsir Rasag — 32:14

Job ne m’ayant pas adressé de discours, je ne pouvais pas lui répondre tant que vous parliez,


Traduction du Rabbinat — 32:15

Les voilà éperdus ! Ils ne répondent plus ; on leur a enlevé le don de la parole !

Tafsir Rasag — 32:15

jusqu’à ce que les gens eussent été abattus et n’eussent plus répondu, que la parole leur eût été enlevée.


Traduction du Rabbinat — 32:16

J’attendrais vainement, car ils ne parlent plus, ils se tiennent cois, ils n’ont plus rien à répliquer.

Tafsir Rasag — 32:16

Comme j’ai patienté jusqu’à ce que personne ne parlât plus, jusqu’à ce qu’on s’arrêtât et qu’on ne fournît plus de nouvelle réponse,


Traduction du Rabbinat — 32:17

Je veux donc, moi aussi, répondre pour ma part, exposer mon opinion, moi aussi.

Tafsir Rasag — 32:17

je commencerai, moi aussi, pour ma part ; je vais exposer ce que je sais.


Traduction du Rabbinat — 32:18

Car je suis plein de discours : l’esprit qui anime mon sein m’oppresse.

Tafsir Rasag — 32:18

Car, étant rempli de ce que j’ai à dire, mon opinion m’oppresse dans mon sein,


Traduction du Rabbinat — 32:19

Oui, mon sein est comme un vin non débouché, il éclate comme des outres neuves.

Tafsir Rasag — 32:19

et mon sein est ainsi devenu en quelque sorte comme du vin qu’on n’a pas ouvert et qui déborde, ou comme des outres nouvelles qui se fendent.


Traduction du Rabbinat — 32:20

Laissez-moi donc parler, et ce sera un soulagement pour moi : je vais ouvrir mes lèvres et répliquer.

Tafsir Rasag — 32:20

Je veux donc parler pour me soulager, ouvrir mes lèvres et vous répondre.


Traduction du Rabbinat — 32:21

Loin de moi de faire acception de personnes et de flatter qui que ce soit !

Tafsir Rasag — 32:21

Je ne veux avoir égard à personne, ni flatter qui que ce soit pour lui faire honneur ;


Traduction du Rabbinat — 32:22

Car j’ignore l’art de la flatterie : sans cela mon Créateur aurait vite fait de me supprimer.

Tafsir Rasag — 32:22

car je n’ai jamais eu l’habitude de flatter et, pour peu que je le fasse, mon créateur me ferait comparaître devant lui.


Chapitre 33

Traduction du Rabbinat — 33:1

Or, donc, écoute, Job, mon discours, prête ton attention à toutes mes paroles.

Tafsir Rasag — 33:1

Mais entends, ô Job, mes paroles, et écoute-les toutes.


Traduction du Rabbinat — 33:2

Vois, je vais ouvrir la bouche et laisser parler ma langue dans mon palais.

Tafsir Rasag — 33:2

Voici que j’ai déjà ouvert ma bouche, et que ma langue a parlé dans mon palais.


Traduction du Rabbinat — 33:3

La droiture de mon cœur respire dans mes paroles, et mes lèvres diront clairement ce que je sais.

Tafsir Rasag — 33:3

Mes discours rendent la droiture de mon cœur, mes lèvres expriment une science pure.


Traduction du Rabbinat — 33:4

L’esprit de Dieu m’a créé, le souffle de Dieu soutient ma vie.

Tafsir Rasag — 33:4

Le souffle de la sagesse de Dieu m’a créé, de même Celui qui se suffit me fera vivre par son ordre.


Traduction du Rabbinat — 33:5

Si tu le peux, tu me réfuteras ; oppose-moi tes raisons, tiens-moi tête.

Tafsir Rasag — 33:5

Donc, si tu le peux, réfute-moi ou oppose-moi tes arguments ou dresse-toi devant moi.


Traduction du Rabbinat — 33:6

Vois, je suis comme toi au regard de Dieu : je suis pétri d’argile, moi aussi.

Tafsir Rasag — 33:6

Me voici ton égal pour là force, puisque moi aussi j’ai été pétri de l’argile.


Traduction du Rabbinat — 33:7

Tu n’as donc pas à trembler devant moi, et mon autorité ne pèsera pas lourdement sur toi.

Tafsir Rasag — 33:7

La peur de moi ne saurait donc t’effrayer, ni ma puissance peser sur toi.


Traduction du Rabbinat — 33:8

Mais tu as dit à mes oreilles — j’entends encore le son de tes paroles :

Tafsir Rasag — 33:8

Quant à ce que tu as dit en ma présence et à tes paroles dont j’ai entendu le son,


Traduction du Rabbinat — 33:9

« Je suis pur, sans péché ; je suis à l’abri de tout blâme, n’ayant point commis de faute.

Tafsir Rasag — 33:9

à savoir : Je suis pur, exempt de faute, innocent, sans iniquité ;


Traduction du Rabbinat — 33:10

Mais quoi! [Dieu] trouve des griefs contre moi, il me considère comme son ennemi.

Tafsir Rasag — 33:10

seulement Dieu invente contre moi des péchés et me considère comme son ennemi ;


Traduction du Rabbinat — 33:11

Il emprisonne mes pieds dans les ceps, surveille toutes mes voies ! »

Tafsir Rasag — 33:11

il a mis mes pieds dans les ceps, il observe tous mes pas,


Traduction du Rabbinat — 33:12

« Certes, en cela tu n’as pas raison, te répliquerai-je, car Dieu est plus grand que l’homme. »

Tafsir Rasag — 33:12

en cela, tu n’as pas eu raison, car la puissance de Dieu est plus grande que celle de l’homme.


Traduction du Rabbinat — 33:13

Pourquoi entres-tu en lutte avec lui, sous prétexte qu’il ne rend compte d’aucun de ses décrets ?

Tafsir Rasag — 33:13

Pourquoi es-tu entré en lutte avec lui en disant : Dieu ne répond pas à son serviteur, quoi qu’il dise ?


Traduction du Rabbinat — 33:14

À la vérité, Dieu parle une fois, même deux fois ; on n’y fait pas attention !

Tafsir Rasag — 33:14

Sache que le Tout-Puissant ne parle qu’une fois, et qu’il n’a pas besoin de se révéler une seconde fois.


Traduction du Rabbinat — 33:15

En songe, dans des visions nocturnes, lorsqu’un profond sommeil s’empare des hommes, lorsqu’ils dorment sur leurs couches,

Tafsir Rasag — 33:15

Dans un songe ou dans une vision nocturne, lorsqu’un profond sommeil tombe sur les hommes, et qu’ils dorment sur leurs couches,


Traduction du Rabbinat — 33:16

alors il ouvre l’oreille des mortels, et met son sceau sur la correction qu’il leur inflige,

Tafsir Rasag — 33:16

c’est alors qu’il se présente à certaines personnes et scelle ses liens avec elles,


Traduction du Rabbinat — 33:17

pour détourner les gens de leurs agissements et protéger les puissants contre l’orgueil.

Tafsir Rasag — 33:17

pour éloigner l’homme des mauvaises actions et pour étouffer l’orgueil chez tous,


Traduction du Rabbinat — 33:18

Ainsi il préserve leur âme de la perdition et empêche leur vie de succomber sous le glaive.

Tafsir Rasag — 33:18

Car, en se soumettant ainsi, l’homme sauve son âme de la perdition et épargne à sa vie de se passer dans l’abandon.


Traduction du Rabbinat — 33:19

L’homme est éprouvé par la souffrance sur sa couche, alors que la plupart de ses os demeurent intacts44.

44 D’après le Keri רוב ; d’après le Kethib ריב : « violent est le combat dans ses os ».

Tafsir Rasag — 33:19

Parfois aussi Dieu avertit l’homme sur sa couche par des souffrances et par l’enflure dans la plupart de ses os,


Traduction du Rabbinat — 33:20

Tout son être a le dégoût de la nourriture, son âme [repousse] les mets les plus délicieux.

Tafsir Rasag — 33:20

au point qu’il ne digère plus la nourriture, ni les mets appétissants,


Traduction du Rabbinat — 33:21

Sa chair se consume et disparaît à la vue ; ses os, qui étaient invisibles, deviennent saillants.

Tafsir Rasag — 33:21

et que la graisse de sa chair disparaît aux regards, que ses os sont limés et cessent d’être visibles.


Traduction du Rabbinat — 33:22

Son âme est tout près de la tombe ; sa vie semble livrée aux agents de la mort.

Tafsir Rasag — 33:22

Mais, lorsqu’il est près de périr et que sa vie est sur le point d’être livrée au trépas,


Traduction du Rabbinat — 33:23

S’il est alors un ange qui intercède pour lui, un seul entre mille, qui révèle à l’homme son devoir,

Tafsir Rasag — 33:23

s’il y a en sa faveur une seule bonne action entre mille, elle est comme un ange qui plaide pour lui et proclame la droiture de l’être humain ;


Traduction du Rabbinat — 33:24

qui le prenne en pitié et dise : « Fais-lui grâce, pour qu’il ne descende pas dans la fosse, j’ai obtenu sa rançon »,

Tafsir Rasag — 33:24

car Dieu le prend en pitié et prononce l’arrêt suivant : Empêche-le de descendre dans la tombe, dans cette action j’ai trouvé sa rançon.


Traduction du Rabbinat — 33:25

alors sa chair retrouve la sève de la jeunesse, il est rendu aux jours de son adolescence.

Tafsir Rasag — 33:25

Son corps devient plus souple que celui de l’adolescent, comme s’il revenait aux jours de sa jeunesse.


Traduction du Rabbinat — 33:26

Il implore Dieu, qui l’écoute avec bienveillance et lui permet de voir sa face avec des cris d’allégresse ; il rémunère ainsi la droiture du mortel.

Tafsir Rasag — 33:26

Quelquefois enfin l’homme implore Dieu, qui lui accorde sa grâce et regarde sa face avec faveur au milieu du tumulte du monde, et le rétribue pour sa vertu.


Traduction du Rabbinat — 33:27

Celui-ci promène ses regards sur les hommes et dit : « J’avais péché, violé le droit, et cela n’était pas bien de ma part.

Tafsir Rasag — 33:27

Cet homme : de son côté, se tourne vers les assistants et dit : J’ai péché et j’ai dérangé ce qui était droit ; et c’est ce que je n’aurais pas dû faire.


Traduction du Rabbinat — 33:28

Mais Dieu a exempté mon âme45 de descendre dans la fosse, ma vie jouira encore de la lumière. »

45 D’après le Kethib : נפשי et חיתי .

Tafsir Rasag — 33:28

En parlant ainsi, il a racheté sa personne de la tombe, et sa vie est arrivée à voir la lumière.


Traduction du Rabbinat — 33:29

Voyez, tout cela, Dieu le fait deux ou trois fois en faveur de l’homme,

Tafsir Rasag — 33:29

Voici les deux manières dont agit le Tout-Puissant, et la troisième dont il se sert également avec l’homme,


Traduction du Rabbinat — 33:30

pour ramener son âme des bords de l’abîme, et l’éclairer de la lumière des vivants.

Tafsir Rasag — 33:30

pour le ramener de la perdition et l’éclairer de la lumière de la vie.


Traduction du Rabbinat — 33:31

Sois attentif, Job, écoute-moi ; fais silence et laisse-moi parler.

Tafsir Rasag — 33:31

Sois attentif, Job ; écoute-moi, garde le silence afin que je parle.


Traduction du Rabbinat — 33:32

Si tu as quelque chose à dire, réplique-moi ; parle, car je souhaite te voir justifié.

Tafsir Rasag — 33:32

Si tu trouves des paroles, donne-moi la réplique, prononce-les, car je voudrais te savoir juste ;


Traduction du Rabbinat — 33:33

Si non, c’est à toi à m’écouter ; tais-toi, et je t’enseignerai la sagesse.

Tafsir Rasag — 33:33

autrement, écoute-moi, tais-toi pour que je t’enseigne la sagesse.


Chapitre 34

Traduction du Rabbinat — 34:1

Elihou reprit et dit :

Tafsir Rasag — 34:1

Elihou reprit et dit :


Traduction du Rabbinat — 34:2

Écoutez, ô sages, mes discours, et vous, hommes instruits, prêtez-moi votre attention.

Tafsir Rasag — 34:2

Sages, écoutez mes paroles ; savants, prêtez-moi l’oreille ;


Traduction du Rabbinat — 34:3

Car l’oreille apprécie les discours comme le palais déguste la nourriture.

Tafsir Rasag — 34:3

car l’oreille discerne les paroles, comme le palais goûte les mets.


Traduction du Rabbinat — 34:4

Mettons-nous en quête de ce qui est juste, examinons entre nous ce qui est bon.

Tafsir Rasag — 34:4

Choisissons-nous un tribunal qui nous fera savoir lequel de nos discours est le meilleur.


Traduction du Rabbinat — 34:5

Car Job a dit : « Je suis innocent, et Dieu m’a refusé justice.

Tafsir Rasag — 34:5

En effet, Job a dit : Je suis innocent, et le Tout-Puissant m’a dénié la justice ;


Traduction du Rabbinat — 34:6

En dépit de mon bon droit, je passe pour menteur ; cruel est le coup qui m’a frappé, sans que j’aie failli ! »

Tafsir Rasag — 34:6

et, en même temps qu’il m’a dénié la justice, je suis frustré d’une compensation et ma flèche me blesse sans que j’aie péché.


Traduction du Rabbinat — 34:7

Y a-t-il un homme comme Job, buvant le blasphème comme de l’eau,

Tafsir Rasag — 34:7

Mais quel est l’homme qui, comme Job, boit en quelque sorte la raillerie, comme on boit l’eau ;


Traduction du Rabbinat — 34:8

faisant cause commune avec les artisans d’iniquité et allant de pair avec les malfaiteurs ?

Tafsir Rasag — 34:8

qui s’est mis en route pour s’associer aux malfaiteurs et marcher avec les criminels,


Traduction du Rabbinat — 34:9

Car il a dit : « L’homme ne gagne rien à être en bons termes avec Dieu ! »

Tafsir Rasag — 34:9

puisqu’il a dit : L’homme ne gagne pas de compensation avec Dieu ?


Traduction du Rabbinat — 34:10

C’est pourquoi, gens d’intelligence, écoutez-moi : loin de Dieu l’iniquité et du Tout-Puissant l’injustice !

Tafsir Rasag — 34:10

Écoutez-moi donc, ô hommes de science ; le Tout-Puissant est un refuge contre l’iniquité, Celui qui se suffit contre l’injustice.


Traduction du Rabbinat — 34:11

Car il paie chacun selon ses œuvres et lui assigne le sort mérité par sa conduite.

Tafsir Rasag — 34:11

Il rétribue chacun selon ses œuvres, et il donne à l’homme selon la route qu’il a suivie.


Traduction du Rabbinat — 34:12

Non, en vérité, Dieu ne commet pas de mal, le Tout-Puissant ne fausse pas la justice.

Tafsir Rasag — 34:12

Il est également vrai que le Tout-Puissant ne commet point d’injustice et que Celui qui se suffit ne fausse pas le bon droit.


Traduction du Rabbinat — 34:13

Qui lui a confié la direction de la terre ? Qui a mis tout l’univers entre ses mains ?

Tafsir Rasag — 34:13

Qui l’a chargé du gouvernement de la terre et qui a été la cause pour laquelle il a fait exister l’univers tout entier ?


Traduction du Rabbinat — 34:14

S’il n’avait de pensée que pour lui-même, s’il retirait à lui son esprit et son souffle,

Tafsir Rasag — 34:14

Comment alors tournerait-il contre l’homme son attention, afin de recueillir son âme et son souffle,


Traduction du Rabbinat — 34:15

toutes les créatures périraient du coup, et l’homme retournerait à la poussière.

Tafsir Rasag — 34:15

de sorte que tous les êtres de chair mourussent, et que l’être humain retournât à la poussière ?


Traduction du Rabbinat — 34:16

Or, si tu jouis de ton bon sens, écoute ceci, prête l’oreille au son de mes paroles :

Tafsir Rasag — 34:16

Si tu as de la raison, entends ceci, prête l’oreille au son de ma parole :


Traduction du Rabbinat — 34:17

Celui qui hait la justice pourrait-il régner ? Oseras-tu incriminer l’Être infiniment juste ?

Tafsir Rasag — 34:17

Comment un ennemi de la justice pourrait-il faire prévaloir ses ordres, ou bien vaincras-tu le Juste, le Puissant ?


Traduction du Rabbinat — 34:18

Est-il permis de dire au roi : « scélérat ! » et aux princes : « criminels ! »

Tafsir Rasag — 34:18

Peut-on nommer le roi : scélérat, ou celui qui est généreux : méchant ?


Traduction du Rabbinat — 34:19

Eh bien ! Lui ne prend pas parti pour les grands, et ne favorise pas le riche contre le pauvre, car ils sont tous l’œuvre de sa main.

Tafsir Rasag — 34:19

Lui, il ne flatte pas les grands, n’affermit pas le riche en présence du pauvre ; car eux tous sont son œuvre.


Traduction du Rabbinat — 34:20

En un clin d’œil, ils meurent, et au milieu de la nuit, le peuple s’agite et ils disparaissent ; on supprime les puissants, sans qu’une main [se lève].

Tafsir Rasag — 34:20

Tel d’entre eux meurt subitement ; au milieu de la nuit, des gens s’agitent tumultueusement, puis ils passent ; ils font disparaître les nobles, sans que ce soit par leur propre force.


Traduction du Rabbinat — 34:21

C’est que ses yeux sont ouverts sur les voies de l’homme, il observe chacun de ses pas.

Tafsir Rasag — 34:21

Car Dieu connaît le chemin de tout homme, il observe tous ses pas.


Traduction du Rabbinat — 34:22

Point de ténèbres, point d’ombre si profonde où puissent se cacher les malfaiteurs.

Tafsir Rasag — 34:22

Il n’y a ni obscurité, ni ténèbres où puissent se cacher les malfaiteurs.


Traduction du Rabbinat — 34:23

Car Dieu n’a pas besoin de surveiller longuement un homme, pour le faire comparaître en justice.

Tafsir Rasag — 34:23

De même qu’il n’accorde à l’homme rien qui lui rende possible de se présenter en justice avec le Tout-Puissant,


Traduction du Rabbinat — 34:24

Il brise les puissants sans [long] examen et met d’autres à leur place.

Tafsir Rasag — 34:24

il inspire une terreur sans fin aux plus considérables et il établit d’autres à leur place.


Traduction du Rabbinat — 34:25

C’est parce qu’il connaît leurs œuvres, qu’il les renverse de nuit et les écrase.

Tafsir Rasag — 34:25

Ainsi, connaissant bien leurs actions, il bouleverse leur sort et ils sont abaissés ;


Traduction du Rabbinat — 34:26

En qualité d’impies, il les frappe aux yeux de [nombreux] spectateurs,

Tafsir Rasag — 34:26

il les frappe à l’endroit où se trouvent les méchants, au lieu où sont les diffamateurs,


Traduction du Rabbinat — 34:27

les punissant de s’être détournés de lui, d’avoir méconnu toutes ses voies,

Tafsir Rasag — 34:27

parce qu’ils ont cessé de lui obéir et qu’ils n’ont rien compris de ses voies,


Traduction du Rabbinat — 34:28

d’avoir fait monter jusqu’à lui les cris du faible, et retentir à ses oreilles la protestation des miséreux.

Tafsir Rasag — 34:28

et que le cri du pauvre lui est parvenu et qu’il a entendu le cri des malheureux.


Traduction du Rabbinat — 34:29

Et s’il fait l’apaisement, qui le lui reprochera ? Quand il cache sa face, qui pourra le voir ? [Il domine] et sur les nations et sur les individus,

Tafsir Rasag — 34:29

Lorsqu’il accorde la tranquillité à des hommes, qui les troublera ? Et lorsqu’il leur cache sa miséricorde, qui la verra ? Ceci pour un homme seul aussi bien que pour une nation,


Traduction du Rabbinat — 34:30

ne voulant pas du règne des hommes pervers, de ceux qui sont un piège pour les peuples.

Tafsir Rasag — 34:30

contrairement à la royauté hypocrite de l’homme, et aux embûches des nations.


Traduction du Rabbinat — 34:31

Se peut-il qu’on dise à Dieu : « J’ai expié sans être coupable.

Tafsir Rasag — 34:31

Dieu peut dire : J’ai supporté mes créatures et je ne les ai pas fait périr.


Traduction du Rabbinat — 34:32

Ce qu’il m’est impossible de voir, apprends-le-moi toi-même ; si j’ai commis des injustices, je ne récidiverai pas ? »

Tafsir Rasag — 34:32

Donc, pour ce que j’ignore, dirige-moi toi-même ; si j’ai commis une injustice, je ne la renouvellerai plus.


Traduction du Rabbinat — 34:33

Est-ce sous ton inspiration qu’Il doit rémunérer, parce que tu exprimes ton dédain ou que tu manifestes tes préférences, toi et non moi ? Ce que tu sais, expose-le donc.

Tafsir Rasag — 34:33

Ensuite, est-ce d’après ton avis que Dieu en finira, alors que tu dédaignes une chose et que tu prétends que c’est à toi et non pas à moi ? Dis donc ce que tu sais.


Traduction du Rabbinat — 34:34

Les gens sensés me le diront, les hommes sages qui m’écoutent :

Tafsir Rasag — 34:34

Moi, je suis assuré que les hommes sensés diront de moi :Il a dit vrai, et que les gens sages m’écouteront.


Traduction du Rabbinat — 34:35

« Job ne discourt pas en connaissance de cause, ses paroles ne sont pas raisonnables.

Tafsir Rasag — 34:35

Mais Job ne parle pas ainsi en connaissance de cause et ses discours en cela ne sont pas conformes à la raison.


Traduction du Rabbinat — 34:36

Mon souhait serait que Job fût éprouvé encore longtemps, à cause de ses réponses dignes d’hommes iniques ;

Tafsir Rasag — 34:36

Et, si Celui qui veut voulait éprouver Job jusqu’au fond, en lui imposant de répondre aux pervers,


Traduction du Rabbinat — 34:37

car à son péché il ajoute une faute plus grave : il pense triompher au milieu de nous et prodigue ses propos contre Dieu46. »

46 Ce discours d’Elihou présente de sérieuses difficultés, surtout vers la fin.

Tafsir Rasag — 34:37

Job ajouterait à ses péchés une faute — ce qui se passe entre nous ne te suffit-il pas à cet égard ? — et il multiplierait encore ses paroles contre le Tout-Puissant.


Chapitre 35

Traduction du Rabbinat — 35:1

Elihou reprit et dit :

Tafsir Rasag — 35:1

Elihou prit encore la parole et dit :


Traduction du Rabbinat — 35:2

Est-ce cela que tu considères comme juste, cela que tu appelles « ta droiture au regard de Dieu, »

Tafsir Rasag — 35:2

Est-ce là une parole que tu considères comme légitime, quand tu dis : Je suis plus juste que le Tout-Puissant ;


Traduction du Rabbinat — 35:3

de dire : « Quel avantage y trouvé-je ? Quel profit de plus que si je faisais mal ? »

Tafsir Rasag — 35:3

et quand tu dis : Quel profit ai-je de ma vertu et à quoi me sert de renoncer à mon péché ?


Traduction du Rabbinat — 35:4

Je vais te répondre en quelques mots et à tes amis avec toi.

Tafsir Rasag — 35:4

Moi, je vais te répondre et à tes amis en même temps.


Traduction du Rabbinat — 35:5

Regarde le ciel et vois, contemple les nuages au-dessus de toi !

Tafsir Rasag — 35:5

Je dis : Tourne-loi vers le ciel et regarde-le ; contemple les nuées, à quel point elles sont plus hautes que toi.


Traduction du Rabbinat — 35:6

Si tu agis mal, quelle est ton action sur Dieu ? Si tes péchés sont nombreux, que lui importe ?

Tafsir Rasag — 35:6

Si tu pèches, qu’est-ce que tu lui fais ? Si tes crimes se multiplient, quel dommage lui causes-tu ?


Traduction du Rabbinat — 35:7

Si tu agis bien, que lui donnes-tu ? Ou qu’est-ce qu’il accepte de toi ?

Tafsir Rasag — 35:7

Et de même, si tu es juste, qu’est-ce que tu lui donnes, ou bien, en tout cas, que recevra-t-il de ta main ?


Traduction du Rabbinat — 35:8

C’est toi, créature humaine, qu’intéresse ta perversité ; c’est à toi, fils d’Adam, qu’importe ta piété.

Tafsir Rasag — 35:8

Ta méchanceté ne peut nuire qu’à un homme comme toi, et ta vertu ne saurait être utile qu’à un mortel comme toi.


Traduction du Rabbinat — 35:9

On se plaint il est vrai de la multitude d’exactions, on crie contre la violence des grands ;

Tafsir Rasag — 35:9

Sache que bien souvent les opprimés crient et implorent du secours contre le bras de ceux qui sont plus nombreux qu’eux,


Traduction du Rabbinat — 35:10

mais on ne dit pas : « Où est Dieu, mon créateur, qui donne lieu à des chants joyeux pendant la nuit47 ;

47 Grâce au secours qu’il accorde dans sa bonté.

Tafsir Rasag — 35:10

et qu’ils n’ont pas dit : Où est Dieu notre créateur qui nous oblige à chanter ses louanges durant la nuit,


Traduction du Rabbinat — 35:11

qui nous instruit de préférence aux animaux de la terre et nous éclaire plutôt que les oiseaux du ciel ? »

Tafsir Rasag — 35:11

qui nous rend plus instruits que les animaux de la terre et plus sages que les oiseaux du ciel ?


Traduction du Rabbinat — 35:12

Aussi bien, crie-t-on sans trouver d’écho, à cause de l’arrogance des méchants.

Tafsir Rasag — 35:12

Ils crient ainsi là-bas à cause de la tyrannie de ceux qui sont encore plus méchants qu’eux et Dieu ne les exauce pas.


Traduction du Rabbinat — 35:13

Non, Dieu n’écoute pas de vaines doléances, le Tout-Puissant n’y prête nulle attention.

Tafsir Rasag — 35:13

La fausseté, le Tout-Puissant ne l’écoute pas pour l’approuver, et Celui qui se suffit ne la voit pas d’un regard qui l’autorise.


Traduction du Rabbinat — 35:14

Combien moins encore quand tu dis que tu ne l’aperçois point, que ta cause est par devers lui et que tu es là à l’attendre !

Tafsir Rasag — 35:14

Si tu dis que tu ne vois pas cela, cite-moi devant lui et attends sa réponse.


Traduction du Rabbinat — 35:15

Et maintenant si [tu prétends] que sa colère ne sévit point, parce qu’il ne se soucie pas sérieusement des crimes [qui se commettent],

Tafsir Rasag — 35:15

Et maintenant, si Job ne voit pas cela, c’est qu’il a énuméré ses malheurs, sans savoir que le soulagement en sera très abondant.


Traduction du Rabbinat — 35:16

je conclus que Job ouvre la bouche pour des riens, qu’il accumule des paroles manquant de sens.

Tafsir Rasag — 35:16

Donc, c’est à cause de ses malheurs que la bouche de Job prononçait des paroles vaines, et multipliait ses discours ignorants.


Chapitre 36

Traduction du Rabbinat — 36:1

Elihou, poursuivant, dit :

Tafsir Rasag — 36:1

Elihou dit encore :


Traduction du Rabbinat — 36:2

Accorde-moi un peu d’attention, et je t’instruirai ; car il reste encore des arguments en faveur de Dieu.

Tafsir Rasag — 36:2

Patiente encore un peu, pour que je t’informe qu’il est resté à Dieu quelque chose à dire contre toi.


Traduction du Rabbinat — 36:3

Je tirerai ma science de loin, et j’établirai l’équité de mon Dieu.

Tafsir Rasag — 36:3

J’élèverai ma pensée au loin et je rendrai justice à mon Créateur par ma déclaration.


Traduction du Rabbinat — 36:4

Car certes, mes paroles ne sont pas mensongères : c’est quelqu’un aux connaissances sûres qui est devant toi.

Tafsir Rasag — 36:4

En vérité, mes paroles ne sont pas vaines, et je te montrerai une science sûre.


Traduction du Rabbinat — 36:5

Vois, Dieu est puissant et il ignore le dédain ; il est souverain par la force de la raison.

Tafsir Rasag — 36:5

Sache que le Tout-Puissant est grand et ne dédaigne pas ses créatures, et qu’étendue est la force de sa science.


Traduction du Rabbinat — 36:6

Il ne laisse point vivre le méchant, mais il fait triompher le bon droit des pauvres.

Tafsir Rasag — 36:6

Il ne laisse vivre aucun méchant par tolérance pour sa conduite, il accorde la justice aux faibles.


Traduction du Rabbinat — 36:7

Il ne détourne pas les yeux des justes, qu’il met de pair avec les rois sur le trône : il les installe solidement et les fait grandir.

Tafsir Rasag — 36:7

Il ne diminue pas sa sollicitude pour les justes, ni pour les rois sur leurs trônes ; mais il les y asseoit pour l’éternité et ils sont élevés.


Traduction du Rabbinat — 36:8

Que s’ils sont enchaînés dans les fers, pris dans les liens de la misère,

Tafsir Rasag — 36:8

Et, s’ils méritent d’être chargés de chaînes et d’être liés avec les cordes du châtiment,


Traduction du Rabbinat — 36:9

et qu’après leur avoir représenté leurs actes et leurs péchés, fruits de l’orgueil,

Tafsir Rasag — 36:9

il leur fait connaître leurs actes et les péchés qu’ils ont commis par orgueil ;


Traduction du Rabbinat — 36:10

il ouvre leur oreille à la réprimande et les exhorte à revenir de l’iniquité,

Tafsir Rasag — 36:10

il leur adresse une réprimande et leur dit de renoncer à leur iniquité.


Traduction du Rabbinat — 36:11

s’ils écoutent et se soumettent, ils achèveront leurs jours dans le bonheur et leurs années dans les délices.

Tafsir Rasag — 36:11

S’ils écoutent et se soumettent, ils finiront leurs jours dans le bonheur, et leurs années dans les délices.


Traduction du Rabbinat — 36:12

Mais s’ils n’écoutent point, ils finiront pas l’épée et périront faute d’intelligence.

Tafsir Rasag — 36:12

S’ils n’écoutent pas, ils passeront par l’insomnie et succomberont sans en avoir conscience.


Traduction du Rabbinat — 36:13

Pervers de cœur, ils manifestent de la colère, refusent d’implorer Dieu quand il les charge de chaînes.

Tafsir Rasag — 36:13

Ceux qui ont le cœur souillé provoquent la colère de Dieu et n’implorent pas son secours contre les chaînes que cette souillure leur a rivées ;


Traduction du Rabbinat — 36:14

Aussi leur âme périt-elle en pleine jeunesse, leur vie s’éteint comme celle des infâmes libertins.

Tafsir Rasag — 36:14

leurs âmes meurent au temps de la jeunesse et leur vie se consume dans la frivolité.


Traduction du Rabbinat — 36:15

Mais le malheureux, il le sauve par sa misère même, et par la souffrance il ouvre son oreille [aux conseils].

Tafsir Rasag — 36:15

Comme il a coutume de délivrer le malheureux de son malheur, c’est pourquoi il vient aux affligés.


Traduction du Rabbinat — 36:16

Aussi bien, il te fera passer de l’étreinte de l’adversité en un lieu spacieux, où n’existe nulle gène, et ta table sera couverte de mets succulents.

Tafsir Rasag — 36:16

Toi aussi, il t’aura retiré de la détresse pour t’amener à l’aisance dans laquelle il n’y a pas place pour la détresse et aura laissé ta table remplie de mets succulents.


Traduction du Rabbinat — 36:17

Si tu as subi pleinement le châtiment du méchant, c’est que châtiment et justice sont une force.

Tafsir Rasag — 36:17

Et pourtant, tu avais suivi jusqu’au bout les opinions des méchants, leur jugement et leur décision qui leur servent d’appui.


Traduction du Rabbinat — 36:18

Crains donc que le dépit ne t’attire de nouveaux coups ; ne te laisse pas égarer par la grandeur de la rançon48.

48 Par le cruel châtiment que tu as encouru. — Le texte des versets 17 à 22 est plein d’obscurités, impossible d’en donner une traduction satisfaisante.

Tafsir Rasag — 36:18

La colère divine se manifeste en t’entraînant à une rétribution dont aucune rançon ne pourra te libérer.


Traduction du Rabbinat — 36:19

[Dieu] peut-il priser assez tes cris suppliants pour t’épargner souffrances et durs efforts ?

Tafsir Rasag — 36:19

Est-ce que ta générosité entrera en ligne avec Dieu au moment du malheur ? Non, ni aucun déploiement de puissance.


Traduction du Rabbinat — 36:20

N’aspire point à la nuit, où les peuples sont enlevés de leur place.

Tafsir Rasag — 36:20

Ne souhaite pas durant la nuit que Dieu fasse entrer une tribu à ta place dans ta douleur.


Traduction du Rabbinat — 36:21

Garde-toi de te laisser aller au mal, car tu sembles le préférer à la souffrance.

Tafsir Rasag — 36:21

Prends garde, ne te tourne pas vers la haine, car tu préfères ce châtiment d’autrui au tien.


Traduction du Rabbinat — 36:22

Vois, Dieu est sublime dans sa force : existe-t-il un guide comme lui ?

Tafsir Rasag — 36:22

Sache que le Tout-Puissant est inattaquable dans sa force. Qui, comme lui, enseigne le bien ?


Traduction du Rabbinat — 36:23

Qui lui dicte la voie qu’il doit suivre ? Qui lui dira : « Tu commets des injustices ? »

Tafsir Rasag — 36:23

Qui a-t-il chargé d’examiner ses actes, et qui lui a dit : Tu as commis une injustice ?


Traduction du Rabbinat — 36:24

Prends à cœur d’exalter son œuvre, que les humains célèbrent par leurs chants.

Tafsir Rasag — 36:24

Songe donc à nous exalter son œuvre, telle que les hommes l’ont décrite,


Traduction du Rabbinat — 36:25

Les hommes l’admirent, le mortel la contemple de loin.

Tafsir Rasag — 36:25

telle que tous les humains l’ont vue et que les mortels l’ont observée depuis un temps lointain.


Traduction du Rabbinat — 36:26

Oui, Dieu est grand : nous ne pouvons le comprendre ; le nombre de ses années est incalculable.

Tafsir Rasag — 36:26

Ils savent que le Tout-Puissant a bien des attributs supérieurs à ce que nous connaissons, et que ses années ne peuvent être comptées, ni scrutées,


Traduction du Rabbinat — 36:27

Il attire les gouttes d’eau qui, à la suite de son brouillard, se résolvent en pluie.

Tafsir Rasag — 36:27

Parmi ses miracles, il retire à certaines gens la goutte d’eau, dont la vapeur purifie la pluie,


Traduction du Rabbinat — 36:28

Les nuages en ruissellent et s’épandent sur la foule des humains.

Tafsir Rasag — 36:28

que les nuages élevés versent en torrents et répandent sur les hommes nombreux.


Traduction du Rabbinat — 36:29

Sait-on seulement comprendre le déploiement des nuées, le fracas de son pavillon ?

Tafsir Rasag — 36:29

Et aussi, lorsque Dieu fait paraître l’étendue des nuages, il rend leur ombre vide d’eau ;


Traduction du Rabbinat — 36:30

Vois, il s’enveloppe de sa lumière et il en couvre les profondeurs de cet océan [de nuages].

Tafsir Rasag — 36:30

et, lorsqu’il fait couler largement leur seau plein, il couvre, en quelque sorte, les profondeurs de la mer.


Traduction du Rabbinat — 36:31

Car il se sert d’eux pour juger les peuples ou leur donner de la nourriture en abondance.

Tafsir Rasag — 36:31

Car c’est par là qu’il juge les nations et qu’il leur fournit de la nourriture en. Abondance.


Traduction du Rabbinat — 36:32

Il recouvre ses mains de flammes, qu’il dirige contre les rebelles49.

49 Description de la foudre. — Le sens de ces versets et du suivant est également fort incertain.

Tafsir Rasag — 36:32

C’est à cause de leurs actions qu’il a retenu loin d’eux les seaux pleins et qu’il a commandé contre eux un agresseur qui tire subitement l’épée.


Traduction du Rabbinat — 36:33

Il révèle sa présence par son tonnerre, instrument de colère contre les présomptueux.

Tafsir Rasag — 36:33

Ceux qui manient les épées leur en donnent des nouvelles, ainsi qu’à leurs bestiaux, ainsi qu’à celles de leurs plantes qui montent.


Chapitre 37

Traduction du Rabbinat — 37:1

C’est aussi ce qui jette la frayeur dans mon cœur et le fait vivement tressauter.

Tafsir Rasag — 37:1

C’est au point que leurs cœurs en tremblent, comme s’ils étaient tirés violemment hors de leurs places.


Traduction du Rabbinat — 37:2

Écoutez attentivement le grondement de sa voix et le roulement qui sort de sa bouche.

Tafsir Rasag — 37:2

Elihou leur dit : Écoutez attentivement le fracas de sa voix, et de sa parole sortira un enseignement.


Traduction du Rabbinat — 37:3

Il le prolonge sous toute la voûte des cieux, et ses éclairs brillent jusqu’aux extrémités de la terre.

Tafsir Rasag — 37:3

On le voit sous tout le ciel, et sa lumière brille sur les régions de la terre.


Traduction du Rabbinat — 37:4

À leur suite, c’est un bruit qui rugit : il tonne de sa voix majestueuse, et quand cette voix se fait entendre, il ne les retient plus50.

50 Les éclairs.

Tafsir Rasag — 37:4

Et ensuite une autre voix gronde, il les effraie par sa voix puissante, mais sans que les méchants soient impressionnés, alors que sa voix se fait entendre.


Traduction du Rabbinat — 37:5

Dieu fait retentir merveilleusement la voix de son tonnerre ; il accomplit de grandes choses qui dépassent notre connaissance.

Tafsir Rasag — 37:5

Ils sauront que le Tout-Puissant fait trembler par sa voix au milieu de merveilles ; il accomplit de grandes œuvres au-dessus de ce que nous savons.


Traduction du Rabbinat — 37:6

Car il dit à la neige : « Apparais sur la terre ! » Il envoie la pluie abondante, ses puissantes averses.

Tafsir Rasag — 37:6

Par exemple, il dit à la neige : Va dans le pays de tel et tel peuple, ainsi que les ondées de la plui8 déversée. Puis tombent les ondées de ses pluies bienfaisantes.


Traduction du Rabbinat — 37:7

Alors il paralyse les bras de tous les hommes, afin que ces hommes, son œuvre à lui, apprennent à le connaître.

Tafsir Rasag — 37:7

Il met le sceau sur la main de chacun d’entre eux ; et chacun reconnaît ses actions.


Traduction du Rabbinat — 37:8

Et les fauves rentrent dans leur tanière et se terrent dans leur gîte.

Tafsir Rasag — 37:8

Il ordonne, et les bêtes sauvages se retirent loin d’eux pour rentrer dans leurs gîtes, et demeurent dans leurs tanières ;


Traduction du Rabbinat — 37:9

L’ouragan surgit de ses retraites, le froid est amené par les vents d’aquilon51.

51 מזרים, les vents qui dissipent les nuages. — Sens incertain.

Tafsir Rasag — 37:9

les tourbillons arrivent de leurs séjours et le froid de leurs torrents.


Traduction du Rabbinat — 37:10

Au souffle de Dieu se forme la glace et se contractent les nappes d’eau.

Tafsir Rasag — 37:10

Il produit la glace par sa volonté, l’étendue des eaux étant resserrée.


Traduction du Rabbinat — 37:11

Il charge aussi la nue de vapeurs humides52« >52 » title= »Note n°52« >52, dissémine ses nuages que traversent les éclairs.

52 רי, de la racine רוה, arroser.

Tafsir Rasag — 37:11

C’est lui aussi qui allège le poids des nuages, quand les nuées dispersent le trop-plein de leurs seaux,


Traduction du Rabbinat — 37:12

Et ces nuages se déplacent en tourbillonnant sous son impulsion, en vue de leur besogne, pour exécuter ses ordres sur la surface du globe terrestre.

Tafsir Rasag — 37:12

et que, par sa grâce, elles se meuvent dans tous les sens, afin d’accomplir tous les ordres qu’il leur donne sur la surface habitée de la terre,


Traduction du Rabbinat — 37:13

Il les suscite tantôt comme un fléau pour la terre, tantôt comme une source de bienfaits.

Tafsir Rasag — 37:13

soit pour châtier, soit pour accorder à un pays ce qu’il mérite, soit pour favoriser certains hommes.


Traduction du Rabbinat — 37:14

Écoute, Job, tout ceci ; lève-toi et considère les merveilles de Dieu.

Tafsir Rasag — 37:14

Écoute cela, ô Job, arrête-toi et tu comprendras les merveilles du Tout-Puissant.


Traduction du Rabbinat — 37:15

Comprends-tu les lois qu’il leur impose et comment il fait briller ses nuages lumineux ?

Tafsir Rasag — 37:15

Sais-tu comment Dieu réserve ce bienfait à quelques-uns et leur fait apparaître le seau rempli de son nuage ?


Traduction du Rabbinat — 37:16

Comprends-tu les déploiements de la nuée, les prodiges de Celui qui possède la science parfaite ?

Tafsir Rasag — 37:16

Ou sais-tu comment les nuages sont disposés en voûte, connais-tu comme lui les merveilles de Celui qui a la science parfaite,


Traduction du Rabbinat — 37:17

Toi, dont les vêtements deviennent trop chauds, dès que la terre recouvre le calme sous l’influence du midi,

Tafsir Rasag — 37:17

ainsi que tu sais que tes vêtements sont chauds quand la terre est délivrée du vent du sud ?


Traduction du Rabbinat — 37:18

pourrais-tu l’aider à étendre les cieux, solides comme un miroir de métal ?

Tafsir Rasag — 37:18

Sais-tu comme lui comment l’enveloppe du ciel ressemble à des miroirs de métal fondu ?


Traduction du Rabbinat — 37:19

Apprends-moi ce que nous pourrions lui dire : dans les ténèbres où nous sommes, nous manquons d’arguments.

Tafsir Rasag — 37:19

Fais-nous donc savoir ce que nous pourrions lui dire, de telle sorte que nous n’entrions pas en lutte avec lui, étant dans les ténèbres ?


Traduction du Rabbinat — 37:20

Devra-t-on lui rendre compte quand je parle ? Jamais homme a-t-il demandé à être anéanti ?

Tafsir Rasag — 37:20

Ce qu’on rapporte de Dieu sera-t-il épuisé, quand j’aurai parlé ? Celui d’entre les hommes qui dit que sa louange peut prendre fin


Traduction du Rabbinat — 37:21

Or donc, personne ne peut regarder le soleil qui brille radieux dans le ciel, lorsque le vent qui passe l’a nettoyé.

Tafsir Rasag — 37:21

ressemble à celui qui ne voit pas une lumière briller dans les nuages, après que les vents ont passé et l’ont éclaircie.


Traduction du Rabbinat — 37:22

Si l’or vient du septentrion, Dieu, lui, demeure couvert d’une redoutable majesté.

Tafsir Rasag — 37:22

De même que l’on tire l’or des mines, de même on extrait la notion que c’est Dieu qui est redoutable dans sa splendeur.


Traduction du Rabbinat — 37:23

Le Tout-Puissant, nous ne pouvons l’atteindre, lui qui est grand par la force ; mais le droit et la parfaite justice, il ne les écrase point !

Tafsir Rasag — 37:23

Celui qui se suffit, nous ne pouvons décrire les effets nombreux de sa puissance ; et, de plus, il n’affaiblit pas le droit, tant sa justice est grande !


Traduction du Rabbinat — 37:24

C’est pourquoi les hommes le révèrent ; [quant à lui], il n’abaisse ses regards sur aucun des prétendus sages.

Tafsir Rasag — 37:24

C’est pourquoi les hommes le craindront, c’est pourquoi aucun des sages ne le verra.


Chapitre 38

Traduction du Rabbinat — 38:1

L’Éternel répondit à Job du sein de la tempête et dit :

Tafsir Rasag — 38:1

Ensuite Dieu répondit à Job du vent de la tempête et lui dit :


Traduction du Rabbinat — 38:2

Quel est celui qui dénigre les desseins [de Dieu] par des discours dépourvus de sens ?

Tafsir Rasag — 38:2

Qui donc comme toi obscurcit la sagesse par une parole dénuée de savoir ?


Traduction du Rabbinat — 38:3

Ceins donc tes reins comme un homme : je vais t’interroger et tu m’instruiras.

Tafsir Rasag — 38:3

Si tu peux ceindre tes reins, apprends-nous-le quand je t’interrogerai.


Traduction du Rabbinat — 38:4

Où étais-tu lorsque je fondais la terre ? Dis-le, si tu en as quelque connaissance.

Tafsir Rasag — 38:4

Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Informe-nous-en, si tu le sais et si tu le comprends.


Traduction du Rabbinat — 38:5

Qui a fixé ses dimensions, si tu le sais, ou qui a tendu sur elle le cordeau ?

Tafsir Rasag — 38:5

Qui donc en a réglé la mesure comme moi, si tu le sais ? ou qui, me ressemblant, a étendu sur elle le cordeau ?


Traduction du Rabbinat — 38:6

Sur quoi sont assis ses piliers, ou qui a lancé sa pierre angulaire,

Tafsir Rasag — 38:6

Sais-tu peut-être sur quoi ses bases ont été établies, ou qui a jeté sa pierre angulaire ?


Traduction du Rabbinat — 38:7

tandis que les étoiles du matin chantaient en chœur, et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie ?

Tafsir Rasag — 38:7

Es-tu capable, comme les astres du temps, de connaître les voix de tous les anges lorsqu’ils les font retentir ?


Traduction du Rabbinat — 38:8

Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle sortit jaillissante du sein maternel,

Tafsir Rasag — 38:8

Ou qui a mis à la mer une barrière, comme des battants de porte, lorsqu’elle s’avance pour sortir de son lit,


Traduction du Rabbinat — 38:9

quand je lui donnai la nuée pour vêtement et une brume épaisse pour langes

Tafsir Rasag — 38:9

de même que je lui ai donné les nuages pour vêtements et les brumes pour langes,


Traduction du Rabbinat — 38:10

quand je brisai son élan par mes barrières et lui posai des verrous et des portes,

Tafsir Rasag — 38:10

que j’ai rompu contre elle mes conditions et que je lui ai imposé des verroux et des battants,


Traduction du Rabbinat — 38:11

et que je lui dis : « Jusqu’ici tu viendras et non au-delà : ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots ? »

Tafsir Rasag — 38:11

en lui disant : Tu iras jusqu’ici et pas plus loin, et ici s’affaiblira la puissance de tes vagues ?


Traduction du Rabbinat — 38:12

As-tu jamais de ta vie donné des ordres au matin, assigné sa place à l’aurore,

Tafsir Rasag — 38:12

T’es-tu vu, dans ta vie, donner un ordre à la lumière et faire connaître à l’obscurité son endroit ?


Traduction du Rabbinat — 38:13

pour qu’elle saisisse les bords de la terre et en rejette les méchants en une secousse ?

Tafsir Rasag — 38:13

Ou comprends-tu le pouvoir de saisir les coins de la terre, de manière à en secouer les méchants,


Traduction du Rabbinat — 38:14

[Quand elle paraît], la terre se transforme comme l’argile sous le sceau, et les choses se présentent comme un [riche] vêtement.

Tafsir Rasag — 38:14

alors qu’elle se transforme comme l’argile du sceau, qu’ils s’y dressent comme s’ils lui étaient une parure ?


Traduction du Rabbinat — 38:15

Les méchants sont privés de leur lumière à eux53, et leur bras déjà levé est brisé.

53 Les ténèbres de la nuit sont la lumière des méchants. Voir ci-dessus, XXIV, 14-17.

Tafsir Rasag — 38:15

Et comment leur lumière est-elle refusée aux méchants, comment le bras déjà levé est-il brisé ?


Traduction du Rabbinat — 38:16

As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer, as-tu circulé au fonds de l’abîme ?

Tafsir Rasag — 38:16

Es-tu jamais entré jusqu’aux sources de la mer, ou es-tu parvenu à la limite de l’abîme ?


Traduction du Rabbinat — 38:17

Les portes de la mort se sont-elles dévoilées devant toi ? As-tu vu l’entrée du royaume des ombres ?

Tafsir Rasag — 38:17

Ou bien les portes de la mort se sont-elles découvertes à toi, ou as-tu vu les portes des ténèbres ?


Traduction du Rabbinat — 38:18

As-tu mesuré l’immense étendue de la terre ? Dis-le, si tu sais tout cela.

Tafsir Rasag — 38:18

As-tu examiné les étendues de la terre ? Raconte-le si tu en sais quelque chose.


Traduction du Rabbinat — 38:19

Quel chemin mène à la demeure de la lumière, et où est l’habitation des ténèbres,

Tafsir Rasag — 38:19

Dans quel chemin la lumière réside-t-elle d’une manière stable, et où est l’endroit de l’obscurité continue,


Traduction du Rabbinat — 38:20

pour que tu les conduises dans leur domaine et reconnaisses les avenues de leur maison ?

Tafsir Rasag — 38:20

si tu la saisis jusqu’à sa frontière ou si tu comprends les sentiers de ses demeures ?


Traduction du Rabbinat — 38:21

Tu le sais sans doute ! Car tu étais né dès lors, et grand est le nombre de tes jours !

Tafsir Rasag — 38:21

Sais-tu que tu es engendré, et le nombre de tes jours sera-t-il considérable ?


Traduction du Rabbinat — 38:22

Es-tu entré dans les trésors de la neige, as-tu aperçu les dépôts de la grêle,

Tafsir Rasag — 38:22

Es-tu jamais entré dans les trésors de la. neige, ou as-tu vu les trésors de la grêle,


Traduction du Rabbinat — 38:23

que je tiens en réserve pour les temps de détresse, pour le jour du combat et de la guerre ?

Tafsir Rasag — 38:23

que j’ai réservée pour un temps de malheur, pour un jour de guerre et de lutte ?


Traduction du Rabbinat — 38:24

Quelle est la voie par où se disperse la lumière, par où le vent d’Est se répand sur la terre ?

Tafsir Rasag — 38:24

Dans quel chemin la lumière se divise-t-elle, ou le lever de soleil se répand-il sur la terre ?


Traduction du Rabbinat — 38:25

Qui a creusé des rigoles à l’averse, une route à l’éclair sonore,

Tafsir Rasag — 38:25

Qui donc, en dehors de moi, a distribué des rigoles pour l’inondation et a frayé la voie aux grondements du nuage d’où sort la foudre ?


Traduction du Rabbinat — 38:26

pour arroser des régions inhabitées, le désert où il n’y a pas d’hommes,

Tafsir Rasag — 38:26

Parfois il pleut sur une terre sans hommes, dans un désert vide de mortels,


Traduction du Rabbinat — 38:27

pour abreuver les terres incultes et sauvages et faire pousser l’herbe nouvelle des prairies ?

Tafsir Rasag — 38:27

et la solitude ou la terre désolée se sature d’eau, et les herbes du fourrage y poussent.


Traduction du Rabbinat — 38:28

La pluie a-t-elle un père ? Qui engendre les gouttes de la rosée ?

Tafsir Rasag — 38:28

La pluie a-t-elle un père, ou qui a engendré les gouttes de la rosée ?


Traduction du Rabbinat — 38:29

De quel sein sort la glace, et le givre du ciel, qui l’a enfanté ?

Tafsir Rasag — 38:29

Du sein de qui la glace est-elle sortie et les rafales du ciel, qui les a engendrées ?


Traduction du Rabbinat — 38:30

Les eaux se condensent comme la pierre et la surface des eaux se contracte.

Tafsir Rasag — 38:30

Comment l’eau est-elle devenue épaisse comme la pierre et la face de l’abîme coagulée ?


Traduction du Rabbinat — 38:31

Est-ce toi qui noues les bandeaux des Pléiades ou qui relâches les liens de l’Orion ?

Tafsir Rasag — 38:31

Est-ce toi qui attaches les étoiles des Pléiades ou qui délies les chaînes de l’Orion ?


Traduction du Rabbinat — 38:32

Est-ce toi qui fais paraître les planètes* en leur temps et qui diriges la Grande-Ourse avec ses petits ?

Tafsir Rasag — 38:32

Fais-tu sortir les astres dans leurs temps et conduis-tu ensemble les filles de l’Ourse ?


Traduction du Rabbinat — 38:33

Connais-tu les lois du ciel ? Est-ce toi qui règles sa force d’action sur la terre ?

Tafsir Rasag — 38:33

Que peux-tu savoir des lois du ciel, peux-tu régler ses influences sur la terre ?


Traduction du Rabbinat — 38:34

Te suffit-il d’élever ta voix vers la nuée, pour qu’elle t’envoie des masses d’eau ?

Tafsir Rasag — 38:34

Ou élèves-tu peut-être ta voix vers les nuages, pour que les ondées te couvrent ?


Traduction du Rabbinat — 38:35

Est-ce toi qui commandes aux éclairs de partir ? Te disent-ils : « Nous voici ? »

Tafsir Rasag — 38:35

Envoies-tu les éclairs pour qu’ils partent et qu’ils te disent : À ta disposition ?


Traduction du Rabbinat — 38:36

Qui a mis de la sagesse, dans la brume sombre, ou qui a donné au météore l’intelligence55 ?

55 Beaucoup d’exégètes anciens et modernes traduisent : « Qui a déposé la sagesse dans le sein [de l’homme] ? Ou qui a donné l’intelligence à l’esprit ? »

Tafsir Rasag — 38:36

Quel autre que moi a établi la confiance dans la sagesse ou qui a donné à l’homme frivole. L’intelligence ?


Traduction du Rabbinat — 38:37

Qui pourrait dénombrer les nuages avec sagacité, et qui incline les amphores du ciel,

Tafsir Rasag — 38:37

Qui énumère ce qui est dans les nuages avec justesse ou verse du ciel, de l’humidité ?


Traduction du Rabbinat — 38:38

de manière à agréger la poussière en une masse compacte et à coller ensemble les glèbes de la terre ?

Tafsir Rasag — 38:38

Où étais-tu, quand la poussière a été coulée dans le mortier, les mottes de terre étant agglutinées ?


Traduction du Rabbinat — 38:39

Est-ce toi qui poursuis la proie pour le lion, qui assouvis la voracité des lionceaux,

Tafsir Rasag — 38:39

Est-ce toi qui chasses une proie pour le lion et qui remplis les ventres des lions,


Traduction du Rabbinat — 38:40

lorsqu’ils sont tapis dans leurs tanières ou se tiennent aux aguets dans les fourrés ?

Tafsir Rasag — 38:40

quand ils sont couchés dans leurs tanières et accroupis en embuscade dans les taillis ?


Traduction du Rabbinat — 38:41

Qui prépare au corbeau sa pâture, quand ses petits crient vers Dieu et errent çà et là faute de nourriture ?

Tafsir Rasag — 38:41

Et qui donc préparé au corbeau sa pâture, alors que ses petits semblent demander secours au Tout-Puissant et errent faute de nourriture ?


Chapitre 39

Traduction du Rabbinat — 39:1

Connais-tu le temps où enfantent les chamois des roches ? Le temps où les biches mettent bas, l’as-tu observé ?

Tafsir Rasag — 39:1

Que peux-tu savoir sur l’enfantement des chamois des rochers, ou observer sur la délivrance des biches ?


Traduction du Rabbinat — 39:2

Peux-tu compter les mois de leur grossesse ? Sais-tu l’heure de leur délivrance ?

Tafsir Rasag — 39:2

Comptes-tu pour elles les mois, afin qu’elles les accomplissent, en sorte que tu saches le moment où elles mettent bas ?


Traduction du Rabbinat — 39:3

Elles s’accroupissent, émettent leur portée et se débarrassent de leurs douleurs.

Tafsir Rasag — 39:3

Comment s’agenouillent-elles pour désarticuler leurs petits, après qu’elles ont subi les douleurs de l’enfantement ?


Traduction du Rabbinat — 39:4

Leurs petits gagnent en force, grandissent en plein air, ils partent et ne reviennent plus vers elles.

Tafsir Rasag — 39:4

Comment guérissent leurs petits, qui grandissent alors dans la plaine, partent et ne reviennent plus vers elles ?


Traduction du Rabbinat — 39:5

Qui a lâché l’onagre en liberté ? Qui a dénoué les liens de l’âne sauvage,

Tafsir Rasag — 39:5

Quel autre que moi a lancé la bête sauvage en liberté, et les liens d’un tel animal, qui les a déliés,


Traduction du Rabbinat — 39:6

à qui j’ai assigné le désert pour demeure et les plaines salées pour habitation ?

Tafsir Rasag — 39:6

de même que j’ai fait du désert sa maison, et de la terre salée sa demeure ?


Traduction du Rabbinat — 39:7

Il se rit du tumulte de la cité, il n’entend pas les cris d’un maître.

Tafsir Rasag — 39:7

Elle se rit du peuple de toute ville, et n’entend pas les cris du cornac.


Traduction du Rabbinat — 39:8

Il explore56 les montagnes pour trouver son pâturage et se met en quête, de n’importe quelle verdure.

56 יְתוּר = יָתוּר (Raschi)

Tafsir Rasag — 39:8

Elle cherche son pâturage dans les montagnes et elle y poursuit tout ce qui est vert.


Traduction du Rabbinat — 39:9

Le buffle consent-il à te servir ? Passera-t-il la nuit à ton râtelier ?

Tafsir Rasag — 39:9

Le buffle veut-il te servir, ou passe-t-il la nuit près de ton râtelier ?


Traduction du Rabbinat — 39:10

L’attacheras-tu au sillon par une corde, ou ira-t-il hersant les vallées derrière toi ?

Tafsir Rasag — 39:10

L’attaches-tu au sillon par une corde ou herse-t-il les vallées derrière toi ?


Traduction du Rabbinat — 39:11

Te fieras-tu à lui, parce que grande est sa force ? Lui abandonneras-tu le soin de ton travail ?

Tafsir Rasag — 39:11

Te fies-tu à lui, parce que sa force est grande, et lui abandonnes-tu ton profit ?


Traduction du Rabbinat — 39:12

Compteras-tu sur lui pour rentrer ton grain, pour recueillir le produit de ton aire ?

Tafsir Rasag — 39:12

Comptes-tu sur lui pour qu’il te rapporte ton grain, ou recueille le blé de ton aire ?


Traduction du Rabbinat — 39:13

L’autruche57 bat joyeusement des ailes : si seulement ses ailes et ses plumes étaient tendrement fidèles58 !

57 רננים, qu’on assimile à בת יענה.

58 חסידה, par allusion à la cigogne.

Tafsir Rasag — 39:13

Sais-tu comment l’aile des oiseaux chanteurs les élève, ou Jes plumes du milan et du faucon ?


Traduction du Rabbinat — 39:14

Car elle abandonne ses œufs à la terre et les laisse chauffer sur le sable,

Tafsir Rasag — 39:14

Il est des oiseaux qui abandonnent sur la terre leurs œufs et qui chauffent le sable par sottise,


Traduction du Rabbinat — 39:15

oubliant qu’un pied peut les fouler et la bête des champs les écraser.

Tafsir Rasag — 39:15

oubliant que les pieds les fouleront et que les bêtes du désert les écraseront.


Traduction du Rabbinat — 39:16

Elle est dure pour ses petits, comme s’ils lui étaient étrangers : sa peine aura été en pure perte, et elle n’en a pas de regret.

Tafsir Rasag — 39:16

Ils traitent durement leurs petits comme s’ils n’étaient pas à eux, et ne craignent pas que leur peine soit stérile.


Traduction du Rabbinat — 39:17

C’est que Dieu lui a refusé la sagesse et ne lui a pas départi de l’intelligence.

Tafsir Rasag — 39:17

Il semble que Dieu leur ait fait oublier la sagesse, et ne leur ait donné aucune part dans l’intelligence,


Traduction du Rabbinat — 39:18

Mais quand elle se dresse pour prendre son élan, elle défie chevaux et cavaliers.

Tafsir Rasag — 39:18

et que, du moment où ils s’élèvent dans les hauteurs, ils se rient du cheval et de son cavalier.


Traduction du Rabbinat — 39:19

Est-ce toi qui donnes la vigueur au cheval, qui garnis son cou d’une crinière flottante ?

Tafsir Rasag — 39:19

Est-ce toi qui donnes au cheval la vigueur ou qui revêts son cou de la terreur ?


Traduction du Rabbinat — 39:20

Est-ce toi qui le fais bondir comme la sauterelle ? L’éclat de son ébrouement inspire l’effroi.

Tafsir Rasag — 39:20

Le fais-tu bondir comme la sauterelle ? Dans son hennissement il y a l’éclat et la majesté.


Traduction du Rabbinat — 39:21

Il creuse le sol59 et, tout joyeux de sa force, il s’élance vers la mêlée.

59 En piaffant d’impatience.

Tafsir Rasag — 39:21

Il semble creuser les vallées ; il se réjouit de sa force et sort à la rencontre des armes.


Traduction du Rabbinat — 39:22

Il se rit de la crainte, il ne tremble ni ne recule devant l’épée.

Tafsir Rasag — 39:22

Il se rit de la crainte et ne tremble pas ; il ne recule pas devant l’épée.


Traduction du Rabbinat — 39:23

Sur son dos résonnent le carquois, la lance étincelante et le javelot.

Tafsir Rasag — 39:23

Sur lui résonnent le carquois, étincellent la hache d’armes et le javelot.


Traduction du Rabbinat — 39:24

D’impatience et de colère, il dévore l’espace ; il ne se possède plus lorsque sonne le clairon.

Tafsir Rasag — 39:24

C’est avec frémissement et agitation qu’il frappe la terre, et il ne croit pas au son de la trompette, tant il en est joyeux !


Traduction du Rabbinat — 39:25

Au coup de trompette, il dit : « Ah ! » Et de loin il flaire la bataille, la voix tonnante des chefs et les cris des combattants.

Tafsir Rasag — 39:25

Il dit à la trompette : Fraternisons. De loin il flaire la guerre, la terreur des chefs et leurs cris.


Traduction du Rabbinat — 39:26

Est-ce par un effet de ton intelligence que l’épervier prend son essor et déploie ses ailes vers le Midi ?

Tafsir Rasag — 39:26

Est-ce par ton intelligence que le faucon se couvre de plumes, ou qu’il étend ses ailes vers le sud ?


Traduction du Rabbinat — 39:27

Est-ce par ton ordre que l’aigle s’élève et va nicher dans les hauteurs ?

Tafsir Rasag — 39:27

Ou bien est-ce par ton ordre que l’aigle prend son essor, ou élève son nid dans les hauteurs ?


Traduction du Rabbinat — 39:28

Il fait du rocher sa demeure et se gîte sur la dent des montagnes et les pics escarpés.

Tafsir Rasag — 39:28

Il habile le rocher, il s’appuie sur la dent du rocher et sur sa caverne.


Traduction du Rabbinat — 39:29

De là il guette la proie ses regards portent au loin.

Tafsir Rasag — 39:29

De là, il gagne pour lui-même une nourriture ; ses yeux se portent au loin.


Traduction du Rabbinat — 39:30

Ses aiglons se gorgent de sang partout où il y a des cadavres, il est présent.

Tafsir Rasag — 39:30

Ses petits sucent le sang par nature. Partout où sont les corps gisants, là il est.


Chapitre 40

Traduction du Rabbinat — 40:1

L’Éternel, répondant à Job, dit :

Tafsir Rasag — 40:1

Puis Dieu répondit à Job en disant :


Traduction du Rabbinat — 40:2

Le censeur60 du Tout-Puissant persistera-t-il à récriminer contre lui ? Le critique de Dieu répondra-t-il à tout cela ?

60 יסּור, substantif à la façon de גבּור.

Tafsir Rasag — 40:2

La dispute avec Celui qui se suffit est-elle chose honnête ? Il convient parfois à celui qui est en face de Dieu de répondre à ses questions :


Traduction du Rabbinat — 40:3

Job répondit à l’Éternel et dit :

Tafsir Rasag — 40:3

Alors Job répondit à son Maître et dit :


Traduction du Rabbinat — 40:4

Hé quoi ! Je suis trop peu de chose : que te répliquerai-je ? Je mets ma main sur ma bouche.

Tafsir Rasag — 40:4

Certes, je suis trop humble pour te répliquer. C’est pourquoi je me suis mis la main sur la bouche.


Traduction du Rabbinat — 40:5

J’ai parlé une fois… je ne prendrai plus la parole ; deux fois… je ne dirai plus rien.

Tafsir Rasag — 40:5

Tout en ayant parlé une fois, je ne recommencerai pas une seconde.


Traduction du Rabbinat — 40:6

Alors l’Éternel répondit à Job du sein de la tempête et dit :

Tafsir Rasag — 40:6

Puis Dieu répondit à Job du vent de la tempête et lui dit :


Traduction du Rabbinat — 40:7

Ceins tes reins comme un homme : je vais t’interroger et tu m’instruiras.

Tafsir Rasag — 40:7

Si tu peux ceindre tes deux reins, renseigne-moi quand je t’interrogerai sur un point.


Traduction du Rabbinat — 40:8

Prétends-tu vraiment prendre en défaut ma justice, « me condamner pour te justifier ?

Tafsir Rasag — 40:8

Comment annulerais-tu mon jugement par tes insinuations, ou m’accuserais-tu d’injustice pour t’innocenter ?


Traduction du Rabbinat — 40:9

As-tu donc un bras comme celui de Dieu ? Fais-tu retentir comme lui la voix du tonnerre ?

Tafsir Rasag — 40:9

Si tu as une autorité comme celle du Tout-Puissant et situas une voix redoutable comme la sienne,


Traduction du Rabbinat — 40:10

Alors pare-toi de majesté et de grandeur, revêts-toi de splendeur et de magnificence.

Tafsir Rasag — 40:10

orne-toi de la puissance et de la majesté, revêts-toi de l’éclat et de la magnificence ;


Traduction du Rabbinat — 40:11

Lance de toutes parts les éclats de ta colère et, d’un regard, abaisse tout orgueilleux.

Tafsir Rasag — 40:11

manifeste les accès de ta colère, regarde tout orgueilleux et humilie-le ;


Traduction du Rabbinat — 40:12

D’un regard, humilie tout orgueilleux, et écrase les méchants sur place.

Tafsir Rasag — 40:12

regarde tout orgueilleux et dompte-le, écrase les méchants en leur place ;


Traduction du Rabbinat — 40:13

Enfouis-les tous ensemble dans la poussière, confine leur face dans la nuit du tombeau.

Tafsir Rasag — 40:13

enfouis-les tous dans la poussière, et emprisonne leurs faces dans les tombeaux ;


Traduction du Rabbinat — 40:14

Alors moi-même je te louerai de ce que ta droite t’aura donné la victoire.

Tafsir Rasag — 40:14

et alors, moi aussi je t’adresserai des actions de grâce, alors que ta droite te secourra.


Traduction du Rabbinat — 40:15

Vois donc le Béhémoth61 que j’ai créé comme toi : il se nourrit d’herbe comme le bœuf.

61 Nom égyptien de l’hippopotame.

Tafsir Rasag — 40:15

Voici l’un des animaux que j’ai créés avec toi ; il mange l’herbe comme les bœufs.


Traduction du Rabbinat — 40:16

Admire la force qui est dans ses reins, la vigueur qui réside dans les muscles de son ventre.

Tafsir Rasag — 40:16

Voici que sa force est dans ses deux reins et son pouvoir dans son nombril.


Traduction du Rabbinat — 40:17

Sa queue se dresse comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses sont entrelacés.

Tafsir Rasag — 40:17

Il fléchit sa queue comme un cèdre, et les nerfs de ses cuisses s’entrelacent.


Traduction du Rabbinat — 40:18

Ses os sont des tuyaux d’airain, ses vertèbres des barres de fer.

Tafsir Rasag — 40:18

Ses os ont la dureté de l’airain et la solidité du fer.


Traduction du Rabbinat — 40:19

Il est une des œuvres capitales de Dieu : Celui qui l’a fait l’a gratifié d’un glaive62.

62 D’après la plupart des exégètes, ces mots obscurs, diversement interprétés, désigneraient les dents incisives de la bête, qui sont d’une extrême longueur.

Tafsir Rasag — 40:19

Il est la première créature de Dieu parmi les animaux ; c’est son auteur et aucun autre qui lui fournit son glaive.


Traduction du Rabbinat — 40:20

Les montagnes produisent du fourrage pour lui, et là toutes les bêtes des champs prennent leurs ébats.

Tafsir Rasag — 40:20

En effet, les montagnes lui apportent leur tribut, tandis qu’y jouent tous les animaux du désert.


Traduction du Rabbinat — 40:21

Il se couche sous les lotus, sous le couvert des roseaux et des marais,

Tafsir Rasag — 40:21

Il se couche sous la hutte, dans le secret des roseaux et des bourbiers.


Traduction du Rabbinat — 40:22

Les lotus le protègent de leur ombre, les saules du torrent l’enveloppent.

Tafsir Rasag — 40:22

Les huttes lui fournissent de l’ombre, et les saules du torrent l’environnent.


Traduction du Rabbinat — 40:23

Voici que le fleuve se gonfle et il ne s’en émeut point ; il demeurerait plein d’assurance si le Jourdain lui montait à la gueule.

Tafsir Rasag — 40:23

Il fait violence au fleuve et ne s’effraie pas ; il a confiance, quand le Jourdain monte vers sa gueule.


Traduction du Rabbinat — 40:24

Peut-on s’en emparer quand il a les yeux ouverts63, lui percer le nez avec des harpons ?

63 בעיניו, expression obscure.

Tafsir Rasag — 40:24

Qui donc le prendra par les yeux ou lui percera le nez à l’aide de filets ?


Traduction du Rabbinat — 40:25

Tireras-tu le Léviathan64 avec un hameçon ? Lui feras-tu baisser la langue avec la ligne ?

64 Ce nom semble désigner ici le crocodile.

Tafsir Rasag — 40:25

Es-tu capable de tirer le monstre replié avec un hameçon, ou abaisseras-tu sa langue avec une corde ?


Traduction du Rabbinat — 40:26

Lui passeras-tu un jonc dans les narines, lui perceras-tu la mâchoire avec un crochet ?

Tafsir Rasag — 40:26

Ou mettras-tu dans son nez le jonc, ou perceras-tu sa joue avec l’épine,


Traduction du Rabbinat — 40:27

Te prodiguera-t-il ses prières ? Ou t’adressera-t-il de douces paroles ?

Tafsir Rasag — 40:27

au point qu’il semble t’adresser de nombreuses supplications ou te parler avec douceur,


Traduction du Rabbinat — 40:28

Fera-t-il un pacte avec toi ? L’engageras-tu comme un esclave perpétuel ?

Tafsir Rasag — 40:28

ou qu’il semble faire un traité avec toi ou que tu le prennes comme esclave pour toujours,


Traduction du Rabbinat — 40:29

Te servira-t-il de jouet comme un passereau ? L’attacheras-tu pour amuser tes jeunes filles ?

Tafsir Rasag — 40:29

ou que tu sembles jouer avec lui comme avec l’oiseau, ou l’attacher avec des fils pour tes jeunes garçons ;


Traduction du Rabbinat — 40:30

Les pêcheurs associés en feront-ils le commerce ? Le débiteront-ils entre les marchands ?

Tafsir Rasag — 40:30

afin que les compagnons en fassent un repas et le partagent entre les marchands ?


Traduction du Rabbinat — 40:31

Cribleras-tu sa peau de dards et sa tête de harpons barbelés ?

Tafsir Rasag — 40:31

Est-ce toi qui achèveras sa peau dans les huttes, en sorte que sa tête abrite d’ombre le poisson ?


Traduction du Rabbinat — 40:32

Pose seulement ta main sur lui : tu te souviendras de ce combat et ne recommenceras plus !

Tafsir Rasag — 40:32

Toi, si tu mets ta main sur lui, tu ne pourras plus de ta bouche mentionner aucune guerre.


Chapitre 41

Traduction du Rabbinat — 41:1

Vois, espérer la victoire est une illusion65 : à son seul aspect, n’est-on pas terrassé ?

65 Ce chapitre est étroitement lié au précédent.

Tafsir Rasag — 41:1

Certes a été déçu dans son espoir quiconque s’est imaginé qu’il se rendrait en sa présence.


Traduction du Rabbinat — 41:2

Personne n’est assez téméraire pour l’exciter : qui donc oserait me tenir tête, à moi ?

Tafsir Rasag — 41:2

Puisque personne n’est assez hardi pour le débusquer, qui donc se posera devant lui ?


Traduction du Rabbinat — 41:3

Qui m’a rendu un service que j’aie à payer de retour ? Tout ce qui est sous le ciel est à moi.

Tafsir Rasag — 41:3

Celui qui a voulu me devancer, je l’ai rétribué ; car tout ce qui est sous les cieux est à moi.


Traduction du Rabbinat — 41:4

Je ne passerai pas sous silence ses membres66, le détail de ses exploits, la beauté de sa structure.

66 Reprise de la description du Léviathan.

Tafsir Rasag — 41:4

Je ne me tairai ni devant lui, ni devant son langage orgueilleux, ni devant le flot de ses arguments.


Traduction du Rabbinat — 41:5

Qui a soulevé le dessous de son vêtement ? Qui a pénétré dans la double rangée de sa denture ?

Tafsir Rasag — 41:5

Qui donc enlèvera (au monstre) ce qui recouvre sa face ou interviendra pour rouler sa bride ?


Traduction du Rabbinat — 41:6

Qui a ouvert les battants de sa gueule67 ? La terreur habite autour de ses dents.

67 Ses deux mâchoires.

Tafsir Rasag — 41:6

Qui donc a ouvert les battants de sa face, tandis que la terreur est autour de ses dents ?


Traduction du Rabbinat — 41:7

Imposantes sont les lignes d’écailles qui lui servent de boucliers et pressées comme un sceau qui adhère fortement.

Tafsir Rasag — 41:7

Elles ont une puissance comme la dureté des boucliers ; elles se ferment comme le sceau étroit.


Traduction du Rabbinat — 41:8

Elles se touchent de près, l’air ne pénètre pas entre elles.

Tafsir Rasag — 41:8

Lorsque les unes s’avancent vers les autres, l’air ne pénètre pas entre elles, tant elles sont unies !


Traduction du Rabbinat — 41:9

L’une est serrée contre l’autre ; elles tiennent ensemble sans aucun interstice.

Tafsir Rasag — 41:9

Lorsque les unes s’adaptent aux autres, elles se joignent et ne se séparent pas.


Traduction du Rabbinat — 41:10

Ses éternuements font jaillir la lumière, ses yeux sont comme les paupières de l’aurore.

Tafsir Rasag — 41:10

Son éternuement semble faire briller la lumière, et l’on dirait que ses yeux ressemblent aux lueurs de l’aurore.


Traduction du Rabbinat — 41:11

De sa bouche partent des flammes, s’échappent des étincelles de feu.

Tafsir Rasag — 41:11

Les torches semblent sortir de sa bouche et s’échapper comme les rayons du feu.


Traduction du Rabbinat — 41:12

De ses naseaux sort la fumée, comme d’une marmite bouillante chauffée aux roseaux68.

68 ואגמן. D’autres traduisent : « et d’un bassin » par analogie avec אגן.

Tafsir Rasag — 41:12

La fumée semble sortir de ses deux narines, comme d’une chaudière bouillante ou d’un flacon.


Traduction du Rabbinat — 41:13

Son haleine allume les charbons, de sa gueule sort une flamme.

Tafsir Rasag — 41:13

Son souffle paraît avoir des émanations de charbons ardents, et une flamme sort de sa bouche.


Traduction du Rabbinat — 41:14

Dans son cou la force réside, devant lui bondit la terreur.

Tafsir Rasag — 41:14

La force réside dans son cou, et la bravoure est proclamée devant lui.


Traduction du Rabbinat — 41:15

Les fanons de sa chair sont adhérents, soudés sur lui sans ballotter.

Tafsir Rasag — 41:15

Les plis charnus de son corps se sont attachés ; son corps est sur lui comme une masse et ne fléchit pas.


Traduction du Rabbinat — 41:16

Son cœur est massif comme une pierre, solide comme la meule de dessous.

Tafsir Rasag — 41:16

Son cœur est massif comme la pierre ou comme la meule inférieure.


Traduction du Rabbinat — 41:17

Quand il se dresse, les plus vaillants tremblent et se dérobent sous le coup de l’épouvante.

Tafsir Rasag — 41:17

Les puissants ont peur de son attaque et ils évitent d’être brisés par lui.


Traduction du Rabbinat — 41:18

L’attaque-t-on avec l’épée, elle n’a point de prise sur lui, pas plus que lance, javelot ou cuirasse.

Tafsir Rasag — 41:18

Tout glaive qui l’atteint, il ne le laisse pas subsister, non plus qu’aucun javelot de poids, qu’aucune massue.


Traduction du Rabbinat — 41:19

Pour lui, le fer est comme de la paille, l’airain comme du bois pourri.

Tafsir Rasag — 41:19

Il considère le fer comme la paille et l’airain comme le bois pourri.


Traduction du Rabbinat — 41:20

Le fils de l’arc69 ne le met pas en fuite, les pierres de la fronde se changent pour lui en chaume.

69 Le trait lancé par l’arc.

Tafsir Rasag — 41:20

Les fils de l’arc ne le font pas fuir et les pierres de la fronde tournent devant lui comme les fétus.


Traduction du Rabbinat — 41:21

Comme du chaume aussi lui paraît la massue, il se rit du sifflement des dards.

Tafsir Rasag — 41:21

C’est de la même façon qu’il considère aussi le dard, et il se rit du fracas des lances.


Traduction du Rabbinat — 41:22

Son ventre est garni de tessons pointus, il promène comme une herse sur le limon.

Tafsir Rasag — 41:22

Sous lui, les épées tranchantes sont comme de l’argile, et il s’appuie sur l’or comme sur du limon.


Traduction du Rabbinat — 41:23

Il fait bouillonner les profondeurs comme une chaudière ; il rend la mer semblable à un bassin d’onguents.

Tafsir Rasag — 41:23

Il fait bouillonner le gouffre comme la chaudière, et il transforme la mer en cassolette.


Traduction du Rabbinat — 41:24

Le sillage qu’il laisse derrière lui est lumineux : on dirait que les vagues ont la blancheur de la vieillesse.

Tafsir Rasag — 41:24

Derrière lui les sillages brillent et il considère l’abîme comme une masse blanche.


Traduction du Rabbinat — 41:25

Il n’a pas son pareil sur la terre, lui qui est fait pour ne rien craindre.

Tafsir Rasag — 41:25

Il n’y a pas de domination sur la terre comme la sienne, créé qu’il est pour ne pas être écrasé rapidement.


Traduction du Rabbinat — 41:26

Il regarde [avec dédain] tout ce qui est élevé : il est le roi de tous les fauves altiers.

Tafsir Rasag — 41:26

Il regarde en face nombre d’êtres élevés, et il semble être comme le roi par rapport à tous les fils des animaux féroces.


Chapitre 42

Traduction du Rabbinat — 42:1

Job répondit à l’Éternel et dit :

Tafsir Rasag — 42:1

Job répondit à son Maître en disant :


Traduction du Rabbinat — 42:2

Je sais que tu peux tout et qu’aucune conception ne dépasse ta puissance.

Tafsir Rasag — 42:2

Je sais que tu peux tout, et qu’aucune décision ne t’échappe.


Traduction du Rabbinat — 42:3

« Qui ose disais-tu dénigrer mes desseins faute d’intelligence ? » — Oui, je me suis exprimé sur ce que je ne comprenais pas, sur des choses trop merveilleuses pour moi, que je ne connaissais pas.

Tafsir Rasag — 42:3

A qui donc la sagesse a-t-elle été cachée comme à moi, qui ne sais rien ? Aussi ai-je raconté ce que je ne comprenais pas, ce qui m’était caché et que j’ignorais.


Traduction du Rabbinat — 42:4

« Écoute-donc [ajoutais-tu], c’est moi qui parlerai ; je vais t’interroger et tu m’instruiras. »

Tafsir Rasag — 42:4

Écoute donc maintenant, j’agirai pour le mieux pour que je te parle moi en t’interrogeant, et tu m’instruiras,


Traduction du Rabbinat — 42:5

— Je ne te connaissais que par ouï-dire ; mais maintenant je t’ai vu de mes propres yeux.

Tafsir Rasag — 42:5

J’entendais parler de ta puissance, et maintenant je l’ai vue de mes yeux.


Traduction du Rabbinat — 42:6

C’est pourquoi je me rétracte et me repens sur la poussière et sur la cendre.

Tafsir Rasag — 42:6

C’est pourquoi je rejette ce que je disais, et je me console de moi-même, qui suis poussière et cendre.


Traduction du Rabbinat — 42:7

Après que l’Éternel eut adressé toutes ces paroles à Job, il dit à Eliphaz de Têmân : « Ma colère est enflammée contre toi et contre tes deux amis, parce que vous n’avez point parlé de moi avec rectitude comme mon serviteur Job.

Tafsir Rasag — 42:7

Après que Dieu eut adressé à Job ces discours, Dieu dit à Éliphaz le Témanite : Ma colère s’est enflammée contre toi et contre tes compagnons, parce qu’en ma présence vous n’avez pas dit la vérité sur mon serviteur Job.


Traduction du Rabbinat — 42:8

Maintenant donc allez prendre sept taureaux et sept béliers, puis venez trouver mon serviteur Job et offrez-les en holocauste à votre intention. Mon serviteur Job priera pour vous. Ce n’est que par égard pour lui que je ne vous infligerai pas d’humiliation, car vous n’avez point parlé de moi avec rectitude comme mon serviteur Job.

Tafsir Rasag — 42:8

Et maintenant, prenez sept taureaux et sept béliers, et allez vers mon serviteur Job, afin de les offrir en sacrifices pour vous, et de demander à Job mon serviteur qu’il prie pour vous ; car, si je n’acceptais pas son intercession, je n’absoudrais pas vos propos insoutenables, parce qu’en ma présence vous n’avez pas dit la vérité sur mon serviteur Job. »


Traduction du Rabbinat — 42:9

Eliphaz de Têmân, Bildad de Chouha et Çofar de Naama allèrent donc et firent comme l’Éternel leur avait dit, et l’Éternel eut égard à l’intervention de Job.

Tafsir Rasag — 42:9

Éliphaz le Témanite, Bildad le Schouhite et Sophar le Naamatite allèrent et firent ce que Dieu leur avait ordonné, et Dieu accepta l’intercession de Job.


Traduction du Rabbinat — 42:10

Et l’Éternel compensa les pertes de job, après qu’il eut prié pour ses amis, et lui rendit au double ce qu’il avait possédé.

Tafsir Rasag — 42:10

Et Dieu rendit à Job ce qu’il avait possédé, lorsqu’il pria pour ses compagnons, et Dieu lui ajouta encore le double de toute sa fortune.


Traduction du Rabbinat — 42:11

Tous ses frères, toutes ses sœurs et tous ses amis d’autrefois vinrent le trouver, mangèrent avec lui le pain dans sa maison, lui exprimèrent leurs condoléances et le consolèrent de tous les maux que l’Éternel avait fait fondre sur lui, et ils lui donnèrent chacun une kesita70 et un anneau d’or.

70 Monnaie d’argent ; Genèse, XXX, 19.

Tafsir Rasag — 42:11

Tous ses proches, hommes et femmes, et tous ses anciens amis se rendirent auprès de lui, firent un repas avec lui dans sa maison, s’affligèrent pour lui et lui adressèrent leurs condoléances pour toutes les épreuves que Dieu lui avait envoyées, et lui donnèrent chacun en souvenir une qesîta et une boucle d’or.


Traduction du Rabbinat — 42:12

Et l’Éternel bénit la fin de la vie de Job plus encore que ses débuts : il eut quatorze mille brebis, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.

Tafsir Rasag — 42:12

Et Dieu bénit Job dans la fin de sa vie plus qu’au début ; il eut quatorze mille tètes de moutons, six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.


Traduction du Rabbinat — 42:13

Et il eut sept fils et trois filles.

Tafsir Rasag — 42:13

Il eut sept fils et trois filles.


Traduction du Rabbinat — 42:14

Il nomma la première Iemima71, la deuxième Kecia72 et la troisième Kérên Happouc73.

71 « Colombe » ou « brillante comme le jour ».

72 « Casse », plante aromatique.

73 « Boite de fard. »

Tafsir Rasag — 42:14

Il appela la première Yemîma, la seconde Qesia et la troisième Qérén happoukh.


Traduction du Rabbinat — 42:15

Et il ne se trouvait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job ; et leur père leur donna un héritage parmi leurs frères.

Tafsir Rasag — 42:15

Il ne se trouva pas de femmes aussi belles que les filles de Job dans tous les pays, et leur père leur assigna un héritage au milieu de leurs frères.


Traduction du Rabbinat — 42:16

Job vécut après cela cent quarante ans, et il vit ses fils, les fils de ses fils jusqu’à la quatrième génération.

Tafsir Rasag — 42:16

Ensuite Job vécut après cela cent quarante ans, en sorte qu’il vit ses enfants et ses petits-enfants pendant quatre générations.


Traduction du Rabbinat — 42:17

Et Job mourut vieux et rassasié de jours.

Tafsir Rasag — 42:17

Puis Job mourut vieux et avancé en âge.


Sources — Traduction arabe : R. Saadia Gaon. Édition et traduction française sous la direction de J. Derenbourg, in : Œuvres complètes de R. Saadia ben Iosef al-Fayyoûmî. Paris : E. Leroux. — Vol. V : Version arabe du livre de Job, 1899 [Google Books]. Traduction française : La Bible – traduite du texte original par les membres du Rabbinat français sous la direction de M. Zadoc Kahn Grand Rabbin. Tome II : Derniers Prophètes – Hagiographes. Paris (Durlacher), 1906 [National Library of Israel].

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