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Haftarat Shoftim / הַפְטָרַת שׁוֹפְטִים

(traduction Rabbinat français dir. Zadoc Kahn, 1899-1906)

Quatrième des sept haftarot de consolation après Tisha beAv.

Rites ashkénazes, séfarades et ‘Habad (Isaïe 51:12-52:12)

 

אָנֹכִ֧י אָנֹכִ֛י ה֖וּא מְנַחֶמְכֶ֑ם מִי־אַ֤תְּ וַתִּֽירְאִי֙ מֵאֱנ֣וֹשׁ יָמ֔וּת וּמִבֶּן־אָדָ֖ם חָצִ֥יר יִנָּתֵֽן׃

51:12

C’est moi, c’est moi qui vous console ! Qui es-tu, toi qui as peur d’hommes périssables, des fils d’Adam qui tout à l’heure seront de l’herbe ?

 

וַתִּשְׁכַּ֞ח יְהֹוָ֣ה עֹשֶׂ֗ךָ נוֹטֶ֣ה שָׁמַ֘יִם֮ וְיֹסֵ֣ד אָ֒רֶץ֒ וַתְּפַחֵ֨ד תָּמִ֜יד כׇּל־הַיּ֗וֹם מִפְּנֵי֙ חֲמַ֣ת הַמֵּצִ֔יק כַּאֲשֶׁ֥ר כּוֹנֵ֖ן לְהַשְׁחִ֑ית וְאַיֵּ֖ה חֲמַ֥ת הַמֵּצִֽיק׃

51:13

Oubliant l’Éternel, qui t’a créé, qui a étendu les cieux et fondé la terre, tu trembles sans cesse, tous les jours, devant la colère du tyran qui médite ta perte ; mais où donc est maintenant la colère du tyran ?

 

מִהַ֥ר צֹעֶ֖ה לְהִפָּתֵ֑חַ וְלֹא־יָמ֣וּת לַשַּׁ֔חַת וְלֹ֥א יֶחְסַ֖ר לַחְמֽוֹ׃

51:14

Rapidement le captif verra tomber ses chaînes ; il ne mourra pas dans son cachot et le pain ne lui fera pas défaut.

 

וְאָנֹכִי֙ יְהֹוָ֣ה אֱלֹהֶ֔יךָ רֹגַ֣ע הַיָּ֔ם וַיֶּהֱמ֖וּ גַּלָּ֑יו יְהֹוָ֥ה צְבָא֖וֹת שְׁמֽוֹ׃

51:15

Car je suis l’Éternel, ton Dieu, Celui qui dompte la mer quand ses flots se soulèvent, et qui se nomme l’Éternel-Cebaot.

 

וָאָשִׂ֤ם דְּבָרַי֙ בְּפִ֔יךָ וּבְצֵ֥ל יָדִ֖י כִּסִּיתִ֑יךָ לִנְטֹ֤עַ שָׁמַ֙יִם֙ וְלִיסֹ֣ד אָ֔רֶץ וְלֵאמֹ֥ר לְצִיּ֖וֹן עַמִּי־אָֽתָּה׃ {ס}        

51:16

J’ai déposé mes paroles dans ta bouche, et je t’ai abrité à l’ombre de ma main, voulant établir de [nouveaux] cieux et réédifier la terre, et dire à Sion : « Tu es mon peuple ! »

 

הִתְעוֹרְרִ֣י הִֽתְעוֹרְרִ֗י ק֚וּמִי יְר֣וּשָׁלַ֔͏ִם אֲשֶׁ֥ר שָׁתִ֛ית מִיַּ֥ד יְהֹוָ֖ה אֶת־כּ֣וֹס חֲמָת֑וֹ אֶת־קֻבַּ֜עַת כּ֧וֹס הַתַּרְעֵלָ֛ה שָׁתִ֖ית מָצִֽית׃

51:17

Réveille-toi, réveille-toi ! Debout, Jérusalem ! Tu as été abreuvée, par la main du Seigneur, du calice de sa colère ; la lie de la coupe du vertige, tu l’as bue, tu l’as épuisée.

 

אֵין־מְנַהֵ֣ל לָ֔הּ מִכׇּל־בָּנִ֖ים יָלָ֑דָה וְאֵ֤ין מַחֲזִיק֙ בְּיָדָ֔הּ מִכׇּל־בָּנִ֖ים גִּדֵּֽלָה׃

51:18

Et pas un ne la soutient de tous les fils qu’elle a enfantés ! Pas un ne saisit sa main de tous les enfants qu’elle a élevés !

 

שְׁתַּ֤יִם הֵ֙נָּה֙ קֹרְאֹתַ֔יִךְ מִ֖י יָנ֣וּד לָ֑ךְ הַשֹּׁ֧ד וְהַשֶּׁ֛בֶר וְהָרָעָ֥ב וְהַחֶ֖רֶב מִ֥י אֲנַחֲמֵֽךְ׃

51:19

Deux coups t’ont frappée, nul ne t’a plainte : la dévastation et la ruine, la famine et le glaive ; à qui donnerais-je mission de te consoler ?

 

בָּנַ֜יִךְ עֻלְּפ֥וּ שָׁכְב֛וּ בְּרֹ֥אשׁ כׇּל־חוּצ֖וֹת כְּת֣וֹא מִכְמָ֑ר הַֽמְלֵאִ֥ים חֲמַת־יְהֹוָ֖ה גַּעֲרַ֥ת אֱלֹהָֽיִךְ׃

51:20

Tes enfants, défaillants, gisent au carrefour de toutes les rues comme le buffle pris au piège, étourdis qu’ils sont par la colère de l’Éternel, par l’animadversion de ton Dieu.

 

לָכֵ֛ן שִׁמְעִי־נָ֥א זֹ֖את עֲנִיָּ֑ה וּשְׁכֻרַ֖ת וְלֹ֥א מִיָּֽיִן׃ {פ}

51:21

Or donc, écoute ceci, infortunée, toi qui es ivre, mais non de vin.

 

כֹּה־אָמַ֞ר אֲדֹנַ֣יִךְ יְהֹוָ֗ה וֵאלֹהַ֙יִךְ֙ יָרִ֣יב עַמּ֔וֹ הִנֵּ֥ה לָקַ֛חְתִּי מִיָּדֵ֖ךְ אֶת־כּ֣וֹס הַתַּרְעֵלָ֑ה אֶת־קֻבַּ֙עַת֙ כּ֣וֹס חֲמָתִ֔י לֹא־תוֹסִ֥יפִי לִשְׁתּוֹתָ֖הּ עֽוֹד׃

51:22

Ainsi parle ton Maître, l’Éternel ; ton Dieu, le champion de ton peuple : « Vois, je retire de ta main le calice du vertige ; la lie de la coupe de ma colère, tu ne la boiras plus.

 

וְשַׂמְתִּ֙יהָ֙ בְּיַד־מוֹגַ֔יִךְ אֲשֶׁר־אָמְר֥וּ לְנַפְשֵׁ֖ךְ שְׁחִ֣י וְנַעֲבֹ֑רָה וַתָּשִׂ֤ימִי כָאָ֙רֶץ֙ גֵּוֵ֔ךְ וְכַח֖וּץ לַעֹבְרִֽים׃ {פ}

51:23

Je la mettrai dans la main de ceux qui t’ont contristée, de ceux qui, s’adressant à ta personne, te disaient : « Couche-toi à terre, que nous passions [sur toi] ! » Et tu faisais de ton dos comme un sol qu’on foule, comme une rue pour les passants.

 

עוּרִ֥י עוּרִ֛י לִבְשִׁ֥י עֻזֵּ֖ךְ צִיּ֑וֹן לִבְשִׁ֣י ׀ בִּגְדֵ֣י תִפְאַרְתֵּ֗ךְ יְרֽוּשָׁלַ֙͏ִם֙ עִ֣יר הַקֹּ֔דֶשׁ כִּ֣י לֹ֥א יוֹסִ֛יף יָבֹא־בָ֥ךְ ע֖וֹד עָרֵ֥ל וְטָמֵֽא׃

52:1

  Réveille-toi, réveille-toi ! Pare-toi de ta force, ô Sion ! Revêts tes habits de fête, ô Jérusalem, Cité sainte ! Car désormais personne d’incirconcis ni d’impur n’entrera plus chez toi.

 

הִתְנַעֲרִ֧י מֵעָפָ֛ר ק֥וּמִי שְּׁבִ֖י יְרוּשָׁלָ֑͏ִם (התפתחו) [הִֽתְפַּתְּחִי֙] מוֹסְרֵ֣י צַוָּארֵ֔ךְ שְׁבִיָּ֖ה בַּת־צִיּֽוֹן׃ {ס}        

52:2

Secoue ta poussière, lève-toi et reprends ta place, Jérusalem ! Débarrasse ton cou des liens qui l’enserrent, ô captive, fille de Sion !

 

כִּי־כֹה֙ אָמַ֣ר יְהֹוָ֔ה חִנָּ֖ם נִמְכַּרְתֶּ֑ם וְלֹ֥א בְכֶ֖סֶף תִּגָּאֵֽלוּ׃ {ס}        

52:3

Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : « Gratuitement vous avez été vendus, et sans dépense d’argent vous serez rachetés ! »

 

כִּ֣י כֹ֤ה אָמַר֙ אֲדֹנָ֣י יֱהֹוִ֔ה מִצְרַ֛יִם יָֽרַד־עַמִּ֥י בָרִֽאשֹׁנָ֖ה לָג֣וּר שָׁ֑ם וְאַשּׁ֖וּר בְּאֶ֥פֶס עֲשָׁקֽוֹ׃

52:4

Oui, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : « À l’origine, mon peuple descendit en Égypte pour y séjourner, et puis Achour l’opprima sans motif.

 

וְעַתָּ֤ה מַה־לִּי־פֹה֙ נְאֻם־יְהֹוָ֔ה כִּֽי־לֻקַּ֥ח עַמִּ֖י חִנָּ֑ם מֹשְׁלָ֤ו יְהֵילִ֙ילוּ֙ נְאֻם־יְהֹוָ֔ה וְתָמִ֥יד כׇּל־הַיּ֖וֹם שְׁמִ֥י מִנֹּאָֽץ׃

52:5

Et maintenant, qu’ai-je à faire ici, puisque mon peuple a été capturé gratuitement ? Ses dominateurs poussent des cris de triomphe, dit le Seigneur, et constamment, chaque jour, mon nom est outragé !

 

לָכֵ֛ן יֵדַ֥ע עַמִּ֖י שְׁמִ֑י לָכֵן֙ בַּיּ֣וֹם הַה֔וּא כִּֽי־אֲנִי־ה֥וּא הַֽמְדַבֵּ֖ר הִנֵּֽנִי׃ {ס}        

52:6

Eh bien donc ! Que mon peuple connaisse ce nom ; eh bien donc ! [Qu’il sache] en ce jour que moi qui parle, je suis là ! »

 

מַה־נָּאו֨וּ עַל־הֶהָרִ֜ים רַגְלֵ֣י מְבַשֵּׂ֗ר מַשְׁמִ֧יעַ שָׁל֛וֹם מְבַשֵּׂ֥ר ט֖וֹב מַשְׁמִ֣יעַ יְשׁוּעָ֑ה אֹמֵ֥ר לְצִיּ֖וֹן מָלַ֥ךְ אֱלֹהָֽיִךְ׃

52:7

Qu’ils sont gracieux sur les montagnes les pieds du messager qui annonce la paix, du messager de bonnes nouvelles, qui annonce la délivrance, qui dit à Sion : « Ton Dieu est roi ! »

 

ק֥וֹל צֹפַ֛יִךְ נָ֥שְׂאוּ ק֖וֹל יַחְדָּ֣ו יְרַנֵּ֑נוּ כִּ֣י עַ֤יִן בְּעַ֙יִן֙ יִרְא֔וּ בְּשׁ֥וּב יְהֹוָ֖ה צִיּֽוֹן׃

52:8

C’est le cri de tes sentinelles ! Ils élèvent la voix et ensemble ils jettent des accents de triomphe ; car ils voient, de leurs propres yeux, l’Éternel rentrer dans Sion.

 

פִּצְח֤וּ רַנְּנוּ֙ יַחְדָּ֔ו חׇרְב֖וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם כִּֽי־נִחַ֤ם יְהֹוָה֙ עַמּ֔וֹ גָּאַ֖ל יְרוּשָׁלָֽ͏ִם׃

52:9

Éclatez en cris de joie, chantez en chœur, ruines de Jérusalem ! Car l’Éternel console son peuple, délivre Jérusalem.

 

חָשַׂ֤ף יְהֹוָה֙ אֶת־זְר֣וֹעַ קׇדְשׁ֔וֹ לְעֵינֵ֖י כׇּל־הַגּוֹיִ֑ם וְרָאוּ֙ כׇּל־אַפְסֵי־אָ֔רֶץ אֵ֖ת יְשׁוּעַ֥ת אֱלֹהֵֽינוּ׃ {ס}        

52:10

L’Éternel déploie son bras auguste aux regards de tous les peuples, et tous les confins de la terre sont témoins de l’œuvre de salut de notre Dieu.

 

ס֤וּרוּ ס֙וּרוּ֙ צְא֣וּ מִשָּׁ֔ם טָמֵ֖א אַל־תִּגָּ֑עוּ צְא֣וּ מִתּוֹכָ֔הּ הִבָּ֕רוּ נֹשְׂאֵ֖י כְּלֵ֥י יְהֹוָֽה׃

52:11

Éloignez-vous, éloignez-vous, quittez ces lieux1 ! Ne touchez à rien d’impur ! Sortez de son enceinte2 ; purifiez-vous, vous qui portez les armes3 de l’Éternel !

 

כִּ֣י לֹ֤א בְחִפָּזוֹן֙ תֵּצֵ֔אוּ וּבִמְנוּסָ֖ה לֹ֣א תֵלֵכ֑וּן כִּֽי־הֹלֵ֤ךְ לִפְנֵיכֶם֙ יְהֹוָ֔ה וּמְאַסִּפְכֶ֖ם אֱלֹהֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל׃ {ס}        

52:12

Car ce n’est pas avec une hâte éperdue que vous vous échapperez, ce n’est pas dans une fuite précipitée que vous partirez ; mais l’Éternel sera votre avant-garde, votre arrière-garde le Dieu d’Israël.

 

Notes de la traduction du Rabbinat français

1Babylone.

2Babylone.

3Selon d’autres : « Les vases sacrés ».

Traduction française : La Bible – traduite du texte original par les membres du Rabbinat français sous la direction de M. Zadoc Kahn Grand Rabbin. Tome II : Derniers Prophètes – Hagiographes. Paris (Durlacher), 1906. [Version numérisée : National Library of Israel].

Texte massorétique : Miqra according to the Mesorah (édition digitale du TaNaKh fondée en partie sur le Codex d’Alep). Version adaptée par Sefaria. [Licence : CC-BY-SA].

Police hébraïque : Ezra SIL. [Open Font License].

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