חומש בצרפתית

Ḥoumaš en français

Trad. Rabbinat français dir. Zadoc Kahn (1899-1906)

Méguilat Shir haShirim מְגִלַּת שִׁיר הַשִּׁירִים
Chapitre 1

שִׁ֥יר הַשִּׁירִ֖ים אֲשֶׁ֥ר לִשְׁלֹמֹֽה׃

1:1

Traduction du Rabbinat — 1:1

Le Cantique des Cantiques, composé par Salomon.

יִשָּׁקֵ֙נִי֙ מִנְּשִׁיק֣וֹת פִּ֔יהוּ כִּֽי־טוֹבִ֥ים דֹּדֶ֖יךָ מִיָּֽיִן׃

1:2

Traduction du Rabbinat — 1:2

Qu’il me prodigue les baisers de sa bouche ! … Car tes caresses sont plus délicieuses que le vin.

לְרֵ֙יחַ֙ שְׁמָנֶ֣יךָ טוֹבִ֔ים שֶׁ֖מֶן תּוּרַ֣ק שְׁמֶ֑ךָ עַל־כֵּ֖ן עֲלָמ֥וֹת אֲהֵבֽוּךָ׃

1:3

Traduction du Rabbinat — 1:3

Tes parfums sont suaves à respirer ; une huile aromatique qui se répand, tel est ton nom. C’est pourquoi les jeunes filles sont éprises de toi.

מׇשְׁכֵ֖נִי אַחֲרֶ֣יךָ נָּר֑וּצָה הֱבִיאַ֨נִי הַמֶּ֜לֶךְ חֲדָרָ֗יו נָגִ֤ילָה וְנִשְׂמְחָה֙ בָּ֔ךְ נַזְכִּ֤ירָה דֹדֶ֙יךָ֙ מִיַּ֔יִן מֵישָׁרִ֖ים אֲהֵבֽוּךָ׃ {פ}

1:4

Traduction du Rabbinat — 1:4

Entraîne-moi à ta suite, courons ! Le roi m’a conduite dans ses appartements, mais c’est en toi que nous cherchons joie et allégresse ; nous prisons tes caresses plus que le vin : on a raison de t’aimer.

שְׁחוֹרָ֤ה אֲנִי֙ וְֽנָאוָ֔ה בְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם כְּאׇהֳלֵ֣י קֵדָ֔ר כִּירִיע֖וֹת שְׁלֹמֹֽה׃

1:5

Traduction du Rabbinat — 1:5

Je suis noircie, ô filles de Jérusalem, gracieuse pourtant, comme les tentes de Kêdar, comme les pavillons de Salomon.

אַל־תִּרְא֙וּנִי֙ שֶׁאֲנִ֣י שְׁחַרְחֹ֔רֶת שֶׁשְּׁזָפַ֖תְנִי הַשָּׁ֑מֶשׁ בְּנֵ֧י אִמִּ֣י נִֽחֲרוּ־בִ֗י שָׂמֻ֙נִי֙ נֹטֵרָ֣ה אֶת־הַכְּרָמִ֔ים כַּרְמִ֥י שֶׁלִּ֖י לֹ֥א נָטָֽרְתִּי׃

1:6

Traduction du Rabbinat — 1:6

Ne me regardez pas avec dédain parce que je suis noirâtre ; c’est que le soleil m’a hâlée. Les fils de ma mère étaient en colère contre moi : ils m’ont fait garder les vignobles, et mon vignoble à moi, je ne l’ai point gardé !

הַגִּ֣ידָה לִּ֗י שֶׁ֤אָֽהֲבָה֙ נַפְשִׁ֔י אֵיכָ֣ה תִרְעֶ֔ה אֵיכָ֖ה תַּרְבִּ֣יץ בַּֽצׇּהֳרָ֑יִם שַׁלָּמָ֤ה אֶֽהְיֶה֙ כְּעֹ֣טְיָ֔ה עַ֖ל עֶדְרֵ֥י חֲבֵרֶֽיךָ׃

1:7

Traduction du Rabbinat — 1:7

Indique-moi, toi que chérit mon âme, où tu mènes paître [ton troupeau], où tu le fais reposer à l’heure de midi. Pourquoi serais-je comme une femme voilée1 auprès des troupeaux de tes compagnons ?

1 C’est-à-dire comme une femme en deuil ou bien dans le sens de Genèse 38:15.

אִם־לֹ֤א תֵֽדְעִי֙ לָ֔ךְ הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים צְֽאִי־לָ֞ךְ בְּעִקְבֵ֣י הַצֹּ֗אן וּרְעִי֙ אֶת־גְּדִיֹּתַ֔יִךְ עַ֖ל מִשְׁכְּנ֥וֹת הָרֹעִֽים׃ {פ}

1:8

Traduction du Rabbinat — 1:8

Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, suis donc les traces des brebis, et fais paître tes chevreaux près des huttes des bergers.

לְסֻֽסָתִי֙ בְּרִכְבֵ֣י פַרְעֹ֔ה דִּמִּיתִ֖יךְ רַעְיָתִֽי׃

1:9

Traduction du Rabbinat — 1:9

À une cavale, attelée aux chars de Pharaon, je te compare, mon amie.

נָאו֤וּ לְחָיַ֙יִךְ֙ בַּתֹּרִ֔ים צַוָּארֵ֖ךְ בַּחֲרוּזִֽים׃

1:10

Traduction du Rabbinat — 1:10

Charmantes sont tes joues ornées de rangs de perles, ton cou paré de colliers.

תּוֹרֵ֤י זָהָב֙ נַֽעֲשֶׂה־לָּ֔ךְ עִ֖ם נְקֻדּ֥וֹת הַכָּֽסֶף׃

1:11

Traduction du Rabbinat — 1:11

Nous te ferons des chaînons d’or avec des paillettes d’argent.

עַד־שֶׁ֤הַמֶּ֙לֶךְ֙ בִּמְסִבּ֔וֹ נִרְדִּ֖י נָתַ֥ן רֵיחֽוֹ׃

1:12

Traduction du Rabbinat — 1:12

— Tandis que le roi demeure sur son divan2, mon nard exhale son arôme.

2 Ou bien : « est assis à son festin ».

צְר֨וֹר הַמֹּ֤ר ׀ דּוֹדִי֙ לִ֔י בֵּ֥ין שָׁדַ֖י יָלִֽין׃

1:13

Traduction du Rabbinat — 1:13

Mon bien-aimé est pour moi un bouquet3 de myrrhe, qui repose sur mon sein.

3 Ou bien « un sachet ».

אֶשְׁכֹּ֨ל הַכֹּ֤פֶר ׀ דּוֹדִי֙ לִ֔י בְּכַרְמֵ֖י עֵ֥ין גֶּֽדִי׃ {ס}        

1:14

Traduction du Rabbinat — 1:14

Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troène dans les vignes d’Ën-Ghedi.

הִנָּ֤ךְ יָפָה֙ רַעְיָתִ֔י הִנָּ֥ךְ יָפָ֖ה עֵינַ֥יִךְ יוֹנִֽים׃

1:15

Traduction du Rabbinat — 1:15

— Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont ceux d’une colombe.

הִנְּךָ֨ יָפֶ֤ה דוֹדִי֙ אַ֣ף נָעִ֔ים אַף־עַרְשֵׂ֖נוּ רַעֲנָנָֽה׃

1:16

Traduction du Rabbinat — 1:16

— Que tu es beau, mon bien-aimé, et combien aimable ! Notre couche est un lit de verdure.

קֹר֤וֹת בָּתֵּ֙ינוּ֙ אֲרָזִ֔ים (רחיטנו) [רַהִיטֵ֖נוּ] בְּרוֹתִֽים׃

1:17

Traduction du Rabbinat — 1:17

Les solives de nos maisons sont de cèdre, nos lambris sont de cyprès.

Chapitre 2

אֲנִי֙ חֲבַצֶּ֣לֶת הַשָּׁר֔וֹן שֽׁוֹשַׁנַּ֖ת הָעֲמָקִֽים׃

2:1

Traduction du Rabbinat — 2:1

Je suis le narcisse de Saron, la rose des vallées.

כְּשֽׁוֹשַׁנָּה֙ בֵּ֣ין הַחוֹחִ֔ים כֵּ֥ן רַעְיָתִ֖י בֵּ֥ין הַבָּנֽוֹת׃

2:2

Traduction du Rabbinat — 2:2

— Comme une rose parmi les épines, telle est mon amie parmi les jeunes filles.

כְּתַפּ֙וּחַ֙ בַּעֲצֵ֣י הַיַּ֔עַר כֵּ֥ן דּוֹדִ֖י בֵּ֣ין הַבָּנִ֑ים בְּצִלּוֹ֙ חִמַּ֣דְתִּי וְיָשַׁ֔בְתִּי וּפִרְי֖וֹ מָת֥וֹק לְחִכִּֽי׃

2:3

Traduction du Rabbinat — 2:3

Comme un pommier parmi les arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes gens ; j’ai brûlé du désir de m’asseoir sous son ombrage, et son fruit est doux à mon palais.

הֱבִיאַ֙נִי֙ אֶל־בֵּ֣ית הַיָּ֔יִן וְדִגְל֥וֹ עָלַ֖י אַהֲבָֽה׃

2:4

Traduction du Rabbinat — 2:4

Il m’a conduite dans le cellier, et sa bannière qu’il a étendue sur moi, c’est l’amour.

סַמְּכ֙וּנִי֙ בָּֽאֲשִׁישׁ֔וֹת רַפְּד֖וּנִי בַּתַּפּוּחִ֑ים כִּי־חוֹלַ֥ת אַהֲבָ֖ה אָֽנִי׃

2:5

Traduction du Rabbinat — 2:5

Réconfortez-moi par des gâteaux de raisin, restaurez-moi avec des pommes, car je suis dolente d’amour.

שְׂמֹאלוֹ֙ תַּ֣חַת לְרֹאשִׁ֔י וִימִינ֖וֹ תְּחַבְּקֵֽנִי׃

2:6

Traduction du Rabbinat — 2:6

Son bras gauche soutient ma tête et sa droite me tient enlacée.

הִשְׁבַּ֨עְתִּי אֶתְכֶ֜ם בְּנ֤וֹת יְרוּשָׁלַ֙͏ִם֙ בִּצְבָא֔וֹת א֖וֹ בְּאַיְל֣וֹת הַשָּׂדֶ֑ה אִם־תָּעִ֧ירוּ ׀ וְֽאִם־תְּע֥וֹרְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}        

2:7

Traduction du Rabbinat — 2:7

Je vous en conjure, ô filles de Jérusalem, par les biches et les gazelles des champs : n’éveillez pas, ne provoquez pas l’amour, avant qu’il le veuille.

ק֣וֹל דּוֹדִ֔י הִנֵּה־זֶ֖ה בָּ֑א מְדַלֵּג֙ עַל־הֶ֣הָרִ֔ים מְקַפֵּ֖ץ עַל־הַגְּבָעֽוֹת׃

2:8

Traduction du Rabbinat — 2:8

C’est la voix de mon bien-aimé ! Le voici qui vient, franchissant les montagnes, bondissant sur les collines.

דּוֹמֶ֤ה דוֹדִי֙ לִצְבִ֔י א֖וֹ לְעֹ֣פֶר הָֽאַיָּלִ֑ים הִנֵּה־זֶ֤ה עוֹמֵד֙ אַחַ֣ר כׇּתְלֵ֔נוּ מַשְׁגִּ֙יחַ֙ מִן־הַֽחַלֹּנ֔וֹת מֵצִ֖יץ מִן־הַחֲרַכִּֽים׃

2:9

Traduction du Rabbinat — 2:9

Mon bien-aimé est pareil au chevreuil ou au faon des biches. Le voici qui se tient derrière notre muraille, qui regarde par les fenêtres, qui observe par le treillis !

עָנָ֥ה דוֹדִ֖י וְאָ֣מַר לִ֑י ק֥וּמִי לָ֛ךְ רַעְיָתִ֥י יָפָתִ֖י וּלְכִי־לָֽךְ׃

2:10

Traduction du Rabbinat — 2:10

Mon bien-aimé élève la voix et dit : « Debout, mon amie, ma toute belle, et viens-t’en !

כִּֽי־הִנֵּ֥ה הַסְּתָ֖ו עָבָ֑ר הַגֶּ֕שֶׁם חָלַ֖ף הָלַ֥ךְ לֽוֹ׃

2:11

Traduction du Rabbinat — 2:11

Car voilà l’hiver qui est passé, la saison des pluies est finie, elle a cédé la place.

הַנִּצָּנִים֙ נִרְא֣וּ בָאָ֔רֶץ עֵ֥ת הַזָּמִ֖יר הִגִּ֑יעַ וְק֥וֹל הַתּ֖וֹר נִשְׁמַ֥ע בְּאַרְצֵֽנוּ׃

2:12

Traduction du Rabbinat — 2:12

Les fleurs se montrent sur la terre, le temps des chansons est venu, la voix de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.

הַתְּאֵנָה֙ חָֽנְטָ֣ה פַגֶּ֔יהָ וְהַגְּפָנִ֥ים ׀ סְמָדַ֖ר נָ֣תְנוּ רֵ֑יחַ ק֥וּמִי (לכי) [לָ֛ךְ] רַעְיָתִ֥י יָפָתִ֖י וּלְכִי־לָֽךְ׃ {ס}        

2:13

Traduction du Rabbinat — 2:13

Le figuier embaume par ses jeunes pousses, les vignes en fleurs répandent leur parfum : debout, mon amie, ma toute belle et viens-t’en ! »

יוֹנָתִ֞י בְּחַגְוֵ֣י הַסֶּ֗לַע בְּסֵ֙תֶר֙ הַמַּדְרֵגָ֔ה הַרְאִ֙ינִי֙ אֶת־מַרְאַ֔יִךְ הַשְׁמִיעִ֖נִי אֶת־קוֹלֵ֑ךְ כִּי־קוֹלֵ֥ךְ עָרֵ֖ב וּמַרְאֵ֥יךְ נָאוֶֽה׃ {ס}        

2:14

Traduction du Rabbinat — 2:14

Ma colombe, nichée dans les fentes du rocher, cachée dans les pentes abruptes, laisse-moi voir ton visage, entendre ta voix, car ta voix est suave et ton visage gracieux.

אֶֽחֱזוּ־לָ֙נוּ֙ שֻֽׁעָלִ֔ים שֻׁעָלִ֥ים קְטַנִּ֖ים מְחַבְּלִ֣ים כְּרָמִ֑ים וּכְרָמֵ֖ינוּ סְמָדַֽר׃

2:15

Traduction du Rabbinat — 2:15

Attrapez-nous des renards, ces petits renards qui dévastent les vignes, alors que ces vignes sont en fleurs.

דּוֹדִ֥י לִי֙ וַאֲנִ֣י ל֔וֹ הָרֹעֶ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

2:16

Traduction du Rabbinat — 2:16

Mon bien-aimé est à moi, et moi, je suis à mon bien-aimé, qui conduit son troupeau parmi les roses.

עַ֤ד שֶׁיָּפ֙וּחַ֙ הַיּ֔וֹם וְנָ֖סוּ הַצְּלָלִ֑ים סֹב֩ דְּמֵה־לְךָ֨ דוֹדִ֜י לִצְבִ֗י א֛וֹ לְעֹ֥פֶר הָאַיָּלִ֖ים עַל־הָ֥רֵי בָֽתֶר׃ {ס}        

2:17

Traduction du Rabbinat — 2:17

Avant que fraîchisse le jour, que s’effacent les ombres, rebrousse chemin, et sois pareil, mon bien-aimé, au chevreuil ou au faon des biches sur les montagnes déchiquetées4.

4 Selon d’autres : « les montagnes de Béther ».

Chapitre 3

עַל־מִשְׁכָּבִי֙ בַּלֵּיל֔וֹת בִּקַּ֕שְׁתִּי אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י בִּקַּשְׁתִּ֖יו וְלֹ֥א מְצָאתִֽיו׃

3:1

Traduction du Rabbinat — 3:1

Sur ma couche nocturne, je cherchai celui dont mon âme est éprise : je le cherchai mais ne le trouvai point.

אָק֨וּמָה נָּ֜א וַאֲסוֹבְבָ֣ה בָעִ֗יר בַּשְּׁוָקִים֙ וּבָ֣רְחֹב֔וֹת אֲבַקְשָׁ֕ה אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י בִּקַּשְׁתִּ֖יו וְלֹ֥א מְצָאתִֽיו׃

3:2

Traduction du Rabbinat — 3:2

Je résolus donc de me lever, de parcourir la ville rues et places pour chercher celui dont mon âme est éprise ; je l’ai cherché et ne l’ai pas trouvé.

מְצָא֙וּנִי֙ הַשֹּׁ֣מְרִ֔ים הַסֹּבְבִ֖ים בָּעִ֑יר אֵ֛ת שֶֽׁאָהֲבָ֥ה נַפְשִׁ֖י רְאִיתֶֽם׃

3:3

Traduction du Rabbinat — 3:3

Les gardes qui font des rondes dans la ville m’ont rencontrée : « Avez-vous vu [leur demandai-je] celui dont mon âme est éprise ? »

כִּמְעַט֙ שֶׁעָבַ֣רְתִּי מֵהֶ֔ם עַ֣ד שֶׁמָּצָ֔אתִי אֵ֥ת שֶֽׁאָהֲבָ֖ה נַפְשִׁ֑י אֲחַזְתִּיו֙ וְלֹ֣א אַרְפֶּ֔נּוּ עַד־שֶׁ֤הֲבֵיאתִיו֙ אֶל־בֵּ֣ית אִמִּ֔י וְאֶל־חֶ֖דֶר הוֹרָתִֽי׃

3:4

Traduction du Rabbinat — 3:4

À peine les eus-je dépassés que je trouvai celui que mon cœur aime ; je le saisis et ne le lâchai point, que je ne l’eusse emmené dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a mise au monde.

הִשְׁבַּ֨עְתִּי אֶתְכֶ֜ם בְּנ֤וֹת יְרוּשָׁלַ֙͏ִם֙ בִּצְבָא֔וֹת א֖וֹ בְּאַיְל֣וֹת הַשָּׂדֶ֑ה אִם־תָּעִ֧ירוּ ׀ וְֽאִם־תְּע֥וֹרְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}        

3:5

Traduction du Rabbinat — 3:5

Je vous en conjure, ô filles de Jérusalem, par les biches ou les gazelles des champs : n’éveillez pas, ne provoquez pas l’amour, avant qu’il le veuille !

מִ֣י זֹ֗את עֹלָה֙ מִן־הַמִּדְבָּ֔ר כְּתִֽימְר֖וֹת עָשָׁ֑ן מְקֻטֶּ֤רֶת מֹר֙ וּלְבוֹנָ֔ה מִכֹּ֖ל אַבְקַ֥ת רוֹכֵֽל׃

3:6

Traduction du Rabbinat — 3:6

Qu’est-ce ceci qui s’élève du désert comme des colonnes de fumée, mêlées de vapeurs de myrrhe et d’encens et de toutes les poudres du parfumeur ?

הִנֵּ֗ה מִטָּתוֹ֙ שֶׁלִּשְׁלֹמֹ֔ה שִׁשִּׁ֥ים גִּבֹּרִ֖ים סָבִ֣יב לָ֑הּ מִגִּבֹּרֵ֖י יִשְׂרָאֵֽל׃

3:7

Traduction du Rabbinat — 3:7

Voyez, c’est la litière de Salomon ! Elle est entourée de soixante braves, d’entre les héros d’Israël ;

כֻּלָּם֙ אֲחֻ֣זֵי חֶ֔רֶב מְלֻמְּדֵ֖י מִלְחָמָ֑ה אִ֤ישׁ חַרְבּוֹ֙ עַל־יְרֵכ֔וֹ מִפַּ֖חַד בַּלֵּילֽוֹת׃ {ס}        

3:8

Traduction du Rabbinat — 3:8

ils sont tous armés du glaive, experts dans les combats ; chacun porte le glaive au flanc, à cause des terreurs de la nuit.

אַפִּרְי֗וֹן עָ֤שָׂה לוֹ֙ הַמֶּ֣לֶךְ שְׁלֹמֹ֔ה מֵעֲצֵ֖י הַלְּבָנֽוֹן׃

3:9

Traduction du Rabbinat — 3:9

Le roi Salomon s’est fait faire un palanquin en bois du Liban.

עַמּוּדָיו֙ עָ֣שָׂה כֶ֔סֶף רְפִידָת֣וֹ זָהָ֔ב מֶרְכָּב֖וֹ אַרְגָּמָ֑ן תּוֹכוֹ֙ רָצ֣וּף אַהֲבָ֔ה מִבְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָֽ͏ִם׃

3:10

Traduction du Rabbinat — 3:10

Les colonnes en sont d’argent, la garniture d’or, le siège de pourpre ; l’intérieur en a été paré avec amour par les filles de Jérusalem.

צְאֶ֧נָה ׀ וּֽרְאֶ֛ינָה בְּנ֥וֹת צִיּ֖וֹן בַּמֶּ֣לֶךְ שְׁלֹמֹ֑ה בָּעֲטָרָ֗ה שֶׁעִטְּרָה־לּ֤וֹ אִמּוֹ֙ בְּי֣וֹם חֲתֻנָּת֔וֹ וּבְי֖וֹם שִׂמְחַ֥ת לִבּֽוֹ׃ {ס}        

3:11

Traduction du Rabbinat — 3:11

Sortez et admirez, filles de Sion, le roi Salomon, orné de la couronne dont le ceignit sa mère au jour de son hyménée, au jour de la joie de son cœur.

Chapitre 4

הִנָּ֨ךְ יָפָ֤ה רַעְיָתִי֙ הִנָּ֣ךְ יָפָ֔ה עֵינַ֣יִךְ יוֹנִ֔ים מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵ֑ךְ שַׂעְרֵךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽעִזִּ֔ים שֶׁגָּלְשׁ֖וּ מֵהַ֥ר גִּלְעָֽד׃

4:1

Traduction du Rabbinat — 4:1

Que tu es belle, mon amie, que tu es belle ! Tes yeux sont ceux d’une colombe à travers ton voile ; tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres dévalant du mont de Galaad.

שִׁנַּ֙יִךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הַקְּצוּב֔וֹת שֶׁעָל֖וּ מִן־הָרַחְצָ֑ה שֶׁכֻּלָּם֙ מַתְאִימ֔וֹת וְשַׁכֻּלָ֖ה אֵ֥ין בָּהֶֽם׃

4:2

Traduction du Rabbinat — 4:2

Tes dents sont comme un troupeau de brebis, fraîchement tondues, qui remontent du bain, formant deux rangées parfaites, sans aucun vide5.

5 Mot à mot : « Toutes portent deux jumelles et aucune d’elles n’est stérile. »

כְּח֤וּט הַשָּׁנִי֙ שִׂפְתוֹתַ֔יִךְ וּמִדְבָּרֵ֖ךְ נָאוֶ֑ה כְּפֶ֤לַח הָֽרִמּוֹן֙ רַקָּתֵ֔ךְ מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵֽךְ׃

4:3

Traduction du Rabbinat — 4:3

Tes lèvres sont comme un fil d’écarlate et ta bouche est charmante ; ta tempe est comme une tranche de grenade à travers ton voile.

כְּמִגְדַּ֤ל דָּוִיד֙ צַוָּארֵ֔ךְ בָּנ֖וּי לְתַלְפִּיּ֑וֹת אֶ֤לֶף הַמָּגֵן֙ תָּל֣וּי עָלָ֔יו כֹּ֖ל שִׁלְטֵ֥י הַגִּבֹּרִֽים׃

4:4

Traduction du Rabbinat — 4:4

Ton cou est comme la tour de David, bâtie pour des trophées d’armes : mille boucliers y sont suspendus, tous écus de héros !

שְׁנֵ֥י שָׁדַ֛יִךְ כִּשְׁנֵ֥י עֳפָרִ֖ים תְּאוֹמֵ֣י צְבִיָּ֑ה הָרוֹעִ֖ים בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

4:5

Traduction du Rabbinat — 4:5

Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d’une biche qui paissent parmi les roses.

עַ֤ד שֶׁיָּפ֙וּחַ֙ הַיּ֔וֹם וְנָ֖סוּ הַצְּלָלִ֑ים אֵ֤לֶךְ לִי֙ אֶל־הַ֣ר הַמּ֔וֹר וְאֶל־גִּבְעַ֖ת הַלְּבוֹנָֽה׃

4:6

Traduction du Rabbinat — 4:6

Avant que fraîchisse le jour et que s’effacent les ombres, je me dirigerai vers le mont de la myrrhe, vers la colline de l’encens.

כֻּלָּ֤ךְ יָפָה֙ רַעְיָתִ֔י וּמ֖וּם אֵ֥ין בָּֽךְ׃ {ס}        

4:7

Traduction du Rabbinat — 4:7

Tu es toute belle, mon amie, et tu es sans défaut.

אִתִּ֤י מִלְּבָנוֹן֙ כַּלָּ֔ה אִתִּ֖י מִלְּבָנ֣וֹן תָּב֑וֹאִי תָּשׁ֣וּרִי ׀ מֵרֹ֣אשׁ אֲמָנָ֗ה מֵרֹ֤אשׁ שְׂנִיר֙ וְחֶרְמ֔וֹן מִמְּעֹנ֣וֹת אֲרָי֔וֹת מֵֽהַרְרֵ֖י נְמֵרִֽים׃

4:8

Traduction du Rabbinat — 4:8

Avec moi, viens, ma fiancée, du Liban ; du Liban viens avec moi ; regarde du haut de l’Amana, du sommet du Senir et du Hermon, des antres des lions, des monts que fréquentent les léopards.

לִבַּבְתִּ֖נִי אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה לִבַּבְתִּ֙נִי֙ (באחד) [בְּאַחַ֣ת] מֵעֵינַ֔יִךְ בְּאַחַ֥ד עֲנָ֖ק מִצַּוְּרֹנָֽיִךְ׃

4:9

Traduction du Rabbinat — 4:9

Tu as capté mon cœur, ô ma sœur, ma fiancée, tu as capté mon cœur par un de tes regards, par un des colliers qui ornent ton cou.

מַה־יָּפ֥וּ דֹדַ֖יִךְ אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה מַה־טֹּ֤בוּ דֹדַ֙יִךְ֙ מִיַּ֔יִן וְרֵ֥יחַ שְׁמָנַ֖יִךְ מִכׇּל־בְּשָׂמִֽים׃

4:10

Traduction du Rabbinat — 4:10

Qu’elles sont délicieuses tes caresses, ma sœur, ma fiancée ! Combien plus douces tes caresses que le vin ! La senteur de tes parfums surpasse tous les aromates.

נֹ֛פֶת תִּטֹּ֥פְנָה שִׂפְתוֹתַ֖יִךְ כַּלָּ֑ה דְּבַ֤שׁ וְחָלָב֙ תַּ֣חַת לְשׁוֹנֵ֔ךְ וְרֵ֥יחַ שַׂלְמֹתַ֖יִךְ כְּרֵ֥יחַ לְבָנֽוֹן׃

4:11

Traduction du Rabbinat — 4:11

Tes lèvres, ô fiancée, distillent la douceur du miel ; du miel et du lait coulent sous ta langue, et le parfum de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.

גַּ֥ן ׀ נָע֖וּל אֲחֹתִ֣י כַלָּ֑ה גַּ֥ל נָע֖וּל מַעְיָ֥ן חָתֽוּם׃

4:12

Traduction du Rabbinat — 4:12

C’est un jardin clos que ma sœur, ma fiancée, une source fermée, une fontaine scellée ;

שְׁלָחַ֙יִךְ֙ פַּרְדֵּ֣ס רִמּוֹנִ֔ים עִ֖ם פְּרִ֣י מְגָדִ֑ים כְּפָרִ֖ים עִם־נְרָדִֽים׃

4:13

Traduction du Rabbinat — 4:13

un parc de plaisance où poussent des grenades et tous les beaux fruits, le troène et les nards ;

נֵ֣רְדְּ ׀ וְכַרְכֹּ֗ם קָנֶה֙ וְקִנָּמ֔וֹן עִ֖ם כׇּל־עֲצֵ֣י לְבוֹנָ֑ה מֹ֚ר וַאֲהָל֔וֹת עִ֖ם כׇּל־רָאשֵׁ֥י בְשָׂמִֽים׃

4:14

Traduction du Rabbinat — 4:14

le nard, le safran, la cannelle et le cinname, avec tous les bois odorants, la myrrhe, l’aloès et toutes les essences aromatiques ;

מַעְיַ֣ן גַּנִּ֔ים בְּאֵ֖ר מַ֣יִם חַיִּ֑ים וְנֹזְלִ֖ים מִן־לְבָנֽוֹן׃

4:15

Traduction du Rabbinat — 4:15

une fontaine des jardins, une source d’eaux vives, un ruisseau qui descend du Liban.

ע֤וּרִי צָפוֹן֙ וּב֣וֹאִי תֵימָ֔ן הָפִ֥יחִי גַנִּ֖י יִזְּל֣וּ בְשָׂמָ֑יו יָבֹ֤א דוֹדִי֙ לְגַנּ֔וֹ וְיֹאכַ֖ל פְּרִ֥י מְגָדָֽיו׃

4:16

Traduction du Rabbinat — 4:16

Réveille-toi, rafale du Nord ! Accours, brise du Midi ! Balayez de votre souffle mon jardin, pour que ses parfums s’épandent. Que mon bien-aimé entre dans son jardin et en goûte les fruits exquis !

Chapitre 5

בָּ֣אתִי לְגַנִּי֮ אֲחֹתִ֣י כַלָּה֒ אָרִ֤יתִי מוֹרִי֙ עִם־בְּשָׂמִ֔י אָכַ֤לְתִּי יַעְרִי֙ עִם־דִּבְשִׁ֔י שָׁתִ֥יתִי יֵינִ֖י עִם־חֲלָבִ֑י אִכְל֣וּ רֵעִ֔ים שְׁת֥וּ וְשִׁכְר֖וּ דּוֹדִֽים׃ {ס}        

5:1

Traduction du Rabbinat — 5:1

Je suis entré dans mon jardin, ô ma sœur, ma fiancée ; j’ai récolté ma myrrhe et mon baume, j’ai mangé de mes rayons de miel, j’ai bu mon vin et mon lait… Mangez, mes compagnons, buvez et enivrez-vous, amis.

אֲנִ֥י יְשֵׁנָ֖ה וְלִבִּ֣י עֵ֑ר ק֣וֹל ׀ דּוֹדִ֣י דוֹפֵ֗ק פִּתְחִי־לִ֞י אֲחֹתִ֤י רַעְיָתִי֙ יוֹנָתִ֣י תַמָּתִ֔י שֶׁרֹּאשִׁי֙ נִמְלָא־טָ֔ל קְוֻצּוֹתַ֖י רְסִ֥יסֵי לָֽיְלָה׃

5:2

Traduction du Rabbinat — 5:2

Je dors, mais mon cœur est éveillé : c’est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe : « Ouvre-moi, ma sœur, ma compagne, ma colombe, mon amie accomplie ; car ma tête est couverte de rosée, les boucles de mes cheveux sont humectées par les gouttelettes de la nuit. »

פָּשַׁ֙טְתִּי֙ אֶת־כֻּתׇּנְתִּ֔י אֵיכָ֖כָה אֶלְבָּשֶׁ֑נָּה רָחַ֥צְתִּי אֶת־רַגְלַ֖י אֵיכָ֥כָה אֲטַנְּפֵֽם׃

5:3

Traduction du Rabbinat — 5:3

— « J’ai enlevé ma tunique, comment pourrais-je la remettre ? Je me suis lavé les pieds, comment pourrais-je les salir ? »

דּוֹדִ֗י שָׁלַ֤ח יָדוֹ֙ מִן־הַחֹ֔ר וּמֵעַ֖י הָמ֥וּ עָלָֽיו׃

5:4

Traduction du Rabbinat — 5:4

Mon bien-aimé retire sa main de la lucarne, et mes entrailles s’émeuvent en sa faveur.

קַ֥מְתִּֽי אֲנִ֖י לִפְתֹּ֣חַ לְדוֹדִ֑י וְיָדַ֣י נָֽטְפוּ־מ֗וֹר וְאֶצְבְּעֹתַי֙ מ֣וֹר עֹבֵ֔ר עַ֖ל כַּפּ֥וֹת הַמַּנְעֽוּל׃

5:5

Traduction du Rabbinat — 5:5

Je me lève pour ouvrir à mon bien-aimé ; mes mains dégouttent de myrrhe, mes doigts laissent couler la myrrhe sur les poignées du verrou.

פָּתַ֤חְתִּֽי אֲנִי֙ לְדוֹדִ֔י וְדוֹדִ֖י חָמַ֣ק עָבָ֑ר נַפְשִׁי֙ יָֽצְאָ֣ה בְדַבְּר֔וֹ בִּקַּשְׁתִּ֙יהוּ֙ וְלֹ֣א מְצָאתִ֔יהוּ קְרָאתִ֖יו וְלֹ֥א עָנָֽנִי׃

5:6

Traduction du Rabbinat — 5:6

J’ouvre à mon bien-aimé, mais mon bien-aimé est parti, a disparu — mon âme s’était pâmée pendant qu’il parlait ; — je le cherche et je ne le trouve point, je l’appelle et il ne me répond pas.

מְצָאֻ֧נִי הַשֹּׁמְרִ֛ים הַסֹּבְבִ֥ים בָּעִ֖יר הִכּ֣וּנִי פְצָע֑וּנִי נָשְׂא֤וּ אֶת־רְדִידִי֙ מֵֽעָלַ֔י שֹׁמְרֵ֖י הַחֹמֽוֹת׃

5:7

Traduction du Rabbinat — 5:7

Les gardes qui font des rondes dans la ville me rencontrent, ils me frappent, me maltraitent ; les gardiens des remparts m’enlèvent ma mantille.

הִשְׁבַּ֥עְתִּי אֶתְכֶ֖ם בְּנ֣וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם אִֽם־תִּמְצְאוּ֙ אֶת־דּוֹדִ֔י מַה־תַּגִּ֣ידוּ ל֔וֹ שֶׁחוֹלַ֥ת אַהֲבָ֖ה אָֽנִי׃

5:8

Traduction du Rabbinat — 5:8

Je vous en conjure, ô filles de Jérusalem : Si vous rencontrez mon bien-aimé, que lui direz-vous ? — Que je suis malade d’amour !

מַה־דּוֹדֵ֣ךְ מִדּ֔וֹד הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים מַה־דּוֹדֵ֣ךְ מִדּ֔וֹד שֶׁכָּ֖כָה הִשְׁבַּעְתָּֽנוּ׃

5:9

Traduction du Rabbinat — 5:9

— En quoi ton amant est-il supérieur aux autres amants, ô la plus belle des femmes ? En quoi ton amant est-il supérieur aux autres amants, pour que tu nous conjures de la sorte ?

דּוֹדִ֥י צַח֙ וְאָד֔וֹם דָּג֖וּל מֵרְבָבָֽה׃

5:10

Traduction du Rabbinat — 5:10

— Mon amant est blanc et vermeil, distingué entre dix mille.

רֹאשׁ֖וֹ כֶּ֣תֶם פָּ֑ז קְוֻצּוֹתָיו֙ תַּלְתַּלִּ֔ים שְׁחֹר֖וֹת כָּעוֹרֵֽב׃

5:11

Traduction du Rabbinat — 5:11

Sa tête est comme l’or pur, les boucles de ses cheveux qui pendent sont noires comme le corbeau.

עֵינָ֕יו כְּיוֹנִ֖ים עַל־אֲפִ֣יקֵי מָ֑יִם רֹֽחֲצוֹת֙ בֶּֽחָלָ֔ב יֹשְׁב֖וֹת עַל־מִלֵּֽאת׃

5:12

Traduction du Rabbinat — 5:12

Ses yeux sont comme des colombes sur le bord des cours d’eau : ils semblent baignés dans le lait, ils sont bien posés dans leur cadre.

לְחָיָו֙ כַּעֲרוּגַ֣ת הַבֹּ֔שֶׂם מִגְדְּל֖וֹת מֶרְקָחִ֑ים שִׂפְתוֹתָיו֙ שֽׁוֹשַׁנִּ֔ים נֹטְפ֖וֹת מ֥וֹר עֹבֵֽר׃

5:13

Traduction du Rabbinat — 5:13

Ses joues sont comme une plate-bande de baume, comme des tertres de plantes aromatiques ; ses lèvres sont des roses, elles distillent la myrrhe liquide.

יָדָיו֙ גְּלִילֵ֣י זָהָ֔ב מְמֻלָּאִ֖ים בַּתַּרְשִׁ֑ישׁ מֵעָיו֙ עֶ֣שֶׁת שֵׁ֔ן מְעֻלֶּ֖פֶת סַפִּירִֽים׃

5:14

Traduction du Rabbinat — 5:14

Ses mains sont des cylindres d’or, incrustés d’onyx, son corps une œuvre d’art en ivoire, ornée de saphirs.

שׁוֹקָיו֙ עַמּ֣וּדֵי שֵׁ֔שׁ מְיֻסָּדִ֖ים עַל־אַדְנֵי־פָ֑ז מַרְאֵ֙הוּ֙ כַּלְּבָנ֔וֹן בָּח֖וּר כָּאֲרָזִֽים׃

5:15

Traduction du Rabbinat — 5:15

Ses jambes sont des colonnes de marbre fixées sur des socles d’or ; son aspect est celui du Liban, superbe comme les cèdres.

חִכּוֹ֙ מַֽמְתַקִּ֔ים וְכֻלּ֖וֹ מַחֲמַדִּ֑ים זֶ֤ה דוֹדִי֙ וְזֶ֣ה רֵעִ֔י בְּנ֖וֹת יְרוּשָׁלָֽ͏ִם׃

5:16

Traduction du Rabbinat — 5:16

Son palais n’est que douceur, tout en lui respire le charme. Tel est mon amant, tel est mon ami, ô filles de Jérusalem !

Chapitre 6

אָ֚נָה הָלַ֣ךְ דּוֹדֵ֔ךְ הַיָּפָ֖ה בַּנָּשִׁ֑ים אָ֚נָה פָּנָ֣ה דוֹדֵ֔ךְ וּנְבַקְשֶׁ֖נּוּ עִמָּֽךְ׃

6:1

Traduction du Rabbinat — 6:1

Où est-il allé, ton bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? De quel côté s’est-il dirigé, ton bien-aimé ? Nous t’aiderons à le chercher.

דּוֹדִי֙ יָרַ֣ד לְגַנּ֔וֹ לַעֲרֻג֖וֹת הַבֹּ֑שֶׂם לִרְעוֹת֙ בַּגַּנִּ֔ים וְלִלְקֹ֖ט שֽׁוֹשַׁנִּֽים׃

6:2

Traduction du Rabbinat — 6:2

— Mon bien-aimé est descendu dans son jardin, vers les plates-bandes d’aromates, pour faire paître son troupeau dans les jardins et cueillir des roses.

אֲנִ֤י לְדוֹדִי֙ וְדוֹדִ֣י לִ֔י הָרֹעֶ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃ {ס}        

6:3

Traduction du Rabbinat — 6:3

Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi, lui qui fait paître son troupeau parmi les roses.

יָפָ֨ה אַ֤תְּ רַעְיָתִי֙ כְּתִרְצָ֔ה נָאוָ֖ה כִּירוּשָׁלָ֑͏ִם אֲיֻמָּ֖ה כַּנִּדְגָּלֽוֹת׃

6:4

Traduction du Rabbinat — 6:4

Tu es belle, mon amie, comme Tirça6, gracieuse comme Jérusalem, imposante comme une armée aux enseignes déployées.

6 Une des capitales du royaume d’Israël.

הָסֵ֤בִּי עֵינַ֙יִךְ֙ מִנֶּגְדִּ֔י שֶׁ֥הֵ֖ם הִרְהִיבֻ֑נִי שַׂעְרֵךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽעִזִּ֔ים שֶׁגָּלְשׁ֖וּ מִן־הַגִּלְעָֽד׃

6:5

Traduction du Rabbinat — 6:5

Détourne tes yeux de moi, car ils me jettent dans des transports. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres dévalant du Galaad.

שִׁנַּ֙יִךְ֙ כְּעֵ֣דֶר הָֽרְחֵלִ֔ים שֶׁעָל֖וּ מִן־הָרַחְצָ֑ה שֶׁכֻּלָּם֙ מַתְאִימ֔וֹת וְשַׁכֻּלָ֖ה אֵ֥ין בָּהֶֽם׃

6:6

Traduction du Rabbinat — 6:6

Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du bain, formant deux rangées parfaites, sans aucun vide7.

7 Plus haut, 4:1-3.

כְּפֶ֤לַח הָרִמּוֹן֙ רַקָּתֵ֔ךְ מִבַּ֖עַד לְצַמָּתֵֽךְ׃

6:7

Traduction du Rabbinat — 6:7

Ta tempe est comme une tranche de grenade à travers ton voile.

שִׁשִּׁ֥ים הֵ֙מָּה֙ מְלָכ֔וֹת וּשְׁמֹנִ֖ים פִּֽילַגְשִׁ֑ים וַעֲלָמ֖וֹת אֵ֥ין מִסְפָּֽר׃

6:8

Traduction du Rabbinat — 6:8

Les reines sont au nombre de soixante, les concubines de quatre-vingts, et innombrables sont les jeunes filles.

אַחַ֥ת הִיא֙ יוֹנָתִ֣י תַמָּתִ֔י אַחַ֥ת הִיא֙ לְאִמָּ֔הּ בָּרָ֥ה הִ֖יא לְיֽוֹלַדְתָּ֑הּ רָא֤וּהָ בָנוֹת֙ וַֽיְאַשְּׁר֔וּהָ מְלָכ֥וֹת וּפִֽילַגְשִׁ֖ים וַֽיְהַלְלֽוּהָ׃ {ס}        

6:9

Traduction du Rabbinat — 6:9

Mais unique est ma colombe, mon amie accomplie ; elle est unique pour sa mère, elle est la préférée de celle qui l’a enfantée. Les jeunes filles, en la voyant, la proclament heureuse ; reines et concubines font son éloge.

מִי־זֹ֥את הַנִּשְׁקָפָ֖ה כְּמוֹ־שָׁ֑חַר יָפָ֣ה כַלְּבָנָ֗ה בָּרָה֙ כַּֽחַמָּ֔ה אֲיֻמָּ֖ה כַּנִּדְגָּלֽוֹת׃ {ס}        

6:10

Traduction du Rabbinat — 6:10

Qui est-elle, celle-ci qui apparaît comme l’aurore, qui est belle comme la lune, brillante comme le soleil, imposante comme une armée aux enseignes déployées ?

אֶל־גִּנַּ֤ת אֱגוֹז֙ יָרַ֔דְתִּי לִרְא֖וֹת בְּאִבֵּ֣י הַנָּ֑חַל לִרְאוֹת֙ הֲפָֽרְחָ֣ה הַגֶּ֔פֶן הֵנֵ֖צוּ הָרִמֹּנִֽים׃

6:11

Traduction du Rabbinat — 6:11

Je suis descendue dans le verger aux noyers, pour voir les jeunes pousses de la vallée, pour voir si la vigne avait bourgeonné, si les grenades étaient en fleurs.

לֹ֣א יָדַ֔עְתִּי נַפְשִׁ֣י שָׂמַ֔תְנִי מַרְכְּב֖וֹת עַמִּ֥י נָדִֽיב׃

6:12

Traduction du Rabbinat — 6:12

Je ne savais pas… Le désir de mon âme m’avait poussé au beau milieu des chars de mon peuple généreux8.

8 Phrase peu claire et ne donnant pas de sens satisfaisant.

Chapitre 7

שׁ֤וּבִי שׁ֙וּבִי֙ הַשּׁ֣וּלַמִּ֔ית שׁ֥וּבִי שׁ֖וּבִי וְנֶחֱזֶה־בָּ֑ךְ מַֽה־תֶּחֱזוּ֙ בַּשּׁ֣וּלַמִּ֔ית כִּמְחֹלַ֖ת הַֽמַּחֲנָֽיִם׃

7:1

Traduction du Rabbinat — 7:1

Reviens, reviens, ô la Sulamite, reviens, reviens, que nous puissions te regarder ! — Pourquoi voulez-vous regarder la Sulamite, comme on fait d’un ballet de deux chœurs9 ?

9 Expression obscure. Selon d’autres : « comme la danse de Mahanaïm » (ville de Palestine).

מַה־יָּפ֧וּ פְעָמַ֛יִךְ בַּנְּעָלִ֖ים בַּת־נָדִ֑יב חַמּוּקֵ֣י יְרֵכַ֔יִךְ כְּמ֣וֹ חֲלָאִ֔ים מַעֲשֵׂ֖ה יְדֵ֥י אׇמָּֽן׃

7:2

Traduction du Rabbinat — 7:2

Que tes pas sont ravissants dans tes brodequins, fille de noble race ! Les contours de tes hanches sont comme des colliers, œuvre d’une main d’artiste.

שׇׁרְרֵךְ֙ אַגַּ֣ן הַסַּ֔הַר אַל־יֶחְסַ֖ר הַמָּ֑זֶג בִּטְנֵךְ֙ עֲרֵמַ֣ת חִטִּ֔ים סוּגָ֖ה בַּשּׁוֹשַׁנִּֽים׃

7:3

Traduction du Rabbinat — 7:3

Ton giron est comme une coupe arrondie, pleine d’un breuvage parfumé ; ton corps est comme une meule de froment, bordée de roses.

שְׁנֵ֥י שָׁדַ֛יִךְ כִּשְׁנֵ֥י עֳפָרִ֖ים תׇּאֳמֵ֥י צְבִיָּֽה׃

7:4

Traduction du Rabbinat — 7:4

Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d’une biche.

צַוָּארֵ֖ךְ כְּמִגְדַּ֣ל הַשֵּׁ֑ן עֵינַ֜יִךְ בְּרֵכ֣וֹת בְּחֶשְׁבּ֗וֹן עַל־שַׁ֙עַר֙ בַּת־רַבִּ֔ים אַפֵּךְ֙ כְּמִגְדַּ֣ל הַלְּבָנ֔וֹן צוֹפֶ֖ה פְּנֵ֥י דַמָּֽשֶׂק׃

7:5

Traduction du Rabbinat — 7:5

Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont comme les piscines de Hesbon, près de la porte de Bath-Rabbîm10 ; ton nez comme la tour du Liban qui regarde du côté de Damas.

10 Fille de la foule. Il existe encore aujourd’hui des vestiges de ces réservoirs d’eau ; voy. Munk, Palestine, p.72.

רֹאשֵׁ֤ךְ עָלַ֙יִךְ֙ כַּכַּרְמֶ֔ל וְדַלַּ֥ת רֹאשֵׁ֖ךְ כָּאַרְגָּמָ֑ן מֶ֖לֶךְ אָס֥וּר בָּרְהָטִֽים׃

7:6

Traduction du Rabbinat — 7:6

Ta tête est posée sur toi, pareille au Carmel, les boucles de tes cheveux ressemblent à l’écarlate : un roi serait enchaîné par ces boucles !

מַה־יָּפִית֙ וּמַה־נָּעַ֔מְתְּ אַהֲבָ֖ה בַּתַּֽעֲנוּגִֽים׃

7:7

Traduction du Rabbinat — 7:7

Que tu es belle, que tu es attrayante, mon amour, dans l’enivrement des caresses !

זֹ֤את קֽוֹמָתֵךְ֙ דָּֽמְתָ֣ה לְתָמָ֔ר וְשָׁדַ֖יִךְ לְאַשְׁכֹּלֽוֹת׃

7:8

Traduction du Rabbinat — 7:8

Cette taille qui te distingue est semblable à un palmier, et tes seins à des grappes.

אָמַ֙רְתִּי֙ אֶעֱלֶ֣ה בְתָמָ֔ר אֹֽחֲזָ֖ה בְּסַנְסִנָּ֑יו וְיִֽהְיוּ־נָ֤א שָׁדַ֙יִךְ֙ כְּאֶשְׁכְּל֣וֹת הַגֶּ֔פֶן וְרֵ֥יחַ אַפֵּ֖ךְ כַּתַּפּוּחִֽים׃

7:9

Traduction du Rabbinat — 7:9

Je me suis dit : « Je monterai au palmier, je saisirai ses rameaux ; que tes seins soient pour moi comme des grappes de la vigne, et l’odeur de tes narines comme celle des pommes ;

וְחִכֵּ֕ךְ כְּיֵ֥ין הַטּ֛וֹב הוֹלֵ֥ךְ לְדוֹדִ֖י לְמֵישָׁרִ֑ים דּוֹבֵ֖ב שִׂפְתֵ֥י יְשֵׁנִֽים׃

7:10

Traduction du Rabbinat — 7:10

et ton palais comme un vin exquis… — Qui coule doucement pour mon bien-aimé et rend loquaces même les lèvres assoupies.

אֲנִ֣י לְדוֹדִ֔י וְעָלַ֖י תְּשׁוּקָתֽוֹ׃ {ס}        

7:11

Traduction du Rabbinat — 7:11

Je suis à mon bien-aimé, et lui, il est épris de moi.

לְכָ֤ה דוֹדִי֙ נֵצֵ֣א הַשָּׂדֶ֔ה נָלִ֖ינָה בַּכְּפָרִֽים׃

7:12

Traduction du Rabbinat — 7:12

Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs, passons la nuit dans les hameaux.

נַשְׁכִּ֙ימָה֙ לַכְּרָמִ֔ים נִרְאֶ֞ה אִם־פָּֽרְחָ֤ה הַגֶּ֙פֶן֙ פִּתַּ֣ח הַסְּמָדַ֔ר הֵנֵ֖צוּ הָרִמּוֹנִ֑ים שָׁ֛ם אֶתֵּ֥ן אֶת־דֹּדַ֖י לָֽךְ׃

7:13

Traduction du Rabbinat — 7:13

De bon matin, nous irons dans les vignes, nous verrons si les ceps fleurissent, si les bourgeons ont éclaté, si les grenades sont en fleurs. Là je te prodiguerai mes caresses.

הַֽדּוּדָאִ֣ים נָֽתְנוּ־רֵ֗יחַ וְעַל־פְּתָחֵ֙ינוּ֙ כׇּל־מְגָדִ֔ים חֲדָשִׁ֖ים גַּם־יְשָׁנִ֑ים דּוֹדִ֖י צָפַ֥נְתִּי לָֽךְ׃

7:14

Traduction du Rabbinat — 7:14

Les mandragores répandent leur parfum ; à nos portes se montrent les plus beaux fruits, nouveaux et anciens, que j’ai réservés pour toi, mon bien-aimé !

Chapitre 8

מִ֤י יִתֶּנְךָ֙ כְּאָ֣ח לִ֔י יוֹנֵ֖ק שְׁדֵ֣י אִמִּ֑י אֶֽמְצָאֲךָ֤ בַחוּץ֙ אֶשָּׁ֣קְךָ֔ גַּ֖ם לֹא־יָבֻ֥זוּ לִֽי׃

8:1

Traduction du Rabbinat — 8:1

Oh ! Que n’es-tu mon frère ? Que n’as-tu sucé le lait de ma mère ? Alors, en te rencontrant dehors, je pourrais t’embrasser, sans que pour cela on me méprise.

אֶנְהָֽגְךָ֗ אֲבִֽיאֲךָ֛ אֶל־בֵּ֥ית אִמִּ֖י תְּלַמְּדֵ֑נִי אַשְׁקְךָ֙ מִיַּ֣יִן הָרֶ֔קַח מֵעֲסִ֖יס רִמֹּנִֽי׃

8:2

Traduction du Rabbinat — 8:2

Je t’emmènerais, je te conduirais dans la maison de ma mère ; là tu m’instruirais, et je te ferais boire le vin parfumé, le jus de mes grenades.

שְׂמֹאלוֹ֙ תַּ֣חַת רֹאשִׁ֔י וִֽימִינ֖וֹ תְּחַבְּקֵֽנִי׃

8:3

Traduction du Rabbinat — 8:3

Son bras gauche soutient ma tête et sa droite me tient enlacée.

הִשְׁבַּ֥עְתִּי אֶתְכֶ֖ם בְּנ֣וֹת יְרוּשָׁלָ֑͏ִם מַה־תָּעִ֧ירוּ ׀ וּֽמַה־תְּעֹ֥רְר֛וּ אֶת־הָאַהֲבָ֖ה עַ֥ד שֶׁתֶּחְפָּֽץ׃ {ס}        

8:4

Traduction du Rabbinat — 8:4

Je vous conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne provoquez pas l’amour avant qu’il le veuille.

מִ֣י זֹ֗את עֹלָה֙ מִן־הַמִּדְבָּ֔ר מִתְרַפֶּ֖קֶת עַל־דּוֹדָ֑הּ תַּ֤חַת הַתַּפּ֙וּחַ֙ עֽוֹרַרְתִּ֔יךָ שָׁ֚מָּה חִבְּלַ֣תְךָ אִמֶּ֔ךָ שָׁ֖מָּה חִבְּלָ֥ה יְלָדַֽתְךָ׃

8:5

Traduction du Rabbinat — 8:5

Qui est-elle, celle qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? — C’est sous ce pommier que j’ai éveillé ton amour, là où ta mère te mit au monde, là où ta mère te donna le jour.

שִׂימֵ֨נִי כַֽחוֹתָ֜ם עַל־לִבֶּ֗ךָ כַּֽחוֹתָם֙ עַל־זְרוֹעֶ֔ךָ כִּֽי־עַזָּ֤ה כַמָּ֙וֶת֙ אַהֲבָ֔ה קָשָׁ֥ה כִשְׁא֖וֹל קִנְאָ֑ה רְשָׁפֶ֕יהָ רִשְׁפֵּ֕י אֵ֖שׁ שַׁלְהֶ֥בֶתְיָֽה׃

8:6

Traduction du Rabbinat — 8:6

Place-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras, car l’amour est fort comme la mort, la passion terrible comme le Cheol ; ses traits sont des traits de feu, une flamme divine.

מַ֣יִם רַבִּ֗ים לֹ֤א יֽוּכְלוּ֙ לְכַבּ֣וֹת אֶת־הָֽאַהֲבָ֔ה וּנְהָר֖וֹת לֹ֣א יִשְׁטְפ֑וּהָ אִם־יִתֵּ֨ן אִ֜ישׁ אֶת־כׇּל־ה֤וֹן בֵּיתוֹ֙ בָּאַהֲבָ֔ה בּ֖וֹז יָב֥וּזוּ לֽוֹ׃ {ס}        

8:7

Traduction du Rabbinat — 8:7

Des torrents d’eau ne sauraient éteindre l’amour, des fleuves ne sauraient le noyer. Quand un homme donnerait toute la fortune de sa maison pour acheter l’amour, il ne recueillerait que dédain.

אָח֥וֹת לָ֙נוּ֙ קְטַנָּ֔ה וְשָׁדַ֖יִם אֵ֣ין לָ֑הּ מַֽה־נַּעֲשֶׂה֙ לַאֲחֹתֵ֔נוּ בַּיּ֖וֹם שֶׁיְּדֻבַּר־בָּֽהּ׃

8:8

Traduction du Rabbinat — 8:8

Nous avons une petite sœur, dont le sein n’est pas encore formé : que ferons-nous de notre sœur le jour où il sera question d’elle [pour des épousailles] ?

אִם־חוֹמָ֣ה הִ֔יא נִבְנֶ֥ה עָלֶ֖יהָ טִ֣ירַת כָּ֑סֶף וְאִם־דֶּ֣לֶת הִ֔יא נָצ֥וּר עָלֶ֖יהָ ל֥וּחַ אָֽרֶז׃

8:9

Traduction du Rabbinat — 8:9

Si elle est un mur, bâtissons dessus une tourelle d’argent ; et si elle est une porte, entourons-la d’un panneau de cèdre.

אֲנִ֣י חוֹמָ֔ה וְשָׁדַ֖י כַּמִּגְדָּל֑וֹת אָ֛ז הָיִ֥יתִי בְעֵינָ֖יו כְּמוֹצְאֵ֥ת שָׁלֽוֹם׃ {פ}

8:10

Traduction du Rabbinat — 8:10

Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours ; dès lors, je suis à ses yeux comme une cause de bonheur.

כֶּ֣רֶם הָיָ֤ה לִשְׁלֹמֹה֙ בְּבַ֣עַל הָמ֔וֹן נָתַ֥ן אֶת־הַכֶּ֖רֶם לַנֹּטְרִ֑ים אִ֛ישׁ יָבִ֥א בְּפִרְי֖וֹ אֶ֥לֶף כָּֽסֶף׃

8:11

Traduction du Rabbinat — 8:11

Salomon avait une vigne à Baal-Hamon ; il donna la vigne à des fermiers, dont chacun devait apporter mille sicles pour les fruits.

כַּרְמִ֥י שֶׁלִּ֖י לְפָנָ֑י הָאֶ֤לֶף לְךָ֙ שְׁלֹמֹ֔ה וּמָאתַ֖יִם לְנֹטְרִ֥ים אֶת־פִּרְיֽוֹ׃

8:12

Traduction du Rabbinat — 8:12

Ma vigne à moi est là, sous mes yeux : à toi, Salomon, les mille pièces d’argent, plus deux cents pour ceux qui en gardent les fruits.

הַיּוֹשֶׁ֣בֶת בַּגַּנִּ֗ים חֲבֵרִ֛ים מַקְשִׁיבִ֥ים לְקוֹלֵ֖ךְ הַשְׁמִיעִֽנִי׃

8:13

Traduction du Rabbinat — 8:13

Ô [mon amie], qui te tiens dans les jardins, les amis sont tout oreilles pour écouter ta voix : Laisse-moi l’entendre.

בְּרַ֣ח ׀ דּוֹדִ֗י וּֽדְמֵה־לְךָ֤ לִצְבִי֙ א֚וֹ לְעֹ֣פֶר הָֽאַיָּלִ֔ים עַ֖ל הָרֵ֥י בְשָׂמִֽים׃

8:14

Traduction du Rabbinat — 8:14

— Fuis, mon bien-aimé, et comme le chevreuil ou le faon des biches [retire-toi] sur les montagnes embaumées.

Sources — Texte massorétique : Miqra according to the Mesorah, édition digitale fondée en partie sur le Codex d’Alep, adaptée par Sefaria [Wikisource, Sefaria, CC-BY-SA] · Traduction française : La Bible – traduite du texte original par les membres du Rabbinat français sous la direction de M. Zadoc Kahn Grand Rabbin. Tome II : Derniers Prophètes – Hagiographes. Paris (Durlacher), 1906 [National Library of Israel] · Police hébraïque : Ezra SIL (SIL, OFL)

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